30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 15:35

http://www.parti-socialiste.fr/static/imagecache/membre_photo/sites/ps/files/personnes/photos/Image_72.pngCe 29 mai, Martine Aubry est venu soutenir un de ses lieutenants, parachuté à Toulouse, comme par un fait exprès dans la circonscription où je vote.

 

 

 

Dans la cité des violettes, Christophe Borgel est un bel inconnu. Mais pas dans les arcanes du parti socialiste. Cet ancien président de l’UNEF-ID (syndicat étudiant de gauche modérée) est un spécialiste des parachutages puisqu’il fut nommé par décret inspecteur de l’académie de Paris, une sympathique sinécure qui récompense les apparatchiks de gauche comme de droite : un salaire de 4500 euros par mois pour un travail quasi fictif et le statut de la Fonction publique. Cette pratique a été dénoncée par la Cour des comptes en ces termes : « L’objectif de ces nominations n’était pas de faire exercer des fonctions d’inspection au sein de l’académie de Paris, qui sont d’ores et déjà assurées par des personnels compétents, mais de garantir aux personnes ainsi nommées une rémunération pérenne, quels que soient l’endroit et la manière dont elles exerceraient par la suite leurs activités. »

 

Pourquoi Borgel à Toulouse ? Le PS avait réservé la circonscription à une femme. On discutera une autre fois de ce politiquement correct (une femme, une Juive, une lesbienne, une Noire, une unijambiste). Un vieux militant m’a rapporté les faits suivants : deux candidates régionales, Mmes Crayssac et Pellefigue, étaient au coude à coude, dans l’affection des militants, mais aussi dans le truandage des votes électroniques. La direction parisienne envoya donc un émissaire pour résoudre le problème. Ce fut Borgel qui décida qu’il fallait un autre candidat, disons un homme, disons lui-même. Le maire socialiste de Toulouse (l'homme aux ralentisseurs pervers et à la ligne de tramway qui ne sert à rien à part sinistrer quelques avenues link) avalisa ce choix digne des pratiques du politburo bulgare dans les années soixante. Martine Aubry aussi, naturellement.

 

Depuis 2010, Borgel n’était pas dans la mouise puisqu’élu au Conseil régional d’île-de-France. Un collectif de militants socialistes a décidé de soutenir Thierry Cotelle, du Mouvement républicain et citoyen.

 

Dans la circonscription voisine, c’est le tout nouveau ministre des Anciens combattants, Kader Arif, qui doit affronter de la dissidence. Ce fils de Harki, ancien chauffeur de Lionel Jospin, est, pour sa part, tout à fait du coin.

 

Bref, dans ce département où la gauche a réalisé le grand chelem lors des dernières législatives, l’ambiance est électrique.

 

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Published by Bernard Gensane - dans Politique
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commentaires

Pierre Verhas 30/05/2012

C'est avec un Borgel pareil que la gauche risque de se planter ! Décidément, ces "états-majors" ne changeront jamais...

BM 30/05/2012

Je ne me souviens plus du passage précis de la Constitution, mais les députés sont censés représenter chacun le peuple français dans son ensemble. Ce sont les Sénateurs qui représentent les
territoires où ils ont été élus (enfin, disont plutôt cooptés à grande échelle, mais laissons ce point de côté).

Tout ça pour dire que je me méfie instinctivement quand on hurle au parachutage. Pour agaçante que soit cette pratique, elle n'est pas illégitime au regard de la lettre de la Constitution.

Torsade de Pointes 30/05/2012

Je me permets de rappeler cette question posée sur son blogue par un autre parachuté notoire:

« Et que dire de cette stupidité rabâchée par les dirigeants socialistes sur le besoin d’un ‘élu de proximité qui connaisse les dossiers’ à propos d’une élection législative ? »

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/17/le-jour-de-la-foudre/#more-12282

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