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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 06:27

Les ordures ne sont pas toujours celles qu'on pense.

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 06:42

Je reprends ici une analyse d'ATTAC:

 

Les ministres européens des finances viennent de conclure un accord pour la mise en place de l’union bancaire, présentée comme une « relance de l’Europe » et un « saut décisif pour sauver l’euro ». Ce nouveau dispositif de régulation bancaire ne s’attaque pas aux causes de la crise de l’euro, il les aggrave. Il n’empêchera pas les crises bancaires futures car il ne remet pas en cause le fonctionnement actuel des banques, dominé par la spéculation.

 

Chacun des trois piliers qui composent l’union bancaire soulève de gros problèmes.

 

Le premier pilier institue la fonction de superviseur unique de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE). Mais en réalité, la BCE ne contrôlera directement que les 128 plus grandes banques sur les quelques 6000 banques de la zone euro. Pire encore : puisque les pays de l'UE hors zone euro ne reconnaissent pas l’autorité de la BCE, le Royaume-Uni, à la tête de la principale industrie financière européenne, échappera ainsi au superviseur européen.

 

En second lieu, cette réforme aggrave le déni de démocratie en Europe. Le pouvoir de la BCE va être considérablement renforcé par ses nouvelles fonctions de superviseur. Or aucune décision n’a été prise pour réduire l’indépendance de la BCE et la rendre plus responsable devant les autorités élues, à commencer par le Parlement européen.

 

Les piliers 2 et 3 prévoient respectivement la création d’un système européen de garantie des dépôts et un mécanisme commun de résolution des crises bancaires. Le but affiché par ces nouveaux dispositifs est double : renforcer la solidarité entre pays en cas de crise, et faire payer aux actionnaires, plutôt qu’aux contribuables, le coût des défaillances bancaires.

 

 

Il est fort probable que ces beaux principes resteront lettre morte. En effet, les ressources financières prélevées sur les banques pour alimenter le fonds européen de résolution ne s’élèveront qu’à 60 milliards d’euros... en 2026. C'est ridiculement faible : la seule BNP Paribas représente un bilan de 2000 milliards d’euros. Par ailleurs l’Allemagne, qui refuse de payer pour les banques des pays du sud de l’Europe, a obtenu que les mécanismes de solidarité soient fortement réduits.

 

Mais la principale limite de l’union bancaire est qu’elle ne s’attaque pas au modèle bancaire dominant en Europe, qui mélange les activités de banque de détail tournée vers les ménages et les PME, et les activités de banque d’investissement tournée vers les marchés et la spéculation. Or ce sont ces dernières activités qui sont à l’origine de la crise financière, et menacent l’investissement et l’emploi.

 

La réforme de la régulation bancaire en Europe doit commencer par une remise en cause de la banque dite universelle, en introduisant une séparation radicale des activités de banque de détail et de banque d’investissement.    

 
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 14:15

Je reprends ici dans son intégralité un article de Théophraste R., du Grand Soir sur Xavier Mathieu et Édouard Martin.

 

Poursuivi pour des faits commis dans le cadre de la lutte contre la fermeture de l’usine Continental en 2009 et pour refus de donner ses empreintes ADN, le délégué CGT Xavier Mathieu est condamné à 4000€ d’amende, puis relaxé en appel. Le parquet fait alors appel et l’amende est fixée à 1200 euros.

 

Le 5 novembre 2013, le parquet a requis un mois de prison avec sursis à l’encontre des Xavier Mathieu et de 4 de ses camarades de la CGT. Le 17 décembre, le tribunal correctionnel de Roanne les a relaxés.

 

Depuis le début de la lutte des Conti, Xavier Mathieu aura aussi connu le tribunal administratif et le tribunal des prud’hommes.

 

Continental lui a proposé un poste d’agent de sécurité sur le site de Clairoix (60) aujourd’hui désaffecté. Il réclame sa réintégration pure et simple afin de retrouver son poste de délégué du personnel.

