Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 août 2026 6 01 /08 /août /2026 05:01

Repris du World Socialist Website.

Les médias capitalistes se sont délectés des scènes déplorables qui ont suivi la finale : des joueurs argentins s'en prenant physiquement à leurs rivaux espagnols, les champions qui méritaient la victoire. Le récit des tabloïds était tout trouvé : de mauvais perdants. Ce n'est pas glorieux, mais c’est loin d’être inédit dans l’histoire du football.

Ce qu'aucun éditorial n'aborde, c'est l'origine de cette colère : la frénésie nationaliste attisée depuis des mois par les gouvernements et les médias de tous bords, qui ont tout intérêt à dresser les travailleurs les uns contre les autres sur des bases nationales. Lorsque Donald Trump est apparu sur les écrans du stade, des dizaines de milliers de spectateurs l'ont hué. Le spectacle de la mi-temps, avec Madonna, Bieber, Shakira, Burna Boy et BTS, a presque éclipsé la finale elle-même. Dans un geste d'une hypocrisie sidérante – sans que les artistes n'y soient pour rien –, ils ont chanté avec des enfants pour la paix dans le monde, tandis que le pays hôte les observait depuis une loge VIP protégée par des vitres pare-balles. Trump écoutait ces chansons tout en planifiant la prochaine vague de bombardements contre l'Iran et en soutenant le régime de Netanyahou, responsable des meurtres et de la famine des enfants de Gaza.

Moins de 24 heures plus tard, les médias espagnols utilisaient l'intelligence artificielle pour effacer Trump de la photo du capitaine de l'équipe, Rodri, soulevant le trophée. Quelques jours plus tard, Trump annonçait des droits de douane s'apparentant à une guerre économique contre une grande partie des pays dont les équipes venaient de participer à la compétition, notamment les co-organisateurs, le Canada et le Mexique.

Coupe du monde 2026 : transformer le beau jeu en une entreprise à plusieurs milliards de dollars gérée par des parrains de la mafia

Le tournoi, organisé au Mexique, aux États-Unis et au Canada, avec la plupart des matchs aux États-Unis, était organisé par la FIFA et ses partenaires milliardaires new-yorkais, qui ont réécrit les règles pour le soumettre entièrement au profit. Ils ont largement réussi. À leurs yeux, ce fut un triomphe : le Guardian a évoqué des recettes record de 15 milliards de dollars, éclipsant les 7,5 milliards de dollars de Qatar 2022.

La Coupe du monde 2026 a marqué une escalade qualitative dans la dégradation du sport par le capitalisme. Des pauses d'hydratation de cinq minutes ont été imposées à chaque mi-temps, non pas pour la sécurité des joueurs, mais pour générer des revenus publicitaires. La FIFA a étendu le tournoi de 64 à 104 matchs, soit une augmentation de 62,5 %, exploitant au maximum le physique des joueurs pour obtenir davantage de temps d'antenne et de recettes publicitaires.

Fidèle à la mentalité individualiste du capital américain, cette Coupe du monde était celle de Messi, et non de l'Argentine ; de Mbappé, et non de la France ; de Cristiano Ronaldo, et non du Portugal ; de Haaland, et non de la Norvège. Le seul objectif était le marketing, et notamment les milliards de dollars de recettes publicitaires. Les équipes changent désormais de maillot chaque année, cherchant à inciter les enfants de la classe ouvrière à acheter sans cesse. Un sport né dans les rues et les usines est devenu inaccessible à la classe ouvrière qui l'aime.

Le trophée lui-même est arrivé dans une malle Louis Vuitton, la maison de luxe dont les sacs à main ornent les vitrines de la Cinquième Avenue à New York et des Champs-Élysées à Paris. Le sport des masses pauvres a été présenté dans l'emballage des ultra-riches.

L'intervention illégale du président fasciste Donald Trump, exigeant que le président de la FIFA, Gianni Infantino, retire le carton rouge infligé à l'attaquant américain Folarin Balogun – qui entraînait une suspension automatique –, constituait un abus de pouvoir flagrant au profit de l'équipe du pays hôte. La FIFA s'est exécutée. Rien n'illustre mieux la fusion de l'instance dirigeante du football avec l'État américain et les milliardaires à sa tête.

Tarification dynamique et culte de la célébrité

La tarification dynamique, imposée par le capital américain, s'est révélée un outil crucial pour maximiser les profits du tournoi, tout en excluant la grande majorité des supporters des stades. Pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, la FIFA avait fixé le prix du billet le moins cher pour la finale à 100 dollars pour les ressortissants américains. Pour la Coupe du monde 2022 au Qatar, le prix minimum était passé à 200 dollars. Pour le tournoi qui vient de s'achever, il a bondi de 900 %, atteignant 2030 dollars. Pourtant, même ce chiffre paraît dérisoire comparé aux prix de revente : les moins chers se situaient entre 7000 et 10 000 dollars, les plus chers entre 35 000 et 39 000 dollars. « Les forfaits officiels dépassaient les 57 000 dollars. Dans des cas extrêmes, les offres atteignaient 575 000 dollars, voire des millions pour les places de choix », rapporte CNN en Español.

Le centre névralgique financier du tournoi était New York, qui abrite la plus forte concentration de milliardaires au monde et les bureaux des partenaires commerciaux de la FIFA.

La frustration des supporters argentins est compréhensible, mais il faut l’analyser dans son contexte : un quatrième titre était censé servir de soupape d’échappement populaire pour permettre à Javier Milei de continuer à appauvrir le peuple. Lorsque la classe dirigeante se trouve dos au mur, elle déploie un nationalisme fanatique pour stupéfier les exploités. Les milliardaires qui soutiennent le président américain avaient également intérêt à une victoire argentine, permettant ainsi à son président fasciste Milei et à ses complices d'extrême droite de s'allier à Washington dans ses préparatifs de guerre contre la Chine.

La dure réalité au pays

L'Argentine a été brutalement appauvrie par les politiques d'austérité draconiennes de Milei, imposées sous la pression du FMI. Le chômage a atteint 7,8 %. Le salaire moyen ne couvre que 72,1 % du panier de biens et services essentiels. Deux travailleurs sur cinq sont employés dans le secteur informel et vivent dans l'extrême pauvreté. Près de 80 % des personnes employées gagnent moins de 1 500 000 pesos par mois, un montant inférieur au panier de biens et services essentiels. Messi est conscient des souffrances de ses compatriotes. Il a déclaré :

Pour nous, les Coupes du monde sont exceptionnelles ; nous oublions toutes les épreuves que nous avons traversées. Il y a des gens qui vivent des moments difficiles. Comme vous le dites, des gens sans emploi, qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, qui se battent au quotidien.

L'intervieweur de Messi, interloqué, lui a répliqué : « Là, il est vraiment Maradona ! » – l'ancienne vedette du football argentin, connu pour avoir défendu Cuba contre l'embargo américain et la Palestine. L'intervieweur s'est opposé à la protestation de Messi et a défendu la pauvreté imposée par le régime fasciste de Milei, accusant Messi et ses coéquipiers d'être des millionnaires sans aucun engagement politique.

