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7 février 2026 6 07 /02 /février /2026 06:01

Il y a un demi-siècle, profitant des grandes vacances, j'ai laissé pousser ma barbe pendant 2 mois pour voir quelle tête j'aurais (et non “ j’aurai ”) avec une barbe. À l'époque, je résidais en Côte d'Ivoire et je m'étais dit que de laisser pousser mes poils de barbe ferait du bien à ma peau qui souffrait un peu à cause du climat chaud et humide. À la rentrée je me suis rasé.

 

En 20 ans le port de la barbe est devenu un phénomène universel, sauf peut-être dans le pays asiatique. Cela signifie forcément quelque chose. Les statistiques sont parlantes : selon une étude Opinion Way pour la marque Bic Shave Club, 92% des hommes entre 25 et 34 ans porte la barbe. Cette tendance ne faiblit pas et le retour au visage imberbe et rasé normalement n'est pas près de, et prêt à, faire son retour.

 

Il y a 10 ans la barbe était tendance ; elle est aujourd'hui la norme assumée par le plus grand nombre. Et même par les autorités de l'État puisque dans notre pays, depuis juin 2015, les policiers ont désormais le droit de l'arborer.

 

Sous l'ancien régime, en Europe la barbe était un un phénomène très minoritaire. Les mentalités à ce sujet ont commencer à changer avec l'accession au trône de trois jeunes rois barbus : Henri VIII d'Angleterre, François Ier de France et Charles Quint du Saint-Empire. Ces 3 fortes têtes on contribué à faire de la Renaissance le grand âge de la barbe. Barbe qui recula ensuite puisque Louis XIV, Louis XV, Louis XVI et les rois contemporains anglais, par exemple, ne la portèrent pas. Durant la Révolution française, les meneurs comme les citoyens de base étaient généralement glabres. Au milieu du XVIIe siècle, les barbus furent de retour.

 

Avec Victor Hugo, sûrement le plus célèbre d'entre eux, qui se laissa pousser la barbe pour de mauvaises raisons. En 1861, à l'âge de 59 ans donc, à la suite d'un fort mal de gorge, il décida : « Je laisse pousser ma barbe pour voir si cela me protégera contre les maux de gorge ». On trouvera par la suite dans sa correspondance : « Il faut qu'une tête d'homme soit bien belle, bien modelée par l'intelligence et bien illuminée par la pensée, pour être belle sans barbe ; il faut qu'une face humaine soit bien laide, bien irrémédiablement déformée et dégradée par les idées étroites de la vie vulgaire, pour être laide avec la barbe. Donc, laissez croître vos barbes, vous tous qui êtes laids, et qui voudriez être beaux ». Pour Hugo, la barbe était donc synonyme de confort personnel, et en même temps une moquerie au pouvoir de l'Empereur qui avait interdit le port de la barbe dans le corps enseignant.

 

Des deux côtés de l'Atlantique, la barbe ne fut pas particulièrement prisée durant le XXe siècle. Le XXIe siècle va voir le retour des barbiers. On voit aujourd'hui dans la barbe un signe de maturité et de confiance en soi.

 

Aujourd’hui :

 

92% des 25 à 34 ans portent la barbe.

53% des plus de 35 ans sont rasés.

60% des plus de 50 ans sont barbus.

 

Selon l’ethnologue Christian Bromberger, « Porter la barbe est devenu un nouveau rite de passage à l'âge adulte ». Il se vend des quantités de produits pour faire pousser la barbe plus rapidement. Dans son ouvrage de 2015 Les sens du poil, il explique que, dans la tradition, la barbe était le symbole de la maturité, de la vieillesse. Voir également les hommes qui se mettaient à fumer la pipe. Il relève également que, dans la seconde moitié du XIXème siècle, la barbe était un marqueur social : les médecins, les professeurs d’université, les hommes politiques portaient la barbe. Dans Wikipédia, pas une seule photo de Pasteur sans sa barbe. Les domestiques, quant à eux, ne devaient pas être barbus.

 

En 2017, les Éditions Alpha publiaient une Histoire du poil. On voyait, dans cet ouvrage à quel point – sans aller jusqu’aux femmes à barbe et aux hommes-chiens – la barbe était un marqueur d’une très grande richesse sociale, politique, religieuse chez les chrétiens (Moïse, Jésus et ses apôtres étaient barbus), chez les juifs (le troisième livre de la Torah interdisait de se raser), et chez les musulmans (Mahomet portait la barbe et ordonnait à ses fidèles de faire de même et de se tailler la moustache). D’autres manifestations poilues eurent également un très grand succès : la perruque de Louis XIV, nid à vermine bien connu, les nattes des Chinois (la refuser à une époque pouvait entraîner une condamnation à mort jusqu’à ce que le dernier empereur Puyi coupe la sienne en 1922 et se coiffe à l’occidentale), la barbe héroïque des Poilus de la guerre 1914-18, les eunuques de l’Empire byzantin.

