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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 05:45

Qui est donc ce type balai dans le cul, aussi à l'aise sur un toboggan qu'une poule devant un sifflet d'arbitre ?

 

Je vous aide : il n'est pas français et la photo date de 1938.

Buster Keaton ou...
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 05:23

J’ai eu l’idée d’écrire cette nouvelle (petite) série en découvrant que la plaisanterie suivante courait, au XIXème siècle, sur Auguste Thiers : « les trois moitiés de Thiers ». Hé oui, l’Élysée n’a pas attendu les tumultes de la vie personnelle de François Hollande (le troisième président célibataire de l’histoire de la République) pour connaître des frasques diverses et variées. Et je pose que ces écarts, ces divertissements nous renseignent sur ce qu’est le pouvoir.

 

Je suis remonté jusqu’à Louis-Napoléon Bonaparte, d’abord célib de choc, et je m’arrêterai à Yvonne De Gaulle, dont la ligne de vie fut d’une rectitude absolue et qui termina ses vieux jours dans une institution religieuse.

 

Charles-Louis-Napoléon Bonaparte est né en 1808. À la chute de l’Empire, il vit en exil, à Rome en particulier, où il sympathise avec les indépendantistes. À deux reprises, en 1835 et 1840, il tente de revenir en France. Il est condamné à la prison à perpétuité et est incarcéré au Fort de Ham en Picardie.

 

En 1835, Louis-Napoléon Bonaparte avait été fiancé à la princesse Mathilde, une de ses cousines, âgée de 15 ans. Ces fiançailles firent long feu car la famille de Mathilde était très gênée par le passé Carbonaro de Louis-Napoléon et par ses revenus inexistants.

 

En prison, il écrit un ouvrage de gauche – quoique teinté de tendances despotiques, De l’extinction du paupérisme. Quand j’étais lycéen, en Picardie, justement, la vanne qui nous faisait toujours rire était : « De l’extinction du paupérisme après 22 heures 30 ». Le 25 mai 1846, il s’évade déguisé en ouvrier et s’installe à Londres. À l’occasion de la révolution de 1848, il parvient à revenir légalement en France. Il est élu à l’Assemblée.

 

Après la promulgation de la constitution de la IIème République, il est candidat à une élection présidentielle qu’il remporte avec 75% des voix. Il entre en conflit avec une assemblée à majorité royaliste. Il se tient tout d’abord du côté des conservateurs catholiques. Ainsi, il ne s’oppose pas à la loi Falloux qui favorise l’enseignement confessionnel.

 

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, un décret dissout l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel, mis à mal par une loi du 31 mai 1850. Le coup d'État est approuvé et le plébiscite sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d'avis favorables.

 

Pour ne pas choquer son électorat catholique, Louis-Napo prend bien soin de ne pas installer sa maîtresse en titre au palais de l’Élysée. Fille d’un cordonnier de Brighton, Miss Harriet Howard avait rencontré Louis-Napo lors des premiers temps difficiles de son exil à Londres. Louis-Napo emmena avec lui ses deux fils (Alexandre Louis Eugène et Louis Ernest Alexandre) nés d'une liaison avec la lingère de la prison de de Ham). Ses deux fils furent élevés avec Martin, le fils de Miss Howard. Ayant hérité sa fortune d'un amant richisssime, elle l’avait, n’ayons pas peur des mots, entretenu. Elle paya également les frais de sa campagne pour les législatives, puis ceux de son coup d’État.

 

 

À la suite du coup d’État, puis du plébiscite, Louis-Napo se chercha une femme noble et « neuve », et donc il écarta Harriet. Il porta son dévolu sur l’espagnole Eugénie de Montijo et combla Harriet de cadeaux et lui accorda le titre de comtesse de Beauregard. Après six mois de mariage avec Eugénie, il renoua avec elle. Sa femme, qui n’était pas trop porté sur le sexe,  lui interdit de la voir s’il voulait un héritier. Eugénie, dont les précepteurs avaient été Stendhal et Mérimée (tout de même !) mourut en 1920 à 94 ans.

 

Louis-Napo eut d’autres aventures : des danseuses, des femmes du monde qui s’installaient à l’Élysée, pour quelques heures, quelques jours, quelques semaines. Lors de sa période londonienne, Louis-Napo avait eu une brève liaison avec Rachel, la grande tragédienne suissesse juive.

