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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 06:07

 

Cette histoire m’a été racontée il y a une cinquantaine d’années.

 

Dans une ville du sud-ouest, résidait une femme arabe d’un certain âge, femme de ménage de son état, totalement illettrée. Elle était veuve et n’avait qu’un fils qui avait fini par trouver un emploi de mitron dans une boulangerie parisienne.

 

Un jour, la dame eut une nouvelle importante à communiquer à son fils, dont elle n’avait ni l’adresse ni le téléphone de son employeur. Elle fit écrire une petite lettre par une voisine et lui dit d’écrire sur l’enveloppe : « Á mon fils, ifilaficelle à Paris ».

 

Je garantis l’authenticité de tout ceci.

 

Normalement, les lettres qui n’arrivent pas à leur destinataire sont regroupées à Libourne. Environ 20 000 lettres par jour sont épluchées, avec plus ou moins de succès, par les fins limiers postiers. Dans le cas présent, les postiers parisiens qui avaient reçu cette étrange missive, se lancèrent le défi d’une enquête. Ils firent le pari que « laficelle » n’avait peut-être rien à voir avec une entreprise de fabrication de cordages, ce qui eût simplifié leur tâche, mais avec le monde de la boulange.

 

Á leurs moments perdus, des chercheurs en brigade écumèrent les boulangeries parisiennes à la recherche d’un jeune employé arabe recruté récemment.

 

Au bout de deux mois, ils trouvèrent.

 

« De mon temps », le service public, c’était ça !

 

 

 

Quand La Poste était les PTT (ou boulangerie et francophonie)

Dans mon immeuble, c'est ainsi que les facteurs distribuent le courrier. Ces préposés dépendent du bureau de poste du 7ème arrondissement de Lyon.

Quand La Poste était les PTT (ou boulangerie et francophonie)
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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 06:06

 

On sait que dans la famille de Philippe de Villiers (Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon) il s’en est passé des vertes et des pas mûres il y a quelques années. Mais si l'on remonte la flèche du temps, un chevalier de Villiers, né en 1652 des amours de Monsieur de Jarzé et de la célèbre courtisane Ninon de Lenclos, eut la surprise de sa vie lorsqu’il découvrit l’identité de la (vieille) femme dont il était tombé follement amoureux.

Je propose cette stupéfiante histoire, telle qu’elle a été narrée par Roger Duchêne.

 

Elle inspira « une passion funeste » à un fils chéri, le chevalier de Villiers, dont le père est cette fois Jarzé. Elle le reçoit chez elle « comme elle recevait alors les jeunes gens de la plus haute naissance, que leurs parents venaient la prier d'admettre au nombre de ses amis pour y prendre, si j'ose le dire, cette fleur du monde qu'elle avait l'art de répandre sur tous ceux qui l'approchaient ». Jarzé, qui destinait son fils « à des emplois où les grâces de la figure et de l'esprit pouvaient être essentielles, ne voulut pas lui faire perdre des leçons si utiles pour lui et auxquelles il avait plus droit qu'aucun autre ». Mais le chevalier de Villiers avait un coeur sensible et sa reconnaissance pour le bon accueil de Ninon se transforma bientôt en sentiments plus tendres, encouragés inconsciemment par la préférence involontaire qu'on lui marquait. « Cent fois, il ne sut que penser de quelques regards où se peignait de la tendresse. »

Quand Ninon s'aperçut de l'amour que le jeune homme n'arrivait plus à lui cacher, elle essaya contre lui les secours de la rigueur et de l'absence. Il lui promit de ne plus l'aimer. Vainement. Un jour, elle le fit passer dans son cabinet : « Levez les yeux sur cette pendule, insensé que vous êtes. Il y a maintenant plus de soixante cinq ans que je vins au monde. Me convient il d'écouter une passion comme l'amour ? Est ce à mon âge qu'on peut aimer et qu'on doit être aimée ? Rentrez en vous même, chevalier. Voyez le ridicule de vos désirs et celui où vous voudriez m'entraîner. » Les larmes versées en prononçant ces mots par l'objet de sa passion ne firent qu'augmenter les désirs du jeune homme. « Est ce là, réplique-t-il, cette Ninon si tendre et si philosophe ? N'a t elle pris que contre moi cette ombre de vertu qui suffit à son sexe pour se croire estimée ? » Prisonnière de son personnage, la séductrice ne sait que répondre et ordonne au jeune homme de sortir.