 

La barbe connote généralement la force physique (Hercule était barbu, tout comme les pharaons qui se laissaient pousser la barbe ou portaient une “ postiche ”) et, par extension, la puissance sexuelle, l’animal dans l’homme. Mais les Romains ne furent pas barbus. César, comme les autres empereurs, avait son barbier personnel.

La barbe, ah la barbe !

PS : un petit conte par Régis de Castelnau :

 

Rubrique : « blanc comme neige ».
« Une bonne fois pour toutes, j'assume totalement mes 30 ans d'amitié avec Marc Dutroux. Je ne l'ai pas connu comme kidnappeur et violeur d’enfants, c’est Michel Fourniret qui me l’a présenté lors d’une soirée chez Francis Heaulme, où j’avais été invité par Emile Louis. C’était un homme charmant, fin et cultivé, et un amateur d’art connaisseur.
J’ai été sidéré quand j'ai appris ses crimes.
Vous me dîtes que j’aurais eu 800 échanges de mails avec lui, je pense que c’est exagéré, je dirais plutôt 750.
Vous venez de m’apprendre que l’appartement de 350 m² de la place des Vosges que ma fille m’a offert aurait été acheté avec l’argent qu’il lui aurait légué. Là aussi je suis stupéfait, j’étais persuadé qu’elle l’avait gagné à l’Euromillions.
De toute façon, je ne crains rien, je me sens blanc comme neige. »
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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 06:30

L’enquête Trajectoires et Origines, réalisée en 2008–2009 par l’Ined et l’Insee, fut une première en France. Elle recueillit la religion déclarée par les enquêtés, mais aussi celle de leurs parents, et quelques informations supplémentaires sur leurs pratiques religieuses. En 2008, 4,1 millions de personnes en France métropolitaine s'affirmaient de religion musulmane, quel qu'ait été leur degré de religiosité. Parmi ces musulmans, 70 % étaient d’origine maghrébine (l'islam est la religion majoritaire du monde arabe mais les Arabes représentent moins de 20% des musulmans dans le monde), 10 % d’origine africaine sub-saharienne, 9 % d’origine turque et 11 % étaient des convertis sans ascendance immigrée, ou encore d’autres origines. La France, qui compte actuellement le plus grand nombre de musulmans en Europe, va connaitre une forte augmentation de leur nombre, même en l'absence de toute nouvelle migration. Elle comptera peut-être 12 ou 13 millions de musulmans en 2050, soit 17-18% de sa population à cette date, contre 5,7 millions aujourd'hui (environ 8% de la population). Á noter que le ressenti est tout autre : selon un sondage Ipsos de 2016, les Français estimaient que les musulmans représentaient 31% de la population française et qu'ils constitueraient 40% de la population française en 2020. Cette surestimation était plus importante que dans tout autre pays.

 

En revanche, le nombre de chrétiens devrait reculer. Alors qu’elle représentait 63 % de la population en 2010 (on parle ici de baptisés, pas de pratiquants), elle pourrait tomber sous la barre des 50 % d’ici 2050.

 

En 2019, le ministère de l'Intérieur a signalé une augmentation de 54 % des incidents antimusulmans par rapport à l'année précédente, soit 154 incidents recensés. Les incidents islamophobes ont, quant à eux, connu une hausse de 53 %, avec 235 incidents signalés. Les femmes musulmanes sont touchées de manière disproportionnée, représentant 81 % des crimes de haine islamophobes.

 

Aujourd’hui, la population musulmane se concentre principalement dans les grandes villes. Ainsi, près de 29% de la population immigrée est regroupée dans six communes : Lille, Roubaix (« la seule ville de France à majorité musulmane »), Tourcoing, Villeneuve d'Ascq, Amiens et Creil.

 

Le Pew Research Center a également proposé ses projections pour 2050. Problème : les estimations par le Pew du nombre de musulmans en 2016 étaient principalement fondées sur des enquêtes par échantillon, plus ou moins fiables, et rarement sur des recensements, comme en Grande-Bretagne, ou des fichiers administratifs, comme en Allemagne ou en Autriche. Selon les estimations de Pew, il y avait 5,7 millions de musulmans en France en 2016, un chiffre élevé impliquant une croissance de 40% en huit ans (1,6 millions depuis 2008). Le Pew estimait que le solde migratoire (les entrées moins les sorties) était de 500 000 personnes venues des pays à majorité musulmane. Ce qui veut dire que le solde naturel (les naissances moins les décès) aurait été de 1,1 millions. Une question – pas facile – que n’a pas abordée le Pew ou tout autre centre de recherches, est l’évolution de la pratique religieuse à l’intérieur des couples mixtes. Est-ce la religion du membre du couple originaire du pays de souche qui l’emportera selon que le musulman est le père ou la mère ? La diversité des cas de figure est un frein à toute conjecture précise.

