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7 septembre 2024 6 07 /09 /septembre /2024 05:01

par  Thierry Labica, lundi 26 août 2024

 

Repris du site Acrimed

 

 

Thierry Labica, maître de conférences au département d’études anglophones de l’université Paris-Ouest Nanterre, est l’auteur de L’hypothèse Jeremy Corbyn : Une histoire politique et sociale de la Grande Bretagne depuis Tony Blair (Demopolis, 2019) et a coordonné, avec François Cusset et Véronique Rauline, l’ouvrage Imaginaires du néolibéralisme (La Dispute, 2016). Entretien.

 

Acrimed : Depuis des mois, et même des années, Acrimed documente l’acharnement médiatique contre La France insoumise et singulièrement contre Jean-Luc Mélenchon. Sa volonté de rompre avec les orientations néolibérales, sécuritaires et atlantistes de la gauche de gouvernement lui valent, notamment depuis qu’il a supplanté le PS en 2017, l’hostilité de tous les médias, même « de gauche ». Avant de revenir sur les mésaventures médiatiques de Jeremy Corbyn, parvenu entre 2015 et 2020 à la tête du Labour avec un programme de rupture assez similaire à celui de LFI, pourrait-on remonter un peu dans le temps, dans les années 1980, pour voir comment les médias de gauche avaient réagi au thatchérisme ?

 

Thierry Labica : Dans les années 1960-1970, l’événement politique principal de l’année c’était le congrès syndical, où les responsables politiques se rendaient, où les politiques industrielles étaient négociées dans un cadre cogestionnaire, où les grandes annonces étaient faites. Une catégorie bien spécifique de journalistes couvrait ces congrès : les correspondants industriels. Et les correspondants industriels, c’était la fine fleur du journalisme politique. Or dans les années 1980, il se passe quelque chose d’assez important dans le champ de l’audiovisuel : il y a un mouvement de reflux de cette catégorie particulière de journalistes. Et ça a des conséquences très importantes dans le contexte de luttes du monde du travail contre la révolution désindustrielle thatchérienne. Le moment charnière et le mieux connu est celui de la grève des mineurs de 1984-1985, qui est vraiment un épisode seuil à tout point de vue, symbolique, économique, politique, etc. Les mineurs sont un emblème de l’histoire industrielle nationale et 1984, c’est le moment où le thatchérisme remet en question toutes les grandes institutions du compromis social d’après-guerre. Au même moment, dans les médias disparaissent les gens les plus qualifiés pour parler des conflits du monde du travail, des relations entre les syndicats et le gouvernement, avec une expertise sur la question des politiques industrielles, des négociations, des grèves, etc. Résultat : le discours désormais dominant construit la classe ouvrière désindustrialisée comme un milieu complètement relégué, voire criminel. Et cette disqualification, cette relégation symbolique des mineurs, en l’occurrence, c’est aussi quelque chose qui concerne l’ensemble du monde ouvrier, l’ensemble du monde syndical.

 

Cette criminalisation, elle est explicite lors de la grève de 1984, par exemple avec l’épisode d’Orgreave. Orgreave, c’est un lieu près de Sheffield où il y a eu un piquet de grève très, très important en juin 1984 qui a abouti à une bataille rangée. Or quand la BBC a montré les images d’Orgreave, elle a inversé l’ordre du montage. C’est-à-dire qu’elle a montré les mineurs en train de caillasser la police, qui ensuite a chargé. Et finalement il y a eu des excuses après coup sur le mode : « On s’est trompés, on a monté la séquence à l’envers ! C’est la police qui a chargé en premier ». Les médias orientaient clairement leur couverture sur une responsabilité des mineurs dans la violence, le chaos, etc.

 

