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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:36

À pendre des hommes (oui, mais à l'ombre) :

 

 

Sentenced to death: Three men hang from the scaffolding in Kuwait in the first executions in the country since 2007

Sentenced to death: Three men hang from the scaffolding in Kuwait in the first executions in the country since 2007 [Pas d'exécution dans ce pays depuis 2007. Les trois suppliciés ne sont pas kowéïtiens.

 

Last cigarette: A Saudi man is allowed a final smoke before being led to the gallows

Last cigarette: A Saudi man is allowed a final smoke before being led to the gallows

 

One of three men convicted of murder and awaiting execution is seen before being hanged, outside the Central Prison of Kuwait
One of three men convicted of murder and awaiting execution is seen before being hanged

Final minutes: One of the three convicted murderers is seen before being led to his death



Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2302330/Kuwait-executions-A-final-cigarette-flight-stairs-justice-done.html#ixzz2PJSaup3P 
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:44

 

 

 

Jérôme Cahuzac, le 20 novembre 2012 lors d'une conférence de presse consacrée à la lutte contre l'évasion fiscale.

 

(Source : Le Monde)

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:25

 

 

Races.jpg

 

Le Jaune et le Noir sont aumôniers. La Blanche doit être enfant de cœur (sic).

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:01

http://blogs.ionis-group.com/iseg/mcs/toulouse/marketing-marques-innovation/media/point-d-interrogation.jpgVous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l'aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011.


Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv.


En somme, un régime ami…

 

Source : Le Grand Soirlink

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:16

 

 

Chapatte-copie-1.jpg

 

 

Par Chapatte

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:20

http://politicalgraffiti.files.wordpress.com/2008/04/obama_caricature.jpgDepuis la Guerre des Gaules, on sait bien que les guerres sont racontées par ceux qui la gagnent.

 

Pas que les guerres, d’ailleurs. C’est la mission des appareils idéologiques d’imposer le discours, la langue pour tous. Comment parler du Hezbollah ? Barak Obama, l’élu d’un des systèmes électoraux les moins représentatifs qui soit (un citoyen de son pays sur deux ne vote pas, la proportion étant d’autant plus forte que les citoyens sont pauvres tandis que deux partis presque superposables verrouillent le débat) a évoqué, lors de son voyage au Proche-Orient « une organisation terroriste et tous les États épris de justice devraient la considérer comme telle ». Il a même fait le reproche à l’Union européenne de ne pas avoir inscrit le mouvement sur la liste noire des organisations terroristes.

 

Capitaine Martin (Le Grand Soir) rappelle que lors des élections de 2009 – parfaitement normales – le Hezbollah a conquis 57 sièges sur 128. Le chef du gouvernement libanais a alors été amené à intégrer deux personnalités du Hezbollah. Le mouvement a alors adapté sa doctrine contre le sionisme. Avec au moins autant de sincérité que Bush nous parlant des armes de destruction massive ou Obama nous expliquant qu’il ne peut pas fermer le bagne de Guantanamo, ce qui fait saigner son cour. La Palestine occupée ne doit plus, quant à elle, « adopter une vision théocratique des institutions ; elle a l’obligation de reconnaître les droits fondamentaux des Palestiniens afin que le gouvernement puisse réunir des musulmans, des chrétiens et des juifs à travers une constitution multiconfessionnelle commune qui garantirait la paix civile. Comme cela fonctionne au Liban. » La réponse du Hezbollah fut cinglante : « Obama veut que les Arabes acceptent un État strictement juif et s’engagent dans une phase de normalisation totale du conflit, alors qu’il ne s’est même pas intéressé aux droits fondamentaux et légitimes des Palestiniens, comme le retour des réfugiés, le statut de la ville de Jérusalem, l’arrêt de la colonisation, la judaïsation totale des lieux sacrés islamiques et chrétiens ». Obama est apparu comme un simple fonctionnaire de l’entité sioniste et non comme un dirigeant d’un État indépendant comme peuvent l’être les Etats-Unis.