 

Qu’adviendra-t-il des enfants des 3ème, 4ème, 5ème générations dans leur rapport à la religion ? L’enquête Trajectoires et Origines a montré que si seuls 9 % des enfants de parents immigrés musulmans se disent sans religion, ce chiffre monte à 51 % lorsque l’un des parents est athée ou chrétien. Or la mixité religieuse des couples comprenant un conjoint musulman atteint 20 % pour la seconde génération. On peut poser comme hypothèse que, la mixité des couples augmentant à la génération suivante – ce qui est fortement probable – la proportion d’enfants se déclarant musulman baissera. On observe par ailleurs que la fécondité des familles immigrées, supérieure à la moyenne française, s’en rapproche après une génération (1,7 enfants pour les familles de descendants d’immigrés du Maghreb).

 

En tout état de cause, les musulmans sont, et vont devenir chaque jour davantage, une composante importante de la population. Les spécialistes ont mis au point deux scénarios pour l’avenir (en fait trois mais le troisième est improbable). On l’a dit plus haut, même si toute migration vers l'Europe cessait immédiatement et de façon définitive, la population musulmane augmenterait, passant de 4,9 % en 2016 à 7,4 % en 2050.

 

Un scénario d'immigration moyenne prévoit la fin de l'arrivée des réfugiés politiques, économiques ou religieux mais le maintien de l'immigration légale au rythme enregistré en Europe ces dernières années. Dans cette hypothèse, la minorité musulmane atteindrait 11,2 % de la population européenne en 2050. Dans le cas de demandeurs d’asile jusqu'en 2050 (comme ceux des années 2014 à 2016 dont la moitié était musulmans) composés de musulmans à hauteur de 80%, la part des citoyens de confession musulmane triplerait, atteignant 14 % de la population européenne. Les années 2014 à 2016 ont connu un flux de 480 000 réfugiés par an, donc près de 80% de musulmans. Ce flux était 4 fois supérieur à celui de la période antérieure. Si une telle évolution devait perdurer, le nombre de musulmans en Europe dépasserait 75 000 000 en 2050 soit 14% de la population. L'Allemagne compterait alors le plus grand nombre de musulmans (17,5 millions en 2050) suivi par le Royaume-Uni 13,5 millions et par la France 13,2 millions. D'autres pays européens seraient également concernés. Par exemple, la Suède compterait plus de 30% de musulmans en 2050 (4 fois la proportion de 2016) tandis que l'Autriche en compterait près de 20% (trois fois plus qu'en 2016).

 

En revanche, la population chrétienne devrait reculer. Alors qu’elle représentait 63 % de la population totale en 2010, elle pourrait tomber sous la barre des 50 % d’ici 2050. Dans le monde, les hindous dépasseraient en nombre les personnes sans affiliation religieuse (athées, agnostiques, etc.), atteignant 1,4 milliard de pratiquants d’ici 2050, soit 200 millions de plus que les non-croyants.

 

En 2019, le ministère de l'Intérieur a signalé une augmentation de 54 % des incidents antimusulmans par rapport à l'année précédente, soit 154 incidents recensés. Les incidents islamophobes ont, quant à eux, connu une hausse de 53 %, avec 235 incidents signalés. Les femmes musulmanes étaient touchées de manière disproportionnée, représentant 81 % des crimes de haine islamophobes.

 

Dans le peloton de tête des religions, on trouve donc le christianisme qui regroupe environ 32% de la population mondiale (soit 2,2 milliards de fidèles), suivi par l'islam qui compte 23 % de fidèles (1,6 milliard), contre 10 % en 1800, puis l'hindouisme avec 15 % d'adeptes (1 milliard) et enfin le bouddhisme (7%) soit 500 millions de personnes. En 2050, le premier pays musulman au monde sera vraisemblablement l'Inde.

Les musulmans en Europe en 2050 (I)
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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 06:01

Le 17 juin 1939 devant la prison Saint-Pierre à Versailles quelque 200 personnes sont réunies pour assister à la mort d'un assassin. Parmi elles, Christopher Lee, l'acteur qui incarnera plus tard Dracula.

 

Le condamné à mort s'appelle Eugen Weidmann (on peut traduire Weidmann par l'homme de la prairie). Né à Francfort-sur-le-Main, Weidman passe sa jeunesse chez ses grands-parents et bascule rapidement dans la délinquance. C'est en prison qu'il rencontre Roger Million et Jean Blanc. Ensemble ils mettent au point, planifient, divers vols et meurtres.

