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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:23

Ci-dessous des extraits d'un article d'Armand Ajzenberg publié sur son blog Mediapart.

 

Non, ce ne sont pas des survivants d'Auschwitz mais des rescapés, après la seconde guerre mondiale, de l'hôpital psychiatrique de Clermont-de-l'Oise.

 

 

 

« Nous vivions dans une ambiance de camp de la mort »

Dr Requet, Psychiatre alors au Vinatier

Cette photo figure dans le rapport de la direction de l’hôpital de Clermont-de-l’Oise, en 1945, où il est précisé que l’état squelettique des malades ici représentés n’est pas exceptionnel. On comparera avec la photo suivante prise à la Libération au camp nazi de Majdanek, près de Lublin en Pologne.

 À Clermont-de-l’Oise, de 1940 à 1944 inclus : 3 536 morts

   Soit en 1939 :    5,8 % de l’effectif de l’année

1941 : 26,6 %

1942 : 19,9 %

1943 : 15,0 %

1944 : 19,3 %

 Au Vinatier (Lyon), de 1940 à 1944 inclus : 3 227 morts 

Etc., etc. En tout : 76 000 morts dans les hôpitaux psychiatriques de France

-  Soit près de 70 % des malades mentaux alors internés.

- Soit 1,81 morts par « extermination douce » pour 1 000 habitants (en Allemagne, en comparaison, il y eut 1,85 morts par « extermination dure » pour 1 000 habitants).

- Si les nazis n’avaient pas exigés la livraison en Allemagne des juifs de France,

- Mais que ceux-ci aient été internés dans des Pithiviers et des Beaune-la-Rolande,

- Qu’il y ait eu 150 000 juifs d’internés au lieu de 76 000 de déportés, confiance en la France et en Pétain oblige,

- Étant nourris et traités identiquement aux fous internés, il y aurait eu 100 000 juifs de France morts de faim en France, au lieu de 76 000 exterminés en Allemagne.

 

 

 

 

 NON, CE NE SONT PAS DES SURVIVANTS DE CLERMONT-DE-L’OISE

MAIS DES RESCAPÉS DU CAMP DE MAJDANEK (POLOGNE) 

« De loin, les camps pouvaient ressembler à des maisons de fous »

Henri Michel, historien.

 

Intégral de l'article ici

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 04:39

 

Dans Nashville Skyline, Dylan se remet une nouvelle fois en question. Il rejette les solutions utopistes de JWH. Le disque, une succession d’apologues rigoureux et allégoriques, ramèle le créateur vers l’aspect concret des choses. Nier les problèmes ne les résout pas. La chanson clé de ce très court album est “ I threw it All Away ”, une observation biographique sans concessions :

 

Once I had mountains in the palm of my hand,

And rivers that ran through ev'ry day.

I must have been mad,

I never knew what I had,

Until I threw it all away.

 

So if you find someone that gives you all of her love,

Take it to your heart, don't let it stray,

For one thing that's certain,

You will surely be a-hurtin',

If you throw it all away.

 

[…]

 

Autrefois j'avais des montagnes au creux de mes mains,

Et des rivières y coulaient tous les jours.

J'ai dû être fou,

Je n'ai jamais compris ce que j'avais,

Jusqu’à ce que je le jette.

 

Alors si tu trouves quelqu’un qui te donne tout son amour,

Enferme-le dans ton cœur, ne le laisse pas se perdre,

Car une chose est certaine,

Tu souffriras sûrement,

Si tu t’en dépouilles.

 

La chanson est lucide, triste sans être amère, empreinte de fatalisme et de remords mais point de cynisme ou de regrets. À la joie un peu forcée de JWH a succédé une conscience aigüe de la douleur. Dans sa quête du temps perdu, Dylan Dylan va transcender son affliction pour la transmuer en sagesse. La simplicité de son vocabulaire n’en est que plus purificatrice. Dans des chansons précédentes sur des amours faillies (“ Don’t Think Twice, it’s All Right ”, “ It Ain’t Me Babe ”, Dylan rejetait la faute sur l’autre. Cette fois, il assume.

