Les yeux crevés, les mains arrachées ne sont pas des bavures. Ces horreurs procèdent d’une doctrine d’État.
Les yeux crevés, les mains arrachées ne sont pas des bavures. Ces horreurs procèdent d’une doctrine d’État.
Selon le World Socialist Website, près de 1 000 gardes privés armés ont été déployés dans des établissements postaux aux États-Unis.
Ce déploiement intervient dans le contexte des attaques incessantes de Trump contre le vote par correspondance. Un décret signé par Trump le 31 mars a chargé le service postal de mettre au point un système dans lequel les États fourniraient une « liste de participation au vote par correspondance et au vote des électeurs absents » recensant les électeurs appelés à recevoir un bulletin par la poste, le service postal étant habilité à rejeter des lots entiers de milliers de bulletins dès lors qu’un seul bulletin prélevé dans l’échantillon ne correspondait pas à la liste. Un lanceur d’alerte de USPS a averti que ce dispositif pourrait empêcher « potentiellement des millions d’électeurs américains » de recevoir leurs bulletins à temps.
Selon le site Communistes, Plus de 180 rassemblements ont eu lieu partout en France, rassemblant plus de 300.000 manifestants dans tout le pays. Les pompiers ont imprimé une dynamique à la mobilisation. Certaines casernes affichaient jusqu’à 100 % de grévistes. La colère est là, massive et profonde. En quelques jours, le mouvement a changé d’échelle. Le ministère de l’Intérieur recensait près de 180 lycées mobilisés lundi, 416 bloqués ce jeudi et 26 universités ou campus occupés. Le gouvernement affirme être prêt à faire « usage de la force » : 440 interpellations, 10 blessés parmi les élèves et les personnels. Dans le Calvados des drones sont déployés afin de surveiller les établissements d'enseignement, avec enregistrement et transmission des images. Le ministre de l’Intérieur s’acharne sur les lycéens en grève, les traitant comme des émeutiers et dénonçant des violences « inqualifiables ». Ce qui est vraiment inqualifiable, ce sont les conditions d’éducation, les arrestations de lycéens et les violences policières. Réprimer pour tenter de faire taire les lycéens au lieu de satisfaire leurs revendications : il y a de quoi être en colère !
Dans L’Obs, Clémence Guetté développe le concept de la politique de l’amitié : « Les réacs qui me tombent dessus ont bien compris ce que ce sujet a de subversif ».
En cette fin d’été, à quelques jours de la reprise de la session parlementaire, les couloirs de l’Assemblée nationale sont encore déserts. Mais pour Clémence Guetté, qui gravit les marches d’une énergique foulée, la rentrée a déjà commencé – et plutôt bien. La députée insoumise vient en effet de s’offrir un grand chelem médiatique à l’occasion de la sortie de son livre, Pour une politique de l’amitié (La Découverte). Ce thème en apparence anodin – et pour certains totalement accessoire, face aux défis du monde contemporain – s’est finalement imposé ces derniers jours. « Les réacs qui me tombent dessus ne s’y trompent pas : ils ont bien compris ce que ce sujet faussement léger a de subversif. Je m’attaque à de grands tabous de la société française : la famille, la filiation, l’héritage.
Dans Le Grand Soir, Rosa Moro évoque l’héritage de Thomas Sakara : Les peuples d’Afrique seront libres quand ce seront eux-mêmes qui mèneront la lutte pour la libération, s’uniront et construiront quelque chose de nouveau fondé sur leur propre culture. L’Afrique ne sera pas libre parce que les Occidentaux viennent avec des aumônes. Cela ne fonctionne pas ainsi.
Il est important de souligner que les ONG ont joué un rôle très important en Afrique en ce qui concerne la destruction de l’idéologie révolutionnaire. Elles éloignent les gens du contexte révolutionnaire.
Par exemple, la lutte pour l’égalité des femmes à l’époque de Sankara était intégrée à la révolution. L’idée était que le processus révolutionnaire impliquait d’élever les femmes à des positions d’égalité.
Et c’est un domaine où nous entrons en conflit avec certaines ONG, parce qu’elles sortent cette lutte de son contexte révolutionnaire. Elles ont “ onégéisé ” la lutte et cela génère un rejet parmi la population, qui s’y oppose maintenant parce qu’elle la perçoit comme quelque chose provenant des ONG occidentales.
Lorsque j’étais étudiant un peu avant et un peu après 1970, je prenais très fréquemment le train depuis la gare d'Amiens. À l'époque dans ce type de gare de grandes villes, il n'y avait pas un seul policier, gendarme ou autre agent de sécurité. Sauf, bien sûr, lorsque était accueillie une “ huile ”.
