Dans son blog, Laurent Bertin dresse un portrait implacable de Pascal Praud, l’une des grandes figures de CNews : « Son dispositif repose sur une mécanique très simple et profondément perverse. Réduire tout problème social à une faute morale individuelle. Réduire toute analyse à une opinion. Réduire toute contradiction à une attaque personnelle. Réduire toute complexité à du mépris de classe. Ainsi, le réel disparaît. Il n’y a plus de structures, plus d’histoire, plus de rapports de pouvoir, plus de déterminations économiques ou symboliques. Il ne reste qu’un théâtre de pulsions où l’on désigne des coupables commodes, où l’on hurle à l’injustice tout en défendant exactement l’ordre qui la produit. C’est la grande imposture. Se présenter comme porte-voix du peuple tout en neutralisant toute possibilité de politisation réelle.
Ce qui le rend particulièrement nocif, ce n’est pas son agressivité, mais son anti-intellectualisme militant. Il ne se contente pas de ne pas penser, il apprend aux autres à se méfier de la pensée. Il instille l’idée que réfléchir, c’est déjà trahir, que nuancer, c’est déjà excuser, que comprendre, c’est déjà capituler. C’est une pédagogie de la régression, une école du soupçon contre l’intelligence elle-même.
Et surtout, il n’y a chez lui aucune tragédie, aucune profondeur, aucune contradiction féconde. Pas de lutte intérieure, pas de doute, pas de faille créatrice. Seulement une satisfaction lourde, un confort moral obscène, une jouissance de plateau. Il n’est pas un cynique lucide. Il est un satisfait brutal, un homme parfaitement ajusté à une époque qui préfère la certitude hurlée à la vérité inquiète. »
Le blog Communistes estime qu’un impératif pour l’impérialisme occidental est de cacher le sens du combat anticolonial en Palestine : « Il n’y a pas plus de cessez-le-feu que de beurre en broche ! L’armée d’occupation sioniste le viole en permanence. Plus de 450 Palestiniens dont au moins 165 enfants ont été tués dans la Bande de Gaza, depuis le 10 octobre, date de l’entrée en vigueur de la pseudo trêve.
Au sud de Rafah, totalement sous contrôle de l’armée d’occupation, on en est aux préparatifs de la construction d’un vaste camp de concentration censé accueillir les Gazaouis déportés, baptisé « zone verte ».
L’expulsion des Palestiniens de leurs maisons, le vol de celles-ci et des terres, le meurtre ou le kidnapping par l’armée sont monnaie courante en Cisjordanie.
La loi sur la « peine de mort pour les terroristes » votée par la Knesset, va permettre de pendre sans jugement des détenus Palestiniens.
Et tout cela dans le silence assourdissant des media en France. Les quelques allusions au génocide qui pouvaient exister avant le prétendu cessez-le-feu ont fait place à un vide sidéral, comme si tout était redevenu normal en Palestine. Les images de Gaza dévastée, des exactions et massacres commis par l’État colonial sioniste sont nombreux depuis deux ans et demi. Mais nos media au service du Grand Capital occidental refusent de les diffuser.
Le Monde cite des Groenlandais effarés par les outrances du président des États-Unis : « Il a proposé 10 000 dollars pour annexer l’île, mais pour qui nous prend-il ? »
Selon L’Humanité : « La droite veut faire travailler 1,5 million de salariés le 1ermai : pour les syndicats et la gauche, c’est toujours non. Au moins 1,5 million de travailleurs privés de repos le 1er mai ? C’est le sens d’une proposition de loi centriste, adoptée par le Sénat en juillet, et qui sera débattue lors de la niche LR, le 22 janvier. Le texte, loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et service de travailler le 1er mai », entend autoriser l’ouverture des commerces de bouche de proximité (boulangerie, pâtisserie, boucherie, poissonneries) mais aussi ceux liés à un usage traditionnel du 1er mai, pour s’offrir du muguet » (fleuristes et jardiniers).
« Depuis 1947, le 1er mai est le seul jour férié et chômé pour l’ensemble des salariés », rappelle le député PCF Stéphane Peu, qui affiche son opposition à ce texte, comme l’ensemble des parlementaires de gauche. En l’État, des exceptions sont déjà permises pour les employés et les agents des services publics vitaux (sécurité, santé, hôpital), des hôtels et des industries ne pouvant arrêter leurs productions.