Le disque s’inscrit également dans le cadre de l’opposition jour/nuit. La nuit représente l’ordre harmonique, donc social, des astres. « La nuit avec Peggy illumine mon avenir » (« Peggy night makes my future look so bright »). De l’éclat des étoiles jaillit la source de la vie et de l’amour. Inversement, la lumière du jour est mystificatrice, aliénante et antisociale. Témoin, par exemple “ Tell me That it Is Not True ”.

Un amoureux apprend par la rumeur publique que sa femme lui est in fidèle. Bien qu’il n’en laisse rien paraître, on le sent soupçonner la malveillance du quand-dira-t-on. Dylan critique ici une société qui empiète sur la vie privée :

 

They say that you've been seen with some other man,

That he's tall, dark and handsome, and you're holding his hand.

Darlin', I'm a-countin' on you,

Tell me that it isn't true.

 

[…]

 

Les gens disent qu’on t’a vue avec un autre homme

Qu’il est grand brun et élégant et que tu lui tenais la main

Chérie, je compte sur toi

Pour me dire que ce n’est pas vrai.

 

Par son ambiguïté, ce disque représente un pas important dans le parcours intérieur de Dylan. En redéfinissant les rapports humains et en posant que la liberté de l’individu doit primer sur la volonté du groupe social, il fait œuvre “ progressiste ”. mais sur le plan de la forme, il utilise un idiome “ conservateur ”, le country and western  de Nashville. Certes le c&w n’est pas en soi conservateur. C’est l’usage qu’en fait l’idéologie dominante qui le rend souvent ainsi, comme quand, dans les westerns, on massacre des Indiens au son de balades c&w. En 1968, Dylan déclarait : « Je ne fais pas de folk rock, ma musique est celle du sud des Etats-Unis. D’ailleurs, personne ne l’apprécie mieux que les habitants du Texas. » Dylan aurait donc volontairement changé de style mais aussi de public en délaissant une minorité contestataire (gauche estudiantine, hippies, intellectuels de la côte est etc…) au profit des adultes du prolétariat blanc, particulièrement celui des campagnes. Mais on peut également formuler l’hypothèse selon laquelle Dylan n’aurait jamais cessé de s’adresser au même public, Nashville Skyline étant alors la concrétisation artistique d’un itinéraire métaphysique menant le chanteur et ses adeptes de la ville vers les espaces ruraux dans une expérience plus mentale et sensuelle que physique et sociale.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 05:33

 

Jacques Stuart (en anglais James Stuart ou Stewart, en gaélique – regardez comme c’est beau – Seumas Stiubhart), roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, régna de 1603 à 1625. À noter que Jacques régna en « union personnelle » sur les trois royaumes qui préservèrent leurs institutions et leur indépendance jusqu’à sa mort. De sa femme Anne de Danemark, épousée en 1589, il eut sept enfants (la reine tomba douze fois enceinte). Ils ne vécurent plus ensemble à partir de 1607.

 

Jacques aima beaucoup la compagnie des hommes, raison pour laquelle on avait loué sa chasteté durant sa jeunesse. Il fut très proche d’Esmé Stuart, de Robert Carr et de Georges Villiers, duc de Buckingham.

 

 

Esmé Stuart devint favori du roi à l’âge de treize ans. Bien qu’ayant renié sa foi catholique, il fut contraint à l’exil après un séjour de dix mois en prison. Il rentra en France, épousa une Catherine à qui il fait cinq enfants.

 

Robert Carr fut comblé de cadeaux, fut fait chevalier de l’ordre de la Jarretière par le roi qui lui apprit le latin. Carr persuada le roi de dissoudre le Parlement en 1610. Il se retrouva mêlé à d’obscurs complots. Il fut condamné à être brûlé vif, mais le roi lui pardonna et il se retira dans son château écossais.

 

Georges Villiers, 1er duc de Buckingham, fut le plus proche confident du roi pendant trois ans. Jusqu’à son assassinat. « Il le bousculait et l’embrassait comme une maîtresse », disait-on. Le roi l’appelait « Steenie » car il lui trouvait la figure de l’ange Saint Stephen, ou alors il le qualifiait de son « doux enfant et [sa] femme ».

