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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:37

Il était à deux doigts de la réinsertion. Ce n'est pas cette rencontre qui l'a fait dévier, j'espère ?

Quand le preneur d'otages Coulibaly rencontrait Sarkozy
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:23

 

D’après un sondage récent, les Français seraient favorables à la loi Macron car elle permettrait à ceux qui souhaitent travailler le dimanche de le faire sans entraves et à ceux qui sont avides de faire leurs courses ce même jour de faire chauffer la carte bancaire sans qu’elle refroidisse. En d’autres termes, papa et les enfants pourront acheter des sucres d’orges en disant un petit bonjour à maman la caissière du Monoprix pendant que des millionnaires chinois (des truands, donc) achèteront des sacs Vuitton et dévaliser les enseignes Séphora.

 

Le vide de l’idéologie solférinienne est désormais abyssal. On a récemment entendu le médiocre Valls affirmer vouloir empêcher les Chinois d’aller faire leurs courses à Londres et le pauvre Vallini défendre les Center Parcs (au fait : « Center », orthographe étasunienne, « Parcs », orthographe française) « pour que la France reste la France ». Voilà où en sont ces domestiques du CAC 40.

 

À valet, valet et demi. Nous assistons au spectacle inédit d’une loi sur le droit du travail élaborée et défendue par un banquier, accessoirement et provisoirement ministre de l’Économie. Je ne suis pas sûr que Monsieur Thiers aurait osé cela. Mais comme le dit le texte qui suit, le droit du travail repose, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, sur l’idée que le travailleur est « subordonné » à son employeur et qu’il convient donc de le défendre. Dans l’idéologie solférinienne et du grand patronat, travailleurs et employeurs sont des « partenaires sociaux » à égalité dans cadre d’un « droit civil » prétendument neutre.

 

Je reprends ici une analyse du « projet Macron » rédigée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail. Source : Union locale CGT, Dieppe.

Qu’y a-t-il dans la loi Macron ?

Un projet qui porte sur le droit du travail, fait par un ministre de l’économie: Pour la méthode, c’est un retour au milieu du XIXème siècle, avant qu’on invente un ministère du travail.

Sur le fond, cela risque d’être un retour au début du XIXème siècle si la modification du code civil est maintenue.

Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite "Pour la croissance et l’activité" montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le "vivre pour travailler" opposé au "travailler pour vivre".

 

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des "partenaires sociaux".

 

Il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc :

 

  • > Des licenciements pour motif économique aux plans de "sauvegarde de l’emploi" en passant par
  •  
  • > les plans "sociaux",
  • > du chômage partiel à l’"activité partielle",
  • > de l’exploitation des travailleurs à la "compétitivité",
  • > des qualifications collectives aux "compétences" individuelles,
  • > du droit à la formation à l’obligation de "formation tout au long de la vie",
  • > des contrats de merde aux "contrats courts" ou "aidés",
  • > du revolver sur la tempe au "dialogue social".
  •  

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche ! Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien. D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » :

 

1/ Code civil : le retour à 1804 et la suppression du droit du travail :

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

 

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour à 1804, au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’hommal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC…du moment que le salarié est « d’accord ».

 

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

 

2/ Prud’hommes : la mise à mort

 

Le projet MACRON est un nouvel arsenal pour casser plus encore ce qui reste souvent le seul recours pour les salariés.

Les conseillers prud’homaux se voient soumis à un contrôle plus fort, une vraie tutelle ; leurs conditions de travail ainsi que le rapport de force pour les conseillers salariés sont dégradés ; se met en place une justice expéditive et forfaitaire répondant ainsi aux demandes constantes du MEDEF déjà avancées dans l’ANI du 11 janvier 2013, et la loi qui les ont consacrés :

 

