Source : Le Drapeau Noir
Source : Le Drapeau Noir
Vijay Prashad, pour Le Grand Soir, dit adieu au dollar étasunien :
Le dollar peut sembler être une monnaie neutre, mais il est en réalité une forme de pouvoir impérial qui discipline les économies, finance les guerres et oblige le Sud Global à financer sa propre subordination.
Lorsque la Grande-Bretagne « dominait les mers », une grande partie du monde considérait que la livre sterling n'était pas simplement une monnaie, mais le langage naturel du commerce lui-même. Depuis le milieu du XXe siècle, les États-Unis parlent du dollar américain de manière très similaire. Écrivant en 1980, au milieu de la crise de l'ordre post-Bretton Woods, l'économiste argentin Raúl Prebisch observait qu'« aux États-Unis régnait l'illusion du dollar tout-puissant ». Cependant, à cette époque, il ne s'agissait pas seulement d'une illusion américaine. Le dollar était déjà devenu la principale monnaie de réserve du monde et la devise dominante du commerce international. Aujourd'hui, cette illusion a commencé, lentement et inégalement, à s'effriter.
Selon le World Socialist Website, au moins 143 des 180 réfugiés qui ont sombré en mer lors de leur traversée entre l'Afrique de l'Ouest et les îles Canaries sont morts ou portés disparus. Leur embarcation a été secourue au large des côtes mauritaniennes le 18 juillet. Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la route vers l'Espagne est considérée comme « l'une des plus dangereuses au monde » car les embarcations, généralement surchargées et en mauvais état, doivent parcourir de longues distances et ont peu de chances d'être secourues rapidement. La traversée entre l'Afrique de l'Ouest et les îles Canaries peut représenter entre 800 kilomètres (Mauritanie) et 2 400 kilomètres (Guinée), selon le point de départ
Pour Le Monde, les mégafeux, comme celui en Gironde, ouvrent une dimension inconnue de l’histoire humaine de la vie sur Terre : Apparus ces dernières années, des incendies incontrôlables frappent désormais la France. Un sursaut est nécessaire pour éviter qu’ils ne nous entraînent vers des périls plus graves encore, avertissent trois spécialistes du climat dans une tribune au Monde.
A-t-on vraiment pris la mesure de ce que sont les mégafeux ? Le phénomène reste relativement nouveau : pour la France, l’un des premiers mégafeux jamais advenus sur son territoire est celui qui touche la Gironde. En dépit des apparences, il y a une différence de nature entre les incendies que nous connaissions et les mégafeux.
Selon la ritournelle obsessionnelle des climatosceptiques, il y a toujours eu des canicules, des sécheresses, des cyclones, des inondations. Or en matière d’incendies, la nouveauté de ce qui nous arrive est plus évidente encore. A l’échelle mondiale, le premier des mégafeux de référence a été constaté au Canada en 2017. Leur avènement tourne une page de l’histoire de la nature, laquelle ?
Un mégafeu présente des caractéristiques qui le séparent des feux antérieurs par les nuages qu’il génère, les pyrocumlonimbus (aussi appelés « orages de feu »). La chaleur libérée au sol est telle qu’une colonne d’air chaud s’élève, jusqu’à franchir parfois la barrière de la tropopause (vers 12 kilomètres d’altitude dans nos régions) et pénétrer la stratosphère. Se forme alors un nuage orageux typique, le pyrocumulonimbus, qui constitue un milieu sui generis ; le feu s’oriente alors en fonction de sa dynamique propre, de façon changeante et imprévisible. Les flammes peuvent dépasser la centaine de mètres de haut.
L’Obs. Qui était le Jojo de Jacques Brel ? Pour savoir qui était « Jojo », que Brel a si bien chanté, il faut partir pour un voyage au siècle dernier, poser l’aiguille filante du temps sur le mois de février 1955 et entrer aux Trois Baudets, le cabaret enfiévré de Jacques Canetti, découvreur de talents et directeur artistique de Philips. Là, un autre Jacques, qui n’est pas encore Brel, interprète ses premières chansons, comme « le Diable ». Portait-il, le jour de sa rencontre avec Georges Pasquier, le drôle de costume marron qui le faisait ressembler à un curé ? On ne sait pas. Pas plus qu’on ne sait vraiment ce que fut ce face-à-face, mais quelque chose d’immédiat survint, façon Montaigne et la Boétie, proche aussi de ce qu’écrivit si joliment Paul Alexis, fidèle parmi les fidèles auprès d’Emile Zola, en se souvenant de leurs premiers instants : « Dès la première poignée de main, je sentis que c’était fini, que je lui avais donné toute mon affection. »
A peine Brel se fait-il un nom que Georges devient son homme de confiance. Il est son secrétaire, son régisseur, son chauffeur, celui qui veille à tout et permet au chanteur de se concentrer sur son travail. « Jojo » est aussi et surtout l’ami d’avant la gloire, le désintéressé, le confident.