 

Buckingham s’enrichit de manière éhontée, avec la complicité du Lord Chancelier Bacon, qui n’était pas à un bout de gras près. Buckingham tenta d’aider ses amis protestants à La Rochelle en 1627 mais il perdit 4 000 hommes dans le siège de Saint-Martin-de-Ré. Malgré le soutien du roi, il devint l’ennemi public n° 1 et fut assassiné dans une taverne de Portsmouth. Il fut enterré à l’abbaye de Westminster. Sur sa tombe fut gravée l’inscription « L’Énigme du Monde ».

 

Il avait épousé la baronne de Ros dont il eut quatre enfants. Il inspira Alexandre Dumas pour Les Trois Mousquetaires.

 

Pour en revenir au roi Jacques, il eut une maîtresse en la personne de Lady Ann Murray de 1593 à 1595. Celle-ci mourut en 1618 après avoir donné six enfants à son mari Patrick Lyon, comte de Kinghorne. Le dernier de ces enfants est un ancêtre direct d’Élisabeth Bowes-Lyon, mère de la reine Élisabeth.

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 15:53
Sur qui ces braves gens vont-ils tirer ?
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 10:46

Elle est d'Isaac Cordal (isaac cordal) et s'intitule : “ Hommes politiques discutant du réchauffement climatique ”.

 

Une sculpture étonnante
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 05:12

 

La sortie de John Wesley Harding en décembre 1967, après deux ans de retraite, provoqua surprise et désenchantement. Dylan abandonne l’électricité et revient à des racines plus folk. Son écriture est très dépouillée, loin de la profusion surréaliste. Ce, au moment où les grands groupes de l’époque produisent des disques d’une grande complexité : Their Satanic Majestic Request (Rolling Stones), Smiley Smile (Beach Boys), Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Beatles). Dylan fait des enfants, se plonge dans la Bible (le disque comporte des dizaines d’allusions bibliques). John Wesley Hardin fut un célèbre hors-la-loi texan, mais l'acronyme JWH fait aussi penser à Yaweh.

 

“ All Along the Watchtower ” renvoie au Livre d’Ésaïe : 

 

« Elle vit de la cavalerie, des cavaliers deux à deux, des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux ; et elle était attentive, très attentive.

8 Puis elle s’écria, comme un lion : Seigneur, je me tiens sur la tour toute la journée, et je suis à mon poste toutes les nuits ;

9 et voici, il vient de la cavalerie, des cavaliers deux à deux ! Elle prit encore la parole, et dit : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les images de ses dieux sont brisées par terre ! »

 

 

All along the watchtower, princes kept the view

While all the women came and went, barefoot servants, too.

 

Outside in the distance a wildcat did growl

Two riders were approaching, the wind began to howl.

 

 

Tout au long de la tour de guet, les princes ne cessaient de surveiller

Tandis que toutes les femmes allaient et venaient, des serviteurs aux pieds nus, aussi.

 

Dehors au loin un chat sauvage grogna,

Deux cavaliers approchaient, le vent commença à hurler.

 

Le texte est dense et beau, avec pourtant une faute de style d’autant plus inattendue qu’elle figure dans le titre de la chanson : en anglais comme en français, one ne saurait se situer « le long » d’une tour.

Avec JWH, en tout cas, Dylan renoue avec la tradition de la balade anglaise et la “ country and western ”. Le disque indique une rupture réelle avec le passé et symbolise l’Utopie révélée. La tendresse vis-à-vis des femmes prend le pas sur l’insatisfaction, comme dans “ I’ll Be Your Baby Tonight ” :

 

Close your eyes, close the door

You don’t have to worry anymore

I’ll be your baby tonight

 

Ferme les yeux ferme la porte

Tu n’as plus à te soucier de rien

Je vais t’aimer ce soir

 

 

La solidarité à l’égard des déclassés est toujours présente : bannis, voleurs, immigrants, martyrs :

 

John Wesley Harding

Was a friend to the poor,

He trav'led with a gun in ev'ry hand.

