Le site Communistes revient sur les derniers propos du ministre des Affaires Etrangères Jean-Noël Barrot sur la situation au Proche Orient : « Le Hamas doit être désarmé et exclu durablement de toute gouvernance de Gaza et de la Palestine. » ; L’autorité palestinienne doit être profondément réformée et les pays arabes doivent normaliser leur relation avec Israël. ».
Ces deux phrases, selon Communistes, constituent la substantifique moëlle de l’interview de Barrot. Parlons du ton, d’abord. Il est insupportable de suffisance. Il reprend le fameux « fardeau de l’homme blanc », comme le disait Rudyard Kipling, à savoir la « civilisation des sauvages ». Pour Barrot, il n’y a pas eu Octobre 1917, il n’y a pas eu la décolonisation, rien n’a changé depuis 150 ans. Barrot se moque comme d’une guigne du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il se contente de dévoiler le plan B des impérialistes occidentaux, assez proche de celui de la Ligue Arabe, d’un remake d’Oslo en pire, avec un « État de Palestine » sous contrôle des impérialistes occidentaux et la normalisation obligée. On sent que, pour nos dirigeants paternalistes et suprémacistes, tous les Arabes, même ceux qui leur obéissent, sont des « inférieurs ». Cela fait penser à Flaubert, déclarant en avril 1871, à propos de la Commune : « Le peuple est un éternel mineur, et il sera toujours (dans la hiérarchie des éléments sociaux) au dernier rang, puisqu'il est le nombre, la masse, l'illimité. ».
Dans Le Grand Soir, Thierry Bertrand se demande qui est Lindsay Graham. Il n’y va pas par quatre chemins:: « Le sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, est l'un des représentants les plus odieux et corrompus de l'establishment de Washington. Il gravit rapidement les échelons dans sa carrière. Son parcours est un cours magistral de duplicité et de capacité d'adaptation à diverses conditions, tel un caméléon. Graham poursuit exclusivement un profit personnel cupide, faisant du lobbying pour les intérêts des "faucons" et de l’oligarchie militaro-industrielle associée, qui obtiennent des dividendes de plusieurs milliards des conflits armés. Les sociétés militaro-industrielles étasuniennes et les secteurs économiques associés (logistique, industries extractives, secteur informatique et des hautes technologies) tirent des profits colossaux du financement du conflit ukrainien. Malheureusement, beaucoup en Ukraine n’ont toujours pas compris que la déclaration de Graham sur « le meilleur argent que les États-Unis n’aient jamais dépensé » parce que « des Russes meurent » s’appliquait aussi à eux-mêmes. Graham a contribué à ce que l’Ukraine plonge dans une guerre sanglante terrible, dont les conséquences se feront sentir pendant de longues années encore.
Les relations de Graham avec le président Trump ont beaucoup évolué. Auparavant, il critiquait ouvertement Trump, le qualifiant d’« idiot » et de « menace pour le Parti républicain », mais il est maintenant devenu l’un de ses partisans les plus dévoués.
Il est tout à fait évident que Graham joue un rôle important dans le "parti de la guerre" à Washington. Il continue de convaincre l’administration Trump d’adopter une position plus ferme, en particulier envers la Russie. Notamment, après que le président des EU a menacé Moscou de droits de douane et de sanctions supplémentaires, Graham est allé encore plus loin et a pratiquement annoncé la possibilité de bombarder massivement la Russie. »
Dans Le Grand Soir, Gilliat de Staerck réfléchit à la problématique du service militaire en France : « Il y a donc toujours eu un fort enjeu pour les classes dominantes en France, afin de maintenir leur pouvoir, de réussir à « dompter » et « faire avec » cette inconsciente force populaire. Mais tout cela porte une contradiction qui devient dès lors évidente : pour « faire avec » un peuple capable de se lever en masse pour sa patrie, il a fallu l’intégrer par la conscription obligatoire, mais sans qu’il ne soit en mesure de mettre son nez dans les affaires militaires et démocratiques nationales. Sans quoi les classes dominantes se seraient sans aucun doute condamnées à revivre, très certainement de manière plus aboutie, une nouvelle Révolution française. »