Ce que le capitalisme gaspille

La plupart des génies du football ont été forgés dans la pauvreté. Maradona partageait une chambre de 4 mètres carrés avec sept frères et sœurs. Le père de Di María vendait du charbon pour survivre. Pelé jouait pieds nus avec un ballon fait de chiffons et de chaussettes. Ronaldo Nazário a foulé les rues de Rio à 13 ans lorsque son père a abandonné sa famille. La mère de Cristiano Ronaldo était cuisinière, son père, jardinier à Madère. Mohamed Salah est issu d'un humble village du delta du Nil. Samuel Eto'o a joué avec une noix de coco pendant des années au Cameroun. La liste est interminable. Le capitalisme pille le talent des masses opprimées, puis le leur revend à prix d'or.

Ces footballeurs ne sont pas que des athlètes. Les psychologues identifient un esprit supérieur : une intelligence cognitive élevée, une vision spatiale extraordinaire, la capacité de traiter des millions de points de données par seconde et de prendre des décisions parfaites en quelques millisecondes.

Einstein ne se considérait pas comme un grand mathématicien. La relativité générale a débuté par des expériences mentales. Pour traduire sa vision spatiale en équations, il a eu besoin de mathématiciens, principalement Marcel Grossmann. Sa pensée était visuelle, guidée par la curiosité et la persévérance – des traits partagés par les génies du football.

La conclusion n’est pas que les footballeurs soient des phénomènes de la nature. Elle est que le capitalisme étouffe le potentiel créatif et intellectuel de chaque être humain et ne permet qu’à une poignée d’individus de développer ce qui peut être monétisé. Les 15 milliards de dollars et la malle Louis Vuitton ne sont pas, comme l’affirme la FIFA, les moyens par lesquels la passion du peuple est « financée ». Ils sont le mécanisme par lequel le sport est pris en otage à ceux qui l’ont créé, et par lequel on refuse à la société la capacité de l’élever – tout comme l’art et la science – au niveau dont l’humanité est capable.

Le combat à venir

La Coupe du monde 2026 s'est conclue par le triomphe retentissant de l'Espagne, et par la leçon que rien n'est éternel lorsque l'âge impose ses limites. La FIFA et ses partenaires milliardaires ont empoché les milliards qu'ils convoitaient.

Cette même oligarchie qui a transformé le football en une source de profits colossaux est en train de précipiter l'humanité dans une guerre mondiale. Dans ce contexte, il ne s'agira pas de milliards de dollars, mais de milliards de morts.

Ce n'est pas le football qui unira le monde, comme le prétendent cyniquement les organisateurs. Ce qu'il faut, c'est abolir le capitalisme et le remplacer par un socialisme mondial : une production au service des besoins humains, où l'éducation, la santé, le logement, l'alimentation et les loisirs deviennent des droits inaliénables, et où chaque être humain peut s'épanouir dans le sport, les arts et les sciences.

Un aperçu de cet avenir s'est dessiné sur le terrain. La plus belle révélation du tournoi est venue d'Afrique : quel plaisir de voir le Ghana, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, le Maroc et l'Égypte rivaliser d'égal à égal avec les géants d'Europe et d'Amérique du Sud ! Le talent est partout présent ; seuls les moyens de le développer sont accaparés. Sous le socialisme, ce ne sera pas une révélation. Ce sera la norme.

La Coupe du monde 2026 de la FIFA : corruption à grande échelle du «beau jeu»

PS : Selon le site Boursorama, le président de la FIFA veut privatiser une bonne partie de l'institution et ses activités lucratives, dont la Coupe du monde, à travers une société commerciale XXL ouverte à des actionnaires minoritaires. Il promet une marge de 10 milliards de dollars. Parmi la liste des intéressés : le frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Les grandes fédérations (France, Angleterre, Allemagne) se disent très préoccupées, ce qui, en langage diplomatique, signifie tout ou rien. Mais si le président de la FIFA l'emportait, il pourrait voir ses revenus décupler. Ax dernières novelles le président de la FIFA a retiré son projet.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 05:01

Un article de Rosa Llorens pour Le Grand Soir (https://www.legrandsoir.info/ecrire/?exec=article&id_article=41643)

 

Il y a quatre ans, la Coupe du Monde opposait déjà Mbappé et Messi ; mais la présence aujourd’hui de Lamine Yamal établit une configuration différente.


Il y a quatre ans, Mbappé, avec l’arrogance qu’on lui connaît maintenant si bien, déclarait, avant la finale France-Argentine, que le football européen serait toujours supérieur au football sud-américain (le football des indigènes). On avait alors envie de soutenir l’Argentine, qui représentait le Sud global, face au mépris de l’Occident.

 

Aujourd’hui, le visage de l’Argentine a bien changé, dirigée qu’elle est, depuis décembre 2023, par un clown psychopathe à rouflaquettes, dont le projet est de vendre son pays à Israël, par des accords commerciaux ou, plus concrètement, en lui vendant les terres de la Patagonie (c’est ainsi que l’Empire Ottoman avait commencé à vendre des terres palestiniennes à des organisations sionistes, bien avant la création d’Israël). L’Argentine est donc passée du Sud global à l’Occident ; dit comme ça, cela peut paraître curieux, mais la géographie est élastique : par exemple, la Pologne aujourd’hui n’est plus un pays de l’Est.

 

Messi, lui non plus, n’est plus l’enfant du Barça, grandi à la Masia, son centre d’entraînement, qui avait financé un traitement médical lui permettant de gagner quelques centimètres. C’est un homme d’affaires, qui, comme Milei, a conclu des accords avec des sociétés israéliennes dont il est l’« égérie », notamment avec une société de surveillance qui a joué son rôle dans le génocide de Gaza. C’est pourquoi, aujourd’hui, comme on peut le lire dans les réseaux sociaux, tout le monde le déteste. 


Mais Messi n’est pas un cas isolé : il y a en Argentine toute une catégorie de gens, d’extrême-droite, pour le dire simplement, qui se vantent de ne pas être latino-américains, mais européens, des Blancs descendants d’Italiens, car ces nouveaux aryens ne se présentent pas comme des descendants d’Espagnols, mais bien d’Italiens, comme si l’ADN italien était moins « latino » que l’espagnol. Il s’agit bien sûr de se différencier des autres peuples sud-américains qui mettent en avant leurs composantes indiennes ou métisses, comme le Mexique. Selon eux, le type authentique de l’Argentin se caractérise par une peau claire et des cheveux blonds – type effectivement bien représenté à Buenos Aires. 


Mais cette « blanchitude », également revendiquée au Chili, inquiète : on subodore là-dessous des faits sinistres. Et, en effet, jusqu’en 1847, les Blancs étaient très minoritaires, mais, à cette date, le gouvernement central envoya l’armée réaliser un nettoyage ethnique, un génocide, parmi les indigènes de Patagonie (la même chose s’est produite dans la Patagonie chilienne, comme l’illustre le film terrible et magnifique de Patricio Guzmán, Le bouton de nacre). En même temps, l’Argentine favorisa l’arrivée massive d’émigrants italiens pour coloniser les terres du Sud ainsi vidées de leur population, terres qui leur furent attribuées : on reconnaît le même processus qui a permis la création des Etats-Unis, et celle d’Israël. C’est donc de façon toute naturelle que le monstre à rouflaquettes s’est rapproché de l’agent orange de Washington et des criminels de Tel Aviv. En échange de quoi, cette Coupe du Monde a vu quantité de décisions arbitrales étonnantes, buts annulés, cartons jaunes oubliés, penalties refusés, toujours en faveur de l’Argentine ; et on a pu constater que le recours au VAR ne faisait qu’accroître l’arbitraire. Il se disait que les jeux étaient faits d’avance et que les deux compères, Trump et Infantino, avaient prévu de donner la Coupe à l’Argentine et de sacrer Messi meilleur joueur (comme en 2022 au Qatar).