  • 2-1/ extension du pouvoir des juges départiteurs, qui pourront assister aux assemblées générales du conseil de prud’hommes, pourront réunir son président et vice-président, et pourront remplacer le conseil de prud’hommes en cas de problèmes de fonctionnement de celui-ci.
  • 2-2/ extension de la formation restreinte (2 conseillers au lieu de 4), sur demande du bureau de conciliation. Une nouvelle procédure qui aura comme conséquence inéluctable un engorgement supplémentaire et des jugements expéditifs encore plus défavorables aux salariés.
  • 2-3/ suppression possible de la case « bureau de jugement » et renvoi au juge départiteur (« de droit » et sans possibilité de recours)dans les trois cas suivants :
    • > si le bureau de jugement estime que la formation restreinte décidée par le bureau de conciliation (« et d’orientation ») ne s’imposait pas ;
    • > si le bureau de conciliation et d’orientation le décide dans le cas où « toutes les parties le demandent »
    • > ou bien en cas de partage du bureau de conciliation !
  • 2-4/ Contrôle et organisation de la « démission » des conseillers prud’homaux : Un décret va désormais fixer un délai au-delà duquel un conseiller prud’homme sera désormais considéré comme « démissionnaire » s’il ne satisfait pas à une nouvelle « obligation de formation initiale et continue. ».
  • 2-5/ Une suspicion et un contrôle institutionnalisés : Un décret va établir un « recueil des obligations déontologiques des conseillers prud’hommes ». Le projet MACRON donne une idée du contenu de ce recueil qui permettra toutes les mises à l’écart de conseillers qui déplaisent : à l’ « indépendance » et à l’ « impartialité », auxquelles sont astreints tous les juges, pour les conseillers prud’hommes, se rajoutent la « dignité », la « probité » et un comportement de nature « à prévenir tout doute légitime à cet égard », l’abstention « de tout acte ou comportement à caractère public incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions » et, last but not least, « Leur est interdite toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ».
  • 2-6/ Des sanctions renforcées : Les conseillers prud’hommes sont considérés par la loi MACRON comme des salariés soumis au pouvoir disciplinaire d’un employeur :
    • > sont créées deux nouvelles sanctions, l’ « avertissement » (sans recours possible car censé ne pas être une sanction) et le « blâme » ;
    • > est également créée l’équivalent de la mise à pied à titre conservatoire.
    • > Quant à la « déchéance » provisoire possible, elle est allongée (de 5 à 10 ans) et une déchéance définitive est créée. Une « commission nationale de discipline » est créée.
  • 2-7/ La représentation deviendrait obligatoire en appel ! et les défenseurs syndicaux, déjà très peu nombreux, pourraient avec un nouveau statut être introuvables aussi bien aux prud’hommes qu’en appel. Désormais les salariés devront soit prendre un avocat, soit trouver un défenseur syndical dont le projet MACRON prévoit un contrôle de sa désignation et la possibilité de radiation administrative.
  • 2-8/ Moins de juges pour juger et des juges « mieux » choisis. Le projet MACRON innove en créant la notion de « litiges sériels ».Sans recours possible, le premier président de la cour d’appel ou le président de la Cour de cassation pourra décider de faire juger plusieurs affaires par un seul conseil de prud’hommes, qu’il choisira ! Et ce conseil pourra se dessaisir de lui-même ou « si toutes les parties le demandent » au profit d’un juge départiteur lui-même désormais choisis parmi les juges du TGI, choisis eux-mêmes par le président du TGI « prioritairement en fonction de leurs aptitudes et connaissances particulières ». Si avec ça, les patrons ne gagnent pas à tous les coups…
  • 2-9/ Un bonus, les avocats d’entreprise ! Ce cadeau anglo-saxon est une bonne nouvelle pour les patrons qui pourront se payer ces DRH bis qui vont accroître l’inégalité des salariés devant la justice. Même si, contrairement au projet initial, ils ne plaident pas, comment ne pas voir le poids dont pèseront ces salariés qui devront leur emploi à leur capacité à conforter le pouvoir patronal, en leur évitant des erreurs préjudiciables, en préparant au mieux pour les prud’hommes arguments juridiques et fausses attestations de salariés mieux ficelées.
  •  

3/ Inspection du travail et sanction de la délinquance patronale : toujours moins

 

L’inspection du travail a déjà vu son indépendance foulée au pied par le décret SAPIN de mars 2014. Le projet d’ordonnance MACRON en est la suite que SAPIN n’avait pas eu le temps de terminer.

  • > Pour les sanctions, les patrons vont échapper et aux juges et aux inspecteurs du travail : des amendes pénales vont être transformées en amendes administratives et l’administratif ne sera plus l’inspecteur du travail mais son supérieur hiérarchique au niveau régional, pas moins, le Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation et, accessoirement du travail et de l’emploi (D.I.R.E.C.C.T.E) dont le seul intitulé permet de mesurer le degré d’indépendance par rapport au patronat qui échappe ainsi au procès-pénal et accède à tous les arrangements possibles entre amis.
  • > Une mention spéciale pour les délits qui concernent le droit syndical et les représentants du personnel : il est précisé que la peine d’emprisonnement sera supprimée car « susceptible de dissuader les sociétés étrangères d’investir dans les entreprises françaises… ».
  • > Et pour les élections professionnelles, les patrons vont échapper à l’inspection du travail : seront désormais transférées aux juges les décisions sur la mise en place de délégués de personnel de site ; les décisions sur le nombre et de la composition de collèges électoraux ainsi que le nombre de sièges et leur répartition entre les collèges (en l’absence d’accord électoral) ; les décisions de reconnaissance d’un « établissement distinct » pour les élections de délégués du personnel ou de membres du comité d’établissement ; les décisions de dérogation aux conditions d’ancienneté pour les électeurs et les éligibles aux élections de délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise.
  •  