 

 

Par le lien ci-dessous, vous entendrez Xavier Mathieu donner son avis dans le Grand Journal de Canal + sur la promotion annoncée du militant CFDT de Florange. Il est assis à côté d’Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris.

 

A la question : « Edouard Martin est-il un traître ? », il répond avec une indulgence scellée dans des combats communs : « C’est un des miens… un frère de lutte » qui n’a pas fait le bon choix et pour qui je ne voterai pas. Et (ce n’était pas prévu comme ça) il prononce 15 fois les mots traîtres, trahison,ou le verbe trahir en les destinant… au PS.

 

Pas mal !

 

Ici l'entretien à Canal +. Pollué par l'inévitable Aphatie, mais enfin, tout de même...

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:29

Le 20 décembre 1973, le numéro 2 du régime dictatorial franquiste s'est effectivement envolé. Vers 9 heures 30, le révérend père Turpin lisait son bréviaire au couvent des Jésuites, dans la tranquille rue Claudio Coellio à Madrid. Il vit soudain passer devant sa fenêtre une Dodge noire de deux tonnes qui effectua un vol de plus de trente mètres de haut. L'ETA n'avait pas lésiné sur la dose. Blanco mourut plus vite qu'un garroté basque. Mais pas sur le coup, malgré la violence incroyable de l'explosion.

 

Destin somme toute normale pour un type de l'aéronavale.

 

 

 

 

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 06:34

 

Je reprends ici un article, sévère mais juste, de Philippe Marlière (professeur de sciences politiques à Londres) sur l'acceptation par Édouard Martin d'un mandat socialiste européen.

 

Édouard Martin n’a pas eu une enfance facile. Il est né en 1963 dans le village de Padul en Andalousie, où son père est journalier. Sa famille quitte l’Espagne alors qu’il a 7 ans. Il connaît l’injustice et le mépris social sous la dictature franquiste, mais également à son arrivée dans la France républicaine. A Amnéville, en Moselle, sa famille est fraîchement reçue. Les manifestations de xénophobie ordinaire s’enchaînent. Maîtrisant mal le français à l’école, ses camarades de classe le chahutent et tentent de le ridiculiser. Édouard ne se laisse pas faire et, en retour, il est victime d’une double injustice : on le punit à l’école et ses parents lui administrent des raclées à la maison car on ne veut pas « qu’il se fasse remarquer » [1]

 

Un réformisme assumé

 

Embauché chez Sollac à 18 ans, l’électromécanicien fait ses classes. Il est discipliné et bosseur. Il écoute, lit et s’instruit. Il est élu délégué du personnel à la Coulée en 1989, et exerce cette nouvelle fonction avec dévouement. Lutteur tenace et courageux, il prend naturellement la tête de la bataille contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. La suite de sa trajectoire sociale et professionnelle est plus connue, jusqu’à l’annonce de sa candidature en tête de liste aux élections européennes dans la région Grand Est pour le Parti socialiste.

 

 

Édouard Martin est un réformiste qui, de tout temps, a voté pour le PS. Son engagement dans la CFDT, syndicat de compromis (mou et ambivalent), dont les cadres transfèrent aisément leur capital syndical en capital politique dans la firme PS, correspond aussi à ce qu’il est. D’un point de vue politique et syndical, Martin assume ce réformisme. Il a publiquement soutenu la campagne de Ségolène Royal en 2007, en s’engageant dans les clubs Désir d’Avenir. On ne peut certainement pas reprocher à Martin de rester fidèle à ses convictions politiques.

 

Déçu du hollandisme – en tout cas il l’a été officiellement jusqu’à une date récente – il incarne ce prolétariat qui vote socialiste, bon gré mal gré. Ce sont les Édouard Martin du monde ouvrier que le Front de gauche devrait avec pédagogie et patience convaincre de rallier à sa cause. Malheureusement, il se trouve des dirigeants dans la gauche radicale qui préfèrent un entre soi sectaire (donc voué à demeurer minoritaire), au combat unitaire des forces de gauche critiques du gouvernement. Par conséquent, les Édouard Martin de la classe ouvrière vont continuer de voter pour le Parti socialiste, faute de mieux, ou ils vont s’abstenir.