Mais, en face de cette Argentine déchue, bradée, fascisée, se dressaient l’équipe espagnole et sa vedette, le jeune Espagnol maroco-équato-guinéen Lamine Yamal, élevé lui aussi, depuis ses six ans, à la Masia, mais qui apparaît plutôt comme l’héritier de Maradona que de Messi. Au milieu de la lâcheté, de l’indifférence ou de la criminelle complaisance de l’UE, l’Espagne a sauvé l’honneur en condamnant le génocide et en refusant l’utilisation des bases militaires états-uniennes en Espagne pour l’agression contre l’Iran. Quant à Lamine, on l’a vu courir dans un stade en arborant le drapeau palestinien – image qui a été reprise par un mural sur un mur en ruines de Gaza. Israël, habitué à donner des ordres à (presque) toute la planète, a exigé que les autorités espagnoles condamnent ce geste ; si le Barça n’a pas moufté, Pedro Sánchez s’est déclaré solidaire de Lamine Yamal. 
L’Espagne s’est trouvée devenir ainsi le champion du Sud global, et a été soutenue par une large majorité du monde, en particulier en Amérique du Sud (à l’exception bien sûr de l’Argentine) : l’engagement politique, ou plutôt éthique, a compté davantage que la géographie.

 

Outre l’honneur, l’Espagne a aussi sauvé le football, peut-on lire sur divers sites, tellement l’équipe argentine en finale s’est montrée pitoyable, sans autre recours qu’un anti-jeu systématique, et un jeu brutal, autorisé par un arbitre complaisant, et qui s’est même poursuivi après le coup de sifflet final. Curieusement, un film de 2013, de l’Italo-sarde Paolo Zucca, L’arbitro, chef-d’œuvre à la fois de satire et de comique, préfigurait exactement ce type de situation. L’Espagne a aussi sauvé le football des griffes de Trump, qui a fait tout ce qu’il a pu pour rétrograder le football en soccer, en modifiant les règles du foot (c’est l’épisode Balogun, dont il a fait annuler le carton rouge), en introduisant des « pauses fraîcheur », en fait pauses pub, qui multiplient les mi-temps et hachent le jeu, en faisant de la finale un show de Super Bowl bis.

 

Les Etats-Unis ont clairement montré qu’ils étaient inaptes à organiser un grand événement sportif. Mais le problème n’était pas seulement technique, il était avant tout moral : ce Mundial de la honte aura été pire que les JO de Berlin en 1936, car à cette date, l’Allemagne nazie n’était pas encore en guerre. Trump, lui, venait de perpétrer, en complicité avec Israël, un génocide et lancé contre l’Iran une guerre d’agression criminelle : n’oublions pas les 165 fillettes de Minab et la petite-fille de 16 mois d’Ali Khamenei, dont le petit cercueil, lors des obsèques de l’Ayatollah, faisait venir les larmes aux yeux.

 

Le Mondial est terminé, mais le spectacle continue : après le spectacle sportif, le spectacle guerrier, agrémenté des menaces trumpiennes d’annihiler la civilisation perse : le culte de la mort est le vrai visage de l’entertainment états-unien.

 

 

Le football, reflet des luttes entre Occident et Sud global

LIFE GOES ON

Par Maximilien Lamy, AFP

Le football, reflet des luttes entre Occident et Sud global
Partager cet article
Repost0
31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 05:01

La haine suscitée par l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été largement commentée dans de nombreux médias. Si je souhaite m’exprimer également, c’est parce que je m’interroge : que révèle cette violence, à la télévision, à la radio, dans l’anonymat des réseaux sociaux, de notre culture française ? Que reproche-t-on à ce maire ? Qui l’attaque ?

M. Bagayoko n’est-il pas un révélateur du narcissisme blanc ? Que vous soyez né à Levallois-Perret, que vous ayez un cursus universitaire, que vous fassiez de la politique depuis plus de vingt ans, malgré toute l’assimilation dont vous pouvez faire preuve, aux yeux du narcissisme blanc, un « Noir » est un être malhonnête, dangereux, non légitime, inférieur.

Que vous soyez maire, footballeur, docteur, intellectuel ou un simple enfant, pour le narcissique blanc, vous n’êtes qu’un « Noir », et un « Noir » reste un « Noir ».

Certains « Blancs », bien sûr pas tous, nourrissent les stéréotypes de la négrophobie, qui existe malheureusement aux quatre coins du monde. Le « Noir » est sans doute le seul être de la Terre que tout le monde croit connaître avant même qu’il ne parle. Hier comme aujourd’hui, le narcissique blanc utilise toujours les mêmes armes : le mensonge et la distorsion de la réalité, pour pouvoir violenter ses victimes.

Ces manipulateurs qui tiennent des propos racistes ne sont quasiment jamais condamnés. Pire, ils sont trop souvent applaudis. Cette violence qui perdure, issue du suprématisme blanc, raconte un certain Occident, celui qui place encore aujourd’hui le « Blanc » en haut de l’échelle des valeurs humaines. Et voilà pourquoi le maire de la « ville des rois » devrait être blanc.


Ces narcissiques blancs ont-ils peur de la réussite d’un « Noir » ? Tout « Noir » cultivé inspire-t-il la crainte ? M. Bagayoko reste calme face aux provocations, ne se laisse pas entraîner dans le tourbillon émotionnel que le narcissique blanc essaie de créer. Son sourire semble dire : « Je vois bien que vous êtes profondément frustrés par ma réussite, mais je ne suis pas la cause de votre frustration. Le racisme est votre maladie, pas la nôtre. »

Comme le dit Aimé Césaire dans le Discours sur le colonialisme : « Les colonisés savent désormais qu’ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs “maîtres” provisoires mentent, donc que leurs “maîtres” sont faibles. »

Aujourd’hui, nous, les « Noirs », en savons encore plus. Nous savons qu’ils sont pervers, manipulateurs et fragiles.

Mais les narcissiques blancs, au fond, le savent aussi. Ils ont une parfaite connaissance de ce qu’ils sont, d’où cette férocité à l’œuvre. Ils oublient seulement que Narcisse finit par se noyer dans son propre reflet.


 

La victoire de Bally Bagayoko à Saint-Denis et le racisme résiduel, par Lilian Thuram
Partager cet article
Repost0
27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 06:01

Gabriel Zucman. Les milliardaires ne payent pas d’impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin. Paris, Le Seuil 2025.

 

Le magazine Challenges (qui appartient à 100% à Bernard Arnault via son groupe LVMH) publie à la période estivale une estimation de la fortune des 500 plus riches familles françaises, comme celles qui possédaient plus de 245 000 000 d'euros en 2024. En 1996, première année du classement, leur richesse s'élevait à 80 milliards d'euros, soit l'équivalent de 6% du PIB de l'époque. En 2010 elle atteignait 241 milliards d'euros soit 12% du PIB. Entre 2010 et 2024 elle a été multipliée par 5 pour atteindre 1228 milliards d'euros, soit 42% du PIB. Les hauts patrimoines ont explosé : une tendance mondiale qui a été particulièrement puissante en France.