Dans Le Grand Soir, Emilia Reed évoque la question de la mémoire collective palestinienne :
Chaque fois qu’une maison s’effondre à Gaza, ce ne sont pas seulement des murs et des vies qui tombent. Une photo gardée dans une boîte, une lettre écrite par un grand-père, le programme d’un mariage, la carte d’une école, une preuve qu’une famille a vécu là peuvent également disparaître. Le magazine Wired a raconté ce 6 juillet comment le Musée palestinien, à Birzeit, tente de répondre à cette perte par une idée simple et puissante : créer une archive numérique qui ne puisse être pillée ni effacée.
Une archive numérique est une collection organisée de documents convertis en données : images, textes, audios ou vidéos consultables sur un ordinateur. Les Archives numériques du Musée palestinien ont débuté en 2018 par des visites auprès de familles de Cisjordanie pour demander l’autorisation, scanner des photographies, des lettres et des papiers privés. Aujourd’hui, elles rassemblent plus de 500 000 documents, allant des cartes et journaux intimes aux films et pièces d’identité. Ce sont des mémoires familiales devenues patrimoine commun et témoignage de vie.
Le Monde nous informe que sur Parcoursup, la cohorte des « sans proposition » en nette progression : Quelque 18 % des inscrits sur la plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur, soit 163 372 candidats, n’ont obtenu aucun de leurs vœux au cours de la session, alors que s’achève, samedi, la phase principale d’admission.
Plus de candidats sur la ligne de départ ont généré plus de déçus en fin d’étape. Selon les calculs du Monde, quelque 163 372 candidats, dont la moitié sont des lycéens, n’ont reçu aucune proposition d’affectation au cours de cette session. Parmi ces déçus, ils sont près de 37 000 à avoir quitté la plateforme – dont plus de 15 000 lycéens entre le 7 et le 11 juillet, et 126 652 restent encore en attente d’une proposition.
Penny Smith, dans le World Socialist Website, révèle qu’une exposition au Canada sur la dépossession des Palestiniens est accusée d’« antisémitisme » dans une campagne de diffamation appuyée par le gouvernement.
L'attaque contre l'exposition de Winnipeg s'inscrit dans le cadre d'une campagne de censure qui n'a cessé de s'intensifier depuis octobre 2023, date à laquelle le soulèvement palestinien mené par le Hamas a servi de prétexte à l'offensive génocidaire planifiée de longue date par l'État israélien contre Gaza. Des centaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations contre le génocide à travers le pays, fréquemment réprimées par des interventions policières lourdement armées. Les manifestants antigénocide ont été diffamés en étant qualifiés d'« antisémites » et d'« extrémistes » par les plus hautes instances de l'État. De nombreux militants ont été arrêtés lors de perquisitions menées à leur domicile.
Initiative Communiste demande où est la classe ouvrière en France. La réponse est qu’elle est partout.
Plus d’ouvriers en France et une classe ouvrière en voie de disparation remplacé par des entrepreneurs et des startupers ? C’est ce que décrivent en permanence les médias des milliardaires. À tel point que les tenants du réformisme et de l’accompagnement patronal sauce CFDT ont fini par en faire une partie centrale de leur orientation.
Au PRCF, on sait que la classe ouvrière est loin d’avoir disparu, qu’elle est présente partout en France. Et encore plus qu’elle est dominante dans nombre de territoires. Évidemment, de moins en moins dans les très grandes villes. Mais la classe ouvrière, c’est la France de la ruralité, des villes moyennes, et des banlieues des grandes villes.