 

Malheureusement, à partir de 1864, son état de santé se dégrada. Il fit une crise cardiaque, une nuit chez sa dernière maîtresse, la comédienne Marguerite Bellanger. Elle s’appelait Lebœuf comme tout le monde, mais elle inspira Manet pour son “ Olympia ” et donna un fils à l'empereur. Le musée Carnavalet possède un très joli buste d'elle en terre cuite. Louis-Napo souffrit également de rhumatismes, de la goutte, de crises hémorroïdaires, de divers calculs et vraisemblablement d’un cancer à la vessie. Il mourut en exil en Angleterre. 60 000 personnes défilèrent devant sa dépouille. Sa femme lui fit construire un mausolée à Farnborough, où il repose avec elle et leur fils unique le prince Louis Napoléon, engagé volontaire dans l'armée britannique (contre l'assentiment de la reine Victoria) et tué à 23 ans par des Zoulous lors de la guerre anglo-zouloue.

 

Bref, le neveu de Napoléon ne s’ennuya pas.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:49
Qui est ce romantique au capharnaüm ?
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 05:22

La première photo d'un être humain date de 1838. Ce jour-là, Daguerre prend en photo le boulevard du Temple, dans le 3ème arrondissement. Le temps d'exposition est de dix minutes. Donc aucun véhicule n'imprime la plaque sensible. Mais, en bas à gauche du document, Aquilino Morelle se fait cirer les chaussures. Cela dure suffisamment longtemps pour qu'on le distingue très nettement. Tout comme le cireur. Première photo de la lutte de classes ?

 

Chopin – dont on possède une photo prise par Daguerre peu de temps avant sa mort, et qui ne lui rend guère justice – avait vingt-huit ans.

 

Quand s'inventait la photographie

John Adams était né, dans le Massachusetts en 1745, onze ans avant Mozart. Il est vraisemblablement le plus ancien être humain dont un photographe a tiré le portrait. Adams mourut en 1849, juste après s'être fait confectionner une dernière paire de chaussures.

Quand s'inventait la photographie

Hanna Stilley naquit un an après Adams. On possède une photo d'elle prise en 1840.

Quand s'inventait la photographie

Mais le premier portrait jamais réalisé fut celui de Daguerre par lui-même. Il date de 1839. l'artiste avait vingt-six ans. Malheureusement, l'original s'est perdu.

 

Quand s'inventait la photographie

Vertigineux, n'est-il pas ?

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 05:42

 

Des rois et des reines. Marie Stuart, reine d’Écosse : une de nos chéries, forcément. Mairi en gaélique. Née Marie Stuart en 1542 et morte le 8 février 1587. Emprisonnée par sa cousine Cruella Élisabeth et exécutée pour trahison. Bien sûr, bien sûr. Elle était la fille de Marie de Guise et de Jacques V d’Écosse. Elle devint reine à l’âge de six jours, à la mort de son père. Elle fut reine de France de 1559 à 1560 de part son époux François II. À noter qu’elle était numérologue et cryptologue.

 

Elle se maria trois fois. Elle épousa à 15 ans le futur François II. Six ans plus tard, elle épouse Henry Stuart, dit « Lord Darnley » (son cousin germain). Et en 1567, elle épouse James Hepburn, comte de Bothwell.

 

Elle eut quelques amants. Son secrétaire, le Turinois David Rizzio. Elle tomba vraisemblablement enceinte de ses œuvres Son mari, Lord Darnley, avec l’aide de quelques seigneurs, assassina Rizzio le 9 mars 1566, sous les yeux de la reine. De 56 coups de poignard, dit-on, Darnley tenta sans succès de provoquer un avortement.

 

 

 

Quelques mois plus tard, Marie prit pour amant Jacques Hepburn, qui devint son troisième époux. En février 1567, Darnley fut retrouvé mort dans le jardin, apparemment étranglé.

Arrêtée par une confédération de nobles écossais, Marie fut emprisonnée au château de Loch Leven, en juin 1567.

 

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (8)

 

Entre les 18 et 24 juillet 1567, Marie avorta de jumeaux. Le 24 juillet, elle abdiqua le trône d’Écosse en faveur de son fils Jacques, âgé d’un an.

 

Un mot sur son exécution (ne zappez pas). Elle fut décapitée le 8 février 1587 à dix heures du matin. Elle voulut mourir en martyr catholique mais son crucifix fut écrasé au sol. Le bourreau était saoul et il eut besoin de trois coups de hache pour décoller la tête du cou. Le bourreau ramassa la tête pour la présenter au peuple, sans se rendre compte que la perruque était encore sur le crâne. Elle lui resta dans les mains et la tête tomba sur le sol.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 05:41

Jacques V Stuart (Stuart signifie gardien de la maison, intendant) d’Écosse régna de 1513 à  1542. Il fut le dernier roi d’Ecosse dont la langue maternelle était le gaélique écossais. Il épousa Madeleine de France (1520 – 1537) qui mourut la même année d’une phtisie à l’âge de 16 ans. Il se remaria avec Marie de Guise dont il eut trois enfants (dont Mary qui sera couronnée reine d’Ecosse). Henri VIII s’était intéressé à Marie de Guise qui avait repoussé ses avances en lui faisant observer qu’elle « n’avait pas le cou assez long » (fine allusion à la décapitation d’Anne Boleyn).

