Différents organes de presse ont publié un rapport détaillé sur la sécurité, qui révèle que 5 981 agressions sexuelles ont été rapportées par des utilisateurs ou des conducteurs du transporteur Uber, ainsi que des tiers, sur le territoire des États-Unis en 2017 et 2018. Ce chiffre comprend des attouchements, des tentatives d'agression et des viols. Le même rapport dénombre 19 homicides sur la même période.
Bien que rares, ces signalements représentent tous un individu qui a partagé une expérience très douloureuse. Même un seul signalement serait un signalement de trop , déplore Uber.
« Cette année, il y a eu chaque jour près de 4 millions de trajets sur Uber aux États-Unis », remarque Tony West, le directeur juridique du groupe. « La plateforme reflète le monde dans lequel nous opérons, avec ses bons et ses mauvais aspects ».
Pas sûr que cela suffise à rassurer les utilisateurs, qui appellent souvent une voiture justement pour se déplacer en sécurité.
France Culture nous le rappelle : « À l’origine, le régime spécial des cheminots a été une volonté patronale ». Les compagnies de chemin de fer, qui sont des structures privées au milieu du XIXe siècle, vont très vite s'apercevoir que beaucoup de métiers du rail – mécaniciens, aiguilleurs, lampistes, brigadiers de la voie – sont des métiers qui n'existent pas sur le marché du travail. Il faut donc former sur le tas, jusqu'à des niveaux de compétence très élevés, on pense notamment aux mécaniciens d'une locomotive à vapeur. Pour cette première génération d'agents, les compagnies prennent conscience qu'elles ne peuvent pas gérer cette main d'œuvre comme le fait une entreprise industrielle classique, qui met à la porte les ouvriers à la première récession ou crise économique. Elles se rendent compte que si elles jouent à ce jeu là, ces agents qui en auront bavé pour apprendre ces métiers difficiles ne reviendront plus émarger dans ces compagnies. Pour tenir en main ces agents, on leur offre alors la garantie de l'emploi, ce que l'on appelle à l'époque le commissionnement, dont bénéficient les fonctionnaires et les militaires. On leur donne un papier, une commission, qui atteste leur entrée dans une catégorie privilégiée. Ils ont un traitement et une place affectée dans un organigramme.
Deuxième considération à prendre en compte, ces cheminots sont exposés à des conditions de travail particulièrement délicates : en plein air, soumis aux aléas du climat, aux intempéries, à la neige et en plus aux accidents. Tout cela en fait une corporation exposée aux accidents et à la blessure, plus que tout autre, évidemment. En conséquence, pour attirer ces gens là, les compagnies disent : « Rassurez-vous, si vous êtes blessé, vous bénéficierez d'une caisse de secours. Vous serez payé pendant six mois à taux plein. Et puis, si vous mourrez, rassurez-vous, on s'occupera de votre veuve, à qui on trouvera un emploi », dame lavabo par exemple. On crée donc des caisses de secours, sachant qu'à l'époque, il n'y a ni syndicats, ni État social pour peser face aux compagnies.
Troisièmement, pour tenir et garder les agents qu'elles ont formés jusqu'à la fin de leur carrière, les compagnies créent un système de retraite, de pension. À 50 ans, par exemple, à la compagnie du Nord pour les mécaniciens ; 55 ans pour certaines, 60 ans pour d'autres. Chaque compagnie considère qu'il faut créer des caisses de retraite qui n'existent nullement ailleurs dans le privé à l'époque.
Ce type de vols de GPS agricoles avait été détecté dès 2015, les malfrats provenant en général de l’ex URSS. Et c’est grâce à un dispositif de coordination nationale du renseignement criminel, que cette filière de recel a été remontée. L’implication d’un groupe criminel international organisé et itinérant a rapidement été mise en évidence.