Mais la France a bien changé. Elle a inexorablement pris la direction de l'enfer orwellien de 1984. Pour notre sécurité bien sûr, il y a désormais des caméras partout, des agents de sécurité publique ou privée en pagaille, des gens lourdement armés qui peuvent déboucher à tout coin de rue et à tout moment, des camions blindés capables de vous tuer en envoyant un jet d'eau d'une puissance inimaginable il y a un demi-siècle. J'en passe et les meilleurs.
Ce matin à la gare de la Part-Dieu à Lyon, je tombe en arrêt devant cinq hommes en uniforme noir, armés d'une matraque et d'un pistolet qui essaient de se saisir et de calmer une femme qui hurle des phrases incompréhensibles. Je ne sais ce qu'il reproche à cette personne, de quoi elle est peut-être coupable. Elle se débat furieusement si bien que le combat dure cinq bonnes minutes. En fin de compte, l'un des hommes en noir parvient à lui passer les menottes (incidemment, c'est fou le nombre de gens autorisé aujourd'hui à passer des menottes à des citoyens lambda).
Je lis dans le dos de ces personnels impressionnants l'expression “ Sûreté ferroviaire ”. À dire vrai je n'aime pas trop le mot sûreté qui me rappelle l'allemand Sicherheit.
Pour ne pas prendre ces “ robotcops ” en traître, je reproduis ci-dessous leur propre prose pour exprimer la manière dont la SNCF (pardon : “ SNCF ”) les utilise, et comment ils se perçoivent eux-mêmes.
Le partenaire sûreté des acteurs du système ferroviaire
La Sûreté ferroviaire est l’entité de la SNCF qui assure au quotidien la protection des voyageurs, des biens et des personnels sur l’ensemble du réseau ferré national, dans les gares et dans les trains. Son organisation et ses missions sont adaptées à la prévention et à la lutte contre tout acte de malveillance en milieu ferroviaire et à son environnement direct.
À nos compétences d’agents de la sûreté, nous ajoutons une expertise incontestable et éprouvée en matière d’intervention en milieu ferroviaire.
Nos équipes interviennent sur tout le territoire national, 24h/24 et 7j/7. L’ensemble de ces savoir-faire, de même que notre capacité à les assembler, s’incarnent dans les compétences de nos 3200 collaborateurs.
Découvrez notre entité, notre activité et nos solutions. Concilier expertise, engagement et flexibilité : c’est ainsi que nous concevons notre mission.
La Sûreté ferroviaire déploie toute son expertise à travers ses prestations qu’elle met au service des entreprises ferroviaires de transport de voyageurs et de marchandises, des gestionnaires de plateforme ou d’infrastructure et des besoins en formation.
Vols de métaux, présence sur les voies, dégradations…sont notamment des risques sur lesquels la Sûreté ferroviaire intervient grâce à son analyse, son anticipation et sa maitrise des enjeux de sécurité ferroviaire.
Garantir la tranquillité du voyage, c’est le travail de la Sûreté ferroviaire. Elle accompagne les voyageurs dans la mobilité en assurant une présence bienveillante et performante tant en situation normale qu’en situation perturbée.
Pour sécuriser les trains, la Sûreté ferroviaire s’appuie tant sur ses collaborateurs que sur les nouvelles technologies. Elle offre ainsi à ses clients des prestations de sûreté performantes face à l’évolution de la malveillance.
Garante du savoir-faire sûreté en milieu ferroviaire, l’Université de la Sûreté dispense des formations en adéquation avec les problématiques opérationnelles rencontrées.
Intégrée au groupe SNCF, la Sûreté ferroviaire partage les valeurs profondes autour desquelles se rejoignent les hommes et les femmes, opérationnels comme fonctionnels, qui composent le Groupe aujourd’hui.
L’engagement :
Nous sommes fiers de contribuer à la mission d’intérêt général de l’entreprise. Tous les jours, nous agissons au service de nos clients et des territoires et avons à cœur de nous mobiliser dans les situations complexes. Nous sommes tous engagés.
L’efficacité :
Chaque jour, nous unissons nos compétences et nos savoir-faire pour faire rouler en toute sécurité plus de 15 000 trains. Et parce que la mobilité est essentielle et que la gestion de l’argent public nous oblige, nous exerçons nos métiers avec l’exigence de nous améliorer continuellement. Nous sommes tous efficaces.
L’ouverture :
Convaincus que la diversité est une richesse, nous sommes à l’écoute des besoins et attentes de chacun de nos clients, de nos partenaires et des citoyens. Nous sommes curieux, attentifs aux évolutions de la société et recherchons les idées nouvelles qui nous font progresser. Nous sommes tous ouverts.