 

J’évoquais les outils idéologiques qui façonnent les mentalités étatsuniennes et qui, pour ce qui nous concernent ici, justifient toutes les guerres. Dans un récent article de Counterpunch (link), David Swanson explique comment, désormais, on enseigne la guerre aux écoliers étatsuniens, sous couvert de payer « le prix de la liberté ». Une exposition vient d’être organisée en ce sens. Dominique Muselet a traduit cet article pour Le Grand Soir. J’en extrais ceci :

 

 

« Peu importe que nos libertés semblent se réduire chaque fois que nous sommes en guerre. Peu importe que des quantités d’autres pays bénéficient de plus de liberté que nous sans avoir fait la guerre. En ce qui nous concerne, la guerre est le prix de la liberté.

L’exposition s’ouvre sur ces mots : “ Les Étasuniens sont allés à la guerre pour conquérir leur indépendance, agrandir leur territoire, définir leurs libertés et défendre leurs intérêts dans le monde. ” Ils sont vraiment idiots ces Canadiens qui ont obtenu leur indépendance sans faire la guerre, n’est-ce pas ? Imaginez tous les gens qu’ils auraient pu tuer ! L’exposition est étonnamment assez honnête en ce qui concerne l’impérialisme, en tout cas des premières guerres. Il est bien spécifié, même si cet aveu est accompagné des justifications d’usage, que l’un des objectifs de la guerre de 1812 était de conquérir le Canada.

Par contre, en ce qui concerne la seconde partie de l’exposition : “ ... définir leurs libertés et défendre leurs intérêts dans le monde ”, le texte de présentation est proprement scandaleux. L’exposition, du moins pour ce que j’ai pu en voir sur Internet, n’explique absolument pas en quoi une guerre peut aider à “ définir nos libertés ”.

L’exposition est un tissu de mensonges et de falsifications. La guerre civile étasunienne est présentée comme “ le conflit le plus meurtrier des États-Unis. ” Vraiment ? Parce que les Philippins ne saignent pas ? Ni les Vietnamiens ? Ni les Irakiens ? Voilà ce que nous enseignons à nos enfants ! La guerre espano-étasunienne est présentée comme une tentative de “ libérer Cuba ” et tutti quanti. Mais c’est par omission que l’exposition pêche le plus. Elle passe sous silence les faux prétextes utilisés pour déclarer les guerres, elle ignore ou minimise hypocritement les morts et les destructions.

L’exposition fournit aux enseignants un manuel qui est supposé recouvrir les 12 dernières années de guerre (qui ont causé la mort de 1,4 million personnes rien qu’en Irak) mais qui en fait ne parle que des événements du 11 septembre. Il commence ainsi :

“ Le 11 septembre a été une épouvantable tragédie. Les attaques dévastatrices perpétrées par des terroristes d’al Qaida sur le territoire étasunien ont fait 3 000 morts et déclenché une guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis. Les événements de cette journée auront des conséquences sur les décisions sur la politique intérieure et étrangère pendant encore de nombreuses années. ”

En parlant avec des enseignants qui ne sont pas des sociopathes, on s’aperçoit que ce genre “ d’enseignement ” dispensé par nos musées a un impact épouvantable sur les étudiants. Il faut lire Teaching About the Wars (enseigner les guerres, ndt) qui vient de sortir. Le livre est écrit par des enseignants qui essaient de fournir à leurs étudiants une analyse des guerres plus complète et plus honnête que ce qu’on trouve d’ordinaire dans les livres de classe dont beaucoup sont encore pires que l’exposition dont je viens de parler. Ces professeurs/auteurs affirment que lorsqu’un enseignant prétend ne pas avoir d’opinion, il enseigne aux enfants la paresse morale. Prétendre être indifférent à ce qui se passe dans le monde apprend aux enfants à ne pas se soucier de ce qui se passe dans le monde. Selon eux, les enseignants doivent avoir un point de vue mais en fournir d’autres à leurs élèves pour leur enseigner l’analyse critique, le doute, et le respect des opinions des autres.

