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23 décembre 2024 1 23 /12 /décembre /2024 06:01

Selon le site Communistes, après Barnier, Bayrou cherche une majorité au Parlement pour appliquer le programme du capital. Bayrou est un allié de la première heure de Macron, soutenant l’ensemble de ses offensives antisociales, un ardent défenseur de l’austérité depuis des années et ministre dans de multiples combinaisons gouvernementales. Une seule certitude, son gouvernement comme les autres, appliquera la feuille de route du patronat et des marchés financiers : le règne du profit, la loi des capitalistes.

 

La loi de finances aurait dû voir la revalorisation du barème d’imposition à hauteur de l’inflation. Or, pour l’heure, ce barème devrait rester inchangé l’an prochain ! Près de 400 000 ménages seront donc imposables et 18 millions d’autres verront leur taux d’imposition augmenter ; une situation particulièrement inique, alors que les profits du capital flambent.

 

Olivier Faure, pour le PS, multiplie les mains tendues au gouvernement et opère un virage résolu en faveur du « compromis » avec le « socle commun » pour tenter de se poser en parti de gouvernement en cherchant à négocier un « accord de non-censure » avec le nouveau gouvernement Bayrou. L’ancien Président Hollande pousse également pour aller encore plus loin dans les concessions, notamment sur les retraites et demande au PS d’adopter un programme de concessions maximales. De ne pas se priver d’utiliser les mécanismes constitutionnels comme le 49-3, expliquant : « je suis un ancien Président de la République, je connais la Constitution, je sais qu’il y a des armes qui, à un moment, sont nécessaires » : activer tout ce qu’il y a de plus anti-démocratique dans la constitution.

 

 

L’Obs nous montre le président de la République sous un jour inédit. Face aux impatiences d’une population désespérée, Emmanuel Macron donne un cours de grammaire : « Ne perdez pas d’énergie à parler au conditionnel passé, parlez seulement au présent et au futur ».

 

 

Pour le site Communistes, la catastrophe de Mayotte n’est pas seulement naturelle : « Cette tragique catastrophe qui concerne la population de Mayotte est exacerbée par la situation sociale et économique qui règne sur l'île, conséquence du caractère colonial de la domination de l'État français. Nous avions souligné dans un article précédent cet aspect des choses lorsque le ministre de l'Intérieur de l'époque, Darmanin, avait commandité une vaste opération de destruction de bidonvilles pour faire face, affirmait-il, à la délinquance et l'immigration illégale. Darmanin n'est plus ministre et les bidonvilles et la pauvreté demeurent. Rappelons que deux mille hommes avaient été dépêchés afin de réaliser cette opération de démolition de bidonvilles et d'expulsion des hommes, femmes, enfants vers les Comores dont ils sont généralement issus. La violence qui règne à Mayotte a une cause, une seule : la misère extrême, 80% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Mais ni le pouvoir colonial français, ni les dirigeants comoriens n'en parlent, pour eux la seule solution, c'est la violence d'État : la guerre aux pauvres et non à la pauvreté qu'engendre leur politique ! Aujourd'hui cette réalité coloniale n'a fait que décupler les dégâts subis par la population pauvre de l'île. »

Revue de Presse 541

Pour Yann Raison du Cleuziou, dans L’Humanité, on assiste à un durcissement du religieux dans la société française : « Pour penser les évolutions contemporaines du catholicisme, il faut avoir le contexte en tête. Parler de retour du religieux, c’est une erreur de perspective : la tendance globale, c’est bien sûr un reflux, avec une progression des non-croyants et des athées. C’est parce qu’on est dans une société de plus en plus séculière, de plus en plus détachée de la matrice que fut le catholicisme majoritaire, que le religieux, en devenant minoritaire, apparaît paradoxalement de plus en plus clivant et donc visible. Le catholicisme change d’échelle et perd son hégémonie culturelle. Au début des années 1960, plus de 90 % des enfants étaient baptisés dans les trois mois après leur naissance. Cette forte empreinte rituelle sur la population a pris fin en une cinquantaine d’années. Un laps de temps extrêmement court par comparaison aux évolutions passées de la religion.