La Surveillance Générale (SUGE), aujourd’hui connue sous le nom de Sûreté ferroviaire est créée le 1er mars 1914. Il s’agit au départ d’agents mobiles regroupés en « Brigades Volantes » chargés de la surveillance des marchandises et des gares du réseau ferré de l’État.
En 1918, les effectifs sont d’environ 200 agents. Les diverses compagnies de chemin de fer s’inspirent de cette police d’un nouveau type. Les missions de l’époque portent sur l’accompagnement des convois en prévention des vols d’objets ou de matériels appartenant aux chemins de fer, des vols de bagages à main des voyageurs, des actes de malveillance.
En 1937, suite à la nationalisation des Grands Réseaux de Chemins de fer, les agents des services chargés de la répression des vols des anciennes compagnies de Chemin de fer sont incorporés au sein de la toute nouvelle SNCF, qui est alors organisée en six réseaux (Nord, Ouest, Sud-Ouest, Méditerranée, Sud-Est et Est).
Deux ans après, le 1er mars 1939, l’ensemble de ces services prend le nom de Surveillance Générale (SUGE) et leur mission s’organise autour de la répression des vols et des fraudes en matière de transports de marchandises.
En 1957, la SUGE compte moins de 500 agents.
Dans les années 70, la recrudescence des vols à main armée incite le ministère de l’Intérieur à fournir des escortes lors de transferts de fonds importants.
En septembre 1971, SNCF décide de centraliser la SUGE face aux menaces nouvelles d’alertes à la bombe.
En 1972 et 1973, SNCF restructure ses réseaux en 23 régions et 23 brigades travaillant en coordination avec les forces de police et de Gendarmerie.
Entre 1980 et 1990, plusieurs évolutions s’opèrent au sein de la SUGE. Jusqu’alors réalisé en interne, le recrutement des agents s’ouvre à l’externe. Quant aux missions, elles intègrent désormais la sécurisation des clients et des personnels, d’abord dans les trains puis dans les gares. Les premiers équipages de cyno-défense, pour faire face aux phénomènes de bande et assurer une présence à la fois rassurante et dissuasive, font également leur apparition.
Les années 2000 sont quant à elles marquées par la mise en application de plusieurs lois et décrets, faisant évoluer considérablement les pouvoirs de la SUGE : le relevé d’identité, la reconnaissance légale des spécificités du service interne de sécurité de SNCF, mais aussi l’injonction verbale ou contraignante de sortir des emprises ou de descendre du train.
En 2004, le Poste de Commandement National Sûreté (PCNS) est créé pour coordonner tous les moyens opérationnels, afin de garantir un maillage sûreté optimal et faciliter la prise en charge rapide des interventions.
En 2006, faisant suite à plusieurs faits marquants de coup de feu à leur encontre, les agents opérationnels du site d’Émerainville (77) sont dotés d’un gilet par balle à port discret pour préserver leur sécurité sur le terrain. Petit à petit, l’ensemble des agents d’Île-de-France puis de province en seront également équipés.
En 2010, la Surveillance Générale est renommée Sûreté ferroviaire et s’en suit le renouvellement des tenues des agents. Puis courant 2012, l’organisation géographique des brigades changent, pour devenir 11 Directions de Zones Sûreté, calquées sur les zones de défenses et de sécurité du territoire français.
L’année 2016, avec la promulgation de la loi Savary, a, elle aussi, apporté son lot d’évolutions : la réalisation de missions en civil armé, les palpations de sécurité et les fouilles de bagages aléatoires avec consentement du propriétaire ou encore l’interdiction verbale ou contraignant d’accès au train.
De plus, faisant suite aux évènements terroristes touchant la France et le transport ferroviaire, et en prévision de l’Euro 2016 de football dans l’hexagone, l’expérimentation des premiers équipages de cyno-détection, spécialisés dans la détection et la recherche d’explosifs, est enclenchée.
Équipés d’un revolver depuis presque 30 ans, les agents se voient alors attribuer, en 2018, une nouvelle arme de service : un pistolet semi-automatique de calibre 9mm. En parallèle, pour renforcer l’efficacité opérationnelle et faciliter le quotidien des agents, un panel d’outils technologiques est développé : smartphone professionnel, caméra-piéton, radio 4G, drone…
Enfin, l’essor de la vidéo, qu’elle soit utilisée pour la protection des clients dans les trains, les gares, ou pour la surveillance des installations ferroviaires, apparaît comme un appui technique de taille et un atout fondamental pour se différencier et rester à la pointe de la technologie.
