Dans Le Grand Soir, Théophraste R. se demande si la terre entière est d’accord pour liquider les droits sociaux des Ukrainiens : « En mars 2015, le FMI a accordé à l’Ukraine un prêt de 16 milliards d’euros contre l’obligation de procéder à des réformes : augmentation du prix du gaz, réduction des effectifs dans l’administration, recul de l’âge de départ la retraite, autofinancement et rentabilité du système de santé (fin de la médecine gratuite et universelle hérité de l’Union soviétique), généralisation de l’assurance santé privée, autonomie des universités, réduction du nombre d’universités et d’écoles, réduction du nombre de bourses aux étudiants.
Quand un gouvernement s’amuse à des choses pareilles en France, la gauche et les syndicats, poussent des hauts cris et en appellent à la rue. Mais c’est en Ukraine. Donc, la gauche et les syndicats français font monter la haine anti-russe et sont d’accord pour financer, soutenir, armer Zelensky. »
Véronique Groussard, dans L’Obs, nous dit que Vincent Bolloré est en train de mettre la main sur Paris Match, dont l’influence dépasse largement les people. Jusqu’à quel point l’homme d’affaires va-t-il infléchir la ligne éditoriale du magazine ?
Le pot d’adieu du rédacteur en chef du service politique Bruno Jeudy, visage le plus connu de Paris Match, dans un bistrot de la capitale, le 19 octobre, a été bien plus que cela. Une soirée aux vertus hautement cathartiques. Photographes, reporters, assistantes… personne ne manque à l’appel du confrère viré cet été du magazine après avoir critiqué certains choix éditoriaux. « C’est un avertissement donné à ceux qui veulent exercer leur métier en toute indépendance, sans céder aux pressions éditoriales, avait réagi la Société des Journalistes. N’importe qui contesterait les choix de la direction prendra désormais la porte. » Un texte assorti d’une motion de défiance contre les patrons flingueurs, votée à 97 %.
Lui, Bruno Jeudy, si apprécié des politiques et de ses collègues, brutalement congédié ? Alors, s’alarme-t-on dans la rédaction, personne n’est à l’abri. »
Le Monde revient sur la démission d’un homme de 30 ans qui fut l’un des plus riches au monde, Sam Bankman-Fried (hé oui, il s’appelle « Bankman »), patron de la deuxième plate-forme mondiale d’échange de cryptodevises.
Il y a une semaine encore, la fortune de Sam Bankman-Fried, 30 ans, était estimée par l’agence Bloomberg à 16 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros). Elle est aujourd’hui égale à zéro. Son entreprise FTX, la deuxième plate-forme mondiale d’échange de cryptomonnaies, s’est effondrée et s’est déclarée en faillite, vendredi 11 novembre auprès d’un tribunal du Delaware, avec quelque 130 filiales, dans ce qui s’annonce comme la plus grande chute dans le monde des cryptomonnaies.
Un scandale dont les contours sont encore méconnus, mais qui pourrait être aux cryptodevises ce que fut la faillite en 2001 du courtier en électricité Enron pour les auditeurs comptables (le cabinet Arthur Andersen avait été accusé à l’époque d’avoir participé à la fraude) et, en 2008, celle de Lehman Brothers pour les banques.
La plate-forme, qui emploie 300 salariés, était considérée comme l’une des plus sûres du monde. Elle laisse sur le carreau quelque 100 000 clients ayant déposé leurs jetons électroniques et capitaux chez elle. Selon la presse américaine, Sam Bankman-Fried a tout simplement utilisé plus de la moitié des 16 milliards de dollars de capitaux déposés par ses clients pour financer sa propre société cryptofinancière Alameda, basée aux Bahamas. Selon le Wall Street Journal, Alameda, qui prenait des paris financiers extrêmement risqués, doit 10 milliards de dollars à FTX. Et au moins 1 milliard de dollars puisé dans les dépôts des clients a disparu, selon Reuters.
Initiative communiste s’indigne de ce que l’Assemblée Générale de l’ONU condamne le racisme mais que Macron déshonore la France en votant contre cette résolution.
Cette résolution, qui a toujours été adoptée à une large majorité des pays membres de l’ONU, ne pouvait, en revanche, compter sur les votes de la France et des pays de l’Union Européenne, qui s’abstenaient lâchement, pendant que les États-Unis et encore plus l’Ukraine votaient contre.
Mais manifestement, le conflit dit russo-ukrainien a rebattu les cartes et désormais les pays qui s’abstenaient hier, votent aujourd’hui contre cette résolution. Cela constitue un véritable scandale pour le pays où fut notamment perpétré par l’occupant nazi et ses relais du régime de Vichy, le massacre d’Oradour-sur-Glane, l’exécution de nombre de ses concitoyens résistants, notamment communistes, et la déportation de dizaine de milliers de juifs. Cela a un écho particulièrement abject, pour qui veut bien se souvenir que les massacres de Tulles ou d’Oradour ont été commis par la division SS Das Reich, dont l’emblème est aujourd’hui arboré par l’armée de Kiev dans ses éléments de chocs du bataillon azov.
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