On sait aussi que dans la communication interne du gouvernement Thatcher, pour les ministres et leurs conseillers, les mineurs étaient régulièrement considérés comme des nazis. Il y a un conseiller important de Thatcher (David Hart) qui lui dit : « Je suis allé voir à tel endroit ce meeting avec Arthur Scargill qui était le porte-parole du syndicat des mineurs, le NUM [National Union of Mineworkers], j’avais l’impression d’être à Nuremberg. ». Chose intéressante ; dans la même période, le Sun – ce grand journal à scandales, sensationnaliste, très, très à droite, propriété de l’empire médiatique de Rupert Murdoch, et qui tire à des millions d’exemplaires – avait décidé de faire une première page pendant la grève montrant Arthur Scargill faisant apparemment un salut hitlérien, avec en gros titre : « Mine Führer » (jeu de mots sur « mine/mein Führer »). Or, à cette époque-là, les journalistes du Sun avaient refusé de publier cette Une – une prise de position politique et professionnelle dont je ne connais pas d’équivalent ultérieur. Dès 1984, on voit déjà une mobilisation de motifs relatifs à l’antisémitisme, au nazisme. Mais pas encore de manière complètement déployée dans le champ médiatique : en 1984-85, on était encore en temps de guerre froide et l’association avec « Moscou » restait l’accusation dominante. Le syndicat national des mineurs (NUM) fut donc prioritairement la cible de « révélations » – totalement démontées quelque temps plus tard – sur l’« argent de Moscou » ou provenant de la principale figure « terroriste » de l’époque, le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.

 

Il y a toutes sortes d’autres choses qui sont mobilisées pour disqualifier et criminaliser. On peut citer, en 1989, l’épisode du stade de Hillsborough à Sheffield où eut lieu une rencontre de football entre Liverpool FC et Nottingham Forest. Suite à une gestion policière catastrophique de la foule se pressant à l’entrée du stade, 97 personnes périrent dans des conditions particulièrement horribles. Le lendemain, la presse à scandale, le Sun en tête, fait une page sortie du fond des enfers : des fans auraient volé des victimes, auraient uriné sur la police « courageuse », auraient agressé des policiers tentant de ranimer des personnes évanouies. Et cette couverture médiatique reçoit une validation politique de Thatcher affirmant que la police a fait de son mieux, etc. C’était tellement inqualifiable qu’il a fallu qu’un Premier ministre, 23 ans plus tard (en 2012) fasse des excuses publiques, en séance parlementaire, pour les dissimulations et mensonges de la police, la diffamation journalistique, l’acharnement de la presse et des médias contre les victimes et leurs familles. Cela dit, trente-deux ans plus tard, en 2021, aucun responsable n’avait encore été poursuivi, à l’exception du responsable de la sécurité du stade qui a reçu une amende de 6 500 livres sterling.

 

Au passage, le terme de « criminalisation » n’est pas le mien. C’est le nom d’une politique mise en œuvre en Irlande du Nord par les travaillistes à partir de mars 1976 et poursuivie avec une ferveur fanatique par Thatcher dans les années 1980. Les prisonniers de l’IRA, de l’INLA (autre organisation paramilitaire républicaine) incarcérés dans la grande prison de Maze voient leurs droits spécifiques de prisonniers à caractère politique retirés. « Criminalisation » fut l’appellation même de cette stratégie (qui certes n’était pas dépourvue de précédents). On ne fait plus de politique : la question républicaine en Irlande du Nord était désormais affaire de criminalité et un peu plus tard, en réponse à la grève de la faim de Bobby Sands, détenu dans la prison de Maze, Thatcher déclara : « Crime is crime is crime. It is not political. » On était donc dans une séquence de durcissement politique marqué par la réduction criminelle, dans le champ politique et dans le champ médiatique, des deux grands adversaires du pouvoir néoconservateur des années 1980, c’est-à-dire le mouvement indépendantiste irlandais en Irlande du Nord, et le mouvement syndical dans sa composante la plus combative.

 


Donc, c’est sous le thatchérisme que naît cette hostilité systématique des médias envers la gauche traditionnelle, attachée à la défense du monde ouvrier.

 

Disons qu’il y a un moment propre aux années 1980. Un exemple (avec celui de la grève de 1984) est la campagne extrêmement virulente contre la gauche du parti travailliste. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, émerge un dirigeant très à gauche : Tony Benn, une figure de premier plan, qui a évolué vers la gauche au fil de sa carrière. Ministre de l’Industrie en 1975-1976, il brigue ensuite la direction du parti. Il y a donc le risque de voir le Labour dirigé par une figure emblématique, pas juste travailliste, mais dans une tradition explicitement socialiste, avec des liens avec la gauche radicale anticapitaliste, avec des références au marxisme, aux grandes expériences de contrôle ouvrier des années 1970 en Grande-Bretagne, elles-mêmes parfois inspirées par les expériences yougoslave, portugaise ou de la jeune Algérie indépendante. Tony Benn proposait un programme : l’Alternative Economics Strategy, la stratégie économique alternative. Et il y a de bonnes raisons de penser que la formule célèbre de Margaret Thatcher, « Il n’y a pas d’alternative », n’était pas seulement une formule générale pour imposer une norme néolibérale exclusive, les privatisations, etc., mais résonnait aussi dans le contexte proprement britannique, en réponse à une certaine radicalité qui s’était exprimée au cours des années 1970 et qui se prolongeait alors dans la « stratégie économique alternative », le programme de rupture associé à Tony Benn.