Elle décide de frapper un grand coup, et après avoir consulté Jarzé, qui la délivre du secret, elle convoque le chevalier dans sa petite maison de Picpus, au faubourg Saint Antoine. Il y vole comme à un rendez vous galant. Il trouve sa dame seule, mais triste et abattue. Il lui redit son amour, qui surpasse toute raison. N'écoutant que son ivresse, il se porte « à la dernière extrémité » quand Ninon, indignée, s'écrie : « Arrêtez, cet affreux amour ne sera point au dessus des devoirs les plus sacrés. » Elle lui découvre sa naissance. Mais le jeune homme « prononce à peine une fois le doux nom de mère », tant il sent brûler dans son cœur la même ardeur criminelle. Il s'enfuit et, dans un bosquet proche, se jette bientôt sur son épée. Ninon l'y trouve et, "dans ses yeux presque éteints", aperçoit encore de l'amour...

Ninon de Lenclos fut une des femmes les plus extraordinaires du XVIIe siècle. À la fois savante, athée et libertine. Elle corrigea une première version du Tartuffe de Molière et légua par testament 2 000 livres au jeune Arouet (Voltaire), alors âgé de 11 ans, en qui elle avait vu un petit génie. Elle mourut peu après à 85 ans.

 

 
Le Chevalier de Villiers
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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 06:20

J'ai la chance de ne pas recevoir la retraite de misère que touchent des millions de Français (1 000 euros et moins par mois, en se culpabilisant car on les persuade qu'ils reçoivent un cadeau de privilégiés). Il faut dire que j'étais professeur des universités première classe, ce qui m'assurait un salaire correct, loin, cela dit, de celui de mes collègues de même niveau en Allemagne ou au Royaume-Uni.

 

En classant des papiers, ce que l'on devrait faire plus souvent, je viens de m'apercevoir qu'en 12 ans ma pension avait augmenté de 163 euros. Donc de 13 euros 58 par an, ou encore d'1 euro 13 par mois. Les fonctionnaires touchent une pension de l'État, qui est une continuation du salaire.

 

Je gage que le prochain président de la République, qui sera vraisemblablement de droite ou d'extrême droite, va mettre bon ordre à cette montée en flèche vertigineuse.

 

 

PS : je pars deux jours mais le blog continue sa marche inexorable.

 

Ma retraite flamboyante
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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 06:25
​​​​​​Par Kessy Mac Queen (sur Facebook)

 

Il a été abandonné par son père à l’âge de 3 ans et a grandi avec 3 beaux-pères différents. Il est dyslexique. Son rêve de devenir joueur de hockey a été brisé par un grave accident. Sa fille est morte à la naissance. Sa femme est morte dans un accident de voiture. Son meilleur ami, River Phoenix, est mort d’une overdose. Sa sœur a lutté contre la leucémie.

Pas de gardes du corps, pas de maisons de luxe. Keanu vit dans un appartement ordinaire et aime se promener en ville et est souvent aperçu dans le métro à New York.

Alors qu’il tournait le film The Lake House, il a entendu la conversation de deux assistants costumiers, l’un pleurant car il perdrait sa maison s’il ne payait pas 20 000 $. Le jour même, Keanu a déposé le montant nécessaire sur son compte bancaire. Au cours de sa carrière, il a fait don de sommes importantes à des hôpitaux, dont 75 millions de dollars de ses revenus de Matrix à des organismes de bienfaisance.