4/ Médecine du travail : la mise à mort

 

L’étude d’impact du projet MACRON donne à voir les soubassements des changements législatifs envisagés : il y est expliqué clairement que l’obligation légale de la visite d’embauche ne peut être effectuée car il manque de médecins du travail et que « les employeurs sont donc dans une situation d’insécurité juridique » car la Cour de cassation sanctionnerait « lourdement » le non respect de l’obligation de sécurité ; et la larme vient également aux paupières, il est expliqué que les médecins du travail rédigent beaucoup trop d’avis d’aptitude comportant des restrictions d’aptitude ou des aménagements de poste, ce qui empêcheraient par ce biais tout licenciement ! (« Tant que l’avis mentionne l’« aptitude », aucun licenciement ne peut être envisagé même si l’employeur est dans l’incapacité de suivre les recommandations et propositions du médecin du travail.”).

Les solutions envisagées sont donc :

 

  • 1/ moins de visites médicales et des visites faites par « d’autres professionnels » ;
  • 2/ des avis d’aptitude faits par des « collaborateurs médecins » et un encadrement voire une suppression des « réserves ». Licencier plus et plus vite pour inaptitude, tel est la sécurisation recherchée par le projet de loi.
  •  

5/ « Simplifications » pour les entreprises : toujours plus !

 

5-1/ Licenciements pour motif économique : Grâce à la loi du 14 juin 2013, l’employeur pouvait déjà, sur les quatre critères de choix des licencié(e)s, retenir prioritairement le critère qu’il voulait, par exemple le critère arbitraire de la « qualité professionnelle » au détriment des critères sociaux (charges de famille, âge, handicap, ancienneté). Le projet MACRON permet à l’employeur de moduler même les critères choisis en les fixant « à un niveau inférieur à celui de l’entreprise ». En clair, pouvoir choisir de licencier qui on veut, où on veut :

  • • Le projet MACRON simplifie les « petits licenciements » (de 2 à 9 salariés) dans les entreprises de plus de 50 salariés.
  • • Le projet MACRON simplifie les efforts de reclassement pour les grandes entreprises.
  • • Le projet MACRON simplifie beaucoup les licenciements dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire.
  • • Le projet MACRON simplifie beaucoup le licenciement sans retour et sans indemnités des salariés pour lesquels le tribunal administratif aurait annulé la décision de validation ou d’homologation.

 

5-2/ Travail clandestin (= travail « illégal »). Sous couvert de « lutte contre la prestation de service internationale illégale », le projet MACRON organise au contraire le laisser faire pour les infractions au détachement illégal de salariés : « délai » pour se mettre en règle, « rapport administratif » de l’agent de contrôle à l’ « autorité administrative » (rebonjour le D.I.R.E.C.C.T.E) qui pourra « eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés » (!) et par « décision motivée », suspendre la prestation mais pour « une durée ne pouvant excéder un mois ». Il est prévu que le patron pourra passer outre ( !), ne pas suspendre son activité illégale, et qu’en ce cas, il s’exposera – on tremble – à une « amende administrative » ( !) mais que le D.I.R.E.C.C.T.E n’infligera – on est rassuré – qu’avec circonspection en tenant compte des « circonstances » et de « la gravité du manquement » mais aussi du « comportement de son auteur » ainsi que de « ses ressources et ses charges ».

 

5-3/ Travailleurs handicapés. Pour pouvoir se soustraire à l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés, les employeurs pouvaient déjà passer des contrats à des « entreprises adaptées », des « centres de distribution de travail à domicile », des « établissements ou services d’aide par le travail. Le projet de loi MACRON voit plus loin : désormais, il suffira de faire appel : à des personnes que l’employeur ne paiera pas et qu’il n’aura pas l’obligation d’embaucher (« personnes handicapées pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel ») ou à des non salariés (« travailleurs indépendants handicapés »)

 

5-4/ Consultations des institutions représentatives du personnel. A la rubrique « Dialogue social », le projet MACRON a inscrit — sans rire — la possibilité pour les entreprises, conséquences de l’ANI du 11 janvier 2013, de réduire désormais les consultations des institutions représentatives du personnel, par exemple pour les licenciements pour motif économique, à la fourniture au comité d’entreprise de la « base de données unique » dont le contenu limitatif est fixé par décret.