En 2020, la crise de la Covid-19 et l’état d’urgence sanitaire ont imposé un changement durable des habitudes dans les transports, la mise en place de nouvelles règles pour les voyageurs et par conséquent, de nouvelles dispositions opérationnelles et légales pour les agents de la Sûreté ferroviaire (verbalisation pour non-port du masque, vérification du passe sanitaire).
Christa Pike : la condamnée à mort a survécu à deux injections létales, après un ultime sursis annulé.
Cette femme de 50 ans respirait encore après avoir reçu deux doses de Pentobarbital, ont annoncé ses avocats, qui ont ajouté : “ Christa reçoit des soins dans un hôpital à proximité. Nous n'avons pas été informés de son état. ”
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre (dans une affaire de rivalité amoureuse) en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu’elle avait 18 ans. Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l’époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.
Les avocats de Christa Pike affirmaient que sa défense lors de son procès en 1996 n’avait pas invoqué les circonstances atténuantes dont elle aurait dû bénéficier, notamment les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge. Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par ces violences. Début septembre, des experts mandatés par l’ONU avaient appelé à suspendre l’exécution et à commuer sa peine.
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux Etats-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 Etats américains. Trois autres, la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.
Dans le World Socialist Website, Jacob Crosse nous informe que le Bureau de l’inspecteur général du département de la Sécurité intérieure a documenté l’utilisation de cages de torture métalliques contre des immigrés au camp de concentration de Floride que le président américain Donald Trump et ses alliés fascistes ont vanté sous le nom d’« Alcatraz des alligators ».
Entre le 17 juillet 2025 et le 18 janvier 2026, le personnel de la “ Florida Soft-Sided Facility ” (Installations en parois souples en Floride) a enfermé 79 personnes dans des cages mesurant environ un peu plus d’un mètre de côté, soit à peu près 1,5 m carré de surface au sol, pour des durées allant de quelques minutes à près de deux heures. Les inspecteurs ont décrit cette pratique comme « à nulle autre pareille parmi celles qu’une équipe de l’OIG ait observées dans les établissements de l’ICE » et ont écrit qu’elle « n’est pas conforme aux normes de traitement humain ». Le personnel appelait ces cages des « zones d’apaisement » et affirmait que les détenus n’y étaient pas enfermés à clé, mais les inspecteurs ont constaté la présence de mécanismes de verrouillage. Un registre de l’établissement indique qu’au moins un homme a été maintenu dans une cage pendant 26 minutes pour avoir « refusé d’obtempérer à un ordre légitime ». D’anciens détenus interrogés l’an dernier par Amnesty International l’appelaient « la boîte », la décrivaient comme une punition et racontaient y avoir été enchaînés au sol.
Selon L’Obs, La France traverse une période de sécheresse inédite qui touche tous les départements à des degrés divers. En Haute-Garonne comme en Haute-Savoie, plusieurs lacs ou cours d’eau sont en situation de crise.
Même fin septembre, la sécheresse continue de frapper en France. La Garonne est en situation de crise entre les Pyrénées et Toulouse du fait de la sécheresse prolongée qui contraint à un niveau jamais connu de restrictions d’usage de l’eau dans la zone.
Plus à l’Est, à Annecy (Haute-Savoie), des bancs de sable blanc se dévoilent et les bateaux restent à quai, faute de fond suffisant dans les eaux cristallines du lac qui, sous un soleil bleu persistant, baisse d’un centimètre par jour et se rapproche de son niveau le plus bas.
L’Humanité nous informe que dans les Pyrénées-Orientales le cinéma d’Elne, baptisé René-Vautier en hommage au cinéaste communiste et anticolonial, va changer de nom. Sous prétexte d’une prétendue neutralité politique, le nouveau maire d’extrême droite tourne le dos à l’histoire et crache sur la mémoire des résistants. Dernier épisode de la bataille culturelle de l’extrême-droite : à Elne, le maire Steve Fortel, classé « divers extrême droite », vient d’annoncer le retrait du nom de René Vautier du cinéma municipal pour le rebaptiser « Bobine illibérienne ».
Après avoir retiré les couleurs arc-en-ciel du drapeau LGBT+ au niveau du passage piéton qui menait au cinéma, cet ancien membre du Front national souhaite effacer toute trace politique de gauche dans sa ville, un ancien bastion communiste. À commencer par l’histoire de la Résistance et de la lutte anticolonialiste qu’incarnait René Vautier (1928-2015)
Selon Le Monde, la Commission européenne a ouvert une enquête sur Grok (assistant d’intelligence artificielle conversationnelle développé par la société xAI d'Elon Musk) après la divulgation de fausses images de femmes et enfants dénudés. Jusqu’ici, l’Union européenne a résisté aux pressions de Washington pour qu’elle assouplisse sa réglementation sur le numérique. Et, bon an mal an, elle n’a pas renoncé à la faire respecter, même si les enquêtes traînent et si les rares amendes déjà infligées peuvent paraître modestes.