 

Jacques V eut neuf enfants illégitimes de diverses maîtresses, dont trois engendrés avant l’âge de 20 ans. Trois finirent dans les ordres. Une de ses bâtardes s’appelait Elisabeth Béthune (pourquoi pas Hénin-Liétard ?).

 

 

 

 

Maintenant, du sérieux  : Elisabeth 1ère d’Angleterre. Virgo intacta, disait-on. Elle ne s’est pas mariée et n’a pas eu d’enfants. Elle régna de 1558 à 1603. Comme il faut bien que le corps exulte, elle eut quelques amants.

 

Le plus persévérant fut assurément Robert Dudley. Sa première femme Amy chuta dans un escalier d’une manière aussi douteuse que, a-t-on dit, le mari d’une ministresse de Giscard. Il demeura dès lors un soupirant très soupirant. Pendant 18 ans, il espéra que la reine lui accorderait sa main. En désespoir de cause, il finit par se remarier à Lettice (pour Laetitia) Knollys. La reine et Lettice se haïssaient. Lettice fut banni de la cour et elle perdit son seul enfant, ce qui assombrit les dernières années de Dudley.

 

Robert Devereux fut, un bon moment, le favori de la reine. La reine le fit arrêter après une campagne militaire ratée en Irlande. En 1601, il tenta un coup d’Etat et il fut décapité à la hache pour trahison. Le bourreau s’y reprit à trois fois pour détacher la tête du cou.

 

Sir Walter Raleigh fut l’un des hommes les plus extraordinaires de son temps. Poète, explorateur, officier, il introduisit le tabac et la pomme de terre (Parmentier enfoncé !) en Angleterre, ce que John Lennon lui reprocha dans « I’m so tired » :

 

I'm so tired,

I'm feeling so upset

Although I'm so tired

I'll have another cigarette

And curse Sir Walter Raleigh

He was such a stupid git.

 

Il épousa secrètement une des filles d’honneur de la reine et fit la conquête du cœur royal contre Robert Devereux, dont il hâta la fin. Cet athée, qui avait contribué à la défaite de l’Invincible Armada, fut jeté en prison par le Jacques Ier, le successeur d’Elisabeth. Il y passa douze ans durant lesquels il écrivit une Histoire du monde. Il tenta de se refaire en colonisant la Guyane mais, ayant coulé plusieurs navires espagnols, il fut emprisonné à son retour à la demande de l’Espagne, condamné à mort et exécuté en 1618.

 

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 06:22

Jacques IV fut un bon fils. Il était le fils de Jacques III d’Ecosse et de Marguerite de Danemark. Peu populaire, son père fit l’objet de diverses rébellions. Durant la dernière, le roi fut tué et les rebelles firent du fils leur chef. Agé de 15 ans, le jeune homme fut couronné. Lorsqu’il comprit le rôle qu’il avait joué à l’insu de son plein gré dans la fin tragique de son père, il décida de faire pénitence et de porter, lors du Carême, une chaîne de fer autour de sa poitrine.

 

En 1503, il épouse Marguerite Tudor dont il a six enfants. Ses quatre maîtresses lui donnèrent de nombreux petits bâtards. Celle qui fit l’objet des plus longues faveurs du roi, Janet Kennedy, eut des relations suivies avec d’autres hommes.

 

La comtesses Lady Agnes de Buchan eut avec le roi une fille, Lady Jane, qui sera la favorite du roi Henri II de France. Le couple aura un fils, Henri de Valois-Angoulême, « le fils aîné le plus favorisée du roi ». Il sera légitimé et deviendra le « Grand Prieur de France, Gouverneur de Provence, et Amiral de la mer du Levant. » Henri participera au massacre de la Saint-Barthélémy et sera tué en duel en 1586.