 

6/ Travail le dimanche et la nuit : toujours plus !

 

On retrouve ici la suppression du droit du travail avec la prétendue liberté du salarié "volontaire". Cette liberté dont "profiteront" toujours plus essentiellement des femmes et des jeunes qui subissent déjà temps partiel et horaires au sifflet, cette liberté va pouvoir s’exercer dans plus de zones et pour plus de dimanches.

 

Ministres, préfets et maires vont pouvoir accorder des dérogations au repos dominical :

 

  • • 1/ pour préjudice « au public » ou « au fonctionnement de l’entreprise ».
  • • 2/ dans des « zones touristiques internationales » (Ministres)
  • • 3/ dans des « zones touristiques » (Préfets)
  • • 4/ dans des « zones commerciales » (Préfets)
  • • 5/ dans les établissements situés dans l’emprise des gares elles-mêmes situées dans les trois zones précédentes (Ministres)
  • • 6/ dans les établissements de la commune dont le maire pourra désormais autoriser l’ouverture pendant 12 dimanches et devra l’autoriser au minimum pour 5 dimanches, une obligation nouvelle oubliée des médias (jusqu’ici le maire peut autoriser le travail pour au maximum 5 dimanches, il n’y est pas obligé).
  •  

Pour bénéficier de ces dérogations, il faut des contreparties pour lesquelles le projet MACRON renvoie au « dialogue social » dont la musique immuable commence à être connue : soit on trouve des organisations syndicales pour signer l’accord que l’employeur souhaite (« accord collectif ou territorial ») soit, comme pour les plans de licenciement, l’employeur décide seul (« décision unilatérale de l’employeur ») après un « référendum » dont le résultat est connu d’avance. En ce cas, le doublement du salaire ne sera pas une obligation pour les entreprises de moins de 20 salariés.

 

Et dans les « zones touristiques internationales », la loi déciderait maintenant que, dans ces zones, la nuit commence après 24h, alors il y sera possible de travailler de nuit. On appréciera à sa juste valeur la « contrainte » de l’employeur : il « veille » à ce que le salarié « dispose d’un moyen de transport pour regagner son domicile ».

 

Il est grand temps de veiller à ce que le projet MACRON regagne la nuit des rêves patronaux.

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 16:17

Ce n’est pas que cela m’amuse, mais il faut que j’évoque de nouveau la famille royale britannique

 

Voilà t’y pas que le prince André fait des siennes. Je lui accorde tout de suite le privilège du clergé, comme on dit en anglais, ce privilegium clericale qui permettait, depuis le XIIe siècle, aux membres du clergé de ne pas comparaître devant les tribunaux séculier. Enfin, quoi, soyons aussi vulgaires que les Royals, ils le méritent, branle dieu de foutre de bordel à queux, de curés à roulettes et de pompe à merde (mon juron, pas le plus clivant, mais préféré) : vous avez cinquante ans, vous êtes pété de tunes (votre maman subvient à vos besoins), il suffit que quatre membres bien choisis de votre famille trépassent et vous êtes couronné roi, vous n’avez jamais eu besoin d’essuyer une petite cuiller, il y a peu, la presse britannique vous surnommait encore “ Randy Andy ” (Dédé l’excité), la mère de vos enfants a été convaincu de vénalité (elle a été filmée en train de recevoir 500 000 livres d’un faux homme d’affaires pour qu’elle facilite l’accès à votre auguste personne, sans que vous soyez au courant, précisons-le), que vous reste-t-il donc à faire pour vous assumer dans la vie ? Rien, si ce n'est fricoter avec un banquier pédophile.

 

“ Randy Andy ” est donc cité dans le cadre d’un procès intenté au richissime banquier Jeffrey Epstein, condamné naguère dans le cadre d’affaires sexuelles impliquant des jeunes filles de moins de 18 ans. L’une d’entre elles a affirmé avoir été contrainte d'accepter des relations sexuelles, à la demande d’Epstein, à Londres et sur des îles caraïbes possédée par Epstein, avec plusieurs hommes dont Dédé la quéquette et Alan Dershwitz, éminent professeur de droit à Harvard et avocat célèbre pour avoir défendu avec succès O.J. Simpson et Claus von Bülow. Dédé et Alan ont démenti.

 

Epstein a été pour sa part condamné par un tribunal de Floride à 18 mois de prison en 2008 pour avoir eu des relations sexuelles contre rétribution avec une mineure.