L’exécutif communautaire a donc ouvert une enquête contre l’entreprise d’Elon Musk, qui demande régulièrement l’abolition de la construction communautaire. Plus précisément, Bruxelles soupçonne qu’avec Grok, l’intelligence artificielle de X, le réseau social ait enfreint les règles de la Loi sur les Services Numériques qui lui impose de protéger les utilisateurs contre les contenus illégaux.
On ne dénoncera jamais assez la pratique de l’excision
Autour de l’excision, le débat fait désormais rage, ce qui est un progrès par rapport à il y a un demi-siècle quand cette pratique était une évidence tranquille. Mais il existe toujours de vrais esprits, des gens cultivés comme Abdoul Niang, un influenceur malien se présentant comme spécialiste des sciences criminelles, du terrorisme et de la coopération internationale – suivi par 258 000 personnes sur Facebook, qui défendent ces mutilations, pour eux « une pratique millénaire respectable ». Par parenthèse, on relèvera que Niang est proche des militaires arrivés au pouvoir en 2020. Ce qui est anecdotique car s’il en était éloigné, cela ne changerait rien à son positionnement et au scandale qui veut que des hommes s’arrogent le droit de décréter ce qui est bon pour des fillettes de huit ou neuf ans mutilées à vie.
J'ai découvert cette horreur au début de 1978, à l’occasion d’un voyage d’agrément au Mali. Je résidais et travaillais à l’époque en Côte d’Ivoire. Au détour d’une piste, ma petite famille et moi croisâmes un groupe constitué de trois femmes et cinq ou six fillettes se tenant l’entre-jambes, en souffrant manifestement. Nous étions à quelques kilomètres du village où nous avions prévu de faire étape. Une fois sur place, nous demandâmes des éclaircissements sur ce que nous venions de voir. Des explications complètes nous furent fournies. Pour oublier le malaise effarant qui s’était saisi de moi, je pensai à cet apophtegme très paradoxal que j’avais repris à mon compte et que j’aimais à citer : « tout est sexuel sauf … le sexe ».
L’excision est une affaire de pouvoir, celui d’empêcher les femmes de connaître la jouissance. Une femme qui jouit dans l’Afrique millénaire aura forcément – selon bien des hommes – la tentation d’aller voir ailleurs, surtout si son mari n’est pas fichu de lui faire connaître l’orgasme. Mais pour Niang, une femme excisée aura moins de pulsions sexuelles et sera une épouse fidèle.
L’excision n’est ni “ africaine ” ni musulmane. Elle est apparue avant le christianisme, et donc l’islam. Vraisemblablement dans l’Égypte et le Soudan actuels, plutôt dans les classes supérieures, avant de se répandre dans la population tout entière. Les fillettes des classes populaires devaient subir l’excision pour avoir une chance d’épouser des hommes de rangs supérieurs. De la corne de l’Afrique, l’excision s’est propagée vers l’Ouest.
L’Organisation mondiale de la Santé distingue quatre types de mutilation sexuelle féminine :
Ces pratiques débouchent sur des douleurs physiques et psychologiques intenses. La vulve, les lèvres et le clitoris sont des zones très sensibles car très innervées. Les mutilations sexuelles féminines sont généralement pratiquées sans anesthésie. Les douleurs peuvent persister tout au long de la vie.
Des problèmes urinaires et menstruels sont fréquents. Tout comme des conséquences sur les pratiques sexuelles.
Lors des grossesses et des accouchements, des saignements peuvent survenir, ainsi que des déchirures du périnée et des fistules obstétricales. Les infections peuvent entraîner la stérilité.
Les excisions sont pratiquées sur des fillettes de plus en plus jeunes (9 à 12 ans). D’une manière générale, les femmes sont excisées avant l’âge de 15 ans. L’excision renforce les inégalités entre les sexes. Elle apparaît non seulement comme “ normale ” dans les sociétés qui la pratiquent, mais aussi comme une marque de bonne éducation, comme une protection qui permet le mariage.
En Afrique de l’Ouest, les excisions sont généralement pratiquées par des femmes âgées, “ expérimentées ”. La tendance est aujourd’hui est de la faire pratiquer par des professionnels de santé, ce qui officialise la mutilation.