 

En Franc, comme aux Pays-Bas, en Italie au Brésil ou en Scandinavie, le taux effectif de l'impôt sur le revenu acquitté par les milliardaires est dérisoire, entre 0 et 2%. Aux États-Unis, il est nettement plus élevé (9%). Les milliardaires français qui menacent régulièrement de partir s'installer aux États-Unis y seraient bien plus lourdement imposés que dans l'Hexagone !

 

L'évasion fiscale internationale a joué un rôle considérable dans l'augmentation des inégalités dans la montée des dettes publiques, et plus encore dans le triomphe d'un sentiment d'impuissance, terreau sur lequel ont prospéré les mouvements réactionnaires contemporains.

 

Il est donc temps de parachever la création de l'impôt sur le revenu, immense progrès démocratique du début du 20e siècle, en y faisant entrer les milliardaires qui n'y ont en réalité jamais été assujettis.

 

En 2024, le revenu national de l'Hexagone, c'est-à-dire l'ensemble des revenus touchés par les personnes résidant en France, s'est élevé à 2440 milliards d'euros (Insee). Rapporté à la population adulte cela correspond à un revenu annuel moyen de 48 000 euros. Sur ces 2440 milliards d'euros de revenus national, l'État a prélevé 1250 milliards d'euros en cotisations sociales, taxes sur la valeur ajoutée, impôt sur le revenu et sur les sociétés, taxes foncières et autres impôts divers et variés, soit un taux de prélèvement obligatoire de 51%.

 

Si l'on exclut les cotisations retraite, alors le taux d'imposition du Français moyen tombe à 41% environ. Si l'on oublie en plus la TVA alors ce dernier tombe à 32%.

 

Les classes populaires (26 000 000 d'adultes) s'acquittent en moyenne d'environ 45% de leurs revenus en impôts et cotisations.

 

Le taux d'imposition augmente ensuite à 50% pour les classes moyennes, c'est-à-dire les personnes situées entre la médiane et les 10% les plus riches où l'impôt progressif sur le revenu et la taxe foncière montent en puissance. Il dépasse enfin légèrement les 50% pour les 10% les plus riches qui possèdent des actions d'entreprise et, à ce titre, s'acquittent de l'impôt sur les sociétés en plus du reste. En somme si l'on répartit l'impôt entre ces trois classes populaires moyennes aisées, le système fiscal apparaît très faiblement progressif.

 

Les milliardaires qui sont au nombre d'une centaine environ, payent, proportionnellement à leurs revenus, deux fois moins d'impôts que la moyenne des Français. Cet effondrement a une raison principale : la faillite de l'impôt sur le revenu qui s'évapore littéralement au sommet de la pyramide des richesses puisqu'il ne représente que 2% du revenu des milliardaires. Là où l'actionnaire lambda devra s'acquitter d'un impôt forfaitaire flat tax de 30% le milliardaire paiera 1,25%.

 

Le patrimoine des milliardaires étant principalement constitué d'actions et non pas de propriété immobilière, la taxe foncière et l'impôt sur la fortune immobilière leurs sont indolores. Or ces sociétés elles-mêmes, telles que LVMH ou L'Oréal, étant très internationalisées, à peu près la moitié de cet impôt est acquitté à l'étranger, principalement aux États-Unis et dans les autres pays européens.

 

L’optimisation passe par l'utilisation de sociétés holdings qui font écran à l'impôt. Ce sont ces holdings qui perçoivent les revenus des milliardaires, des dividendes pour l'essentiel, à la place des personnes physiques en chair et en os. Or en France comme dans la plupart des autres pays, les dividendes perçus par les holdings ne sont quasiment pas fiscalisés.

 

Note de lecture 190

 

PS : le club Lyon Natation Métropole (celui de Rébecca) va-t-il disparaître (après avoir été labellisé Or par la FFN) ?

 

“ Fondé en 1928, Lyon Natation Métropole devrait aujourd’hui regarder l’avenir avec enthousiasme. À l’approche de son centenaire, tout devrait concourir à célébrer cent ans d’engagement sportif, éducatif et social au service des Lyonnaises et des Lyonnais.
La réalité est tout autre.
Alors même que les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont rappelé à la Nation l’importance du sport, la conjoncture actuelle enferme notre association dans une impasse préoccupante, possiblement fatale.
Un enjeu national, des réponses insuffisantes voire inexistantes.
Le parc de piscines en France est vieillissant, énergivore, parfois inadapté aux exigences actuelles. Lyon n’échappe pas à la règle. Forte de ce constat, la ville de Lyon engage des travaux nécessaires, courageux, responsables, répondant aux impératifs de sécurité, d’accueil du public et de sobriété énergétique.
Ces choix doivent être salués.
Mais ces politiques territoriales, aussi volontaristes soient-elles, ne peuvent réussir sans un soutien et un investissement financier à la hauteur des enjeux nationaux. Faute de cela, ce ne sont pas seulement des équipements qui ferment temporairement, c’est l’avenir même de la pratique sportive qui se trouve amputé.
Les fermetures, lorsqu’elles ne sont pas accompagnées de continuité : relocalisation des créneaux, mutualisation effective, soutien opérationnel et financier aux associations, plongent les clubs dans une fragilité immédiate et durable.
Pour une association comme Lyon Natation Métropole, ces interruptions successives non compensées signifient des adhérents perdus, des éducateurs précarisés et une mission de service public rendue impossible à tenir.
Moins de subventions, plus de noyades
Dans le même temps, les subventions publiques diminuent, alors que la détérioration de l’enseignement de la natation est une réalité mesurable. Les chiffres des noyades augmentent, tragiquement, année après année.
Moins de continuité, moins de visibilité, moins de moyens : la chaîne de prévention active se rompt.
Et pourtant, chacun le sait :
- la pratique sportive est un enjeu majeur de santé publique ;
- elle est un vecteur d’épanouissement individuel ;
- elle est un outil puissant de cohésion sociale ;
- elle joue un rôle éducatif déterminant pour l’enfance et la jeunesse.
Le sport fut déclaré Grande Cause Nationale 2024. Les discours sont là. Les actes, eux, peinent encore à se traduire concrètement sur le terrain.
Une association centenaire en danger
Cette accumulation de contraintes financières, organisationnelles et structurelles précipite Lyon Natation Métropole, plus gros club français durant plusieurs années en nombre de licencié, dans l’un des moments les plus critiques de son histoire.
La période électorale qui s’ouvre ajoute de l’incertitude, sans offrir de visibilité ni de garanties à court et moyen terme.
Le sentiment est amer : celui que l’on continue parfois à penser qu’une ville, un territoire, une nation se mesurent à leurs bâtiments, à leurs routes et à leurs infrastructures, en oubliant ce qui fait société et l’avenir, l’enfance, la jeunesse, le bien vivre-ensemble, la santé, le sens.
De l’anniversaire à l’hécatombe ?
Les 2 années qui devraient nous conduire aux 100 ans du club risquent de ne pas être une célébration, mais une érosion lente, une hécatombe silencieuse faite de sections désorganisées, d’éducateurs découragés sans visibilité sur leur avenir, de bénévoles épuisés et de missions abandonnées faute de solutions… de moyen.
Ce constat n’est ni une plainte ni une posture.
C’est un cri d’alerte.
Lyon Natation Métropole n’est pas seulement un club sportif.
C’est un acteur de prévention, d’éducation, de santé publique et de lien social et d’inclusion depuis près d’un siècle.
La question n’est plus de savoir si le sport est prioritaire.
La question est désormais : qui assumera que l’avenir ait été sacrifié faute d’avoir investi à la hauteur des enjeux ? ”
La Direction de Lyon Natation Métropole

 

Note de lecture 190
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 05:01

C'est l'été, vacances au carré pour les retraités. Alors un sujet, ni directement, ni indirectement politique.