En 2010, le jour de son anniversaire, Keanu est entré dans une boulangerie et a acheté une brioche avec une seule bougie, l’a mangée devant la boulangerie et a offert du café aux personnes qui s’arrêtaient pour lui parler.

En 1997, des paparazzis l’ont trouvé en train de marcher un matin en compagnie d’un sans-abri à Los Angeles, l’écoutant et partageant sa vie pendant quelques heures.

Cet homme pourrait tout acheter, et au lieu de cela, chaque jour, il se lève et choisit une chose qui ne peut pas être achetée.

 

Connaissez-vous Keanu Reeves ?
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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:06

 

Depuis un mois, je travaille au « drive » d’un hypermarché de la région parisienne. J’ai signé un CDD de deux mois. Nous sommes plus de cinquante salariés. Cela paraît beaucoup, mais en réalité le service est constamment en manque d’effectifs.

 

Je peux travailler de 6h à 13h30, de 10h30 à 18h ou de 12h30 à 20h. Les horaires changent tout le temps, ce qui rend la semaine très fatigante.

 

Conditions de travail

 

En début de service, je suis affectée à ma mission du jour. Pour l’instant, je suis formée à quatre d’entre elles, mais il en existe davantage. Par exemple, je peux aller en magasin afin de constituer les commandes des clients. Un terminal que l’on porte normalement au poignet nous guide dans cette tâche. Je dis « normalement », parce qu’il n’y a pas assez de terminaux pour que tous les salariés en aient un – et encore moins de bracelets qui permettent d’attacher les terminaux (alors même qu’on est en sous-effectif). Du coup, on doit tout tenir à la main : sacs, produits et terminal. Bien sûr, ça ralentit le rythme : malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas encore de troisième main me permettant d’augmenter ma productivité.

 

Ensuite, je peux être affectée à un service spécial « bouteilles d’eau ». Pendant sept heures d’affilée, je dois soulever des packs d’eau positionnés au sol, afin de les poser sur des chariots. C’est mauvais pour mon dos.

 

La troisième tâche se réalise dans les frigos. Après plus d’un mois de travail, je n’ai toujours pas de tenue pour le froid. Je n’ai pas de polaire, pas de gants et pas de manteau : il y a seulement un manteau collectif en XXL homme (ce qui n’est pas très « anti-Covid » !). Les salariés qui ont des gants ont dû se les acheter eux-mêmes. Mon chef me l’a dit : « en magasin, il y en a de très bien ». Et je vais être obligée d’en acheter, moi aussi, parce qu’au bout de sept heures et demie dans le frigo, mon cerveau se demande où sont passées mes mains.

 

Enfin, je peux aussi être affectée au « robot ». On reste debout, devant des marchandises qui passent sur un tapis roulant, à écouter le robot qui nous dit de les mettre à gauche ou à droite. C’est la tâche la plus aliénante. En plus, il y a beaucoup de bugs du robot, ce qui ralentit tout le service. Et bien sûr, on se fait réprimander à la place du robot.

 

Pressions de la direction

 

En rayon, nos « courses » sont chronométrées : on doit en réaliser un certain nombre par heure. Même les plus rapides de l’équipe n’y arrivent pas. Quand il n’y a pas les produits demandés dans le rayon, on doit les remplacer par un produit similaire, ou les noter « manquants » sur le terminal. A la fin de la course, la direction voit le temps réalisé par le salarié ainsi que le nombre de produits manquants. Et devinez quoi : s’il y a trop de produits manquants, on se fait engueuler, comme si nous étions responsables des ruptures de stock. La direction nous reproche les conséquences de son manque de prévoyance dans les commandes.

 

C’est la même chose avec les promotions. C’est une source d’« erreurs » permanente, car les produits changent rapidement de statut (« soldé » ou pas), sans que ces changements soient enregistrés dans le catalogue et sur notre terminal. Il est donc impossible de répondre aux exigences de la direction en matière de gestion des produits soldés – et ça nous retombe dessus, alors que c’est la direction qui n’arrive pas à planifier ses commandes et sa publicité. En plus, le terminal ne géolocalise pas les produits en promotion, dans les rayons, car ils sont rarement au même endroit. Dans un magasin de plus de 20 000 m2, il n’est pas simple de les trouver. Il arrive souvent que l’on finisse très en retard parce qu’on ne trouve pas les produits, sachant qu’il est hors de question de revenir avec des produits manquants alors qu’ils sont en rayon. Je me retrouve donc très souvent à faire des heures sup malgré moi.

