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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 05:33

Je reprends ici un très bon article du site Les Crises.

 

 

Cinquante nuances de calomnie sur Twitter :

la Team Macron (rebaptisée « Team Progressistes ») 

contre les Gilets jaunes

Nul twitto s’intéressant à la politique n’a pu passer à côté des prouesses de la Team Macron, ce compte semi-officiel créé en janvier 2017 par Pierre Le Texier (aujourd’hui responsable de la communication numérique du parti présidentiel) qui se voue jusqu’à l’absurde à la défense du locataire de l’Élysée et du gouvernement. 

Renommée en février « Team Progressistes » – une épithète grossièrement usurpée –, cette cellule de propagande et riposte qui serait maintenant gérée par des bénévoles (mais la parole de M. Le Texier est sujette à caution) s’est efforcée dès le début du mouvement des Gilets jaunes de le discréditer, de le salir. 

Comme ce compte donne le la macroniste sur Twitter, déversant à jet continu des éléments de langage, le pot-pourri de messages proposé ci-dessous permet de se faire une bonne idée des pratiques militantes pro-LREM sur le réseau social. Mépris, amalgame, malhonnêteté, diffamation, incohérence, infox, complotisme, bêtise… Toute la panoplie du parfait petit calomniateur (anonyme de surcroît) est là.

 

Team Place Beauveau

 

 

 

 

La Team Macron/Progressistes (TMP par la suite) reprend toujours scrupuleusement les chiffres rabougris du ministère de l’Intérieur et exige que les journalistes fassent de même ; ici, Thomas Misrachi de BFM-TV. Et surtout les zélotes macronistes occultent le très large soutien dont jouit le mouvement des Gilets jaunes dans la population.

 

Team Mépris

 

 

Indémodable mépris de classe… Auquel on peut ajouter une dose de moquerie malsaine face à la situation économique et sociale des dominés. Quand il refuse de « rester à sa place », le peuple devient aux yeux des possédants et de leurs auxiliaires un troupeau irrationnel de gueulards alcoolisés.

 

Team Malhonnêteté

 

 

 

Au lieu d’accepter un débat rationnel et loyal, les dominants préfèrent débiter des outrances malhonnêtes et disqualifier d’emblée les demandes légitimes du peuple. C’est une caractéristique du pouvoir macroniste (du pouvoir bourgeois, en fait) : il est non seulement moralement mais intellectuellement indécent. Les partisans de l’ordre établi ne reculent devant aucun sophisme, aucune bassesse argumentative, pour préserver celui-ci.

 

Team Amalgame

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amalgame constitue l’un des principaux stratagèmes du pouvoir pour vilipender et avilir ceux qui le contestent. Culpabilité par association, proximités imaginaires, généralisations délirantes, caricatures insultantes… Ces petites ignominies dont raffole la TMP permettent de ne pas argumenter rigoureusement tout en revendiquant avec outrecuidance une position morale supérieure. Un système dans lequel les plus méprisables conspuent à l’envi les plus méprisés doit être renversé.

 

Team Dénoyautage

 

 

 

 

 

Laissons la parole à Nicolas Lerner, patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), interrogé par Le Parisien (19 février) : « À aucun moment les groupes ultras n’ont réussi à prendre le leadership sur ce mouvement ». Et il ajoute ensuite que ses services suivent « près de 1 000 profils » relevant de « l’ultradroite » et « près de 2 000 profils » pour « l’ultragauche » ; ainsi la catégorie fourre-tout « ultras » (dont les objectifs ne sont évidemment pas identiques) doit représenter moins de 3 % des Gilets jaunes les plus actifs.

Une étude sociologique sur la composition du mouvement jaune fluo, dont Le Monde a rendu compte (26 janvier), estime que « 60 % des interrogés ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite » et, parmi les 40 % qui s’y inscrivent, « la gauche domine : 23 % se disent très à gauche, 42 % à gauche, 7 % au centre, 14 % à droite et 14 % très à droite. » Les dénoyauteurs de la TMP ont encore tout faux. Mais rien de surprenant pour des sectateurs macronistes que la réalité n’intéresse pas.

 

Team Diffamation

 

 

 

 

 

 

 

Accuser une personne d’un délit sans fournir de preuves, c’est de la diffamation ; accuser des dizaines voire des centaines de milliers de personnes d’un délit sans établir matériellement la réalité des faits, c’est de la diffamation de masse. Or, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie, pour ne citer que ces trois types de discrimination, sont actuellement considérés comme des délits. Quant au qualificatif « fasciste », il relève plutôt de l’injure. Voilà, une large partie des tweets de la TMP à propos des Gilets jaunes oscille entre la diffamation et l’injure.

Il serait utile que les professionnels de la calomnie anti-peuple nous disent une bonne fois pour toutes, par exemple, à partir de quelle proportion d’antisémites – avérés, pas fantasmés – dans un groupe il devient légitime d’étendre la propriété infâme à l’ensemble. 0,01 % ? 0,1 % 1 % ? À écouter certains, on pourrait croire que quelques dizaines de personnes suffisent à contaminer un vaste mouvement populaire. Cela paraît si irrationnel que des éclaircissements chiffrés s’imposent. À moins bien sûr qu’il ne s’agisse uniquement de salir les Gilets jaunes de la façon la plus odieuse possible dans le but de les intimider, de les diviser, de les priver de la solidarité des Français, et ainsi de neutraliser la révolte…

 

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