Le site Communiste Hebdo revient sur la condamnation de Marine Le Pen qui : « reste condamnée pour corruption dans l’affaire de détournement de plus de 4 millions d’euros d’argent public. Mais les juges ont reculé sur le fait de rendre Marine Le Pen inéligible, réduisant sa peine et la calibrant afin d’être candidate à l’élection présidentielle. Les juges invoquant « la liberté des candidatures » et « le libre choix des électeurs ». Sans surprise, la justice de classe se range du côté des puissants, ouvrant la voie à une quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen, se pourvoyant en cassation suite à cette décision. L’appareil d’État aux mains du capital a tranché afin d’avoir Le Pen comme un recours possible face à la crise politique du pays.
Soyons – ça fait tellement de bien – pipeul ! Et puis ça me rajeunit de soixante ans...
Mick Jagger et la princesse Margaret ont été proches pendant quatre décennies. Combien proche ? Je n’ai pas tenu la chandelle. Mais cette proximité fit perdre son sang-froid à Elizabeth, sœur aînée et reine.
Mick Jagger assure avoir eu 4 000 partenaires. De Madonna à Carla Bruni en passant par Jackie Kennedy. Quelques hommes aussi : Brian Jones, Rudolph Noureev, Andy Warhol. En juillet 1969, j’eus la chance d’assister au premier concert pop de masse en Angleterre, à Hyde Park, dont les Rolling Stones étaient les vedettes (les Beatles les avaient précédés en 1965 au Shea Stadium de New York). Comme tout le monde, je fus stupéfait de voir monter sur scène Mick en petite jupette blanche (et pantalon). C’est peu dire qu’il aima toujours cultiver l’ambiguïté, comme quand certains moments de son jeu de scène étaient inspirés de Marylin Monroe.
Mick et Margaret firent connaissance lors d’une party très sélecte chez l’ambassadeur Sir David Ormsby-Gore, aristocrate et homme politique conservateur. Mick fut ébloui par la princesse et laissa en plan la petite amie qui l’accompagnait : la célèbre mannequin Chrissie Shrimpton pour se rapprocher de cette princesse qui avait tout de même treize ans de plus que lui.
Margaret aimait jouer de son pouvoir de séduction. Mariée à cette époque au photographe Antony Armstrong-Jones, elle avait toujours eu un faible pour les artistes. Armtrong-Jones avait déjà pleinement réussi dans la photographie avant de rencontrer Margaret (une centaine de ses portraits sont conservés à la National Portrait Gallery de Londres). Pour la princesse, la photographie était une profession faite de sensibilité qui lui donnait l’impression de s’évader de sa prison dorée et de son carcan familial. Le chanteur des Rolling Stones qui, lui, ne demandait qu’à s’élever socialement, était fasciné par la noblesse que dégageait cette femme. « Mick a toujours voulu être l'un d'entre eux – il a aspiré à être un aristo dès le début », avait confié son ami de longue date le publiciste Keith Altham. Ainsi, l’amitié entre ces deux opposés, qui durera près de quarante ans fut source de nombreuses rumeurs dès son commencement. « Si vous les aviez vus rire ensemble, danser…, témoignait un membre de la cour. Cette façon qu’elle avait de poser la main sur son genou et de rire à tout ce qu’il racontait comme une écolière laissait penser qu’il y avait quelque chose entre eux. »
Margaret demanda même à Mick de se faire contruire une maison à côté de la sienne sur l’île Moustique. Seul point sombre dans l’histoire, Élisabeth II désapprouvait totalement leur relation ambiguë. Pour elle, le rockeur était simplement « une influence corruptrice » qui souhaitait profiter de sa sœur.
En effet Mick Jagger s'était souvent moqué ouvertement de la famille royale et semble avoir qualifié à plusieurs reprises la reine de « sorcière en chef ». De quoi attiser la méfiance d’Élisabeth II qui était déjà intervenue plus d’une fois pour dissimuler des révélations scandaleuses qui auraient pu lier sa sœur et le bad boy. L'une d'entre elles concerna une fête durant laquelle Margaret, qui abusa de drogue, dut être transportée à l'hôpital.
En 2003, peu de temps après la mort de la princesse, Mick Jagger fut fait chevalier pour services rendus à la musique populaire par le prince Charles au palais de Buckingham. La reine qui avait tout fait pour qu'il ne soit pas décoré les années précédentes, prétexta être malade ce jour-là...
Pourquoi le couperet de la guillotine était-il incliné et non pas droit ?