 

Lire la suite ici.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 17:08

Ambroise Croizat peut se retourner dans sa tombe : la classe dirigeante française et ses relais politiques (UMP, Solfériniens) vont, grâce au droit européen, introduire  la santé dans la sphère marchande. C’en sera fini du dernier bastion de solidarité dans notre pays, et partout ailleurs en Europe.

 

La sécurité sociale française fut fille des combats de la Résistance au nazisme. Elle fut imposée à un patronat largement collaborationniste juste après la Deuxième Guerre mondiale. Les petits-enfants des patrons de 1945 – banquiers et assureurs au premier chef – vont enfin pouvoir développer un véritable marché de la santé.

 

Pour ce faire, un travail de sape est mené depuis plusieurs années dans les relais médiatiques et idéologiques de la classe dominante. En culpabilisant – pardon : en « responsabilisant » les usagers, il s’agit de les convaincre qu’ils se soignent trop (alors que la classe dirigeante crée des conditions de vie et de travail sources de maladies de plus en plus nombreuses et graves), ce qui débouche sur un « déficit » abyssal dans les comptes de la Nation. Ce déficit n’est rien  d’autre qu’une construction idéologique, avant même d’être une manipulation économique et financière. « Boucher le trou de la Sécu » (qui n’existe pas) fait oublier la philosophie des fondateurs du système selon laquelle « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Toute une série de mesures prétendument techniques ont contribué à miner ce beau principe : ticket modérateur, franchises médicales, autorisation des dépassements d’honoraires, « déremboursement » des médicaments, hausse régulière du forfait hospitalier, forfait sur les transports sanitaires.

 

 

Concrètement, on a bien vu ces dernières années que cela avait conduit une partie toujours plus importante de la population à ne plus se soigner de manière satisfaisante. On connaît tous des hommes qui hésitent à se faire soigner les dents ou des femmes qui sautent une mammographie sur deux. Les dégâts humains induits par cet état de fait seront payés un jour ou l’autre au centuple. Créée en 1999 par un gouvernement de « gauche », la CMU (couverture médicale universelle) ne fait que légitimer, selon un principe plus en rapport avec la charité qu’avec l’esprit universel de la sécurité sociale, le recul de l’accès aux soins pour les indigents. Accessoirement, elle divise la population dans ou au bord de la misère.

 

La vérité est toujours dans les mots. Utiliser le terme « déficit » lorsque l’on évoque des « trous à boucher » place la Sécu au niveau d’une entreprise privée censée réaliser des gains. Il ne faut jamais oublier qu’un salarié moyen dépense environ 20% de son salaire en cotisation-santé et que les revenus du capital sont bien moins soumis à cotisations que les revenus du travail. Philippe Seguin, homme de droite mais intellectuellement plutôt honnête, reconnaissait que si les « stock-options » étaient mises à contribution comme les salaires, elles auraient rapporté 3,5 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Or, d’un côté, les comptes de la Sécu sont supportés pour l’essentiel par les salariés tandis qu’en un quart de siècle 10% du PIB est passé du travail au capital, des salaires vers les dividendes.

 

La sécurité sociale manque de recettes. À cause des exonérations de cotisations sociales faites aux grandes entreprises pour qu’elles « créent des emplois ». Aux milliards d’euros d’une dette patronale impayée depuis des années. A la dette de l’État (également des milliards d’euros). Aux salaires érodés depuis une trentaine d’années. Au chômage, 30 fois plus élevé aujourd’hui que lors de la création du système. Les “ déremboursements ” de 3 médicaments (ou de 300) sont de la poudre aux yeux et n’assainiront pas un ensemble désormais totalement vicié. Alors comme le monstre d’État est fichu, autant passer au privé. Plus moderne, plus flexible, plus réactif, avec des solutions « rien que pour vous ».

