Réalisés par Antonin Baudry, proche de Dominique de Villepin, un cinéaste dont j’avoue qu’il m’était inconnu. Deux très beaux films, avec des acteurs exceptionnels : entre autres Simon Abkarian (De Gaulle), Niels Schneider (le maréchal Leclerc), Simon Russell Beale (Churchill).
Il y aurait tellement à dire sur ce film et son objet que je me contenterai ici de quelques propos anecdotiques sur Leclerc.
Issu d’une phratrie de six enfants, il eut lui-même six enfants. Nous sommes dans la famille de Hautecloque qui appartient à l’aristocratie picarde depuis le XIVème siècle. En d’autres termes, la bonne droite bien catho. Lorsque j’étais ado à Amiens, la renommée de Leclerc, mort accidentellement en 1947, était encore très vivace (une statue majestueuse fut rapidement érigée Place René Goblet en son honneur). Sans oublier sa célèbre 2ème DB. Il est clair que cette mort avait enlevé une sacrée épine du pied à De Gaulle dans la perspective de la carrière politique du général deux étoiles.
Comme le boy de Rothschild et, ne les oublions pas, Des Grieux de Manon Lescaut, François Ruffin et Laurent Delahousse, Philippe de Hautecloque fréquenta le collège de La Providence à Amiens, une institution jésuitique très renommée, après que ses parents eurent assuré son éducation jusqu’à l’âge de 13 ans. Dans de nombreuses familles aristocratiques, on faisait en sorte que les progénitures fréquentent la plèbe le plus tard possible...
Le maréchal marchait systématiquement avec une canne, non seulement parce qu’il était handicapé suite à une grave blessure, mais aussi parce qu’il avait pris cette habitude à la chasse pour chercher du gibier. Il fut un précurseur de la notion de look !
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