 

Weidmann recherche les touristes riches qui visitent la France, il les kidnappe et vole leur argent. Il loue une villa à la Celle-Saint-Cloud qui va devenir à un théâtre d'horreurs.

 

La première tentative est un échec. Mais en juillet 1937, Weidmann repère une victime idéale :  Jean de Koven, une danseuse étasunienne âgée de 22 ans venue à Paris rendre visite à sa tante. Widmann se présente à elle sous le nom de Zigfried, intellectuel allemand. La jeune femme est fascinée. Elle écrit dans une lettre qui sera retrouvée plus tard : «  Je viens de rencontrer un allemand charmant d'une intelligence vive. Peut-être vais-je avoir un autre rôle wagnérien qui sait ? Je vais lui rendre visite demain dans sa villa. »

 

Alors qu'elle boit un verre de lait Weidmann se jette sur elle et l'étrangle. Il enterre son corps dans le jardin de la villa. La famille de la jeune femme la cherchera pendant des mois sans se douter qu'elle repose sous terre à quelques kilomètres de Paris.

 

Weidman s'attaque ensuite à Joseph Couffi qu'il avait engagé comme chauffeur pour un trajet vers la Côte d'Azur. Il lui tire une balle dans la tête et lui vole sa voiture. Il s'en prend ensuite à Janine Keller, une infirmière qu'il abat d'une balle dans la nuque pour lui voler sa bague en diamant. Roger Le Blond, producteur de théâtre, est tué d'une balle dans le dos. Weidman lui dérobe 5 000 francs. Weidman avait connu Fritz Frommer en prison. Juif et réfugié, il était connu pour ses opinions anti-nazies. Lui aussi sera tué d'une balle dans la nuque. Raymond Lesobre sera sa dernière victime :  Weidmann l'assassinera alors qu’il lui faisait visiter une maison.

 

On a donc à faire à un tueur froid et méthodique qui assassine pour des sommes qui peuvent être dérisoires.

 

Lors de l'assassinat de Lesobre, Weidmann commet une erreur fatale : il oublie sur les lieux une carte de visite. Les inspecteurs se rendent à la maison de Weidmann, qui ne s'en laisse pas compter. Il tire trois fois avec son pistolet, blessant les policiers. S'ensuit un corps-à-corps énergique et un coup de marteau d'un des policiers qui l'assomme.

 

Incarcéré, Weidmann devient un prisonnier modèle. Pendant l'instruction, il avoue tous ces crimes. Á propos de Jean de Koven, Il expliquera calmement :  « Elle était très douce et ne se doutait de rien. Quand j'ai atteint sa gorge elle s'est affaissée comme une poupée. »

 

Le procès de Weidmann est un événement national. La presse le surnomme “ le tueur au regard de velours ”. Il est condamné à la peine de mort et aura donc la tête tranchée en public.

 

L'exécution est prévue à Versailles devant la prison Saint-Pierre. Selon la coutume, le châtiment doit avoir lieu à l'aube, dans une pénombre relative, pour préserver la décence et le caractère solennel de l'événement.

 

Mais rien ne va se passer comme prévu. Le montage de la guillotine prend du retard. Il fait jour, avec un beau soleil, lorsque Weidmann est extrait de sa cellule. La luminosité va permettre aux photographes de réussir de belles photos.

 

Les quelques centaines de spectateurs ont attendu toute la nuit. L'ambiance est plus festive que macabre. Les cafés autour de la prison font des affaires en or. Lorsque le condamné apparaît, la foule hurle. Le bourreau et ses aides agissent rapidement. Weidman bascule sur la planche.  Le couperet tombe.

 

Le pire reste à venir. Le corps est évacué. La guillotine est démontée. Les barrières de police cèdent. La foule se précipite vers l'endroit où la tête est tombée. Des spectateurs sortent alors leurs mouchoirs pour les tremper dans le sang de Weidmann qui a giclé sur le sol. 

 

Les images de l'exécution sont reprises dans des centaines de journaux de par le monde. La “ barbarie française ” et sévèrement critiquée.

 

Le gouvernement français est effondré. Le caractère public de l'exécution visait à l'exemplarité. On croyait alors que montrer le criminel sur l'échafaud avait un caractère dissuasif, moral. Or c'est l'inverse qui se passa. L'exécution avait transformé les spectateurs en bête sauvage et avait réveillé les instincts les plus morbides.

 

Quelques jours plus tard le gouvernement abolit les exécutions publiques. La guillotine sera installée à l'intérieur des prisons.

