Le World Socialist Website pose le problème du remplacement des paysans cessant leur activité : « Un point inquiétant est la proportion d’exploitants agricoles ayant plus de 60 ans, soit un quart. Ces derniers partiront forcément dans un très court laps de temps à la retraite sans trouver de successeurs. Ces derniers sont d’autant plus difficiles à trouver que les conditions de travail ne sont guère attirantes : des journées à rallonge, pas de week-end, pas ou peu de congés annuels, notamment pour les éleveurs, des revenus très faibles… Le fait que les agriculteurs représentent une profession moins bien rémunérée en regard de l’ensemble des actifs en emploi soit 1 973 € versus 2 342 € rend difficile de trouver des successeurs. Cela n’est qu’une moyenne. Nous savons que cela recouvre des disparités énormes d’un côté des grands céréaliers bien lotis et de l’autre des paysans qui peinent à dégager ne serait-ce qu’un SMIC. En outre, le fait que l’installation en tant qu’exploitant agricole exige d’énormes investissements n’arrange rien au problème. Même si s’amorce une baisse de l’usage des pesticides, des CMR (agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction), majoritairement, l’agriculture française demeure dépendante de ces produits dangereux pour la santé et la biodiversité. »
Cette mesure fait partie d’un plan visant à doter la marine américaine d’un total de 373 navires avec équipage et 150 navires sans équipage, contre 296 cette année. »
Dans Le Grand Soir, Jacques Texier témoigne de ce qui s’est passé à Sainte-Soline : « On voit alors le canon à eau entrer en action. Les manifestants s’approchent de la bassine se tenant par la main, en ligne. Derrière les grilles de clôture se tiennent les gendarmes mobiles, devant leur véhicule, face aux manifestants. Ils distribuent à tout-va des grenades lacrymogènes. Je suis content d’avoir prévu lunettes de piscine, masque FFP2 et sérum physiologique. Une fumée noire et épaisse s’élève alors. D’où nous sommes, nous ne pouvons en distinguer la cause, et nous verrons après plusieurs véhicules de gendarmerie en feu. Les grenades lacrymogènes tombent sans discontinuer. Il faut alors se précipiter pour les couvrir de terre dans ce champ labouré et en éviter la diffusion du gaz. Un véhicule blindé arrive en appui aux gendarmes. Un autre type de grenade est ensuite utilisé, qui explose en l’air en dispersant plusieurs sous-grenades lacrymogènes. Enfin, cerise sur le gâteau, arrive le temps des grenades de désencerclement. J’apprécie alors les bouchons d’oreille dont je me suis muni.
Après 2 à 3 heures d’affrontements, les manifestants se replient dans le champ qui fait face à la bassine. Pour rejoindre ce lieu de rassemblement, je dois traverser une route sur laquelle gît un blessé auquel le "médic" fait un bandage serré sur la cuisse. Il ne peut plus marcher mais semble transportable, il est donc évacué vers le lieu de regroupement sur une civière. A quelques mètres de là, un attroupement est stationné sur la même route. Il y a un blessé gravement atteint à la tête semble-t-il. Le SAMU est appelé ; il tarde. Nous nous regroupons sur un grand champ face à la bassine ; les "gardiens de bassine" sont à une centaine de mètres. Le calme règne, beaucoup d’entre nous en profitent pour manger un casse-croûte ; la foule est compacte et paisible. C’est alors que les grenades de désencerclement pleuvent en quantité au milieu de la foule, dans un vacarme assourdissant. J’apprécie les bouchons d’oreille dont je me suis muni. Le danger est énorme : si une grenade tombe dans la capuche d’un manifestant, c’est le carnage. Si c’est à proximité d’un enfant, il perd à jamais l’audition. Les explosions font des blessés en nombre conséquent. L’ambulance n’est toujours pas là ; elle arrivera longtemps après, des ordres ayant été donnés de l’empêcher de rejoindre la zone pour prendre en charge le blessé qui gît toujours sur la route. »
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