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2 août 2026 7 02 /08 /août /2026 05:01

Le meurtre de Thomas à Crépol vient de connaitre un  nouveau rebondissement politique avec la qualification de « racisme anti blanc » portée par la juge d’instruction chargée du dossier. Ce qui jusque-là était communément qualifié de simple rixe aux conséquences dramatiques prend donc un tout autre contenu. 

A gauche et pour une bonne partie de la Macronie, c’est la stupéfaction qui domine, un silence plutôt gêné, qui suivant le mécanisme assez bien rôdé de l’inversion accusatoire assimile toute dénonciation de ce type de racisme au racisme précisément contre des coupables qui détestent la France et les Blancs qui la peuplent.

Pour la gauche en effet, il est légitime, à juste titre, de qualifier de racisme toute agression de Noirs ou d’Arabes pour la raison qu’ils sont noirs ou arabes. La qualification d’agression raciste pour tout acte violent au cri de « sale Noir » ou encore « on va se faire un bougnoule » ne souffre fort heureusement pas discussion. 

Oui mais…

A Crépol, des dizaines de témoignages appuyés par des vidéos dans lesquelles on entend des « Vas-y, putain de gwer (Blanc) », suivi de « Ça plante », ne laissent aucun doute. Et ce serait là faire preuve de sympathie avec l’extrême droite que de souligner le caractère tout autant insupportable de telles agressions motivées donc par la couleur de peau de la victime, poignardée pour la peine.

La réalité est là. Le racisme n’a pas de couleur, pas de privilège. Pour la couleur, il est anti Noir, anti Arabe, anti Jaune et anti Blanc selon son champ d’application. 

La gauche, à moins d’être frappée définitivement de cécité, devrait faire état de son examen de conscience en la matière. Elle a nié le racisme anti-blanc considérant que la racisme ne pouvait s’exercer que des dominants vers les dominés. Outre que la domination n’a pas de couleur, la démarche est d’une bêtise crasse. Elle revient à réduire l’exploitation aux couleurs de peau par exemple, le Blanc étant par définition exploiteur et le Noir, Arabe ou  Jaune exploité. Crétinerie totale qui omet le simple fait que la majorité des travailleurs qui ici transpirent la plus-value sont Blancs et en général français…

En réalité, Crépol met à jour le simple fait que le racisme antiblanc n’a pas seulement été invisibilisé, il a été aussi frappé d’illégitimité. Le dénoncer, c’était être facho pardi, pratique pour occulter la réalité et continuer à draguer une clientèle électorale en passant par dessus bord tout principe élémentaire.

Pourtant les chiffres sont là.

Dans une enquête récente réalisée par l’IFOP, auprès d’un échantillon important de 14 000 personnes, 39 % des Français déclarent avoir déjà été victimes de racisme antiblanc. Cela représente tout de même près de vingt millions de nos compatriotes. Ce n’est pas là une série de faits divers, mais un fait social de grande ampleur.

Evidemment, cela pose plusieurs questions qui ont longtemps été différées et qui devront bien être abordées, l’importance d’une immigration qui reste en marge de la république, de ses principes, de ses règles, l’échec en partie de l’intégration voire de l’assimilation…

La gauche a laissé au camp opposé toutes les questions importantes des dernières années. Elle s’est vautrée dans un wokisme absurde, et s’apprête donc de faire un nouveau don à ceux qu’elle dit vouloir combattre mais qu’elle nourrit allègement, au RN notamment avec la réalité du racisme anti-blanc.

Jacques Cotta

A propos du racisme anti-Blancs (par Jacques Cotta)
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commentaires

A
En quoi cette photo illustre-t-elle le racisme anti-Blancs ? J'ai cherché, je n'ai pas trouvé.
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G
D'accord. Grosse fatigue.
P
Le racisme, en dehors des violences, s’inscrit dans un contexte bien plus profond et bien plus large, celui du langage, qui est employé par tout le monde, à tout instant, inconsciemment. À cet égard, le terme noir (en nom ou en adjectif) a une connotation nettement négative.<br /> Par exemple, « avoir des idées noires », « broyer du noir », travailler au noir », « parler petit nègre », « être blackboulé », « être blacklisté ». Tout ce qui est noir évoque la mort, le négatif, le mal, l’échec, etc. A noter que cela est purement occidental car, pour les Asiatiques, c’est par exemple le blanc qui évoque la mort car c’est la couleur des ossements. De même dans un registre proche, ne disait on pas « un travail d’Arabe » pour dire un mauvais travail, un travail bâclé. Dans la mesure où nous pensons avec les mots, un terme chargé de sens négatifs ne peut qu’influer sur la perception des humains auxquels il est lié.
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P
Sur ce que peut être le racisme (sans aucune qualification) le massacre du camp de Thiaroye, près de Dakar, le 1er décembre 1944, fournit un cas exemplaire. Voici de pauvres Africains, enrégimentés de force pour combattre les Allemands. (Que diraient ceux qui hurlent au racisme anti blanc, si des Pakistanais enrégimentaient de force de jeunes Français pour combattre les Indiens ? Qu’est-ce que les Sénégalais en avaient à faire de défendre la ligne Maginot ?)<br /> Ces soldats furent maltraités de toutes les façons : pendant la campagne de France de mai/juin 1940, alors que les soldats Français métropolitains étaient envoyés dans des stalags, les soldats sénégalais étaient souvent exécutés sommairement par les Allemands après s’être rendus, ce qui était contraire à toutes les conventions.<br /> En 1944, plusieurs centaines de ces soldats furent rapatriés à Dakar. On leur devait des mois de solde, plus des tas de primes. Face à leurs revendications et à leur colère, ils furent confinés au camp de Thiaroye et l’armée française leur tira dessus, faisant peut-être 300 morts. Les survivants passèrent en jugement pour mutinerie et furent condamnés.<br /> Où est le racisme là-dedans ? Où est le racisme sans qualification ? Dans le cas du drame de Crépol, les prévenus vont passer en jugement devant la justice française. Dans le cas du massacre de Thiaroye, ce sont ceux qui échappèrent au massacre qui passèrent en jugement ! Où est le racisme là-dedans ? Il est en ce que l’État français a reconnu le moins possible et a minimisé le plus possible. Il a fallu des recherches de bénédictin, des décennies après, pour établir les circonstances et le bilan, avec un État français freinant des quatre fers. Où est la contrepartie dans le drame de Crépol ? Quel État étranger a couvert les meurtriers ? Quel État étranger leur a offert sa protection ?
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P
À propos de « racisme anti blanc » : Trump a dit que Haïti ( et d’autres pays africains) étaient des « pays de merde ». Sait-il au moins qu’en 1825, pour réparer le « préjudice » causé par la liberté des esclaves, la France de Charles X leur a imposé une rançon de 150 millions de francs or (réduite par la suite à 90 millions) que les Haïtiens n’ont fini de payer qu’en 1952. Cela a ruiné l’économie de l’île. C’est faire du racisme anti blanc de rappeler cela ?
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P
Le racisme, c’est aussi ça : pendant la dernière guerre, aux États-Unis, plus de 120 000 Nippo-Américains, dont beaucoup étaient citoyens du pays, ont été emprisonnés dans des camps, car soupçonnés d’espionnage et de traîtrise. Je n’ai pas entendu parler que les Germano-Américains, dont les parents de Trump, aient subi le même sort. Est-ce là du racisme anti blanc ?
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