 

La dernière décapitation eut lieu en 1977. La peine de mort fut abolie le 18 septembre 1981. Douze ans après le Royaume-Uni.

 

Précurseur du « en même temps », le président Giscard d’Estaing avait exprimé sa « profonde aversion pour la peine de mort », un « acte barbare », mais n’avait rien entamé pour abolir ce supplice qui convenait à la majorité de son électorat. Il gracia quatre condamnés (dont un mineur) et en laissa guillotiner trois autres, estimant que la peine de mort avait un effet rédhibitoire lorsque « les victimes sont des enfants ou des femmes faibles, maltraitées, torturées. » Ce qui était faux et n'a, en tout cas, jamais été prouvé.

La dernière exécution publique en France
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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 06:01

J'avais depuis longtemps l'intention d'évoquer cette photo qui est l'une des plus célèbres dans la conscience collective historique de la Pologne. Elle fut prise à Varsovie par Julian Bryan, un photographe étasunien, le 14 septembre 1939.

 

Ce jour-là, les diplomates et les officiers de la plupart des gouvernements étrangers fuient la capitale. Bryan prend contact avec le maire de Varsovie qui lui prête une automobile et lui attribue un guide et un interprète en lui permettant de circuler et de photographier dans la capitale de la Pologne. Bryan va prendre des centaines de clichés en noir et blanc et aussi en couleurs, ce qui était rare à l'époque. Il va par ailleurs consommer 5 000 pieds de films documentant le siège de la capitale, les bombardements de la Luftwaffe qui font régner la terreur dans la ville. Il était vraisemblablement le seul journaliste étranger sur place à ce moment-là.

 

La photo montre une enfant affolée et désespérée devant le corps inanimé d'une jeune fille. Avec une poignée d'autres polonaises qui, comme elle, mourait littéralement de faim, ces 2 sœurs avaient décidé de creuser dans un champ à la recherche de pommes de terre. Deux avions allemands passèrent au-dessus de leur tête et larguèrent deux bombes sur une petite maison voisine ou les deux occupantes furent tuées. Les femmes dans le champ se jetèrent à plat ventre pour se protéger mais les avions revinrent mitrailler le champ en faisant deux nouvelles victimes. Ce sont elles qu'on voit sur les photos prises par Brian. L'une des deux s'appelait Anna Kostewicz. Brian vit Kazimiera, la petite sœur d’Anna âgée de 10 ans s'agenouiller et pleurer près de son aînée morte.

 

Pour la petite fille, le traumatisme fut énorme. En une seconde elle venait de voir mourir sa sœur alors qu'elle n'avait jamais vu une personne décéder et que la mort en tant que concept lui était complètement inconnu. Pour la petite histoire c'était également la première fois qu'elle rencontrait un étranger.

 

En ce tout début de guerre Brian avait, sur les ondes de la radio polonaise, exhorté le président Roosevelt à venir en aide à la Pologne, et il avait prévenu contre le risque d'une guerre mondiale.

 

En 1958 Brian revint en Pologne et publia des centaines de photos de Varsovie prise par lui en 1939. Avec l'aide du journal polonais Express Wieczorny, il lança une campagne de recherche sous le titre “ Reconnaissez-vous vous-même, vos parents, votre maison et votre rue ? ” C'est ainsi qu'il put rencontrer et enregistrer l'histoire de plusieurs personnes qui apparaissaient sur les photos du quotidien du soir. En 1959, il tira de cette expérience le livre Warsaw: 1939 Siege, 1959 Warsaw Revisited.

 

Kazimiera ou la photo de l’enfant qui pleure sa sœur
Kazimiera ou la photo de l’enfant qui pleure sa sœur

PS : Facebook (ou son ordinateur) vient de censurer cet article. Pour des raisons peu claires.

 

En fait, c'est plus subtil qu'une vraie censure :

Nous avons rétrogradé votre publication dans le fil
Nouvelles informations sur cette décision
 
Ce que cela signifie
 
Les utilisateur(ice)s devront peut-être faire défiler l’écran plus longtemps pour voir votre contenu."
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15 janvier 2026 4 15 /01 /janvier /2026 06:01

Il y a actuellement une tendance dans les réseaux sociaux visant à légitimer le squat. On entend et on lit : « ce logement était inoccupé depuis six mois, je m’y suis installé depuis trois mois et, comme j’ai fait changer les serrures, on ne peut m’expulser que par le biais d’une procédure judiciaire. »

 

Trop facile ! On pourrait d’ailleurs pousser plus loin et appliquer cette logique aux voitures qui ne roulent pas depuis un certain temps ou aux presse-purée inutilisés.

 

Le premier sens du mot anglais squat est accroupi. Donc « to squat » signifie s’accroupir. Le sens dérivé vient peut-être de cette idée de ne pas se tenir droit mais penché en avant, replié sur soi, blotti, modestement, un peu honteusement.