 

Durant mes 7 heures et demie de service, j’ai une demi-heure de pause obligatoire, qui n’est pas payée. J’ai 48 heures de repos dans la semaine, et toutes les trois semaines ces 48 heures de repos doivent être consécutives. Si je n’avais pas lu la convention collective, je ne l’aurais pas su, car la direction ne nous le dit pas. Si on n’insiste pas auprès d’elle, cette règle n’est jamais respectée.

 

Le turn-over, au drive, est énorme. Je comprends ceux qui démissionnent ou ne renouvellent pas leur contrat, pour chercher un autre travail. Il est d’ailleurs possible que j’en fasse partie, dans un futur plutôt proche.

 

 

Source

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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 07:23
Le monde des pauvres
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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:07

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, ma mère vivait avec ses parents à Arras. Elle avait entre 15 et 20 ans.

 

Arriva un moment où la ville fut bombardée toutes les nuits, plusieurs fois par nuit. “ Proprement ” par les Britanniques qui visaient des objectifs stratégiques et qui volaient à environ 6 000 pieds. “ Salement ” par les Zuniens, qui volaient trois fois plus haut et lâchaient leur purée n'importe où. Donc, principalement, sur les civils.

 

Pendant des semaines, il y eut plusieurs alertes par nuit. Le plus souvent, heureusement, non suivies de bombardements. Une nuit, ma mère était à ce point épuisée qu'elle refusa d'accompagner sa mère à l'abri le plus proche, à cinquante mètres de la maison. Elle lui dit : “ je préfère mourir mais il ne faut pas m'empêcher de dormir. ” Ma grand-mère, elle aussi épuisée, accepta ce chantage.

 

Dix minutes plus tard, une bombe énorme pulvérisa l'abri, épargnant la maison de mes grands-parents.

Quand t'es fatigué, t'es fatigué...
Quand t'es fatigué, t'es fatigué...
Quand t'es fatigué, t'es fatigué...
Quand t'es fatigué, t'es fatigué...
Quand t'es fatigué, t'es fatigué...
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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 06:03

 

De 1956 à nos jours : 64 ans d'imagination fiscale… et de mensonges.


Je m’appelle Micheline S. Je suis née en 1927.

 

En 1956, quand Guy Mollet et Paul Ramadier ont instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus »,  j'avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux anciens.

 

En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire… Il aura duré quarante-quatre ans le temporaire !

 

Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement « acquis au budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en petite partie…

 

Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG, la contribution sociale généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, j’ai forcément payé !

 

Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient… et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG !

 

Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.

 

En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Y’avait pas déjà la vignette pour ça ?

 

En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la branche maladie : on en est à 3,4 %.

 

En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %.

 

Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée et, ce qui devait être temporaire, est devenu un impôt de plus

 

La CSG rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui. Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous ne savez pas.

 

Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier. »

 

Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale ». J’ai payé.

 

À cette époque, les déficits sociaux s’élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d’euros.  Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre déclaration de revenus, on risque une amende, mais les gouvernants, un flou de 8 milliards, ils ont le droit… Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé.

 

La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009.

 

Mais en septembre 1997, le gouvernement annonce 13 milliards d’euros supplémentaires de dettes, qui correspondaient aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998.  Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonger… jusqu’au 31 janvier 2014.

 

Mais en 2004 le plan de redressement de la Sécurité sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 milliards d’euros supplémentaires de dette à rembourser.  Alors, ils ont tout bien re-recalculé et ils ont vu que, finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours.