All along this countryside,

He opened a many a door,

But he was never known

To hurt an honest man.

 

[…]

 

He was never known

To make a foolish move.

 

John Wesley Harding

Était l’ami des pauvres,

Il voyageait avec un fusil dans chaque main.

Dans tout le pays

Il a ouvert bien des portes,

Mais jamais on n’a pu dire

Qu’il avait blessé un honnête homme.

 

[…]

 

Jamais on ne le vit faire

Un geste déplacé

 

Dans “ The Ballad of Frankie Lee and Judas Priest ”, on découvre un fabuliste philosophe qui, au travers d’une morale pleine de bon sens, fait la part entre l’illusion céleste et la vérité terrestre :

 

Well, the moral of the story,

The moral of this song,

Is simply that one should never be

Where one does not belong.

So when you see your neighbor carryin' somethin',

Help him with his load,

And don't go mistaking Paradise

For that home across the road.

 

La morale de cette histoire,

La morale de cette chanson,

C'est simplement qu’on ne devrait jamais être

Là où on n’est pas à notre place.

Alors quand tu verras un voisin

Porter quelque chose,

Soulage-le de sa charge,

Et ne crois pas que le paradis

Cette maison de l'autre côté de la route

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 05:45

Qui est donc ce type balai dans le cul, aussi à l'aise sur un toboggan qu'une poule devant un sifflet d'arbitre ?

 

Je vous aide : il n'est pas français et la photo date de 1938.

Buster Keaton ou...
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 05:23

J’ai eu l’idée d’écrire cette nouvelle (petite) série en découvrant que la plaisanterie suivante courait, au XIXème siècle, sur Auguste Thiers : « les trois moitiés de Thiers ». Hé oui, l’Élysée n’a pas attendu les tumultes de la vie personnelle de François Hollande (le troisième président célibataire de l’histoire de la République) pour connaître des frasques diverses et variées. Et je pose que ces écarts, ces divertissements nous renseignent sur ce qu’est le pouvoir.

 

Je suis remonté jusqu’à Louis-Napoléon Bonaparte, d’abord célib de choc, et je m’arrêterai à Yvonne De Gaulle, dont la ligne de vie fut d’une rectitude absolue et qui termina ses vieux jours dans une institution religieuse.

 

Charles-Louis-Napoléon Bonaparte est né en 1808. À la chute de l’Empire, il vit en exil, à Rome en particulier, où il sympathise avec les indépendantistes. À deux reprises, en 1835 et 1840, il tente de revenir en France. Il est condamné à la prison à perpétuité et est incarcéré au Fort de Ham en Picardie.

 

En 1835, Louis-Napoléon Bonaparte avait été fiancé à la princesse Mathilde, une de ses cousines, âgée de 15 ans. Ces fiançailles firent long feu car la famille de Mathilde était très gênée par le passé Carbonaro de Louis-Napoléon et par ses revenus inexistants.

 

En prison, il écrit un ouvrage de gauche – quoique teinté de tendances despotiques, De l’extinction du paupérisme. Quand j’étais lycéen, en Picardie, justement, la vanne qui nous faisait toujours rire était : « De l’extinction du paupérisme après 22 heures 30 ». Le 25 mai 1846, il s’évade déguisé en ouvrier et s’installe à Londres. À l’occasion de la révolution de 1848, il parvient à revenir légalement en France. Il est élu à l’Assemblée.

 

Après la promulgation de la constitution de la IIème République, il est candidat à une élection présidentielle qu’il remporte avec 75% des voix. Il entre en conflit avec une assemblée à majorité royaliste. Il se tient tout d’abord du côté des conservateurs catholiques. Ainsi, il ne s’oppose pas à la loi Falloux qui favorise l’enseignement confessionnel.

 

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, un décret dissout l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel, mis à mal par une loi du 31 mai 1850. Le coup d'État est approuvé et le plébiscite sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d'avis favorables.