D’après eux, on ne devrait pas inciter les étudiants à rejeter en bloc toutes les déclarations officielles ni à penser que la vérité est inatteignable. Il faut au contraire former leur esprit critique pour qu’ils puissent évaluer le degré de vérité de ces déclarations et se faire leur propre opinion. Jessica Klonsky écrit :

“ Parmi les cours sur les médias que j’ai donnés, un de celui qui a eu le plus d’effet comprenait un exercice de comparaison entre deux points de vue médiatiques. J’ai d’abord montré les premières 20 minutes de Salle de contrôle , un documentaire en Arabique de Al Jazeera, la chaîne de TV internationale du Qatar. Et beaucoup de mes étudiants ont réalisé pour la première fois qu’il n’y avait pas que les soldats qui mouraient pendant les guerres. ”

Les soldats étasuniens représentent 3 pour cents des morts de la guerre en Irak de 2003-2011. Ces élèves n’avaient jamais entendu parler des 99,7 autres pour cent.

Un bon enseignement peut-il concurrencer le Musée de l’air et de l’espace sponsorisé par Lockheed Martin, les jeux vidéos, Argo, Zero Dark 30, les mensonges sophistiqués des recruteurs, le Projet de Commémoration du Vietnam, l’instrumentalisation du drapeau par les réseaux de télévision, les assurances fascistes d’allégeance quotidiennes et le manque de perspective d’une vie meilleure sur d’autres bases. Parfois oui. Et de toutes façons plus il se répand, mieux c’est.

Un des chapitres de Teaching About the Wars décrit un programme pour établir des contacts entre des élèves étasuniens et des élèves d’Asie occidentale par le biais de vidéos discussions. Cela devrait faire partie de l’éducation de tous les jeunes. Je vous garantis que les “ pilotes ” de drones que notre gouvernement utilise pour établir à distance des liens en temps réel beaucoup plus destructeurs avec des pays étrangers n’ont jamais parlé à de petits étrangers quand ils étaient jeunes.

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 06:54

 

 

Irak.jpg

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 07:04

http://pisani.blog.lemonde.fr/files/candleflickr84890891_6aaf7bb18f.thumbnail.jpgJe reproduis ici de larges extraits d’un article de L’Humanité sur un des aspects de la misère qui frappe les classes populaires.

 

 

 

Pendant que la médiacratie est occupée à commenter autre chose (l'affaire Cahuzac par exemple), mille personnes chaque jour sont privées d’électricité ou de gaz…

 

 

D’hypothermie, un homme est mort. Qui veut savoir son nom? Qui connaissait sa détresse, ses souffrances, son passé de citoyen devenu simple martyr de la pauvreté ? N’en doutez pas, beaucoup diront – avec des phrases ciselées pour cacher l’ampleur du mépris – que l’histoire de Jean-Baptiste Bessière, cinquante-deux ans, racontée aujourd’hui dans nos colonnes, flirte avec un excès 
de naturalisme qui plaide mal la cause sociale. Certains se paient de mots, d’autres subissent la crise et les hausses en tout genre jusqu’à l’indignité. Si les rois du charité-business regardaient un peu la vérité des chiffres, ils sauraient que la simple protestation morale ne suffit plus. À mesure que la crise galope, précipitant des centaines de milliers de Français dans la catégorie des «fin de droits», une autre forme d’exclusion progresse: la précarité énergétique. Parfois elle tue.

 

Quatre millions de Français se trouvent dans cette situation d’urgence absolue, c’est-à-dire 
qu’ils consacrent au moins 10% de leurs revenus à se chauffer ou à s’éclairer… Les services du médiateur national de l’énergie ont en effet relevé, au cours de l’année 2012, pas moins de 580.000 coupures de gaz ou d’électricité, et 230.000 résiliations à l’initiative du fournisseur. Traduction : mille personnes supplémentaires chaque jour sont privées d’électricité ou de gaz !