 

 

On en vient très vite au sens dérivé. Aux Etats-Unis, au XIXème siècle, les squatters étaient des pionniers qui s’installaient sur une terre sans titre de propriété et sans payer de redevance. Les diverses révolutions européennes, principalement anglaise et française, ayant consacré le droit de propriété, on en est venu à une pratique plus précise : squatter, c’est occuper un  logement sans la permission de son propriétaire, quels que soient les moyens employés (effraction, contrainte). Cette pratique est totalement illégale.

 

 

Squatter (de l'anglais to squat : « occuper sans permission ») est le fait d'occuper un logement sans l'accord de son propriétaire, quels que soient les moyens employés pour le faire (effraction, menaces, contrainte). Il est illégal et puni par la loi. Depuis deux textes légaux de 2020 et 2023, le squatteur d’une résidence principale ou secondaire peut être expulsé par le préfet sous 72 heures, sans nécessité de décision judiciaire préalable. Le délit d’occupation de domicile est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros. La trêve hivernale ne concerne pas les squats.

 

Ne sont pas concernés par les squats :

 

Des locataires qui se maintiennent dans un logement après la fin d’un bail sans payer de loyer et sans l’accord du propriétaire. Une personne qui refuse de quitter les lieux après y avoir été hébergé par la personne qui y réside. Les faux locataires qui entrent légalement dans un logement réservé grâce à une plateforme touristique et qui refusent de partir, et ceux qui changent les serrures.

 

En présence d’un squat, il ne faut surtout pas intervenir soi-même, même si l’envie en démange. Il convient d'informer les forces de l’ordre qui ouvriront une enquête. Le fait de forcer un occupant illégal à quitter le lieu qu’il habite sans avoir obtenu le concours de l’Etat, à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

 

Une fois l’existence du squat avérée par les forces de l’ordre, deux démarches sont possibles.

 

  1. L’évacuation forcée après dépôt de plainte pour violation de domicile. Peuvent déposer plainte : les propriétaires, les locataires ou des personnes agissant en leur lieu et place. Un OPJ établira un constat de squat et recueillera les identités des squatteurs. Le préfet devra alors agir sous 48 heures. S’il décide de la mise en demeure, les squatteurs auront 24 heures pour quitter les lieux. Si les squatteurs n’ont pas obtempéré, le préfet devra faire évacuer les lieux par les forces de l’ordre. Des poursuites pénales pourront être engagées. A noter que la procédure d’expulsion peut être refusée pour des motifs « impérieux » : présence d’enfants mineurs, de femmes enceintes, de personnes âgées. Le propriétaire peut alors demander une indemnisation.

 

  1. La procédure devant un juge. Lorsque la procédure accélérée n’est pas possible, il faut prendre un avocat qui saisira le tribunal. Les squatteurs seront informés par le commissaire de justice de leur obligation de quitter les lieux.

 

Toutes ces procédures prennent du temps. Ainsi, le représentant de l’Etat doit, sous 48 heures, décider ou non de mettre en demeure les squatteurs de partir. Dans les faits, il s’agit plutôt de trois semaines. Et si le préfet refuse, en raison notamment de la situation des squatteurs, l’expulsion peut prendre plusieurs mois, durant lesquels il faut se loger…

 

Ne jamais oublier que squatter un logement squatté est illégal. Le propriétaire encourt une condamnation pénale. Le squatteur peut intenter une procédure contre le propriétaire qui a repris possession des lieux pendant qu’il n’était pas là. En théorie, il risquerait la même peine maximale que le squatteur, à savoir trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

 

Bref : un propriétaire récupérera toujours son bien, mais il devra s’armer de patience et pourra être condamné pour les moyens qu’il aura utilisés.

 

Toujours avoir également à l'esprit le fait que les squatteurs sont le plus souvent insolvables.

 

PS : parfois, ça baigne pour les proprios. Une squatteuse a écopé de six mois de prison ferme pour avoir occupé la résidence secondaire d'un magistrat.

 

Du squat

Trump et son immense culture :

 

https://www.facebook.com/watch/?v=882563687512761

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14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 06:01

Vous êtes une dame de 90 ans. Vous n’avez pas de problèmes de santé sérieux mais quelques bricoles. Comme tout nona qui se respecte.

 

Vous décidez d’aller terminer votre vie dans un EPHAD. Depuis dix ans, vous économisiez dans la perspective de cet ultime séjour que vous espérez un peu long, tout de même.

 

Vous quittez donc votre appartement. À regret, mais la roue tourne.