 

Dans la plus grande discrétion et sans que les médias s’emparent de ce cheval de bataille, l’Union européenne vient d’accorder à ceux qui le souhaitent le droit de ne plus cotiser. Ratifié par une majorité de Français en 1992, le traité de Maastricht offrait le cadre à l’abrogation du monopole de la sécurité sociale. Cependant, en 1996, la Cour de cassation, organe judiciaire suprême au niveau national, s’opposa à l’application de la primauté du droit communautaire sur le droit national en termes de protection sociale. La Cour européenne avait répondu en 1999 par un arrêt condamnant la France « pour avoir manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des directives de 1992 », et par celui du 25 mai 2000 définissant les régimes français de Sécurité sociale comme des régimes professionnels, donc soumis à concurrence. En 2005, une directive européenne portant sur les pratiques commerciales a été transposée dans le droit français sous le nom de loi Chatel II, faisant du droit communautaire un droit français à part entière.

 

 

L’arrêt du 3 octobre 2013 de la Cour de justice de l’Union européenne a condamné – au nom de la directive de 2005 – une caisse d’assurance-maladie du régime allemand de sécurité sociale pour « pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs ». Un nouvel épisode du principe de « concurrence libre et non-faussée » inscrit dans le traité de Lisbonne, ratifié en 2007 par le Congrès français contre l’avis du peuple exprimé par référendum le 29 mai 2005. Cette caisse allemande était un organisme de droit public sans but lucratif. Ce jugement va faire jurisprudence car les décisions de la Cour européenne concernent par définition tous les États de l’Union.

 

Dans l’Union européenne, les caisses sociales pourvoyeuses d’assurances sont donc considérées comme des entreprises soumises à concurrence et relèvent du droit privé.

 

Dans un communiqué daté du 29 octobre 2013, la Direction de la Sécurité sociale prétend que l’arrêt du 3 octobre 2013 « ne change rien à l’obligation de cotiser auprès de la Sécurité sociale française ».

 

Ce jugement fragilise plus que jamais le statut de la Sécu. Le droit européen met en concurrence les individus, les salaires et les cotisations. Il s’inspire du modèle étasunien (l’Obama care ne trompe personne) du chacun pour soi qui laisse au moins un tiers de la population sans assistance.

 

Les banquiers d’aujourd’hui, les assureurs, les fonds de pension qui possèdent les cliniques (toutes dans une ville comme Toulouse) reprennent au Conseil National de la Résistance, donc au combat des résistants, ce que ceux-ci avaient arraché aux « 200 familles ». Le débat est cornélien : refuser cette évolution est illégal à moins de sortir de l’“ Europe ”.

 

Source : le M’PEP

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:16

Non au délit de sale gueule, mais tout de même !

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 06:37

Ci-dessous, une analyse du Front de Gauche sur l'État pillé par les banques depuis 1973.

 

La voracité des banques et des actionnaires pèse lourdement sur notre économie. Certains pleurnichent sur ce qu'ils appellent le « coût du travail trop élevé », c'est à dire les salaires et les cotisations sociales. Or chaque année, alors que le montant des cotisations sociales versées par les entreprises est en effet de 158 milliards d'euros, ce sont 299 milliards qui sont prélevés sur ces dernières en dividendes et frais financiers, inutiles au bien commun.

A ce chiffre astronomique, il faut ajouter d'autres ponctions réalisées sur les budgets de l’État et de la sécurité sociale : 50 milliards d'euros versés en intérêts aux banques et 200 milliards d'exonérations fiscales et sociales pour les entreprises.

 

L’ÉTAT DANS LA MAIN DES MARCHÉS

Jusqu'en 1973, la création monétaire permettait à l’État de se financer par l'emprunt auprès de la Banque de France. C'est une Loi « Pompidou-Giscard » qui a mis fin à cette situation pour pousser l’État à se financer auprès des marchés financiers et des banques par l'émission d'obligation.