 

Et puis, en 2004, Raffarin a inventé la « journée de solidarité », vouée à « l’autonomie des personnes âgées ». Moi, ça va, j’étais déjà à la retraite, mais vous les travailleurs, vous avez travaillé sans être payés.

 

Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite.

 

C’est-à-dire qu’ils font payer les vieux pour que les vieux soient autonomes ! La même année, Jean-Marc Ayrault nous gèle les retraites complémentaires…

 

Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, parce que j’ai 1 247 euros de revenu fiscal par mois, j’ai une augmentation monstrueuse de la CSG : 25 % d’augmentation ! On nous a dit 1,7 % , mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait, c’est le taux qui augmente de 1,7 % .

 

Bref, nous les vieux, on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG, ça nous fait 25 % dans les dents....enfin celles qui nous restent.

 

Et maintenant, la cerise sur le pompon : on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %. Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie. Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 % . Et Bruno Le Maire prétend : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?

 

Je n’ai que mon certificat d’études, mais je peux comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %, revient à une baisse du pouvoir d’achat.

 

D’après le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection. Il faudra qu’ils s’en souviennent le jour de l’élection.

 

Un type qui, pour se faire élire, déclarait en décembre 2016 : « L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. » Et squi ajoutait en février 2017 : « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite.

Et au 20 heures de France 2 en mars 2017 : « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »

 

Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ?

 

Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ?

 

Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis vieille, il faut que je paye pour aider les jeunes ?

 

Que vont-ils nous inventer encore ?

Une retraitée de 94 ans, privilégiée, forcément privilégiée, fait le bilan
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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:14

 

Dans son excellente émission “ Affaires sensibles ” – à laquelle j’ai eu l’honneur et le plaisir de participer, voilà c’est dit – Patrice Drouelle est revenue sur l’affaire des disparues de l’A6. 14 femmes âgées de 13 à 25 ans furent sauvagement assassinées (tuées à coup de couteau ou étranglées avec du fil de fer) entre 1984 et 2005. Des crimes abominables qui créèrent une psychose collective dans la région.

 

La Justice se montra particulièrement lente, incapable – par exemple en détruisant des pièces à conviction sous scellés. 14 années seront nécessaires pour que l’assassin, un ouvrier agricole de Mont-de-Marsan, père de deux enfants, avoue qu’il avait tué, de 123 coups de couteau, Christelle Blétry le 28 décembre 1996, après que la mère de la pauvre fille eut remué ciel et terre pour que l’horreur ne reste pas impunie.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, ne diligenta aucune procédure à base d’ADN, ne créa aucune cellule réservée à l’affaire car cela aurait coûté trop cher.

Il n’en ira pas de même lorsque Sarkozy, une fois élu président de la République, lancera des recherches énormes, avec l'argent du contribuable, pour retrouver les voleurs du scooter de son fils. L’ADN, cette fois-ci, parlera (un relevé d'empreintes et deux prélèvements d'ADN). Les trois auteurs présumés étaient âgés de 17 et 18 ans.

Le scooter fut retrouvé 10 jours après la déclaration de vol. Il avait été garé, sans antivol, devant le domicile de la première épouse de Nicolas Sarkozy. Le scooter  (50cc, tout de même) n’était pas assuré contre le vol. L'un des voleurs fut condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à trois mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende pour « vol en réunion ».

Frédéric Brodziak, de la Fédération française des motards en colère, trouva cela cocasse : « Cette histoire est assez marrante, mais elle n'est pas représentative du quotidien des motards. Lorsque nous nous rendons au commissariat, le discours est radicalement opposé. A chaque fois, on nous répète que nous n'avons aucune chance de retrouver notre deux-roues. Parfois, nous connaissons le voleur, mais le policier nous confie qu'il est impossible d'aller dans telle cité pour retrouver notre bien. »

 

Le scooter du fils de Sarkozy et les jeunes femmes massacrées près de l’A6
Le scooter du fils de Sarkozy et les jeunes femmes massacrées près de l’A6
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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 06:03
Gourance et gênance
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