Aujourd’hui, dans le monde, 200 millions de femmes ont été excisées. 4 millions de fillettes subissent cette mutilation chaque année. Les pays les plus concernés sont le Mali, le Burkina Faso, la Sierra Leone, la Gambie, la Guinée, la Somalie. La France n’est pas épargnée. Au début des années 2010, environ 125 000 femmes adultes « mutilées » vivaient en France. La population féminine adulte excisée résidant en France a doublé en l’espace de 10 ans, passant d’environ 60 000 à environ 120 000, alors que la pratique a quasiment disparu sur le territoire français depuis une quinzaine d’années. Une femme sur dix, victime d’excision en France, l’est en Seine-Saint-Denis.
L’Union Européenne compte plus de 500 00 femmes mutilées, avec dans le peloton de tête la France et le Royaume-Uni.
Les droits humains violés par les mutilations sexuelles féminines sont :
En système “ libéral ”, la tendance est de faire de l’excision un commerce. En 2024, une enquête de l’AFP a mis au jour, en Côte d’Ivoire, un trafic de clitoris de femmes excisées, revendus pour de prétendus pouvoirs mystiques dans certaines régions du pays.
L’actrice ivoirienne Naky Sy Savané, connue pour avoir joué dans la série Lupin, a fondé l’association Union des Femmes du Monde-GAMS Sud, à Marseille, et préside aujourd’hui le Collectif des femmes africaines contre l’excision et les violences liées aux traditions. « Les départs de certaines familles vers le pays d’origine exposent des jeunes filles à de graves mutilations sexuelles. »
Selon Jacob Crosse pour le World Socialist Website, Les cages de torture de Trump pour les immigrés détenus nous disent que Guantánamo Bay a débarqué aux États-Unis.
Dans un rapport daté du 11 septembre, le Bureau de l’inspecteur général du département de la Sécurité intérieure a documenté l’utilisation de cages de torture métalliques contre des immigrés au camp de concentration de Floride que le président américain Donald Trump et ses alliés fascistes ont vanté sous le nom d’« Alcatraz des alligators ».
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Les images de ces cages rappellent les cages à ciel ouvert de Guantánamo Bay et les boîtes de confinement que la CIA utilisait pour torturer les prisonniers dans ses prisons secrètes. Les méthodes criminelles inaugurées au cours de décennies de guerres américaines à l’étranger et de la « guerre contre le terrorisme » sont aujourd’hui rapatriées et employées contre les travailleurs immigrés à l’intérieur même des États-Unis.
Le 21 janvier 2026, 1 467 personnes étaient détenues dans ce camp de concentration du sud de la Floride, édifié à la hâte sur le tarmac d’un aéroport, au cœur des Everglades. Les cages punitives n’étaient qu’une forme parmi d’autres de la torture que les inspecteurs ont vu infliger aux immigrés.
Les immigrés détenus dans cet établissement ont fait état de violences de la part des gardiens et de privations : accès à un avocat, soins médicaux, eau potable, temps de récréation et nourriture consommable leur étaient refusés.
La rentrée est désormais lancée et la colère s’invite dans le calendrier de l'élection présidentielle, bousculant les candidats dont aucun ne met en cause la responsabilité du capitalisme et encore moins le combat.
Les foyers de colère se multiplient sur fond de hausse du carburant, de l’électricité, du gaz, fruits et légumes… Toutes ces hausses viennent directement amputer des salaires, elles ne permettant plus de vivre dignement. Des millions de travailleurs dépendent de leur voiture pour aller travailler. Les salaires ne suivent plus les prix, la dégradation des conditions de travail, de l’emploi, le démantèlement des services publics et la politique des fondés de pouvoir du patronat faisant payer la note aux travailleurs. Face à l’austérité, l’inflation, la casse de nos droits, les conditions de travail, les travailleurs montent au créneau et les appels à la grève et aux mobilisations se multiplient. Des mobilisations nationales, sans les confédérations, se sont organisées avec les grèves du 15 septembre dans les services publics, la santé et l’action sociale, les travailleurs de l’énergie étaient en grève contre la remise en cause du tarif agent. Du côté des universités, les chercheurs, les personnels des universités, le mouvement étudiant se sont mobilisés mercredi contre le sous-financement. »
Selon Jonathan Baudouin pour La Vie Ouvrière, « Derrière la construction d'un temple hindou près de Paris, il fait voir l'ombre du régime suprémaciste de Narendra Modi. Après l’inauguration du premier temple hindou traditionnel en France, le 2 septembre, dans la Seine-et-Marne, l'inquiétude grandit. Entre soupçon d'esclavage des ouvriers bâtisseurs, risque d’instrumentalisation de l’hindouisme par le régime d’extrême droite indien pour diffuser sa propagande nationaliste sur le sol français et possibles ingérences à l’orée de la présidentielle 2027, les questions se multiplient. »
PS : LE BOY DE ROTHSCHILD DANS LE TEXTE (Plus tard, il faudra bien qu'il régurgite ses horreurs prononcées en toute conscience ) :
Dans Le Grand Soir, Aleida Guevara, fille aînée du Che, évoque la vie quotidienne à Cuba : « La situation à Cuba est très difficile. Le blocus que les États-Unis maintiennent depuis des décennies devient chaque jour plus cruel, car il s’agit désormais d’un blocus très actif qui touche surtout tout ce qui a trait à l’énergie dans le pays. Il empêche pratiquement tout d’entrer.