 

Donc l’hostilité à Benn, c’est une hostilité à la gauche, une gauche qui représente vraiment une menace. D’ailleurs, les médias en prennent la mesure : on parle alors de la « loony left », de gauche cinglée, et dans les journaux, on voit Tony Benn, Ken Livingstone et une série d’autres dirigeants pris en photo au moment le plus défavorable, où ils ont l’air vraiment dingues. Il s’agit d’écarter ce danger, et ce danger va être écarté lorsque Neil Kinnock prendra la tête du parti dans les années 1980.

 

Il faut dire que tout ceci n’est pas sans précédent, là encore. Il faudrait parler du rôle de la jeune BBC face à la grève générale de 1926 ; à celui du Daily Mail et sa fausse « lettre de Zinoviev » aux travaillistes à la veille des élections d’octobre 1924 ; aux rumeurs d’espionnage pour le compte de l’URSS dirigées contre le Premier ministre travailliste, Harold Wilson, à la fin des années 1960.

 

Les années 1980 représentent un seuil dans cette histoire et dans les années 1990, on peut parler d’un basculement et d’un délitement de tout l’héritage ouvrier du XXe siècle et de cette espèce de pilier syndical de l’État britannique d’après-guerre – il y avait quand même 13 200 000 syndiqués en 1980 ! Au gré de la désindustrialisation, de la montée du chômage de masse et des lois antisyndicales, il y a un reflux de cette construction sociale et politique gigantesque, centrale dans la culture politique britannique, et ce reflux devient une véritable relégation symbolique dans des médias appliqués à célébrer la nouveauté de la fin de la guerre froide et de la disparition des bastions du monde ouvrier le plus familier.

 


C’est sur ce terreau que Tony Blair arrive au pouvoir

 

Blair est élu avec une forte majorité absolue en 1997. Blair est soutenu médiatiquement par le principal soutien historique de la droite, c’est-à-dire Rupert Murdoch et le journal le Sun. Quand Blair est élu, le Sun fait une première page où il titre : « It’s the Sun wot won it ». C’est une expression d’anglais oral un peu cockney, un peu familière, qui signifie : « C’est grâce à nous ». Donc quand on dit « Blair, c’est la droite », ce n’est pas juste des procès d’intention. Dans le succès médiatique de ce néo-travaillisme il y a une espèce de fétichisme du nouveau, c’est la nouvelle économie, le nouvel ordre post-guerre froide après la chute du Mur, etc., on est encore dans ce moment-là de triomphalisme et il y a un réalignement médiatique sur cette « gauche moderne ». Pourquoi elle est moderne ? Parce que Blair fait abolir dans un vote du Congrès la clause IV de la constitution du parti travailliste qui disait de manière vague que le parti travailliste visait la propriété commune des moyens de production. Cette formule censée représenter l’ambition « socialiste » du travaillisme faisait signe en direction de politiques de nationalisation, d’étatisation, sans que l’on puisse même parler de socialisme d’État. En tout cas, symboliquement, le renoncement formel à cette clause IV était le signal d’une « modernisation », où le marché, la libre concurrence, l’entreprise étaient maintenant mis au centre, c’est ça qui compte !

 


Et comment les médias de gauche réagissent-ils à ce moment-là ?

 

Les médias de gauche, c’est quoi, en Grande-Bretagne ? Souvent, on pense que dans la presse, le média de gauche, de centre gauche, principal serait le Guardian. Et l’Observer. Au vu des dernières années, on a du mal à se dire ça. Au Guardian, qui est une expression du centre gauche travailliste, on peut parfois trouver des travaux d’enquête très poussés, la révélation de vraies affaires, des choses magnifiques sur le plan journalistique. Après, il y a ce qui relève de la routine informationnelle qui n’est pas du tout du même ordre et qui est finalement très conformiste.

