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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 06:01
 

Taxe Zucman, impôt sur le revenu, taxe sur les superprofits

et les multinationales… depuis la dissolution de l’Assemblée nationale

le 9 juin 2024 et la croissance du groupe lepéniste dans l'hémicycle,

le Rassemblement National vote contre ou s’abstient sur la plupart

des mesures sociales.

 

L’abstention est utilisée par le RN comme maintien d’un flou par

rapport à leurs positions économiques. Moins on prend de décisions,

moins on ne se met de personnes à dos. Résumé législatif de la

politique ultralibérale du parti d’extrême droite depuis la rentrée

politique d’octobre 2024 !

1 - Rétablir l’Impôt sur la fortune : vote contre

Supprimé en 2017 au profit de l’impôt sur la fortune immobilière, l’ISF aurait pu faire son grand retour via le projet de loi de finances 2025. A la recherche de recettes budgétaires, une multitude de députés de gauche déposent des amendements visant à restaurer la mesure, avec une composante climatique ou élargie. Le Rassemblement National vote systématiquement contre au côté de la majorité macroniste, justifiant sa position avec les arguments traditionnels d’une potentielle fuite des capitaux et des effets négatifs sur l’investissement.

2- Augmenter la progressivité de l’impôt sur le revenu : vote contre

Proposé par le député La France Insoumise Aurélien Le Coq, cet amendement est discuté dans le cadre du Projet de Loi Finances 2025. Il vise à rendre progressif l’impôt sur le revenu au fur et à mesure que ce dernier augmente. Dans le détail, cela équivaut à rétablir un équilibre équitable, “les prélèvements proportionnels, tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, alors qu’ils pèsent proportionnellement bien plus sur les moyens et bas salaires”. L’ensemble du groupe lepéniste a voté contre l’amendement, soit 56 votes défavorables, le reste des 119 députés RN étant absents lors des débats.

3- Taxe Zucman : vote contre

Chapeauté par l’économiste Gabriel Zucman, le texte vise l’instauration d’un impôt plancher d’environ 2 % par an sur le patrimoine des ultra-riches (fortunes supérieures à 100 millions d’euros). Une taxe qui ne toucherait que quelques milliers de foyers fiscaux. Le RN vote contre, affirmant qu’il s’oppose à tout nouvel impôt et en défendant d’autres formes de taxation, comme un impôt sur la fortune financière plutôt que sur le patrimoine global.

4- Augmentation de la Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) : vote contre

La CEHR est un impôt additionnel à l’impôt sur le revenu qui concerne les contribuables déclarant plus de 250 000 € de revenus annuels. Le taux appliqué est de 3 % ou 4 %, selon le niveau de revenus. Pour augmenter les recettes publiques, le gouvernement propose, au sein du PLF 2026, de renforcer la progressivité de cet impôt et de demander un effort fiscal supplémentaire aux contribuables les plus aisés. Le Rassemblement National (RN) vote contre, dénonçant un impôt qui toucherait trop lourdement les classes moyennes supérieures et les professions libérales. La CEHR concerne pourtant seulement 24 000 foyers fiscaux.

5- Augmentation de la taxation des super-successions : vote contre

Pendant l’examen du projet de loi de finances 2026, le député Socialiste Philipe Brun dépose un amendement proposant de majorer les droits de succession au-delà de 900 000 € de patrimoine transmis. 131 députés de gauche votent pour. Une coalition de 219 parlementaires votent contre, comprenant le RN, Renaissance, et les LR.

6- Augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les revenus du capital : vote contre

La Contribution sociale généralisée (CSG) est un impôt prélevé sur une large part des revenus des Français, destiné à financer la Sécurité sociale. Elle s’applique notamment aux salaires, aux pensions, mais aussi aux revenus du capital tels que l’assurance-vie, les dividendes, les plans d’épargne et les plus-values. Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026, l’Assemblée nationale adopte un amendement proposé par le Parti socialiste visant à augmenter le taux de la CSG sur ces revenus du capital, la faisant passer de 9,2 % à 10,6 %. Cette mesure devrait permettre de générer environ 2,8 milliards d’euros supplémentaires pour la Sécurité sociale. Les Républicains, Horizons et le Rassemblement National votent contre l’amendement, dénonçant notamment une taxe sur l’épargne des classes moyennes.

