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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 04:54

Pour Respublica, la nomination d’une nouvelle Première ministre est un non-événement : « Cela va-t-il changer la donne par rapport au quinquennat qui s’est achevé ? Un quinquennat marqué par de fortes régressions sociales, de grandes lacunes dans la lutte pour préserver les grands équilibres écologiques, des mesures lors de la pandémie qui ont accentué les défauts majeurs de la Ve République.

 

 Le parcours politique d’Élisabeth Borne ne peut qu’inquiéter celles et ceux qui, à gauche, souhaitent une politique sociale et écologique à la hauteur des enjeux actuels. Certes, elle n’est pas responsable seule des réformes régressives du dernier quinquennat, réformes antisociales qui viennent de loin. Il n’empêche que, de la période « Hollande » à la période « Macron », elle a été à la tête des secrétariats d’État et/ou des ministères : de l’Écologie où elle n’a pas brillé d’un volontarisme transcendant, des Transports où elle a mené une politique de déstabilisation et de fragilisation de la SNCF. Elle a accompagné les anti-réformes du droit du travail qui précarisent les salariés et tenu des propos provocateurs sur l’assistanat supposé de la majorité des chômeurs. L’assistanat aux subventions publiques des grandes entreprises n’est guère évoqué.

 

Sous la présidence de Hollande, Élisabeth Borne s’est distinguée pour contribuer à gruger et les contribuables et les usagers au profit des actionnaires autoroutiers. En effet, tout a été fait sous le patronage de ces personnages pour prolonger les concessions attribuées aux sociétés d’autoroutes à des conditions excessivement avantageuses.

 

Pour la Macronie, Élisabeth Borne coche toutes les cases. Elle sera un bon soldat du président et incarnera parfaitement le système macronien. Cela n’est pas de bon augure pour les salaires, les pensions des retraités, les services publics, l’écologie, la justice sociale et la lutte contre les inégalités ! Le nouveau gouvernement Macron/Borne qui vient d’être formé avec vingt-sept membres se caractérise par un ancrage fort à droite et montre par ailleurs une forte tendance technocratique, avec plusieurs anciens « sherpas » ou anciens chefs de cabinet. La nomination au ministère de l’Éducation nationale de Pap Ndiaye, spécialiste de l’histoire des minorités et de l’histoire sociale des États-Unis, peut faire craindre la montée en puissance d’une pseudo laïcité fondée sur les dérives du wokisme.

 

 

 

Selon le World Socialist Website, le chancelier britannique Rishi Sunak, milliardaire, ancien de Goldman Sachs et possible successeur de Boris Johnson, a annoncé aujourd’hui au Parlement des « mesures de soutien au coût de la vie » de 15 milliards de livres sterling en réaction à la situation désespérée à laquelle font face des dizaines de millions de personnes.

 

Sunak a effectivement déchiré sa déclaration budgétaire de printemps, présentée il y a à peine deux mois, qui refusait tout répit aux personnes plongées dans une pauvreté abjecte.

 

Sunak a été forcé de reconnaître les difficultés profondément ancrées dans un pays où 14,5 millions de personnes vivent dans la pauvreté, et où 250 000 autres ménages devraient « glisser vers la misère » en 2023.

 

Huit millions de ménages qui avaient déjà des revenus suffisamment bas pour que l’État prenne en charge leur coût de la vie par le biais du système d’aide sociale recevront un versement unique de 650 livres sterling au titre du coût de la vie. Plus de huit millions de ménages de retraités qui reçoivent l’allocation de chauffage d’hiver parce qu’ils ne peuvent pas payer leurs factures recevront une allocation de subsistance pour retraités unique de 350 livres. Six millions de personnes qui perçoivent des prestations d’invalidité sans conditions de ressources recevront un paiement unique au titre du coût de la vie pour les personnes handicapées, d’une valeur de 150 livres.

 

​​​Alors même que Sunak annonçait ses mesures sur le coût de la vie, les travailleurs des télécommunications de BT se préparent à lancer leur première grève nationale en 35 ans. Ils vont voter pour une grève le mois prochain après avoir rejeté l’offre salariale inférieure à l’inflation d’une entreprise qui réalise 1,3 milliard de livres de bénéfices annuels.

 

 

Revue de Presse 408
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