Cela fait des mois qu’aucune goutte de pétrole n’entre dans un pays qui ne peut produire que quatre millions de tonnes de pétrole, ce qui ne suffit pas pour faire fonctionner l’ensemble du pays, sans compter qu’il s’agit d’un pétrole très riche en soufre et très lourd.
Nous traversons une période très critique, car sans carburant, c’est pratiquement tout le pays qui est paralysé. Je parle des transports urbains, je parle des déplacements individuels, je parle des hôpitaux, je parle de toute la vie du peuple.
Toute la vie du peuple est paralysée. Et c’est impressionnant ; c’est facile à dire, mais très difficile à vivre. La situation actuelle de Cuba mérite une grande solidarité ; il faut que les peuples se réveillent et brisent une fois pour toutes ce blocus criminel dans lequel les États-Unis nous ont plongés – mais avec courage. Aux Nations unies, de très nombreux peuples disent « non » au blocus, mais ne font rien pour y mettre fin. Ils ont peur d’être écrasés par la puissance des États-Unis ».
Selon Le Monde (Lucie Robequain) : Les hedge funds spéculent de plus en plus sur la dette française et font planer la menace d’une crise. Les fonds spéculatifs assurent plus de la moitié des échanges d’obligations européennes. La France, qui détient l’une des dettes les plus élevées du Vieux Continent, s’inquiète de ces créanciers au profil moins prévisible que celui des institutions publiques, des banques ou des assureurs.
La dette de la France, qui était jusqu’alors largement détenue par des institutions publiques, des banques et des assureurs, l’est de manière croissante par des fonds spéculatifs.
Le poids des hedge funds dans la dette française ne fait l’objet d’aucune évaluation officielle. Tout juste sait-on qu’ils représentent plus de la moitié des demandes adressées aux banques chargées de vendre la dette française chaque semaine, indique la Banque de France dans son rapport, sur la base d’un sondage réalisé par la Banque centrale européenne (BCE). Autre donnée frappante : les établissements financiers basés aux îles Caïmans – pour la plupart des fonds spéculatifs – détenaient 55 milliards d’euros d’obligations françaises en juin 2025, en hausse de presque 30 % sur six ans, selon les données publiées chaque semestre par le « gendarme » boursier américain. Ce n’est qu’une toute petite proportion de la dette hexagonale (3500 milliards d’euros).
Dans Le Monde, Solenn de Royer observe des fêlures dans la vitrine de la stratégie de « dédiabolisation » du Rassemblement national.
L’affaire du policier municipal de Carcassonne complique un peu plus le début de campagne du parti d’extrême droite. Un retour du refoulé, selon l’expression du chercheur Luc Rouban, qui renvoie Marine Le Pen au vieux Front national et à son fond xénophobe, raciste et antisémite.
Le 8 septembre, la diffusion par le Midi libre des propos accablants d’un policier municipal de Carcassonne, qui a multiplié les saillies racistes, sexistes et complotistes dans l’habitacle de sa voiture en novembre 2025, a embarrassé le Rassemblement national (RN), qui a radié sans tarder l’intéressé, membre « bénévole » de son service d’ordre, et l’a exclu du parti. La rapidité d’exécution et la « fermeté » affichée en disent long sur l’importance de l’enjeu, à sept mois de l’élection présidentielle.
L’affaire de Carcassonne complique un peu plus le début de campagne de la formation d’extrême droite, déjà parasitée par la polémique qu’a entraînée sa proposition d’interdire le voile dans l’espace public, puis par le voyage de son président Jordan Bardella à Londres, à la rencontre du chef du parti d’extrême droite et ardent défenseur du Brexit Nigel Farage. Elle s’inscrit dans le sillage des sorties racistes, antisémites ou complotistes des candidats du RN, recensées lors des deux derniers scrutins,
PPS : Si la droite remporte la prochaine présidentielle, elle ne gagnera que par la mauvaise foi car elle n'a pas vraiment de programme.