 

Après la mort de Marie de Guise, Jane demanda au Conseil privé la permission de quitter l’Écosse avec son fils, Le Seigneur Henry de Valois, le 22 août 1560. Henri participa au massacre de la Saint-Barthélémy et fut tué en duel en 1586. C’est cette Lady Jane, ou peut-être Jane Seymour, la troisième femme d’Henri VIII, qui aurait inspiré les Rolling Stones en 1966. Mais rien n’est moins sûr. Cela dit, Brian Jones jouant du dulcimer, c’était quelque chose :

 

My sweet lady Jane, when I see you again
Your servant am I, and will humbly remain
Just heed this plea, my love
On bended knees my love
I pledge myself to lady Jane

My dear lady Anne, I've done what I can
I must take my leave, for promised I am
The play is run, my love
Your time has come my love
I pledge my soul to lady Jane

Oh, my sweet Marie, I wait at your ease
The sands have run out, for your lady and me
When love is nigh, my love, her station's right my love
Life is secure with lady Jane

 

Tout cela nous amène à l’immense Henri VIII (1491-1547). Ce fin lettré, excellent musicien, répudia deux femmes, en décapita deux autres et en vit une autre morte en couches. Seule la dernière lui survécut d’un an.

 

Il épousa donc cinq femmes et ne compta pas ses maîtresses. Par exemple, Elisabeth Blount, dont il eut un fils (Henri Fitzroy), qu’il reconnut, avant de tomber amoureux de Mary Boleyn (sœur de sa future première femme). Avant cela, Mary avait été la maîtresse du roi de France François Ier (qui la décrivit comme « la plus grande, la plus infâme ou la plus célèbre de toutes les putains ») et d’autres gentilshommes français, ce qui motiva son retour vers l’Angleterre où elle devint dame de compagnie de la reine Catherine d’Aragon.

 

 

 

A noter, pour rester complètement people, que Mary Boley eut dans sa descendance plusieurs personnalités du XXe siècle : Winston Churchill, l’écrivain P. G. Wodehouse, Élisabeth Bowes-Lyon (mère de la reine Elisabeth), Diana, Princesse de Galles et Sarah, duchesse d’York, première épouse du troisième enfant de la reine d’Angleterre et du prince Philippe.

 

Puis le roi Henri prit pour maîtresse la sœur de Mary, Ann Boleyn, qu’il épousera après avoir divorcé de la reine Catherine. Henri et Anne engendreront la future reine Elisabeth Ière. Puis Anne mourra décapitée à l’épée, suite à une accusation d'adultère, vraisemblablement infondée.

 

 

 

Henri eut quelques autres maîtresses, dont Margaret Shelton, cousine des soeurs Boleyn . Il connut également une mystérieuse « dame de Tournai » lors de ses séjours en France en 1513.

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 05:12

Édouard IV d’Angleterre (1442-1483) fut le plus grand roi d’Angleterre (1 m 93). Il régna de 1461 à 1470. Sa vie maritale fut assez compliquée.

 

Il fut le premier roi de la maison d’York (ah, la guerre des deux Roses !). Il était né à Rouen. Sa mère s’appelait, comme tout le monde Cécile Neville. Elle fut mère de deux rois, lui-même et Richard III. Les cours royales étaient en fait des petites entreprises.

 

En 1461, il épousa secrètement la veuve Lady Éléonore Talbot et il se remaria, avant la mort de sa femme, avec Élisabeth Woodville, qui lui donna dix enfants.

 

Il se maria secrètement en 1461 avec Lady Éléonore Talbot (1435-1468) qui était veuve, et se remaria avant que sa femme ne meure avec Élisabeth Woodville (1437 – 1492) avec qui il eut dix enfants dont deux fils. Pour résumer, il fut géant, bigame et un chef militaire très compétent (il détruisit la maison de Lancastre).

 

Cette bigamie ne fut pas sans conséquence. Son fils aîné, connu sous le nom d’Édouard V, lui succéda. Le conseil de régence fut saisi du problème de la bigamie. L’évêque de Bath reconnut avoir célébré le mariage d’Édouard avec Élisabeth. Les enfants furent alors déclarés illégitimes. Édouard V fut déposé le 25 juin 1483 et enfermé à la Tour de Londres en compagnie de son frère Richard de Shrewsbury. Un autre Richard (le duc de Goucester) fut couronné sous le nom de Richard III. On ne revit jamais les deux enfants, qui furent vraisemblablement (on n’a aucune preuve irréfutable) assassinés dans la Tour.

 

 

 

 

 

 

Le roi eut également pour maîtresse, entre autres, Jane Shore qu'il décrivit comme « la plus gaie, la plus rusée et la plus sainte des catins du royaume ». Le roi exigea d’elle qu'elle fasse pénitence publique pour ses mœurs légères. Elle dut parcourir les rues un dimanche, vêtue d'une robe de bure, tenant à la main un cierge. Imaginons un instant que cette délicieuse coutume ait perduré jusqu’à nous en Angleterre … ou en France !