 

Repris de France Info.

 

Depuis plusieurs années, les meilleurs grimpeurs du peloton s’attaquent aux cols assis sur leur selle. Une position qui tranche avec les habituelles ascensions en danseuse.

 

Une espèce en voie d’extinction. Dans le peloton professionnel, les grimpeurs à l’ancienne se font rares. L’époque où l’on se dressait debout sur les pédales sur des kilomètres dans les routes de montagne, en position dite de "danseuse", semble révolue, alors que les attaques, assis sur la selle se multiplient, à l’image de Tadej Pogacar dans la Flèche Wallonne"C’est vrai qu’on le voit de moins en moins. Ça contraste avec les souvenirs que l’on a, par exemple des duels entre Alberto Contador et Andy Schleck, qui escaladaient un col entier, dressés sur leurs pédales", note l'ancien coureur Pierre Rolland. 

 

Si quelques irréductibles se déhanchent encore sur leur monture quand la route se cabre, le peloton ne ferme plus les yeux sur cette évolution. "Je monte quasiment tout le temps en danseuse, mais c’est vrai qu’il y en a pas mal qui montent assis. Je ne sais pas comment l’expliquer", s’interroge ainsi Louis Barré, coureur de l'équipe Intermarché-Wanty. "Peut-être que nos selles sont de plus en plus confortables ?", sourit de son côté Axel Baudin (EF Education-EasyPost). Les explications sont toutefois plus sérieuses.

Une question de puissance et d'efficacité

La première, c’est l’utilisation des datas à tout va, et notamment des capteurs de puissance. "Avant, on n’avait pas en direct sur le vélo toutes les données qu’on a aujourd’hui", résume ainsi Pierre Rolland, vainqueur de deux étapes sur le Tour (2011 et 2012). "Les capteurs de puissance donnent des informations précises qui permettent aux coureurs de jauger leur effort, de lisser leur puissance", ajoute l'ancien coureur aujourd'hui consultant France Télévisions, Yoann Offredo. "Le premier qui a bien apprivoisé cet outil, c’est Christopher Froome [vainqueur du Tour en 2013 , 2015 , 2016 et 2017]. On se souvient de son attaque, assis dans le Ventoux, les yeux rivés sur son compteur." Grâce à ces données récoltées en temps réel, les coureurs peuvent ainsi monter au train, sur un rythme régulier.

"Pour faire la montée avec le plus d'efficience possible, il faut la monter assis avec une bonne cadence. C'est là qu'on va développer plus de watts et qu'on va aller le plus vite", explique Pierre Rolland. "Se mettre en danseuse est plus énergivore en termes énergétiques, et pas forcément plus efficace", assure-t-il.  Entraîneur au sein de l’équipe française Cofidis, Mathieu Defontaine développe : "Assis, la transition musculaire se fait mieux sur la chaîne postérieure, donc sur l’arrière de la jambe, ça permet d’avoir plus de puissance sur le coup de pédale. Autrement dit, ce dernier est plus efficace qu’en danseuse."

De grosses évolutions dans le matériel

L’entraîneur de la Cofidis explique aussi ce changement de position par des évolutions mécaniques : "Les braquets ont évolué, on peut les réduire selon le relief, donc les coureurs ont moins besoin de se mettre en danseuse, notamment pour avoir plus de motricité sur la roue arrière. C’est donc aussi une question de technique". Et de matériel. Car les bécanes actuelles n’ont plus grand-chose à voir avec celles du début des années 2010. "Les vélos du moment roulent beaucoup plus vite, sont beaucoup plus nerveux. Il n’y a plus besoin de mettre une grosse impulsion sur la pédale pour changer de rythme, puisque le vélo réagit beaucoup mieux", assure Yoann Offredo, "Quand tu appuies sur la pédale, le vecteur de puissance est énorme aujourd’hui."

 

Ces évolutions technologiques ont aussi provoqué des changements tactiques, qui expliquent la disparition progressive de la danseuse. "Maintenant, en montagne, les équipiers font un tel travail de sape en amont que la danseuse devient inutile, parce que l’écrémage se fait par l’arrière jusqu’à l’attaque décisive du leader, qui n’a plus besoin de multiplier les attaques comme avant", éclaire Yoann Offredo. De là à craindre la disparition pure et simple de la danseuse ? "Non, car elle servira toujours à s’étirer un peu, et le cyclisme évolue, qui sait ce que nous réserve le futur ?", sourit Pierre Rolland, en rappelant que Tadej Pogacar s’est mis en danseuse dans la rampe finale de Rouen, pour s’imposer le 8 juillet dernier dans la 4e étape.

 

Pourquoi les grimpeurs se mettent-ils de moins en moins "en danseuse" ?

 

 

Dans l'Izoard. En danseuse au moins la moitié du temps…

Pourquoi les grimpeurs se mettent-ils de moins en moins "en danseuse" ?
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 06:01

Je sais bien que ce n’est pas de la faute de commerçant qui ne fait que suivre un mouvement qui le dépasse, mais tout de même…

 

Première photo : qu’est-ce que le bikepacking ? Demandons à Wikipédia :

 

« Le bikepacking est une forme de cyclotourisme minimaliste qui se distingue du cyclotourisme traditionnel par la non-utilisation de porte-bagages, remplacés par des sacoches généralement fixées par des sangles au guidon, au cadre, ou encore à la tige de selle. Pratiqué aussi bien durant des parcours de quelques jours que pour de longues expéditions en autonomie, le bikepacking se base sur le principe de voyager de manière légère avec pour but de parcourir plus facilement ou plus rapidement l'itinéraire choisi. Le bikepacking peut se pratiquer à l'aide d'un vélo spécialisé comme un vélo de route ou un vélo tout terrain s'il a lieu exclusivement sur route ou en pleine nature, mais le plus souvent c'est un vélo hybride tel un gravel, un vélo de trekking ou un vélo tout chemin qui sera utilisé pour davantage de polyvalence. »

 

« Tel un gravel, un vélo de trekking ou un vélo tout chemin » ! Hip hip, je bois du petit lait. Gravel ne signifie rien d’autre que gravier. On imagine alors un vélo dont les pneus sont plus larges et plus crantés que ceux des vélos ordinaires (mais qu’est-ce qu’un vélo ordinaire, désormais ?). Le mot trekkink signifie tout simplement randonnée. Oui, mais là, on n’est plus dans le politiquement correct : ce mot nous vient des Afrikaans pour qui il signifiait migration. Le Grand Trek renvoie à une migration effectuée entre 1834 et 1852 par les Voortrekkers – à raison de 20 km par jour – qui fuyaient la domination britannique, leur colonie du Cap, pour se diriger en chariots à bœufs vers le Transvaal et le Natal. Les Voortrekkers ne sont pas entrés dans leurs nouveaux territoires comme dans du beurre. Ils firent face à des résistances farouches de la part des Zoulous, ces derniers n’hésitant pas, quand c’était possible, à massacrer ces Blancs envahisseurs par centaines. En retour, les Zoulous furent massacrés par milliers. Le sang coula dans les rivières. Moi qui ai beaucoup marché en montagne, j’ai toujours utilisé le terme randonnée ou, plus simplement, rando.