La guillotine fut considérée en France comme un instrument de progrès, par rapport à la hache en particulier. Tombant d'une certaine hauteur, et d'une hauteur certaine, le couperet était censé provoquer une décapitation instantanée. Certains à l'époque avancèrent même que le décapité pouvait ressentir une légère, même si fort brève, sensation de fraicheur au passage de la lame. Et puis, temps révolutionnaires obligent, Il se disait que la guillotine, popularisée (et non inventée) par un docteur ne l'oublions pas, contribuerait à rendre les exécutions plus démocratiques, puisque identiques pour les décapités des classes inférieures et celle des classes supérieures.
Le modèle de guillotine proposé par Guillotin, fut fabriqué par un facteur de pianos, en parfaite harmonie avec le siècle des Lumières. L'idée de Guillotin, par-delà le concept d'égalité devant la peine et la mort, était qu'un jour la peine capitale serait abolie. Mais, pour l'heure, Guillotin voulait supprimer les souffrances endurées par les condamnés. Des souffrances qui variaient selon la condition des exécutés. Les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides étaient écartelés, les hérétiques étaient brûlées, les voleurs étaient roués ou pendus, les faux-monnayeurs étaient bouillis vifs dans un chaudron.
A l'origine le couperet était droit et non oblique. Il fut essayé sur divers animaux, des moutons, des porcs, puis sur des cadavres humains. Le roi Louis XVI, qui était, on le sait, très manuel, participa à la mise au point de la guillotine moderne. Il semble que c'est lui et personne d'autre qui proposa un couperet incliné et non plus parallèle au sol. Son idée étant que la décapitation serait plus rapide et plus précise. La suggestion royale fut acceptée à sa juste valeur. Il put lui-même apprécier les bienfaits de sa proposition le 21 janvier 1793.
Il se développe actuellement, dans certains médias publics, une campagne assez venimeuse qui vise à faire de Jean-Luc Mélenchon un antisémite lorsqu’il soutient la cause palestinienne. En tête de gondole, le journaliste et animateur de France Culture Guillaume Erner.
Lui et ses collègues sont allés suffisamment loin dans leur procès anti-Mélenchon pour que LFI s’indigne, traite de « fallacieux » un montage audio mettant en cause Mélenchon, et pour que, en fin de comptes, France Culture présente ses excuses.
Au cours d’un entretien avec Marine Le Pen, le présentateur de la matinale, Guillaume Erner, avait repris un montage trouvé sur les réseaux sociaux. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a annoncé avoir saisi l’Arcom.
Salir Mélenchon et réhabiliter Le Pen père (qui n’a jamais, on le sait très bien, croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer, été antisémite), fastoche pour la radio publique : il suffit de diffuser un montage mensonger. Ces professionnels savent parfaitement que, lorsqu’une horreur est suivie d’un démenti, le démenti passe dans les poubelles de l’histoire et que l’horreur survit.
Le 24 juin, Marine Le Pen était donc reçue sur France Culture pour une interview avec le présentateur de la matinale, Guillaume Erner. Dans une manipulation grossière, ce journaliste a diffusé un montage mensonger visant à accuser d’antisémitisme Jean-Luc Mélenchon et le comparant à Jean-Marie Le Pen. Dans cet extrait, une déclaration sur les élites françaises dénoncées par Jean-Luc Mélenchon était suivie d’une déclaration antisémite de Jean-Marie Le Pen, visant à faire croire à une similarité entre les deux propos.
Le but politique de cette manipulation était de porter l’accusation infamante d’antisémitisme contre Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. Sans surprise, le montage mensonger provenait d’un média hostile à LFI et tenu par Julia Ganansia, de la chaîne I24News, qui vit en famille à Tel-Aviv, connue pour son apologie de Netanyahou. Le rédacteur en chef de ce média, Avishai Leger-Tanger, est, quant à lui, chargé de mission au CRIF.
LFI a saisi l’ARCOM et a donc demandé à la direction de France Culture de « présenter des excuses publiques pour une telle désinformation ».
La radio publique France Culture a présenté, jeudi 25 juin, ses « excuses » à ses auditeurs après la diffusion la veille d’un montage audio laissant entendre que Jean-Luc Mélenchon y tenait des propos antisémites. Celui-ci s’est révélé « fallacieux » et Jean-Luc Mélenchon a demandé des sanctions.