 

C'est alors que vous avez la surprise de votre fin de vie. Un ami avocat vous conseille de vendre votre appartement, en tout cas de ne pas le laisser vide. Cela vous contrarie car vous aviez l'intention de le garder comme pied-à-terre pour votre fille.

 

Et pourquoi faut-il donc vendre ? Pour la bonne raison que votre résidence principale est désormais l’EPHAD et que votre appartement est devenu votre résidence secondaire avec tous les “ privilèges ” qui sont attachés à une résidence secondaire, en particulier pour ce qui concerne les impôts et autres taxes.

 

Au ministère des Finances, il y a décidément des hauts fonctionnaires qui pensent à tout.

Comment l’État arnaque les petites vieilles (les petits vieux itou)
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1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 06:01
Le 19 février 2024, un accident de la circulation survient en matinée sur une artère de Lille. Un 4X4 rate un virage, percute un feu tricolore qui s’abat sur un autre véhicule. La conductrice de cette voiture est blessée à la tête et aux yeux. Le conducteur du 4X4 quitte les lieux. Une enquête est ouverte pour blessures involontaires et délit de fuite.
 
Les vérifications révèlent rapidement que le véhicule appartient à Martine Aubry, alors maire socialiste de la ville. Au volant se trouvait son époux, Jean-Louis Brochen, ancien bâtonnier du barreau de Lille. Malgré une incapacité totale de travail de trente jours pour la victime, l’enquête est classée sans suite le 23 mai 2024.
 
Le parquet de Lille justifie ce classement par l’existence supposée d’un constat amiable entre les deux automobilistes. Or, ce document n’a jamais été établi. La victime, Alexandra G., affirme avoir refusé cette option lorsqu’elle lui a été proposée par un policier, souhaitant que la procédure judiciaire suive son cours. Jean-Louis Brochen confirme également qu’aucun constat n’a été signé.
 
Au cours de son audition, l’époux de l’ancienne maire reconnaît un « écart sur la gauche » lié à un moment d’inattention, mais conteste le délit de fuite, affirmant ne pas avoir vu qu’un autre véhicule avait été touché. Une témoin évoque pourtant une conductrice au « visage en sang » tandis que le véhicule responsable quittait les lieux. La fuite parallèle du dossier vers l’hôtel de ville, révélée par Mediapart, a donné lieu à de simples rappels à la loi pour les agents impliqués.
Selon que vous serez puissant ou misérable
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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 06:01

Début des années 1970. J'habite Paris et, comme tous les vrais Parisiens (ou les faux), je connais très peu la capitale et n'ai pas envie d'y jouer les touristes.

 

Un samedi après midi, je me décide. Va pour les Champs-Elysées que je remonterai à pied, côté droit, avant de les redescendre côté gauche.

 

Je fais 100 mètres et, soudain, une Rolls-Royce blanche se gare dans la contre-allée, juste devant moi. Cette voiture me dit quelque chose. En descend un chauffeur noir. Cette fois-ci, plus d'hésitation : BB est à l'intérieur de la voiture que j'avais dû voir dans Paris-Match ou le périodique de Dassault (une grosse daube) distribué gratuitement chez les coiffeurs.

 

Le chauffeur ouvre la porte arrière gauche. Bardot descend, toute en souplesse et en grâce. Elle porte un pantalon genre Karting, un dessus plutôt moulant et une veste sans manches, un peu cow-boy.

 

Aérienne, elle traverse la contre-allée et le trottoir en 5 à 6 secondes. Un rêve, un bonbon disait Bécaud avant de la plaquer.

 

Elle s'engouffre dans je ne sais quel bâtiment.

 

C'est fini.

 

Je reste immobile, me disant qu'elle va peut-être revenir. Je ne pense pas que les autres usagers du trottoir l'aient repérée.

 

Quelques minutes plus tard, un coupé Mercedes se gare juste derrière la Rolls. En descend Alain Delon. Rève-je ?

 

Delon a environ 35 ans. Il est au sommet de sa gloire et de sa beauté. Il est habillé de manière classique (dans classique, il y a classe) et il porte des chaussures plates qui donnent l'impression qu'il survole le sol. Il bat le record de BB sur le trottoir et s'engouffre dans l'immeuble où elle l'a précédée.

 

Re-fini.

 

Le samedi suivant, je reviendrai à la même heure sur les Champs-Elysées.

 

J'aurai beau prendre mon mal en patience : il ne se passera rien.

Brigitte Bardot, Alain Delon et moi
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28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 06:01

Ginette Dior, dite Catherine Dior, née à Granville (Manche) le  et morte le  à Grasse, fut une résistante française.

Elle était la fille de l’industriel Maurice Dior et de Madeleine Martin, et la soeur du couturier Christian Dior.

