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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 05:13

 

Moi non plus.

 

Jean-Mimi fait partie de cette cohorte de type et typesses absolument improbables qui ont surgi depuis l’avènement du banquier éborgneur : milliardaires douteux, universitaires ratés, énarques frustrés.

 

Le truc de Jean-Mimi, c’est l’ordre, la police, l’industrie sécuritaire. Ça tombe bien car la bande du banquier éborgneur veut l’utilisation de drones partout, entre les mains des forces de l’ordre, bien sûr. Excipant de sa qualité de député LaREM et de membre du Conseil national du numérique, il laisse libre cours à ses obsessions de technopolice.

 

Ce n’est pas facile car le Conseil constitutionnel, pourtant bien assoupi ces dernières années – Fabius a beaucoup à se faire pardonner – a censuré une partie de la loi Sécurité globale. Cela n’a pas empêché le gouvernement du banquier de présenter un texte qui reprenait à quelques mots près des éléments censurés, en conservant les fondamentaux concernant les drones et les caméras embarquées.

 

Jean-Mimi, qui doit connaître 1984 par cœur, sera responsable du titre III de la loi : « Dispositions relatives à la captation d’images ». Il marche ainsi sur les traces de Jean-Michel Fauvergue, soutien du banquier éborgneur, chef du RAID de 2013 à 2017 et député en Seine-et-Marne depuis. Fauvergue préside à l’Assemblée un Groupe Sécurité. En 2020, avec sa collègue Marcheuse Alice Thourot, rapporteuse pour la loi relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique, il propose une loi relative à la sécurité globale aux fins de renforcer les pouvoirs des polices municipales et des agents de sécurité privée. La loi prévoit également de limiter la diffusion d’images de policiers qui pouront conserver leurs armes de service en dehors des heures de travail, y compris dans les lieux publics. Á noter qu’Alice Thourot sait faire preuve de douceur : en 2018, lors des débats sur le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, elle a demandé – avec quelques autres députés, eux aussi bien doux – la suppression de l’article 7 qui proposait de sanctionner administrativement, par une amende, les cabinets concourant, grâce à leurs conseils, à l’évasion fiscale de leurs clients.

 

Pour revenir à Jean Mimi, il ne cesse de manifester son impatience quant aux « réformes » visant à rendre la police toujours plus technique et la technique toujours plus policière. Il a servi de conseiller dans la préparation du texte sur les drones dans la police ; il a déploré la lenteur du déploiement des caméras piétons ; il s'est fait le chantre de la reconnaissance faciale, des expérimentations biométriques dans la perspective de la Coupe du Monde de rugby en 2023 et des JO de Paris en 2024. Il est soutenu par Cédric O, secrétaire d’État au numérique (dont la grand-mère, aristocrate coréenne, avait une maison tellement vaste qu’elle n’en avait pas visité toutes les pièces) qui, comme lui, veut pouvoir surveiller tout l’espace public, en attendant peut-être l’espace privé.

 

Connaissez-vous Jean-Michel Mis
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commentaires

A
C'est vrai qu'il a une bonne tête avec peut-être le complément de nom qui vient naturellement à l'esprit.
Sur la richissime coréenne je pense au film coréen : L'ivresse de l'argent.
https://youtu.be/EdZhLQZr8T4
C'est un film admirable, particulièrement sur la forme et plus précisément sur l' esthétisme glacé et high-tech des décors, sur l'exposition des rapports entre les personnages qui semblent être la version humaine des premiers.
C'est le genre de film qu'on regarde comme on le ferait d'un tableau.
Par ailleurs je ne sais pas si la description correspond à la réalité de la société coréenne mais le film est très instructif pour nous qui avons de ce pays l'image d'une société de robots où les passions et les travers humains auraient été dépassés.
Finalement on se dit « nous sommes bien semblables ».
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A
PS : «  nous sommes bien semblables «  je voulais dire : nos sociétés sont finalement peu différentes «