 

Pour ne pas choquer son électorat catholique, Louis-Napo prend bien soin de ne pas installer sa maîtresse en titre au palais de l’Élysée. Fille d’un cordonnier de Brighton, Miss Harriet Howard avait rencontré Louis-Napo lors des premiers temps difficiles de son exil à Londres. Louis-Napo emmena avec lui ses deux fils (Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre) nés d'une liaison avec la lingère de la prison de de Ham). Ses deux fils furent élevés avec Martin, le fils de Miss Howard. Ayant hérité sa fortune d'un amant richisssime, elle l’avait, n’ayons pas peur des mots, entretenu. Elle paya également les frais de sa campagne pour les législatives, puis ceux de son coup d’État.

 

 

À la suite du coup d’État, puis du plébiscite, Louis-Napo se chercha une femme noble et « neuve », et donc il écarta Harriet. Il porta son dévolu sur l’espagnole Eugénie de Montijo et combla Harriet de cadeaux et lui accorda le titre de comtesse de Beauregard. Après six mois de mariage avec Eugénie, il renoua avec elle. Sa femme, qui n’était pas trop porté sur le sexe,  lui interdit de la voir s’il voulait un héritier. Eugénie, dont les précepteurs avaient été Stendhal et Mérimée (tout de même !) mourut en 1920 à 94 ans.

 

Louis-Napo eut d’autres aventures : des danseuses, des femmes du monde qui s’installaient à l’Élysée, pour quelques heures, quelques jours, quelques semaines. Lors de sa période londonienne, Louis-Napo avait eu une brève liaison avec Rachel, la grande tragédienne suissesse juive.

 

Malheureusement, à partir de 1864, son état de santé se dégrada. Il fit une crise cardiaque, une nuit chez sa dernière maîtresse, la comédienne Marguerite Bellanger. Elle s’appelait Lebœuf comme tout le monde, mais elle inspira Manet pour son “ Olympia ” et donna un fils à l'empereur. Le musée Carnavalet possède un très joli buste d'elle en terre cuite. Louis-Napo souffrit également de rhumatismes, de la goutte, de crises hémorroïdaires, de divers calculs et vraisemblablement d’un cancer à la vessie. Il mourut en exil en Angleterre. 60 000 personnes défilèrent devant sa dépouille. Sa femme lui fit construire un mausolée à Farnborough, où il repose avec elle et leur fils unique le prince Louis Napoléon, engagé volontaire dans l'armée britannique (contre l'assentiment de la reine Victoria) et tué à 23 ans par des Zoulous lors de la guerre anglo-zouloue.

 

Bref, le neveu de Napoléon ne s’ennuya pas.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:49
Qui est ce romantique au capharnaüm ?
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 05:22

La première photo d'un être humain date de 1838. Ce jour-là, Daguerre prend en photo le boulevard du Temple, dans le 3ème arrondissement. Le temps d'exposition est de dix minutes. Donc aucun véhicule n'imprime la plaque sensible. Mais, en bas à gauche du document, Aquilino Morelle se fait cirer les chaussures. Cela dure suffisamment longtemps pour qu'on le distingue très nettement. Tout comme le cireur. Première photo de la lutte de classes ?

 

Chopin – dont on possède une photo prise par Daguerre peu de temps avant sa mort, et qui ne lui rend guère justice – avait vingt-huit ans.

 

Quand s'inventait la photographie

John Adams était né, dans le Massachusetts en 1745, onze ans avant Mozart. Il est vraisemblablement le plus ancien être humain dont un photographe a tiré le portrait. Adams mourut en 1849, juste après s'être fait confectionner une dernière paire de chaussures.

Quand s'inventait la photographie

Hanna Stilley naquit un an après Adams. On possède une photo d'elle prise en 1840.

Quand s'inventait la photographie

Mais le premier portrait jamais réalisé fut celui de Daguerre par lui-même. Il date de 1839. l'artiste avait vingt-six ans. Malheureusement, l'original s'est perdu.

 

Quand s'inventait la photographie

Vertigineux, n'est-il pas ?

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