 

Seconde photo : des vélos pour transporter les chtits’ nenfants. Cargo est un mot d’origine latine en passant par l’espagnol qui signifie cargaison. Par extension, charge, au sens propre comme au sens figuré. Et c’est vrai que les chtits’ nenfants sont des charges ! Le sens de fardeau date du XIVème siècle. Pour l’anecdote, le sens d’excitation date de 1951.

 

Les mots long tail signifient longue queue. J’atteste qu’ils connotent de la même manière en anglais qu’en français. Et après on s’étonne que des pédophiles appuient sur des pédales ! Ils coûtent de 1 000 à 5 000 euros.

Un petit coup d’aliénation cycliste…
Un petit coup d’aliénation cycliste…
Partager cet article
Repost0
13 août 2024 2 13 /08 /août /2024 05:01
LeBron James n'a pas de père, pas d'éducation universitaire, pas de formation et très peu de modèles à suivre, à l'exception de sa mère célibataire Gloria.
Ils ont donné à ce jeune Noir pauvre 420 000 $ par semaine, à l'âge de 18 ans, pour qu'il joue au basket-ball et devienne le visage de la NBA, qui pèse 75 milliards de dollars (NBA) !
Il a épousé Savannah, son amour de lycée, n'a jamais été arrêté, n'a jamais consommé de drogues et n'a jamais humilié sa femme publiquement avec des histoires de gonzesses. Pas de bébé à l'extérieur. Jamais divorcé.
Il n'a jamais fait parler de lui pour une simple contravention. Excellent père. Très impliqué dans les activités de ses trois enfants. Le plus grand joueur de tous les temps !
20 ans plus tard. Le même homme. Même maturité. Même fille. Même famille. Une réputation intacte. Un milliardaire qui gagne plus de 2 millions de dollars par semaine. Il a envoyé plus de 2 300 enfants à risque de sa ville natale à l'université, où ils ont été entièrement pris en charge.
 
Par Papou Ka Papou sur Facebook
LeBron James
Partager cet article
Repost0
2 août 2024 5 02 /08 /août /2024 05:01

La Ligue des Droits de l'homme nous avait prévenu :

 

" Compte-tenu des menaces d’actes terroristes, de cyberattaques, etc., et des exigences du Comité international olympique (CIO), les mesures de sécurité et les moyens qui leur sont alloués ont fait l’objet d’une loi du 19 mai 2023, votée en procédure accélérée alors que les JO ont été attribués à la France en 2017. C’est la loi relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 (JOP 2024).

 

La loi est entrée en vigueur dès le 19 mai 2023, elle introduit plusieurs mesures qui nous semblent porter atteinte aux droits et libertés : l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique ou « VSA », les scanners corporels, le criblage de milliers de salariés ou bénévoles et la création de nouveaux délits ciblant les manifestantes et manifestants.

 

Selon le ministère de l’Intérieur, la vidéosurveillance nécessaire pour assurer la sécurité des JOP exige la captation d’une quantité d’images telle que leur visionnage par des humains devient inopérante pour déceler des menaces.

 

Ces images seront donc analysées par des algorithmes conçus pour analyser et créer des alertes en cas de détection d« événements prédéterminés » et « comportements suspects » potentiellement générateurs de « risques » pour la sécurité.

 

Le système VSA ne fournira que des alertes ; ce sera aux agents d’envoyer d’autres personnes sur le terrain, ce qui renforce le rôle des agents de sécurité. L’installation de VSA, l’emploi des drones porteurs de caméras, sont autorisés par arrêtés préfectoraux.

 

La loi autorise l’expérimentation de la VSA sur les images captées par les caméras de surveillance installées sur les sites olympiques et leurs « abords », dans les lieux accueillant des manifestations sportives, récréatives ou culturelles, dans les transports publics, ou encore installées sur des drones.

 

La définition de ces « évènements prédéterminés » potentiellement générateurs de risques a été définie dans un décret publié le 30 août 2023. De ce fait, les législateurs n’ont pas examiné toute la portée de cette surveillance et la constitutionnalité de mesures restreignant les droits et libertés, mesures qui devraient, selon la loi Informatique et libertés, être appropriées, nécessaires et proportionnées. Ce décret a bien été soumis à l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), mais celle-ci n’a pas de pouvoir contraignant pour s’opposer aux atteintes à la protection de la vie privée.

 

Alors que la Russie n'a pas le droit d'exister en tant que telle aux JO (une décision prise par le CIO ou le boy de Rothschild ?), lé Premier ministre israélien Nétanyahou a été invité à assister aux Jeux pendant que son pays massacre le peuple gazaoui.

Selon une note des renseignements intérieurs citée par BFM-TV, les JO risque de « mettre en évidence divers actes commis dans le contexte de l'opposition sociale ».

Le pouvoir craint-il des manifestations, des grèves ? A  ce jour, le danger n'est pas apparu. Et puis il fait si chaud !

Il n'en reste pas moins que le banquier redoutait moins une menace terroriste que des mouvements sociaux. Ainsi le 25 juillet, à Nantes, le préfet a-t-il interdit des manifestations à proximité des Clubs 24 et les soirs de match à la Beaujoire, ces manifestation constituant une « menace inacceptable pour l'ordre public ». A Châteauroux, le préfet a interdit une manifestation qui devait se dérouler place de la République et qui avait pour objectif d'interpeller l'opinion sur les dérives liées à l'organisation des JO. La préfecture a demandé aux organisatrices de déplacer le lieu de la manifestation, ce qu'elles ont refusé. Pour le préfet, cette manifestation constituait « une grave menace pour l'ordre public », car les références au génocide de Gaza favorisaient une « orientation très politisée souvent reprise par des organisations d'ultra-gauche ».

 

Pour la capitale 45 000 policiers anti-émeute et militaires, 10 000 soldats et 22 000 gardes de sécurité privée ont été mobilisés. Des hélicoptères patrouillent dans le ciel, sans parler de centaines de drones : les officiels, et les « privés » qui sont interdits et représentent pour le pouvoir la menace majeure.
 

2 000 policiers étrangers, espagnols, allemands, qatariens, munis de leur gilet pare-balles et de leur fusil d’assaut, ont été invités à aider leurs collègues français, les Espagnols étant les plus nombreux : 320, la délégation la plus nombreuse jamais envoyée. Sans oublier dix chevaux, leur cavalier et dix chiens policiers spécialisés dans la recherche d’explosifs.