 

Et la situation s’aggrave: 10% de la population était concernée par cette précarité énergétique en 2009 ; 15% en 2012 ; 18,7% depuis le début de l’année… Notons que ces chiffres seraient bien 
supérieurs sans l’action des Robins des bois de la CGT énergie et des agents d’ERDF, qui, malgré les risques encourus, s’emploient à rétablir le courant ou le gaz chez les plus nécessiteux. […]

 

[…] L’ambiance délétère au sein du gouvernement ne doit pas nous faire oublier l’essentiel, par exemple que l’épouvantable situation économique réclame bien d’autres décisions pour faire refluer le fléau de l’atomisation sociale, dont la rage actuelle emporte tout sur son passage. Pour l’écrire autrement : il est plus urgent de sortir du dogme paralysant de la réduction des dépenses et de l’austérité ad vitam aeternam que de pleurer durant des jours et des jours sur le sort d’un homme, fût-il ancien ministre éminent… […]

 

De grâce, l’heure est grave et les Français souffrent. Ayons un peu le sens des priorités. En politique, l’amnésie n’a jamais été une amnistie. Qui osera dire un jour: nous ne savions pas ?

 

J.-E. Ducoin, L’Humanité, 21 mars 2013.

 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 10:14

http://www.lafermebeugin.fr/wp-content/uploads/les-betteraves-fourrageres-en-le-champ.jpgCe qui a frappé les commentateurs, c’est moins la disparition du PS au premier tour que le résultat exceptionnel du FN, qui a failli l’emporter.

 

Dans Marianne.fr, un chercheur en sciences politiques se demande si 40% des électeurs socialistes du premier tour n’ont pas voté FN au second tour. Il répond par l’affirmative à cette interrogation.

 

Sitôt connu le résultat de l’élection, j’avais twitté que cette sombre histoire « puait ». Je persévère dans cette intuition.

 

La circonscription de Jean-François Mancel est ce que mon père appelait dans les années soixante des « dizaines de kilomètres de betteraves conservatrices ». Oui, mais il y a un demi-siècle, la vie politique dans cette région (d’où est issue ma famille maternelle) était plutôt simple à comprendre. Face à la gauche minoritaire, une droite aux racines chrétiennes remportait tranquillement toutes les élections. Et puis, le vieux Dassault veillait au grain avec ses milliards.

 

Depuis, les choses ont bien changé. En 2010, j’ai publié dans les colonnes du Grand Soir un article intitulé “ Une visite au cimetière de M. ”. Le “ M. ” en question est situé à un jet de pierres de la circonscription de J.-F. Mancel. Je reprends ici quelques éléments de cet article :

 

« Je me suis récemment rendu au cimetière de M., en Picardie. Des membres collatéraux de ma famille y sont enterrés depuis cinq générations. Je souhaitais, tout particulièrement, me recueillir sur la tombe d’un de mes cousins mort d’une leucémie à 14 ans, au début des années soixante.

 

À l’époque, à l’exception d’une petite poignée de jeunes morts au champ d’honneur durant les deux Guerres mondiales, ce cousin était le seul adolescent enterré dans le cimetière de M. Mais dans ces allées où je n’avais pas déambulé depuis des lustres, je dénombrai pas moins d’une douzaine de caveaux contenant les restes de jeunes gens âgés de 16 à 35 ans. Une douzaine sur 300 environ.

 

Je demandai à une parente, résidant dans le village, quelles étaient les causes de ces décès précoces. Sa réponse me désarçonna quelque peu : trois accidents de voiture, cinq victimes d’alcoolisme et de drogue (héroïne, entre autres), deux femmes et un homme qui s’étaient suicidés après des années de mal-être personnel couplé à de longues périodes de chômage.

 

Comme beaucoup de villages de Picardie, M. est situé à proximité d’une ville d’importance [Beauvais], et l’on n’y compte pratiquement plus aucune activité agricole. Les adolescents, les jeunes gens vivent dans la ruralité, mais pas de la ruralité. À la ville toute proche, ils se rendent uniquement les vendredi et samedi soir pour boire, glander, danser, draguer. Ils ne sont donc ni ruraux ni urbains.

 

Faut-il donc que ces populations soient déstructurées, par l’absence de travail au premier chef, mais aussi par un manque de repères, de vrais rapports sociaux, et de ce que Lucien Sève appelle « une conquête d’autonomie par rapport au monde comme à eux-mêmes » ?