Au cours d’un entretien avec Marine Le Pen, mercredi, le présentateur de la matinale, Guillaume Erner, avait en effet diffusé l’extrait d’un montage audio trouvé, selon son propre aveu, « sur les réseaux sociaux ». On y entendait en parallèle la description que Jean-Marie Le Pen, plusieurs fois condamné pour antisémitisme, faisait des juifs et des déclarations de Jean-Luc Mélenchon censées s’en rapprocher.
Cet extrait « qui n’avait pas été sourcé à l’antenne, provient de Léon le média, un infomédiaire très actif sur les réseaux sociaux, et constitue « un montage fallacieux, ce que nous avons réalisé a posteriori », s’est excusé la radio de service public dans un message publié sur la page de l’émission. « La direction de la chaîne et Guillaume Erner tiennent à présenter leurs excuses aux auditrices et auditeurs », ajoute-t-elle.
Des regrets jugés insuffisants par Jean-Luc Mélenchon, qui a critiqué sur le réseau social X « l’irresponsabilité » de la radio, qui « se défausse de son engagement » pour « soutenir sans le dire le multirécidiviste Guillaume Erner ». Le leader « insoumis » avait, quelques heures plus tôt, dénoncé « un montage odieux », « grossier [et] venimeux ».
Quand il parlait dans l’extrait de « caste, c’est-à-dire les tout-puissants financiers et leurs marionnettes médiatiques, politiques », M. Mélenchon évoquait « le comportement des élites françaises », a expliqué le coordinateur politique de LFI, Manuel Bompard. Il a diffusé à l’appui l’extrait d’où était tirée cette déclaration : une émission diffusée sur Paris Première lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 2017.
Après les excuses de France Culture, le député de Marseille a déploré « une réaction absolument indigente » et réclamé un « correctif à l’antenne », ainsi que « des sanctions » contre « les journalistes qui ont diffusé ce montage mensonger ».
Dans un communiqué, la Société des producteurs de France Culture a aussi critiqué deux « fautes graves », selon elle, dans l’interview de Guillaume Erner. Le montage audio diffusé « n’a été sourcé ni dans sa provenance ni dans les extraits qu’il utilise », et le journaliste a « participé à une dynamique de “normalisation” du RN tout en opérant un transfert de mise en cause vers LFI », pointe la Société des producteurs, qui demande que la direction de la radio « traite » ces deux points, au-delà des excuses déjà formulées.
PS : ci-dessous le désormais célèbre Guillaume Erner.
PPS : LA FRANCE N'A PAS FINI D'AVOIR CHAUD !
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, n'est pas un phoenix. Elle a une excuse : le boy de Rothschild a baissé le budget de son ministère d'1,5 milliard d'euros, passant de 9,6 à 8,1 milliards d'euros. Une baisse de près de 20%.
Décidément, les Kennedy étaient des gens “ différents ”, le père du président en particulier. Joseph Kennedy eut neuf enfants avec son épouse Rose. Mais c’est Rosemary qui prit en pleine figure les travers et les névroses de ce clan tellement singulier.
Elle subit à l'âge de 23 ans une lobotomie, censée remédier à ses troubles de l'humeur et du comportement. Elle se retrouva handicapée mentale pour le reste de sa vie. Elle est cachée de l'entourage et du grand public, mise à l'écart dans un établissement psychiatrique puis religieux. Elle ne retrouvera ses proches qu'à l'occasion de l'attaque cérébrale de son père en 1961.
Fût-elle la victime d'un accouchement difficile durant lequel son cerveau aurait manqué d'oxygène une ou plusieurs minutes ? On ne sait trop mais elle a souffert d'un léger retard mental. À l'âge de 4 ans elle n'est pas autorisée à passer dans la classe supérieure. Lorsque son père devint ambassadeur des États-Unis en Grande-Bretagne, elle intégre l'école Montessori dans le Hertfordshire. Elle obtient un diplôme en mars 1939. Lorsque la famille retourna aux États-Unis, elle est scolarisée dans un couvent de Rhode Island.
Dans les années 30, Rosemary est une jeune femme plutôt “ normale ” qui aime faire la fête, qui fréquente les jeunes de la bourgeoisie de Boston, qui pratique la voile, le tennis, le badminton et qui joue au bridge. Elle est par ailleurs férue de cinéma et visionne de nombreux films que son père rapporte de Hollywood.
Rosemary est rapatriée aux États-Unis dès le début de la Seconde Guerre mondiale. Sa santé mentale s'est soudainement aggravé. Elle est victime de crises d'hystérie. Par ailleurs, Elle court le guilledou (c'est une Kennedy, ne l'oublions pas) au grand désespoir de sa mère, très religieuse.