 

On ne parlera pas du Code QR qui interdit une grande partie de Paris aux Parisiens et aux autres. L'équipement de la police fonctionne mal, les codes ne pouvant pas être lus s'il y a trop de soleil.


 

Le président de l'Union des industries hôtelières (UMIH), Thierry Marx, a annoncé que les restaurants parisiens avaient perdu 30 à 60 pour cent de leurs revenus. Les livraisons par camion aux entreprises parisiennes subissent des retards massifs.

 

Ce climat créé par les pouvoirs publics explique peut-être que ces mêmes pouvoirs aient surréagi aux quatre incendies criminels, vraisemblablement coordonnés qui ont touché les systèmes de signalisation des TGV. Les autorités françaises ont arrêté le trafic sur la majeure partie du réseau TGV, annonçant que 800 000 personnes d'ici la fin du week-end seraient bloquées, dans l'impossibilité de se rendre sur les sites. Bombant le torse, Jean-Pierre Farandou, directeur général de la SNCF, a déclaré : « C’est la France qu’on attaque », tandis que la présidente de la région parisienne, Valérie Pécresse, a évoqué une « tentative de déstabilisation de la France ». Pour le parquet de Paris, il s’agissait d’une « attaque contre les intérêts fondamentaux de la nation ». Une attaque fomentée, selon Le Figaro (qui a trouvé cela tout seul), par l’ultra-gauche.

 

Les pouvoirs publics, Le Figaro ont la mémoire encore plus courte que celle des Français. Par exemple, ils ont oublié le fiasco policier et judiciaire de Tarnac en 2008, quand un groupuscule anarchiste avait été accusé d'avoir détruit les lignes ferroviaires du TGV. Les accusations se sont finalement effondrées, et on a fini par savoir que le coupable était un provocateur de la police britannique, Mark Kennedy, 42 ans, as du déguisement, policier britannique infiltré. Peut-être pas le summum du grotesqee, mais pas loin...

 

 

A partir de là, tous les délires sont possible. Le ministre israélien des Affaires étrangères Israel Katz a affirmé, sans fournir de preuves, que les tirs de signalisation du TGV étaient « planifiés et exécutés sous l'influence de l'axe du mal de l'Iran ». Le Guardian, quotidien habituellement sérieux, a pointé du doigt la Russie en écrivant : « Les services de sécurité à travers l'Europe sont depuis longtemps en état d'alerte face au sabotage russe après l'implication présumée de la Russie dans un incendie criminel dans l'est de Londres. » Il cite l'ancien ambassadeur de France en Russie, Jean Gliniasty, qui a déclaré : « Nous sommes évidemment dans une situation de conflit avec la Russie, et la Russie ne va évidemment rien faire, et c'est un euphémisme, pour aider ces Jeux olympiques à être un succès. »

 

La honte ne nous monte pas au front lorsque nous nous disons que les espoirs de Macron pour les Jeux olympiques (un pays apaisé et fier) seront déçus. En revanche, un pays où le flicage devient la norme sera le legs du boy de Rothschild.

 

Jeux Olympiques et répression policière
Partager cet article
Repost0
1 août 2024 4 01 /08 /août /2024 05:01
 
 

Surfant paresseusement sur la vague Léon Marchand, je me permets de reproduire un article de 2019 à lui consacré.

 

Aux championnats de France de natation de Chartres, Léon Marchand, âgé de 19 ans vient de pulvériser son propre record de France du 400 4N, établissant la troisième performance mondiale de l'année.

 

“ Depuis le temps que je pose mon vieux séant sur les durs gradins des piscines de France et d’ailleurs, je ne dirai pas que je suis devenu un expert en natation mais, comme disent les Britanniques, un « amateur éclairé ». Notons que nos voisins d’outre-Manche ont forgé cette expression faussement modeste à partir de l’allemand “ éclairé ” (aufgeklärt, Aufklärung) et du français “ amateur ” (amateur). Pas l’inverse.

 

Je ne vous fais pas saliver plus longtemps. Le meilleur, c’est Léon Marchand. Retenez bien ce nom car il va résonner à tue-tête dans les futures épreuves internationales.

 

Il est membre des Dauphins du TOEC (Toulouse) depuis ses débuts dans la compétition. Je me souviens de lui lorsqu’il nageait, à 8 ans, avec – ou contre – Raphaëlle, la grande sœur de Rébecca Gensane. Fluet, mais terriblement efficace. Je me souviens également de lui lorsque je l’avais croisé dans une librairie toulousaine à l’occasion d’une signature d’écrivain [il s'agissait de mon cher Pierre Lemaitre]. Je m’étais dit : « en plus, ce n’est pas un bourrin ! »

 

Bon sang ne saurait mentir : Léon est le fils de Xavier Marchand, spécialiste du 200 4N, médaillé d’or aux Jeux méditerranéens, médaillé d’argent aux championnats du monde et d’Europe. Mais les gènes n’expliquent pas tout, loin de là. Ce que Léon réalise depuis bientôt 10 ans, il ne le doit qu’à lui. Un exemple : aux derniers Championnats de France junior de Dunkerque, il a remporté quatre titres, dont trois avec une facilité déconcertante. Il remporta son quatrième titre, le 200 brasse, avec 2 centièmes de seconde d’avance, à l’arraché, après avoir été mené pendant presque toute la course. Á l’issue de l’épreuve, les gradins s’enflammèrent, ce qui n’est pas courant en natation.

 

En cette année 2018/19, Léon détient les meilleures performances juniors en 100 et 200 brasse, en 100, 200 et 400 4 nages. En 100 4 nages, il distance son suivant de plus de 2 secondes, ce qui est énorme (à peu près 2m 50). Il détient par ailleurs la 2ème performance sur 100 nage libre et la 3ème sur 200 pap.

 

Si l’on confronte les performances de Léon à celles de l’élite toutes catégories, il est 3ème sur 100 brasse, 2ème sur 200 brasse, 4ème sur 100 pap, 3ème sur 200 4 nages et … 1er sur 400 4 nages.

 

Cet étonnant palmarès me permet d’avancer que Léon Marchand est, intrinsèquement, le meilleur nageur de France.

 

Bravo à lui et à son entraîneur Nicolas Castel. ”

 

Léon Marchand
 
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2024 6 20 /07 /juillet /2024 05:01

Une des raisons pour lesquelles le Tour est aussi populaire – hormis le fait qu’il rassemble les meilleurs coureurs du moment – c’est qu’il est visible depuis le bord de la route, et gratuit. Cette proximité a parfois favorisé l’expression de revendications extra sportives, comme en 1974 quand des groupes d’anarcho-syndicalistes espagnols exilés en France se sont attaqués à des infrastructures de la course et menacé les coureurs espagnols. Ou encore quand, en 1988 les ouvriers des chantiers navals de Saint-Nazaire se sont mis en grève et ont bloqué la caravane publicitaire sur le Pont de Saint-Nazaire tout en laissant passer les coureurs. Sans oublier les manifestations en faveur de José Bové en 2003 quand le syndicaliste agricole avait été incarcéré pour avoir détruit des cultures de maïs et de riz génétiquement modifiés. En revanche, en 1968, le Tour se déroula comme si les “ événements ” n’avaient pas eu lieu. Mais il fut plutôt singulier. Les contrôles antidopages furent quasi quotidiens. Jean Stablinski sera contrôlé positif à cause, dit-on, de son soutien envers les journalistes en grève. Lors de l'avant dernière étape, le belge André Poppe, qui n'avait pratiquement rien gagné jusque là, participe à une longue échappée qui lui permet d'être leader virtuel de la course. Furieux, le patron du Tour, Félix Lévitan (qui est aussi président de l'Union cycliste internationale et un des patrons du Parisien Libéré, organisateur du Tour), menace de supprimer toutes les primes, ordonne au peloton de rattraper les échappés pour empêcher un anonyme de s'emparer du maillot jaune à la veille de l'arrivée à Paris. Les coureurs obéirent.