 

Le meilleur exemple que je peux donner c’est le magazine du parti communiste britannique. Historiquement le PC britannique a toujours été très petit mais influent, notamment dans le monde syndical. Et surtout, son magazine Marxism Today avait à la fin des années 1980 et au début des années 1990 un rayonnement énorme, jusqu’à voir des ministres conservateurs lui donner des interviews. On pouvait y lire des articles de célébrités de la gauche intellectuelle comme Eric Hobsbawm ou Stuart Hall. Eh bien, même cette revue a contribué à une espèce d’illusion blairiste. Même pour Eric Hobsbawm, le grand historien lié au PC, comme pour beaucoup de gens dans le milieu intellectuel et en lien avec la presse classée à gauche en Grande-Bretagne, il y a une espèce d’adhésion à cette nouveauté travailliste qui prend acte de la chute du Mur, qui prend acte de la désindustrialisation de l’économie britannique et surtout qui permet d’en finir avec un pouvoir conservateur détesté et continuellement au pouvoir pendant 18 ans. Donc il y a une espèce de consensus autour de l’émergence du néo-travaillisme qui veille de son côté à maîtriser son image : les dépenses de communication du gouvernement Blair sont le double de celles de Thatcher qui en faisait déjà beaucoup en la matière.

 


Et après la longue nuit blairiste, on arrive en 2015 avec l’accession de Jeremy Corbyn à la tête du Labour. Il est en butte à l’hostilité des médias d’emblée ?

 

Quand Corbyn arrive à la tête du parti en 2015, on pense d’abord que ce type-là ne sera jamais élu ; les parrainages de parlementaires travaillistes lui ont permis de briguer l’investiture pour pouvoir afficher un certain pluralisme. Mais assez rapidement, et contre toute attente, il y a un engouement énorme. Certains commencent à angoisser. Commencent à resurgir « la gauche radicale », les dangers qu’il ferait courir à l’économie, à la défense du pays et les connexions avec l’Irlande : c’est « l’ami des terroristes irlandais ». Mais ça, ça ne marche plus car pour toute une génération, c’est dépassé, c’est les années 1970, ils s’en fichent. Voire, quand ils savent des choses sur les années 1970, ils estiment que c’était pas mal sur plein de questions : de logement, de salaire, de politique sociale, etc. Et puis Gerry Adams et le Sinn Fein étaient devenus des acteurs politiques électoraux légitimes et de premier plan. Donc tout ça ne marche pas, alors on l’attaque aussi sur le fait qu’il soit soutenu par une gauche radicale, soi-disant violente, qui pratiquerait l’intimidation, avec de vraies fabrications de faux événements.

 

Les activistes de la Media Reform Coalition, sorte d’équivalent britannique d’Acrimed, ainsi que plusieurs études d’universitaires qui ont fait un travail quantitatif sur de gros corpus et de longues périodes ont montré que le traitement médiatique des travaillistes sous Corbyn, et de Corbyn lui-même, était quasi universellement défavorable. Dès 2015, le Guardian a été absolument complice de ce sabotage, et le restera de bout en bout. Dans la presse sérieuse, il y a le journal The Independent, qui a assez longtemps traité Corbyn et la gauche corbyniste de manière plutôt objective. Mais à un moment, ça s’arrête et on a quelque chose qui ressemble à une reprise en main et un alignement sur la campagne anti-Corbyn.

 

Globalement, jusqu’à 2017, on met l’accent sur l’incompétence de Corbyn, « le type qui ne saura pas faire ». Non seulement son incompétence mais comme il est issu de la circonscription londonienne d’Islington, jadis quartier très populaire devenu un quartier qu’on appellerait « petit bourgeois de gauche », on lui reproche d’être élu par une jeunesse plutôt diplômée, déconnectée des « réalités » du « pays profond » – sur une variation des malheurs de la « classe ouvrière blanche ». Donc, subitement, le reste de l’échiquier politique trouve que les ouvriers, c’est super, et que les jeunes diplômés sur les bancs de la fac sont dans leur bulle, ne connaissant rien à l’authenticité ouvrière. Et dans les médias infuse cette idée que Corbyn conduit à la catastrophe parce qu’il est soutenu par de petits groupes marginaux, de nantis, et notamment, au sein du parti travailliste, par Momentum qui a été fondé pour soutenir sa campagne et qui serait composé d’une jeunesse bobo, des « extrémistes » déconnectés.

