Vijay Prashad, pour Le Grand Soir, dit adieu au dollar étasunien :
Le dollar peut sembler être une monnaie neutre, mais il est en réalité une forme de pouvoir impérial qui discipline les économies, finance les guerres et oblige le Sud Global à financer sa propre subordination.
Lorsque la Grande-Bretagne « dominait les mers », une grande partie du monde considérait que la livre sterling n'était pas simplement une monnaie, mais le langage naturel du commerce lui-même. Depuis le milieu du XXe siècle, les États-Unis parlent du dollar américain de manière très similaire. Écrivant en 1980, au milieu de la crise de l'ordre post-Bretton Woods, l'économiste argentin Raúl Prebisch observait qu'« aux États-Unis régnait l'illusion du dollar tout-puissant ». Cependant, à cette époque, il ne s'agissait pas seulement d'une illusion américaine. Le dollar était déjà devenu la principale monnaie de réserve du monde et la devise dominante du commerce international. Aujourd'hui, cette illusion a commencé, lentement et inégalement, à s'effriter.
Selon le World Socialist Website, au moins 143 des 180 réfugiés qui ont sombré en mer lors de leur traversée entre l'Afrique de l'Ouest et les îles Canaries sont morts ou portés disparus. Leur embarcation a été secourue au large des côtes mauritaniennes le 18 juillet. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la route vers l'Espagne est considérée comme « l'une des plus dangereuses au monde » car les embarcations, généralement surchargées et en mauvais état, doivent parcourir de longues distances et ont peu de chances d'être secourues rapidement. La traversée entre l'Afrique de l'Ouest et les îles Canaries peut représenter entre 800 kilomètres (Mauritanie) et 2 400 kilomètres (Guinée), selon le point de départ
Pour Le Monde, les mégafeux, comme celui en Gironde, ouvrent une dimension inconnue de l’histoire humaine de la vie sur Terre : Apparus ces dernières années, des incendies incontrôlables frappent désormais la France. Un sursaut est nécessaire pour éviter qu’ils ne nous entraînent vers des périls plus graves encore, avertissent trois spécialistes du climat dans une tribune au Monde.
A-t-on vraiment pris la mesure de ce que sont les mégafeux ? Le phénomène reste relativement nouveau : pour la France, l’un des premiers mégafeux jamais advenus sur son territoire est celui qui touche la Gironde. En dépit des apparences, il y a une différence de nature entre les incendies que nous connaissions et les mégafeux.
Selon la ritournelle obsessionnelle des climatosceptiques, il y a toujours eu des canicules, des sécheresses, des cyclones, des inondations. Or en matière d’incendies, la nouveauté de ce qui nous arrive est plus évidente encore. A l’échelle mondiale, le premier des mégafeux de référence a été constaté au Canada en 2017. Leur avènement tourne une page de l’histoire de la nature, laquelle ?
Un mégafeu présente des caractéristiques qui le séparent des feux antérieurs par les nuages qu’il génère, les pyrocumlonimbus (aussi appelés « orages de feu »). La chaleur libérée au sol est telle qu’une colonne d’air chaud s’élève, jusqu’à franchir parfois la barrière de la tropopause (vers 12 kilomètres d’altitude dans nos régions) et pénétrer la stratosphère. Se forme alors un nuage orageux typique, le pyrocumulonimbus, qui constitue un milieu sui generis ; le feu s’oriente alors en fonction de sa dynamique propre, de façon changeante et imprévisible. Les flammes peuvent dépasser la centaine de mètres de haut.
L’Obs. Qui était le Jojo de Jacques Brel ? Pour savoir qui était « Jojo », que Brel a si bien chanté, il faut partir pour un voyage au siècle dernier, poser l’aiguille filante du temps sur le mois de février 1955 et entrer aux Trois Baudets, le cabaret enfiévré de Jacques Canetti, découvreur de talents et directeur artistique de Philips. Là, un autre Jacques, qui n’est pas encore Brel, interprète ses premières chansons, comme « le Diable ». Portait-il, le jour de sa rencontre avec Georges Pasquier, le drôle de costume marron qui le faisait ressembler à un curé ? On ne sait pas. Pas plus qu’on ne sait vraiment ce que fut ce face-à-face, mais quelque chose d’immédiat survint, façon Montaigne et la Boétie, proche aussi de ce qu’écrivit si joliment Paul Alexis, fidèle parmi les fidèles auprès d’Emile Zola, en se souvenant de leurs premiers instants : « Dès la première poignée de main, je sentis que c’était fini, que je lui avais donné toute mon affection. »
A peine Brel se fait-il un nom que Georges devient son homme de confiance. Il est son secrétaire, son régisseur, son chauffeur, celui qui veille à tout et permet au chanteur de se concentrer sur son travail. « Jojo » est aussi et surtout l’ami d’avant la gloire, le désintéressé, le confident.
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