L’Humanité nous explique que les assistantes sociales luttent pour la reconnaissance de leur profession : « 200 euros pour les infirmières, rien pour les assistantes sociales scolaires », « 3.000 assistantes sociales scolaires pour 12 millions d’élèves » : les pancartes brandies par les manifestants illustraient le « mal-être au travail » des manifestants venus de toute la France. Béret rouge et masque sur le visage, Maud, assistante sociale scolaire à Grenoble déclare : « On a vraiment l’impression d’être invisibilisées au sein de notre institution et on n’entend jamais parler de notre travail ».
« Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre a affiché des priorités fortes : la protection de l’enfance, la santé psychologique des élèves, le harcèlement scolaire (…). Pourtant, une fois de plus, une fois de trop, les personnels sociaux sont oubliés de toute annonce de revalorisation salariale et de création de postes », déplorent les deux syndicats catégoriels SNUASFPFSU et SNASEN-UNSA qui ont appelé à la mobilisation.
Pour Anne, le renforcement des effectifs est une priorité : « Nous sommes 3000 assistantes sociales pour 12 millions d’élèves, ce qui correspond à une assistante pour 4000 élèves », déplore la professionnelle.
La Vie Ouvrière évoque le grand saccage de la réforme de l’assurance chômage : « Le gouvernement envisage une nouvelle baisse de la durée d’indemnisation d’au moins 20 %. La durée maximale d'indemnisation passerait alors de 18 mois à 14,4 mois pour les moins de 53 ans, de 22,5 mois à 18 mois pour les 53-54 ans et de 27 mois à 21,6 mois pour les 55 ans et plus.
Les seniors sont également dans le viseur du gouvernement. Plusieurs scénarios sont à l’étude, mais tous concourent à réduire plus ou moins brutalement la durée d’indemnisations des plus de 53 ans. « La filière senior existe car il est beaucoup plus compliqué de trouver un emploi passé 50 ans. Cette mesure va jeter dans un sas de précarité un nombre très important de personnes, d’autant plus que l’âge légal de départ à la retraite a été repoussé à 64 ans », analyse Denis Gravouil. Parmi les autres mesures envisagées, la suppression de l’allocation spécifique de solidarité (ASS. Autant de personnes qui basculeront donc probablement au RSA, désormais soumis à des heures d’activité obligatoire, et qui, au contraire de l’ASS, ne permet pas de cotiser à la retraite.
Selon L’Obs, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est rendu à la frontière entre le territoire palestinien et l’Egypte, appelant une énième fois à un cessez-le-feu « humanitaire et immédiat », fustigeant une « punition collective subie par le peuple palestinien » et déclenchant la colère du chef de la diplomatie israélienne.
Antonio Guterres a de nouveau appelé ce samedi 23 mars à un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, pour mettre fin au “ cauchemar ” dans ce territoire palestinien au bord de la famine. Ses déclarations lui ont valu la colère du chef de la diplomatie israélienne, qui a qualifié l’ONU d'“ organisation anti-israélienne ”.
Le Figaro rend hommage au merveilleux pianiste Maurizio Pollini – dont j’ai personnellement suivi le parcours pendant plus de 60 ans – en omettant de préciser que cet artiste incomparable était, comme son ami Claudio Abbado et le compositeur Luigi Nono, un progressiste proche du parti communiste italien : « Si Maurizio Pollini, qui vient de s'éteindre à l'âge de 82 ans, siège sur l'Olympe des géants du piano, cela risque de ne pas être pour de bonnes raisons. Parce qu'il avait une technique transcendante, on a voulu le réduire à un virtuose, alors qu'il ne s'intéressait qu'à la substance la plus profonde de la musique. Parce que son jeu était sobre et sans pathos, on l'a dit froid, alors qu'il ne visait rien d'autre qu'un idéal quasi spirituel de respect de la partition. Parce qu'il aimait la création, on l'a dit moderne, alors qu'il abordait la musique contemporaine avec un regard classique.
« Si l'on dit que je suis rigoureux, c'est un compliment », disait-il. Il faut être fidèle au texte. Mais ce n'est qu'un point de départ pour développer une interprétation libre. Les interprètes que j'admire, Cortot, Casals, Furtwängler, étaient libres. »
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