 

Il y a un premier test électoral à la toute fin de l’année 2015 avec une élection partielle dans une circonscription du nord du pays et l’on pense que ce sera le début de la fin pour Corbyn qui est censé essuyer un revers. Le journaliste du Guardian va faire un reportage sur place : c’est le nord, il pleut, les gens sont pauvres, ils sont cons mais on les aime parce que de toute façon, ils détestent la gauche – bref, tous les clichés y passent et ces médias prédisent une grosse claque pour la gauche travailliste. Or le candidat soutenu par Corbyn est élu à une large majorité et à chaque nouvelle élection, l’échec attendu – et espéré par la grande majorité du parti travailliste parlementaire – n’arrive pas.

 

Quand arrivent les législatives anticipées en juin 2017, dans les sondages ça se présente mal, tout le monde est très content, pensant qu’il va se prendre une raclée et sera enfin obligé de laisser la place. Mais à mesure que l’élection approche, les travaillistes remontent, Theresa May commet des maladresses terribles et, le jour du vote, le parti travailliste connaît sa plus forte progression électorale depuis 1945, en gagnant des circonscriptions qu’il n’avait jamais réussi à prendre. Et il réussit ça malgré un acharnement de tous les médias : « Corbyn l’incompétent », le « non premier ministrable », la « calamité », « l’hiver nucléaire », la « fin du débat démocratique en Grande-Bretagne », etc. Cela dit, la campagne électorale impose d’accorder un temps de parole qui permet à cette gauche de s’adresser plus directement au pays, et le programme anti-austérité, ainsi que l’engagement à respecter l’issue du référendum sur le Brexit acquièrent une très large audience.

Du Labour de Corbyn à LFI de Mélenchon, les médias contre la gauche (I)
Du Labour de Corbyn à LFI de Mélenchon, les médias contre la gauche (I)

PS : [BG]. L'épisode sanglant d'Orgreave n'a été suivi par aucune enquête officielle. Il est par ailleurs rarissime qu'un souverain britannique s'exprime comme l'a fait la reine d'Angleterre à cette occasion.

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commentaires

A
C'est à l'occasion de cette campagne anti-Mélenchon et anti- LFI que j'ai découvert que j'étais antisémite. Jusqu'à là je ne m'étais pas rendu compte et " sur mon brin de laurier je dormais comme un loir ". C'est dire la gravité de mon insouciance !<br /> On emploie souvent l'expression " nous vivons une époque formidable " soit au premier degré mais plus souvent de manière ironique au second degré <br /> Et bien oui, au second degré nous vivons une époque formidable pour ce qui concerne la France et particulièrement depuis les dernières élections.<br /> Je dirai même que cette période est réjouissante pour moi - nonobstant la situation des smicards qui devront s'assoir sur une augmentation de leur salaire et aussi ceux et celles qui ayant à ce jour 62 ans ne pourront pas prendre leur retraite - et je ne m'en lasse pas. <br /> C'est un spectacle grandiose de voir cet orchestre du Titanic que sont les macroniens et leurs nombreux porte-voix médias en queue de pie continuer à jouer leur partition pendant que leur navire sombre.<br /> Hier il était question de Cazenzeuve, il n'y a rien de plus à en dire tellement c'est aberrant. Il continue cependant à servir puisqu'il est reproché à la gauche la nomination de Barnier celle-ci ayant été opposée à la proposition Cazeneuve.<br /> Dans le genre toujours comique et où on constate qu'il n'y a plus de limite nous avons eu droit à Ségolène tout aussi royale qui se proposant au poste de 1ère ministre a lancé l'idée lunaire de doter chaque ministère d'un duo, suggérant par exemple aux finances Bertrand et au budget Valaud. <br /> Ça part dans tous les sens et tout ça avec des gens diplômés, cultivés et prétendument responsables.<br /> Alors pour filer la métaphore aquatique c'est un bonheur qui se déguste de les voir sortir toutes leurs rames et de tourner en rond dans leur canot.<br /> PS : aller chaque matin sur le site ACRIMED est une posologie à conseiller quotidiennement pour vérifier la parution d'un nouveau texte à lire comme il devrait être conseillé de lire ma vie au poste, la chronique TV de Samuel Gontier qui a la qualité en plus d'être drôle.
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A
https://www.telerama.fr/television/alain-duhamel-annonce-son-depart-premature-de-bfmtv-ruth-elkrief-poursuit-son-sacerdoce-sur-lci-7021988.php

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