 

Dans ce contexte, le catholicisme se recompose avec ceux qui restent. Or, tendanciellement, ils ont un profil plus conservateur que ceux qui se sont détachés… Cette tendance au durcissement du religieux dans la société française n’est pas proprement catholique : les jeunes prêtres portent aujourd’hui plus la soutane ; les jeunes filles musulmanes portent plus le voile que leurs mères ou leurs grands-mères ; les jeunes juifs portent plus la kippa… Dans une société de plus en plus séculière, le religieux minorisé s’intensifie en interne, et érige une frontière de plus en plus élevée avec le reste de la société pour protéger les conditions de la transmission.

 

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commentaires

A
Ça a commençait bien avant, d’avant Macron du temps des Sarkozy et des Hollande mais aujourd’hui ça tourne a la farce et on en rirait si ce n’était tragi-comique.<br /> Car il y a le présent et le présent étant traité comme il l’est, le futur ne parait pas très réjouissant malgré les sapins et les lumières de Noël. <br /> Outre le bavardage incessant des plateaux télé qui entretiennent la fable d’ histoires sérieuses on ajoute une grosse pincée d’émissions qui transforment tout ce cirque en rigolades et on obtient au final des citoyens qui se font un peu plus manipulés, sombrant dans le fatalisme et prêts à être indifférents à vivre sous une régime politique autoritaire. Nous y sommes déjà. <br /> Bien sur ce n’est plus le temps de dictatures grises et tristes, leurs nouveaux initiateurs ont bien retenu les leçon de l’Histoire.<br /> Les Hollande, les Faure ou le ridicule Roussel font plus de mal a la gauche que l’adversité. Ils rongent de l’intérieur l’alternative. Et même Marine Tondelier qui fait preuve souvent d’interventions pertinentes.<br /> La démonstration a été faite lors du dernier épisode macroniste en vue de la désignation du 1er Ministre. S’y prêter à cette comédie n’ était déjà pas sérieux mais le principe même d’accepter cette rencontre était un renoncement a la victoire électorale .du NFP puisqu’il s’agissait a priori de choisir un gouvernement hors de la cohabitation arrivée en tête des élections.<br /> À propos des catastrophes naturelles, chaque fois qu’il en est question je pense, en entendant nos dirigeants, immanquablement au texte texte Machiavel sur les inondations que j’ai déjà cité mais que je ne résiste pas à faire une fois de plus.<br /> « Je n’ignore pas cette croyance fort répandue : les affaires de ce monde sont gouvernées par la fortune et par Dieu; les hommes ne peuvent rien y changer, si grande soit leur sagesse, il n’existe même aucune sorte de remède; par conséquent il est tout à fait inutile de suer sang et eau à vouloir les corriger, et il vaut mieux s’abandonner au sort. Opinion qui a gagné du poids en notre temps, à cause des grands bouleversements auxquels on assiste chaque jour, et que nul n’aurait jamais pu prévoir. Si bien qu’en y réfléchissant moi-même, il m’arrive parfois de l’accepter. Cependant, comme notre libre arbitre ne peut disparaître, j’en viens à croire que la fortune est maîtresse de la moitié de nos actions, mais qu’elle nous abandonne à peu près l’autre moitié. Je la vois pareille à une rivière torrentueuse qui dans sa fureur inonde les plaines, emporte les arbres et les maisons, arrache la terre d’un côté, la dépose de l’autre; chacun fuit devant elle, chacun cède à son assaut, sans pouvoir dresser aucun obstacle. Et bien que sa nature soit telle, il n’empêche que les hommes, le calme revenu peuvent prendre certaines dispositions, construire des digues et des remparts, en sorte que la nouvelle crue s’évacuera par un canal ou causera des ravages moindres. Il en est de même de la fortune, elle fait la démonstration de sa puissance là où aucune vertu ne s’est préparée à lui résister, elle tourne ses assauts où elle sait que nul obstacle n’a été construit pour lui tenir tête »
Répondre
A
Puisqu’il est question de commencer il aurait mieux valu commencer par « ça a commencé..;

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