C'est lors de l'automne 1941 qu'elle subit une lobotomie préfrontale, considéré alors comme une manière révolutionnaire de soigner les troubles psychiatriques. C'est son père qui a décidé seul de l'opération, convaincu que celle-ci permettrait d'augmenter le QI de sa fille et donc de la rendre aussi parfaite que le reste de la famille.
L'opération s'avère un échec complet. Mary régresse à l'âge mental d'un enfant de 2 ans, incapable de s'exprimer de façon cohérente, et elle souffre d'incontinence. Elle est placée dans un hôpital psychiatrique privé jusqu'en 1949. Elle est abusée sexuellement, puis elle est internée chez des religieuses franciscaines dans le Wisconsin. Elle y vivra jusqu'à sa mort. Elle a perdu l'usage de la parole et elle réapprend à marcher péniblement. Un de ces deux bras demeure paralysé.
La famille Kennedy la présente comme « handicapée mentale ». Rares sont les gens au courant de ce que Rosemary a subi. En 1959, James McGregor Burns, un proche de la famille, publie un ouvrage dans lequel il explique que Rosemary « s'occupe d'enfants attardés ». Après la victoire de John Kennedy lors de l'élection présidentielle de 1960, la famille explique que Rosemary serait « née déficiente mentale ». Joe Kennedy interdit toute visite à Rosemary.
En 1961, 20 ans après l'opération chirurgicale ratée, Joe Kennedy subit une attaque cérébrale qui le laisse hémiplégique. Les frères et sœurs enquêtent et finissent par apprendre ou Rosemary est internée. Il décide de la sortir de son isolement. Son père ne l'a jamais revue. Sa lobotomie ne sera rendue publique qu'en 1987.
Rosemary meurt le 7 janvier 2005 à l'âge de 86 ans dans l'hôpital de Fort Atkinson dans le Wisconsin en présence de son frère Ted et de ses sœurs Jean, Eunice et Patricia. Elle est la cinquième enfant Kennedy à mourir, mais, ironiquement, la première de cause naturelle.
Né en 1956, Michel Feher est un philosophe belge, ce qu'on appellerait aux États-Unis un “ critical theorist ”, C'est-à-dire un producteur d'argumentations critiques. Il a étudié En Belgique, aux États-Unis et à Paris. Il a cofondé la maison d'édition New yorkaise Zone Books en 1986, l'association Cette France-là en 2008 et le média en ligne Diagramme.fr en 2025.
Il a longuement publié sur les politiques migratoires. iI s'est en particulier chargé de tenir le journal des effets de la politique migratoire de la présidence de Nicolas Sarkozy.
Dans Le Temps des investis. Essai sur la nouvelle question sociale (2017), Feher s'interroge sur l'avènement du capitalisme financier qui a pris la relève du capitalisme industriel et du capitalisme marchand. Il met ce phénomène en relation avec l'érosion de la gauche. Afin de lutter contre l'hégémonie des institutions financières, il plaide en faveur de l'économie coopérative.
En 2024, dans son ouvrage Producteurs et parasites. L'imaginaire si désirable du Rassemblement national, il estime que la popularité grandissante du parti d'extrême droite s'explique par la satisfaction que son imaginaire et sa vision du monde procurent à ses électeurs : un monde qui serait divisé en deux classes moralement opposées, à savoir : les producteurs qui s'imaginent ne vivre que du produit de leur labeur, et les parasites (spéculateurs, capitalistes transnationaux) qui ne feraient rien d'utile et s'approprierait la richesse créée par d'autres.
Selon M. Feher, « l'assimilation de la question sociale à un antagonisme entre « producteurs » et « parasites » n'a pas toujours été la chasse gardée de l'extrême droite ; cette vision du monde était même originellement de gauche, quand elle a émergé dans le contexte de la Révolution, dans la critique des privilèges et des rentes de la noblesse et de l'église qui, supposément, exploitaient le travail du tiers état.
Par ailleurs, selon Feher, nous ne sommes plus dans l'indignation face à l'injustice mais dans le ressentiment, avec l'idée qu'en se débarrassant des parasites, en punissant l'oisiveté, tout irait mieux. Cet imaginaire opère une dérive dangereuse vers ce qu'il appelle le « soupçon généralisé ».
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