Lucien Morisse. Toute une époque, que les moins de 40 ans …
Il était né en 1929 à Paris. Directeur des programmes d’Europe I (la radio qui monte à l’époque et casse tous les styles), il découvre Dalida (elle aussi suicidée) en 1956. “ Bambino, Bambino ” (enregistré en une nuit), “ Les gitans ”, “ Come prima ”. Une relation plus que professionnelle les unit. Elle devient immensément populaire. Au bout de cinq ans, Dalida accepte d’épouser Morisse par reconnaissance mais elle aime le peintre et acteur Jean Sobieski. Lucien et Yolanda divorcent en 1962.
Morisse reprend le principe étasunien de la “ playlist ” qui consiste à diffuser une chanson jusqu’à satiété pour en faire un tube. Il trouve le premier disque de Johnny Halliday nul et le casse en direct. Et puis c’était une reprise d’une chanson de Dalida…
Il suscite la création de l’émission Pour ceux qui aiment le jazz de Daniel Filipacchi et Franck Ténot, de Musicorama et de Salut les Copains.
Il se suicide au moyen d'une arme à feu, le 11 septembre 1970 dans son appartement parisien, après une nuit passée chez Castel et une grosse dispute avec sa femme.
(Impatienta doloris)
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Destin assez classique dans un pays totalitaire que celui de Renate Müller. Hitler tombe fou amoureux d’elle. Il lui déclare son amour en exécutant le salut nazi. « Je peux tenir mon bras étendu pendant des heures », lui dit-il. « Des gens prétendent que j’ai un appareil dissimulé dans ma tunique, mais c’est faux. Je m’exerce régulièrement à tenir mon bras raide et immobile. » Renate devient pour un temps la maîtresse du futur dictateur raide mais entretient une relation avec un industriel juif.
Renate, qui avait suivi les cours de Max Reinhardt, refusera de tourner dans les films de propagande du parti nazi. Goebbels fera tout pour ruiner sa carrière. Elle devient très célèbre en 1930 avec le film Aimé des dieux. Elle chante également à merveille.
Placée sous la surveillance permanente de la Gestapo, elle sombre dans l'alcool, se drogue et souffre d’épilepsie. Elle se défenestre à Berlin le 7 octobre 1937 à trente ans. Elle meurt 14 jours après sa chute. La Gestapo l’a peut-être aidée à sauter. La profession a interdiction d’assister à ses obsèques, filmés par la Gestapo. Sa propriété est confisquée alors que ses parents et sa sœur y vivent encore.
(Æquivocus)
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Néron. Pas un tendre, ce massacreur, débauché et matricide. Il naquit le 15 décembre 37 et mourut le 9 juin 68, assisté de son scribe Epaphrodite qui lui enfonça une épée dans la gorge, alors qu’il devait être exécuté de manière beaucoup plus violente.
Malgré tout le mal qu’on a dit de lui, Néron n’avait pas que des défauts : il améliora le sort des esclaves et encouragea les arts et les lettres. Selon la légende, il joua de la lyre pendant que Rome brûla. Mais il semble qu’il ait offert son palais aux sans-abris. Il fallait trouver des boucs-émissaires pour cet incendie. Ce furent les Chrétiens (secte juive à l’époque) que l’on jeta aux lions ou que l’on crucifia en les brûlant comme des torches. Tacite narra cet épisode en ces termes :
« Pour apaiser ces rumeurs, Néron offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même. On saisit d'abord ceux qui avouaient leur secte ; et, sur leurs révélations, une infinité d'autres, qui furent bien moins convaincus d'incendie que de haine pour le genre humain. On fit de leurs supplices un divertissement : les uns, couverts de peaux de bêtes, périssaient dévorés par des chiens ; d'autres mouraient sur des croix, ou bien ils étaient enduits de matières inflammables, et, quand le jour cessait de luire, on les brûlait en place de flambeaux. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux au cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les cœurs s'ouvraient à la compassion, en pensant que ce n'était pas au bien public, mais à la cruauté d'un seul, qu'ils étaient immolés. »
Le Sénat finit par démettre Néron.
Apprenant que les sénateurs allaient lui imposer le supplice des parricides (le supplice étrusque du cuellus : recouvert d'une cagoule, cousu dans un sac de cuir dans lequel étaient introduits des animaux – coq, chien ou renard – le supplicié est jeté dans le Tibre), il fut contraint au suicide : abandonné de tous, il se réfugia dans la maison de campagne de Phaon, son fidèle affranchi et se poignarda à la gorge. Eglogue et Alexandrie, ses nourrices, ainsi qu’Akté, sa concubine, réunirent 200 000 sesterces pour réaliser son incinération et ensevelir ses cendres dans un mausolée qui se trouve aujourd'hui dans la Villa Borghèse.
(Subtractio).
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Ses derniers mots furent Qualis artifex pereo !: « Quel grand artiste périt avec moi ! ».