 

LES INTÉRÊTS DE LA DETTE, PREMIER BUDGET DE L’ÉTAT

Chaque année, ce sont 50 milliards d'euros qui sont versés en intérêts, une ponction tellement considérable qu'elle est devenue le premier budget de la Nation.

A cette somme, il convient d'ajouter l'ensemble des cadeaux fiscaux et parafiscaux que les gouvernements successifs n'ont cessé d'accorder aux entreprises : ce sont pas moins de 200 milliards d'euros d'allègements et d'exonérations fiscales qui chaque année font défaut dans le budget de l’État et des caisses de la sécurité sociale.

 

LES COLLECTIVITÉS PIÉGÉES

Les collectivités locales elle-même, sont placées dans une situation de plus en plus difficile.

Alors qu'elles assument une part déterminante de la solidarité nationale, qu'elles réalisent plus de 70 % de l'investissement public, villes, départements, régions, endettées à concurrence de 200 milliards d'euros (leur taux d'endettement est stable depuis 20 ans, de l'ordre de 8 % du PIB) sont elles aussi placées dans la main des marchés financiers et des banques. Au total, les collectivités ont versé cette année 4,5 milliards d'euros d'intérêts aux banques, dont 3 milliards pour les seules villes et intercommunalités.

 

 

AU CŒUR DES MUNICIPALES DE 2014, LE BESOIN D'UNE RÉFORME DE LA FISCALITÉ

Au total, ce sont plus de 550 milliards d'euros par an, soit l'équivalent d'un quart de la richesse produite qui sont ainsi ponctionnés. Pour le Front de gauche, il faut augmenter les ressources propres des collectivités locales sans accroître la pression fiscale sur les couches populaires et moyennes et sans s'enfermer dans une spirale de la dette. C'est possible à la condition :

  • de créer un nouvel impôt local sur le capital des entreprises (bâtiments, équipements et machines, actifs financiers soit plus de 5.000 milliards €) ;
  • de réformer la fiscalité locale des personnes en la modulant en fonction de la situation des ménages, et en impliquant les populations dans l'élaboration d'un vrai budget participatif ;
  • créer des fonds publics régionaux pour mobiliser le crédit et les banques sur des actions de développement des ressources des collectivités locales afin qu'elles puissent soutenir un essor des services publics locaux. Un enjeu, au cœur des échéances municipales de 2014.
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:23

Cette photo a été prise à Kaboul vers 1950. Les femmes portent toutes une coiffe et une jupe ou une robe qui descendent en dessous du genou. Il est vraisemblable que l'autobus dispose d'une entrée pour les femmes et d'une pour les hommes.

 

 

 

Dans les années cinquante, jeunes gens et jeunes filles étudiaient ensemble à l'université. Aujourd'hui, dans certains établissements d'enseignement supérieur britannique, garçons et filles sont séparés dans les amphis pour protéger la "liberté des communautés".

 

 

 

Le cliché suivant a été pris en 1972. Mai 68 et Mary Quant étaient passées par là. Bien sûr, ces jeunes filles appartiennent à la bourgeoisie et ne viennent pas d'un village du fin fond du pays. J'ai montré cette photo à un ami qui était à Kaboul exactement à cette période. Il m'a dit que ces jeunes filles pouvaient être des élèves de terminale du lycée français. Lui-même venait d'Iran. Il avait aidé un ami qui fuyait la Savak à passer la frontière.

 

 

 

Mais de nombreuses femmes portaient un voile quasi intégral :

 

 

 

Ici, une femme est exécutée très sommairement :

 

 

 

Cette femme eut le nez coupé par son mari (imposé) car elle ne voulait plus vivre avec lui :

 

 

 

Il y a trente ans, les talibans étaient érigés en parangon de morale par les États-Unis :

 

 

Bref, le fanatisme avance chaque jour un peu plus.

 

 

 

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