Catherine Dior naît dans une famille bourgeoise qui a fait fortune dans la production d’engrais. Elle est la cadette de cinq enfants et est élevée avec sévérité et sans démonstrations d’affection. En 1931, son père est ruiné à la suite de la crise de 1929. La famille quitte l'appartement parisien et déménage dans le Sud de la France, à Callian dans le Var. Catherine Dior contribue à assurer la subsistance des siens en cultivant des haricots verts et des petits pois sur le terrain qui entoure la maison.

Revenue à Paris avec son frère Christian en 1941, elle entre dans la Résistance, dans le réseau franco-polonais F2. Créé en 1940 à l'initiative du gouvernement polonais en exil à Londres, ce réseau était spécialisé dans le renseignement sur l’armement et des mouvements des armées allemandes. Il a compté jusqu’à deux mille agents et est considéré comme l’un des réseaux de résistance les plus dynamiques en France. Pendant deux ans, Catherine Dior utilise l’appartement de son frère, situé au 10 de la Rue Royale pour recevoir des membres de son réseau.

 

Le 6 juillet 1944, alors qu’elle a rendez-vous avec un autre membre de son réseau à Paris, la Gestapo de la rue de la Pompe l’arrête. Comme ses camarades, dont Jean Desbordes qui dirigeait son secteur et meurt le jour même sous la torture, Catherine Dior est alors torturée. Elle est détenue au camp de Drancy puis, le , déportée  vers l'Allemagne dans l’un des derniers convois à quitter la France, le " convoi des 57 000 ", qui l'emmène jusqu'au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

Libérée en mai 1945, Catherine Dior est rapatriée à Paris, très faible. Elle est décorée de la croix de guerre,  distinction rarement accordée à des civils, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance et de la Légion d'honneur.

 

Jusqu’à la fin de sa vie, Catherine Dior mène une existence discrète, prenant part à la Fondation de la Résistance et suivant de loin les succès de son frère Christian Dior, dont elle est très proche. C’est d’ailleurs en hommage à sa sœur qu'en 1947 le couturier-parfumeur appelle son premier parfum Miss Dior.

Comme son frère, elle a hérité de sa mère une passion pour les fleurs et les parfums. D’abord concessionnaire en fleurs aux halles de Paris, elle finit sa vie en Provence où elle possède une exploitation de près de deux hectares de roses à parfum et des vignes.

Souvenons-nous de Catherine Dior
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23 décembre 2025 2 23 /12 /décembre /2025 06:01
UNE ANALYSE DE JUAN BRANCO
 
La victime de M. Abittan, défendu par Brigitte Macron, se présente le soir des faits à la police avec cinq plaies vaginales de plusieurs centimètres, et deux plaies saignantes au contact de 1,5 centimètre « compatibles avec une pénétration anale ».
L'expert psychiatrique parle de stress post-traumatique sévère en lien direct avec les faits.
En garde à vue, "l'acteur n’a pas d’explication quant aux blessures sexuelles de Pauline".
Il admet avoir donné au moins une gifle, puis se rétracte. Il ment.
En perquisition, une serviette en sang contenant des traces du rapport sexuel est retrouvée à son domicile.
Les déclarations de Pauline sont constantes, corroborées, et surtout précises.
Deux autres femmes témoignent d'agressions sexuelles, dont une lors du tournage d'Hôtel Normandie, à deux reprises, et des lourdes pressions pour éviter qu'elles témoignent.
Mais Pauline aura un tort: avoir admis avoir eu un rapport anal avec un autre homme.
Cela, visiblement suffit. C'est le seul élément qui apparaisse, en dehors des témoignages de circonstance, et probablement de complaisance, qui seront produits.
Ary Abittan, qui a menti, contre lesquels des éléments matériels multiples indiquant qu'il a fait usage de violence, sera démis en examen avant même la fin de l'instruction, fait rarissime.
L'accusatrice fait immédiatement une tentative de suicide.
Des hommes sont condamnés au quotidien en France sur le simple fait de déclarations, concernant des faits sans violence, ni alléguée, ni démontrée.
Ils le sont pour purger la violente impunité dont bénéficient, au sommet de la société, ceux qui sont proches du pouvoir, et protégés.
Ils le sont par la lâcheté de magistrats qui se montrent d'autant plus féroces à l'égard des plus vulnérables de la société qu'ils sont en réalité incapables de s'attaquer à l'impunité structurelle de ceux qui trônent en leur sommet.
Cette affaire va au delà de l'indécence. Elle est une révélatrice crasse de la compromission et de la faiblesse d'une institution qui, à Paris surtout, n'a ni à voir avec la justice, ni à la vérité, et qui se comporte en véritable garante de la société.
Ari et Bri-Bri d'amour
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