 

 

 

 

Jane vécut jusqu’à l’âge de 92 ans, après de très nombreuses heures de vol.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 05:47

 

Robert II (Stuart) d’Écosse (1316-1390) régna du 22 janvier 1371 au 19 avril 1390. Il est donc devenu roi à l’âge de 55 ans. Juste après son intronisation, son fils aîné John fut reconnu comme son héritier. À vingt ans, il épouse en premières noces Élisabeth Muir de Rowallan. Elle lui donne dix enfants.

 

En 1355, il épouse en secondes noces Euphemia de Ross, veuve depuis neuf ans. Elle lui donne quatre enfants, dont l’un sera décapité pour avoir comploté dans l’assassinat du roi Jacques Ier. Le roi aura par ailleurs de nombreux enfants illégitimes (au moins sept, dont quatre avec sa favorite Mariota de Cardeny). Certes, ils n’avaient que cela à faire, mais quelle santé, tout de même chez certains souverains !

 

 

 

David II (Stuart) d’Écosse (1324-1371) régna de 1329 à 1371. Il succède à son père à l’âge de cinq ans en 1329. Il est le premier roi d'Écosse à être oint, en vertu de la bulle du Pape Jean XII, consécutive au traité d’Édimbourgh-Northampton de 1328 qui reconnaîtl’indépendance et le statut des rois d’Écosse. Par ce traité, David épouse le 17 juillet 1328 Jeanne d’Angleterre, fille d’Édouard II d’Angleterre et d’Isabelle de France. Il a quatre ans, elle en a sept (la cougar !). Il est couronné trois ans plus tard. Jeanne mourra de la peste en 1362.

 

En 1340, David épouse en seconde noce Marguerite Drummond qui avait été sa maîtresse. Avant cela, il avait partagé sa royale couche avec Catherine Mortimer, assassinée en 1360 par des nobles écossais. Elle avait été enterrée – debout – dans l’abbaye de Newbattle. Mais le roi n’a toujours pas d’enfants. Il prend une seconde maîtresse, Lady Agnès Dunbar, la couvre de cadeaux et d’argent, projette de l’épouser, mais il meurt soudainement en 1371.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 05:49

Pauvre Philippa de Hainault ! Elle était douce (les six bourgeois de Calais lui doivent la vie) et aimante : elle donna douze enfants à son mari le roi Édouard III. Née à Valenciennes, elle était aussi cultivée que sa mère Jeanne de Valois qui répandit la culture française dans la cour de Hainault. Et pourtant, une femme laide (mais on ne possède aucun portrait d’elle) et méchante allait lui pourrir la vie en devenant la maîtresse de son mari. Fille d’un carreleur et d’une prostituée, née pendant l’épidémie de peste de 1348, Dame Alice Perrers de Windsor était entrée à la cour royale à l’âge de quinze ans comme dame de compagnie (l’expression anglaise est beaucoup plus réaliste : « la dame qui attend »). Le roi en fit immédiatement sa maîtresse alors qu’il avait été parfaitement fidèle jusque là. Lorsque Philippa mourut six ans plus tard, le roi lui donna une partie des bijoux de sa femme.

 

 

Elle épousa (sans que le roi soit au courant) Sir William Windsor, lieutenant royal en Irlande, donc souvent absent. Du roi, elle eut trois enfants, tous bien casés. Par sa grande intelligence, sa cruauté, son esprit d’entreprise, elle devint la femme la plus riche du Royaume. La plus détestée, aussi. Elle possédait cinquante-six manoirs dans la région londonienne. Et des bijoux pour une valeur de 20 000 livres (environ 5 millions d’euros).

 

Elle inspira Chaucer qui la représenta sous les traits de « la femme de Bath » dans ses Contes de Cantorbéry.

 

Elle assista à la mort de son souverain, ce qui lui permit de le dépouiller de quelques bijoux qu’il portait en cette circonstance.

 

Après la mort du roi, elle fut condamnée pour corruption et fut bannie du royaume. Elle put revenir ensuite dans le pays excipant que la plupart de ses propriétés avaient été acquises légalement par elle-même et non reçues en cadeau.

 

Le roi l’avait surnommée « la Dame du Soleil ».

 

Alice fut enterrée dans l’église paroissiale d’Upminster. Avant de mourir, elle avait légué, comme cela se faisait fréquemment, une partie de sa fortune aux pauvres de sa commune et elle avait vendu son bœuf le plus vigoureux pour payer sa tombe.

 

On pourra se reporter à The King’s Concubine d’Ann O’Brien.

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