 

Le Tour demeure largement une course de la ruralité, mais cette ruralité existe de moins en moins, l’État disparaissant peu à peu quand des bureaux de poste, des maternités ou des tribunaux d’instance ferment leurs portes.

 

Le cyclisme professionnel est de plus en plus capitalistique. Comme il nécessite des équipements considérables, la part de la main-d’œuvre dans les coûts de production est moins importante que la part de la maintenance.

 

L’équipe britannique Ineos Grenadiers (Egan Bernal, Geraint Thomas) a remporté sept Tours entre 2012 et 2019, dont quatre par Christopher Froome. Elle appartient à un groupe de chimie britannique depuis 2019 valant 80 milliards de livres et dirigée par l’homme le plus riche de Grande-Bretagne, Sir Jim Ratcliffe (21 milliards de livres), qui possède également 30% de l’écrie de F1 Mercedes, l’OGC Nice, le FC Lausanne, un empire qu’il dirige depuis sa résidence à Monaco. Il possède une licence pour extraire du gaz de schiste par fracturation dans le Yorkshire. Il est, ce n’est pas surprenant, un pourfendeur des lois visant à protéger l’environnement.

 

Total soutient pour sa part l’équipe française Direct Energie, tandis que l’australienne Team BikeExchange était sponsorisé par Orica, une multinationale minière liée à des déversements de produits chimiques partout dans le monde. Les équipes soutenues par des États comme Bahrain Victorious, UAE Team Emirates et Astana, ont toutes reçu des fonds de pays accusés de violations massives des droits de l’homme.

 

Les hommes politiques français ont cherché à récupérer quelques miettes de la popularité du Tour afin d’améliorer leur propre image. Jacques Chirac, alors maire de Paris, instaure le final de la course sur les Champs-Élysées – le seul autre jour de l’année où la grande avenue est fermée à la circulation est le 14 juillet pour le défilé militaire. En 1985, François Mitterrand se fait prendre en photo regardant le peloton traverser le Vercors appareil photo à la main, dans un massif qui, comme par hasard, a été un lieu emblématique de la Résistance française. Nicolas Sarkozy a passé une étape entière la tête à la fenêtre d’une voiture officielle à commenter la course en direct. Enfin, en 2019, Macron est venu à Bagnères-de-Bigorre féliciter Julian Alaphilippe pour sa victoire ce jour-là. Il a ensuite donné des interviews avec la presse, où il a défendu les actions de la police lors des manifestations des gilets jaunes.

 

En 1957,  Roland Barthes affirmait Roland Barthes affirmait dans Mythologies que le Tour de France était un rituel épique autant qu’un événement sportif. Pour lui, la course traversait « une véritable géographie homérique », son aura mythique permettant de cartographier les frontières d’une nation et de célébrer la ténacité héroïque de ceux qui pédalent à l’intérieur de ces frontières. « Ce qui est vicié dans le Tour », écrivait-il, « c’est la base, les mobiles économiques, le profit ultime de l’épreuve, générateur d’alibis idéologiques » […].

 

Retour sur le Tour (II)
Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de Bernard Gensane
  • : Culture, politique, tranches de vie
  • Contact

Recherche

Articles Récents

  • Souvenons-nous : Etienne Dolet
    Source : Le Drapeau Noir Le 3 août 1546 mourait Etienne Dolet, libre penseur, et humaniste français, brûlé vif Place Maubert à Paris. Il naît à Orléans en 1509. Après des études à Paris, puis une tournée dans les universités de Padoue (Italie) et de Toulouse,...
  • Souvenons-nous de Gabrielle Russier
    Elle était née en 1937 à Paris. Elle se suicida en 1969 à Marseille. Elle fut au centre, et la victime, d’une des affaires « sociétales » les plus dramatiques que connut la France de l’après-guerre. Cette agrégée de lettres fut condamnée à un an de prison...
  • Marcel Boussac, du sommet du monde à la ruine
    Quand j’étais enfant, dans le Nord des années cinquante, le nom de Marcel Boussac était tellement familier, tout comme ses entreprises textiles, évidemment, que j’étais persuadé qu’il était lui-même du Nord. Or l’industriel, célèbre éleveur et propriétaire...
  • Autour de deux films sur De Gaulle (La Bataille de Gaulle et L’Âge de fer)
    Réalisés par Antonin Baudry, proche de Dominique de Villepin, un cinéaste dont j’avoue qu’il m’était inconnu. Deux très beaux films, avec des acteurs exceptionnels : entre autres Simon Abkarian (De Gaulle), Niels Schneider (le maréchal Leclerc), Simon...
  • Reve de Presse 620
    Vijay Prashad, pour Le Grand Soir, dit adieu au dollar étasunien : Le dollar peut sembler être une monnaie neutre, mais il est en réalité une forme de pouvoir impérial qui discipline les économies, finance les guerres et oblige le Sud Global à financer...
  • A propos du racisme anti-Blancs (par Jacques Cotta)
    Le meurtre de Thomas à Crépol vient de connaitre un nouveau rebondissement politique avec la qualification de « racisme anti blanc » portée par la juge d’instruction chargée du dossier. Ce qui jusque-là était communément qualifié de simple rixe aux conséquences...
  • La Coupe du monde 2026 de la FIFA : corruption à grande échelle du «beau jeu»
    Repris du World Socialist Website . Les médias capitalistes se sont délectés des scènes déplorables qui ont suivi la finale : des joueurs argentins s'en prenant physiquement à leurs rivaux espagnols, les champions qui méritaient la victoire. Le récit...
  • Quand Willam Hanson m'aide à (r)affiner mon anglais
    Mon nouvel ami William Hanson me fait parvenir une liste de cinq mots anglais qu’il faut éviter d’utiliser si l’on veut faire preuve d’élégance. Son conseil primordial est que la prétention ou le fait de parler pour faire de l’effet ne font jamais bonne...
  • Un témoignage bouleversant de Yoann Offredo
    Ancien champion cycliste, Yoann Offredo est consultant pour France 2 sur le Tour de France et dans d'autres courses cyclistes. Il est gravement malade : atteint de sarcoïdose, il sera aveugle sous peu. Il témoigne ici de son amour pour la vie. La sarcoïdose...
  • Diplomatie de l’ombre : les États-Unis manipulent l’UE sur le thème des réparations
    Repris du Grand Soir En politique internationale, il n’est pas rare que les dirigeants officiels ne puissent pas mener de négociations ouvertement, de peur de perdre la face ou de provoquer la colère de leurs propres électeurs. Pour ces cas, il existe...