 

Aujourd’hui, à M., on se pique à l’héroïne et l’on meurt. Dans l’indifférence la plus totale. »

 

Face à cette délitescence, il ne faut pas feindre l’étonnement. La pauvreté, la perdition sont présentes depuis des dizaines d’années, à une heure de route des palais de la République. Plusieurs milliers d’électeurs de gauche, moquant un appel au « rassemblement républicain » qui ne signifie plus rien pour eux, ont voté pour l’extrême droite. L’autre branche de l’alternative, c’était Mancel, le représentant du RPR affairiste des années chiraquiennes. Intéressant, le parcours de ce Mancel. Jeune énarque, il publie, il y a plus de trente ans, la brochure “ Gérer les services publics : concurrence et liberté de choix ”. Du Hayek, du Thatcher tout craché : soyons fonctionnaires et faisons sauter la frontière entre le privé et le public. Il récidive en 1993 en cosignant avec Dominique Perben Liberté de gestion des collectivités territoriales : vérité ou illusion ?. Mancel est alors un spécialiste du mélange des genres. On lui reproche un conflit d’intérêt entre sa position de président du conseil général attributeur de marchés à Euro-2C et son statut d'actionnaire de la chaîne de parfumeries « Séduire » dont Euro-2C était également l'un des actionnaires. Après une longue procédure, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amendes. Et c’est pour cet homme exemplaire que le pauvre Harlem Désir va demander aux électeurs de gauche de faire un effort “ républicain ”.

 

Pour la candidate socialiste éliminée dès le premier tour, « rien n’aurait pu pousser les militants socialistes à voter FN ». Les militants, sûrement pas, mais les pauvres électeurs de base perdus, bien sûr que si. Selon le doctorant en sciences politiques Jérôme Gombin, 43% des électeurs socialistes ont voté Italiani au second tour. Selon Gombin, « il n’existe pas – dans ce cas d’espèce en tout cas – de frontière étanche entre un électorat socialiste et des candidats frontistes, comme on l’a longtemps cru, et que le FN possède désormais une réelle capacité de mobilisation au second tour. » Il semble même que des électeurs du front de gauche aient voté FN. La conclusion du chercheur est que le front républicain ne fonctionne plus et que des électeurs de gauche peuvent « se déporter vers un vote d’extrême droite par déception ou colère à l’égard d’un PS dans lequel ils ne croient plus. » Nous serions, pour l’instant du moins, dans un vote protestataire, élire un député ne mangeant pas de pain.

 

Le vers est dans le fruit depuis très longtemps. Qu’on me permette un autre souvenir personnel. Vers 1982-83, je rends visite à un couple d’amis à Amiens. Deux employés. Elle a longtemps été une compagnonne de route du parti communiste. Lui, c’est le prolo de droite, dans toute sa splendeur. Ils habitant dans la ville, un quartier populaire de petites maisons individuelles mitoyennes. Pas dans les “ quartiers ” qui s’enflammeront au nord d’Amiens. Il n’y a pas un Arabe dans le faubourg. Ils me tiennent déjà le discours bien connu depuis : « On en a marre des Arabes, la gauche et la droite c’est la même chose ! Les flics n'osent même plus aller dans certains quartiers. Dans toute la rue, on va voter Le Pen aux prochaines élections. » Ce qui fut fait.

 

PS : un ami me remet en mémoire cette chanson de Jacques Brel au début des années cinquante :

 


On traite les braves de fous
    Et les poètes de nigauds
    Mais dans les journaux de partout
    Tous les salauds ont leur photo
    Ça fait mal aux honnêtes gens
    Et rire les malhonnêtes gens
    Ça va, ça va, ça va, ça va!

 

 

PPS : Une Delphine m'écrit cecci :

Merci de compléter votre article en précisant que Jean-François Mancel a été jugé de façon partiale et c'est pour cette raison que la Justice Française a été condamné par la cour de justice européenne.

Cela enrichira peut être votre article qui demeure sans réponse ou solution. 

 

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 07:18

 

 

 

 

(Source : Le Grand Soir)

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