[Diverses circonstances de vie m'ont empêché de m'établir à Briançon, mais je n'ai jamais cessé d'aimer et de m'intéresser à cette ville. BG]
En 2022, l’association de la MJC (Maison de la culture et de la jeunesse) de Briançon est placée en liquidation judiciaire. Mais avant de disparaître, celle-ci confie à l’écrivain François Beaune le soin de raconter son histoire. Ce dernier en a tiré un récit collectif inspirant qui raconte à travers cette MJC un pan de l’histoire de l’éducation populaire en France. Ce récit documentaire, qui montre les grandes joies collectives, mais aussi les difficultés du monde associatif (éditions Cause Perdue), mérite assurément toute notre attention.
Pour retracer l’histoire de la MJC du Briançonnais, François Beaune a réalisé de nombreux entretiens avec les acteurs et actrices de cette structure (responsables de l’association, salariés et bénévoles). L’ouvrage recèle donc différents points de vue et cet aspect polyphonique est très appréciable, même s’il n’est pas toujours aisé de suivre les différents protagonistes. Au niveau de la forme, l’écrivain a fait le pari réussi de faire parler la MJC à la première personne. Cette dernière commence par raconter sa fin, triste et sans adieux officiels, avant de remonter à sa naissance en 1965, puis de retracer presque cinquante ans de vie associative.
François Beaune revient brièvement sur l’histoire des MJC, qui se multiplient après la Seconde Guerre mondiale, dans le sillage du programme du CNR. Celle de Briançon ne naît qu’en 1965 et, à l’époque, elle est vue comme un moyen possible de « canaliser les ardeurs juvéniles » par le maire gaulliste. Ville de garnison située en altitude, d’où l’implantation de sanatoriums, Briançon est également très peu dotée en vie culturelle et associative. Elle bénéficie à ses débuts d’animateurs très engagés qui proposent de nombreuses activités aux jeunes du territoire. Très vite, la population locale adhère au projet et s’en saisit.
Après Mai 68, de nombreuses initiatives fleurissent : festivals de cinéma, ateliers tricot, poterie, yoga, danse… Quand, à la fin des années 1970, la MJC se retrouve en conflit avec la mairie, des adhérents et adhérentes occupent le bâtiment, donnant lieu à une expérience autogestionnaire quelques années après Lip et le Larzac. Cette dynamique inaugure une nouvelle période faste à la MJC qui repart ensuite de plus belle.
Ce qui frappe à la lecture de ce récit, c’est l’inventivité et le dévouement des acteurs de cette histoire qui rénovent eux-mêmes les locaux ou les équipements quand c’est nécessaire et qui développent un grand nombre d’activités, à destination de la jeunesse, mais plus largement des habitants et des habitantes du territoire. La MJC devient une grande maison abritant en son sein de nombreuses initiatives et associations, pour lesquelles certains services sont mutualisés. L’association compte jusqu’à un millier d’adhérents pour une population de 10 000 habitants !
En fin de compte, ces personnes défendent et construisent au jour le jour un modèle de société « post-capitaliste, émancipé des logiques de concurrence, d’accaparement des richesses au profit d’une infime minorité » où les talents de chacun sont mis au service du collectif, et c’est très inspirant.
Forcément, voir mourir une structure qui a eu une si belle vie est assez déprimant, mais la recherche des causes est riche d’enseignements. Celles-ci sont à la fois conjoncturelles et structurelles. Située près de l’Italie, Briançon voit arriver des migrants à partir de 2015. La municipalité est complètement démunie, c’est donc depuis la MJC que va s’organiser l’accueil de ces personnes. Si celle-ci est une réussite, elle détourne cependant les salariés et bénévoles de la MJC de leurs activités originelles.
Par ailleurs, l’association souffre d’un manque de renouvellement des forces militantes. Enfin, comme de nombreuses associations, la logique d’appel à projets étouffe la liberté dont elle jouissait et l’entraîne dans une dépendance aux subventions publiques. Quand ces dernières se tarissent, cela porte un coup fatal à l’association.
Et puis, de manière générale, la société individualiste tend aussi à transformer une aventure collective en une structure prestataire de services. Face à toutes ces causes, peut-être qu’il faut réinventer le modèle associatif pour se tourner, par exemple, vers celui des SCOP. En tout cas, nous avons toujours besoin de perpétuer la longue histoire de l’éducation populaire : ce récit est la preuve de tout ce qu’elle peut apporter sur le plan individuel et collectif.
PS (qui n'a rien à voir) :