7- Soumettre les holdings à l’impôt sur les sociétés : vote contre

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement prévoit une nouvelle taxe ciblant les sociétés holdings patrimoniales, c’est-à-dire des sociétés qui détiennent des actifs (immobiliers, titres, etc.) sans exercer d’activité opérationnelle. L’objectif affiché de cette mesure est de réduire l’optimisation fiscale permise par le régime mère-fille : une holding pouvant ne quasiment pas payer d’impôt sur les sociétés, parfois 0,8 % au lieu de 24,5 %.

L’article 3 du PLF 2026 instaure à l’origine une taxe de 2 % sur les actifs non opérationnels des holdings patrimoniales. Après débat dans l’hémicycle, un amendement présenté par le rapporteur général du budget (Philippe Juvin, LR) restreint profondément l’assiette de cette taxe, la focalisant sur certains biens somptuaires (voitures, yachts, objets d’art, etc.). Le RN vote pour la version limitée de la taxe, rejetant le texte gouvernemental et les amendements plus ambitieux proposés par la gauche pour étendre l’assiette de l’impôt.

 

Repris du site La Relève et la Peste (merci à Jean-Marc Gardès de me l'avoir communiqué.

Toutes les fois où le RN a voté contre le peuple et pour les ultra-riches
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commentaires

A
Il y a à l’origine une ubiquité entre proportionnalité et progressivité de l’impôt. Je suis pas sûr d’ailleurs que beaucoup connaissent la différence et peut être même l’existence. Ainsi lorsqu’on évoque un taux à 90% par exemple certains supposent qu’il s’applique à la totalité des revenus alors que le taux concerne la dernier tranche de ces revenus, les précédentes étant soumises aux taux ordinaires.<br /> Ce qui veut dire qu’il reste aux citoyens concernés une part confortable de leurs revenus.<br /> Par ailleurs la pression de la doxa fiscale est tellement forte que même la gauche n’ose pas aller jusqu’au de leur logique et propose des aménagements homéopathiques dans le cadre de cette logique. Ainsi pour quelle raison la taxe Zucman est limitée à 2% ? Pourquoi la contribution des hauts revenus est-elle exceptionnelle ?<br /> Bien entendu il s’agit d’une critique amicale envers la gauche, je veux dire LFI, qui fait face en ce moment à une offensive généralisée de toute la sphère médiatique et politique complétée par les coups de poignard dans le dos des traîtres genre Holande.<br /> Et puisqu’il impossible de ne pas lier ces revenus fiscaux avec les possibilités matérielles qu’ils pourraient permettre je pense en particulier aux inondations dont souffrent les populations au voisinage de l’Atlantique. Je suis étonné de constater avec quelle fatalisme elles subissent cette situation. Les communes sont livrées à elle-même et l’Etat n’engage pas les moyens dont il dispose et en particulier l’armée avec ses moyens exceptionnels. L’autre abrutit actuellement en Inde ne fait pas l’économie d’une réunion pour traiter de sujets secondaires et au regard du drame actuel qui préfigure de prochains ne met pas en place une sorte de GIEC national pour réduire les conséquences de ce dérèglement. On ne peut être que révolté ou ravagé par ces images de nos concitoyens. <br /> Une fois de plus je pense aux mots de Machiavel :<br /> «  L’habituel défaut de l’homme est de ne pas prévoir l’orage par beau temps « <br /> « Néanmoins, afin que notre libre arbitre (2) ne soit pas complètement anéanti, j'estime que la fortune peut déterminer la moitié de nos actions, mais que pour l'autre moitié les événements dépendent de nous. Je compare la fortune à l'un de ces fleuves dévastateurs qui, quand ils se mettent en colère, inondent les plaines, détruisent les arbres et les édifices, enlèvent la terre d'un endroit et la poussent vers un autre. Chacun fuit devant eux et tout le monde cède à la fureur des eaux sans pouvoir leur opposer la moindre résistance. Bien que les choses se déroulent ainsi, il n'en reste pas moins que les hommes ont la possibilité, pendant les périodesde calme, de se prémunir en préparant des abris et en bâtissant des digues de façon à ce que, si le niveau des eaux devient menaçant, celles-ci convergent vers des canaux et ne deviennent pas déchaînées et nuisibles. »<br /> Pardon de me répéter mais comment éviter de le faire quand nous avons à la tête de l’Etat un individu indifférent au pays, à ses habitants et par conséquent à l’avenir des 2.
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