8 septembre 2026
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Maintenant qu'on a bien bavé sur Balladur, "homme d'Etat" etc., rappelons une affaire bien trouble qui l'a concerné, lui et ses proches.
La sincérité des comptes de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur est mise en cause à partir de 2011. La justice soupçonne qu'une partie de l'argent reçu par des intermédiaires payés pour faire du jeu d'influence dans le cadre d'un système de commissions légales visant à conclure des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite a permis de financer illégalement sa campagne. En 2013, Le Monde indique que l'homme d'affaires controversé Ziad Takieddine (mort deux jours avant le prononcé du jugement qui le concernait !) a déclaré avoir remis six millions d'euros en espèces à Thierry Gaubert, directeur de la campagne d'Édouard Balladur. Des soupçons de liens avec l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi sont évoqués, ce qui donne lieu à l’« affaire Karachi ».
Édouard Balladur nie tout financement illicite. Il affirme que la plupart des fonds en espèces de sa campagne ont été recueillis « lors de centaines de meetings », auprès de sympathisants, notamment grâce à la vente de pin's et t-shirts à son effigie. En 2016, la Cour de justice de la République (CJR), compétente pour juger des délits commis par les membres du gouvernement, rejette l'argument des avocats de l'ancien Premier ministre selon lequel les faits reprochés à leur client sont prescrits. En mai 2017, Édouard Balladur est mis en examen par la commission d'instruction de la CJR dans le volet financier de l'affaire. En octobre 2019, la CJR décide de juger Balladur et l’ancien ministre de la Défense François Léotard pour complicité d'abus de biens sociaux et recel. En juin 2020, six proches d'Édouard Balladur, dont Nicolas Bazire, son ancien directeur de cabinet et de campagne, sont condamnés par le tribunal correctionnel à de la prison ferme pour « financement illicite de la campagne présidentielle de 1995 ».
Le 19 janvier 2021, plus de vingt-cinq années après les faits reprochés, le procès d'Édouard Balladur et François Léotard s'ouvre. Le ministère public requiert un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende contre lui, deux ans de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende contre François Léotard. Le 4 mars, la CJR relaxe Édouard Balladur, estimant que la preuve de sa participation à un système de rétrocommissions n’était pas apportée et que l’origine frauduleuse du financement de sa campagne n’était pas établie. La juridiction suit en revanche les réquisitions du parquet concernant François Léotard. Le parquet général de la Cour de cassation ne forme pas de pourvoi contre la relaxe de l’ancien Premier ministre.
Source Wikipédia
PS qui n'a rien à voir :
DES CONTRÔLES AU PETIT BONHEUR LA CHANCE
Ils sont quatre policiers. Ils arrêtent des cyclistes. Ce qui m'intrigue, c'est que je ne comprends pas le pourquoi du comment de la logique de leurs choix. Tantôt les cyclistes portent un casque, tantôt ils n'en portent pas. Un cycliste qui n'obtempèrerait pas ne risquerait pratiquement pas d'être rattrapé par ces municipaux bien nourris.
Il est demandé aux cyclistes de produire une pièce d'identité. Aucun texte de loi n'oblige à porter une carte d'identité sur soi lorsqu'on se déplace dans la rue. Mais chacun a intériorisé le fait que c'est plus pratique.
J'observe la scène pendant une vingtaine de minutes. Certains cyclistes sont verbalisés. D'autres pas. Selon quels critères ? Mystère.
En revanche, ce dont je suis sûr, c'est que les flics ont laissé passer, en toute connaissance de cause, une femme entièrement voilée sur une trottinette qui, heureusement, ne s'est pas emmêlé les pinceaux devant eux, et une jeune femme assise en amazone sur un porte-bagage de vélo, elle et son compagnon n'ayant pas de casque. La trottinettiste roulait à bien plus de 30 km/heure.
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