 

 

 

Virginia Roberts, une des jeunes “ masseuses ” d’Epstein, ne déteste pas la compagnie de Dédé la Quéquette :

 

 

 

 

 

Tout comme Peter Mandelson (qui ne fait aucun mal aux jeunes dames, ni aux moins jeunes d'ailleurs), le travailliste sic qui a créé Blair et le New Labour contre la gauche du parti (lorsque j’ai rencontré brièvement Mandelson à l’université Bordeaux 3, je me suis dit que le pape Paul VI, à côté, c’était Coluche) :

 

 

 

Le nom de Mandelson, et celui de son ami Reinaldo da Silva, apparaissent à de multiples reprises dans les carnets discrets d’Epstein .

 

Dédé avait de bonnes raisons pour être un proche de Mandelson, et vice-versa, dans la mesure où celui-ci fut ministre du Commerce et commissaire européen et ou celui-là exerça, à titre gracieux, les fonction de représentant officiel du royaume pour le commerce extérieur et les investissements. Sans oublier leur amie commune, la bien jeune femme d’affaires et reine du pétrole Kazakhe Goga Askhenazi, fille d’un ancien dignitaire du parti communiste proche de Gorbatchev, et qui se meut aujourd'hui avec panache dans les “ Fashion weeks ” parisiennes. Goga fut un temps en relation avec Saif Kadhafi.

 

Sarah Ferguson (une princesse qui a un nom de tracteur, déjà, c’était un peu louche, non ?), l’ancienne épouse de Dédé, a reçu d’Epstein 15 000 livres – cadeau – pour éponger une partie de ses dettes. Fergie reconnut une « gigantesque erreur de jugement » mais n'avoir rien « fait de mal ». Elle se déclara « contrite au-delà des mots »  et assura que, « quand elle le pourrait, elle rembourserait ». Heureusement, David Cameron a gardé toute sa confiance au sulfureux banquier.

 

 

Où l’on reparle du prince André (Andrew Albert Christian Edward Windsor)

 

Cet écart princier n’était pas le premier et ne sera sûrement pas le dernier. Ceux qui défendent la monarchie britannique disent qu’elle rapporte plus qu’elle coûte au pays. Peut-être, mais depuis l’annus horribilis et malgré les fastes consensuels du jubilé de 2012, cette famille rappelle aux Républicains que nous sommes les excès et la médiocrité des privilèges d’antan. Ils ne tuent plus mais leurs pratiques sont parfois assassines. Quelques exemples :

 

En 2007, le prince Andrew vend à un homme d’affaires kazakh sa résidence de Sunninghill Park trois millions de livres de plus que le prix affiché. Cette résidence était le cadeau de mariage de la reine pour son fils et sa belle-fille. Le Kazakh déclara qu’il ne s’agissait pas de « blanchiment d’argent ». Non, bien sûr. Depuis, la propriété est restée vide.

 

 En 2008, un des princes royaux d’Abou Dhabi, ami de collège d’Andrew, acquit 20% d’une ferme d’éoliennes valant 3 milliards de livres. Les 341 turbines procurent des dizaines de millions de livres pour la famille royale par le biais du Domaine de la Couronne (Crown Estate). On se dit que, pour protéger ces intérêts faramineux, les Mandelson, les Valls, les Cameron, les Hollande doivent faire preuve d’inflexibilité en matière de politique austéritaire.

 

Où l’on reparle du prince André (Andrew Albert Christian Edward Windsor)
Où l’on reparle du prince André (Andrew Albert Christian Edward Windsor)

En 2009, Dédé a accepté un séjour dans la famille royale saoudienne, tous frais payés. On a pu parler de conflits d’intérêts du fait que les Saoudiens tenaient Dédé dans leur quenotte.

 

C’est également en 2009 que Dédé a rencontré Saif, le fils préféré de Mouammar Kadhafi lors d’une réception à l’ambassade britannique à Alger. Saif fut reçu à Windsor.

 

Chaque année, la reine attribue une allocation de 249 000 livres à son fils Andrew. Andrew n’est pas rétribué pour sa mission de représentant du gouvernement britannique. Mais, depuis dix ans, cette charge a coûté 4 millions de livres aux contribuables.

 

Quelques mois avant le renversement de Ben Ali, Andrew a organisé à Buckingham Palace un repas en l’honneur de Sakher El Materi, beau-fils du dictateur. Une dizaine de dirigeants de multinationales britanniques étaient présents. Désormais en fuite, El Materi est recherché pour blanchiment d’argent.

 

Pas facile d’être un cadet.

 

Pas facile de faire des affaires, pour soi-même, pour la famille royale britannique, lorsqu'on est membre d'icelle.

 

Et puis, toutes ces têtes couronnées sentent bien aujourd'hui qu'avec la “ crise ”, elles ont intérêt à se tenir à carreau car les sujets ne leur autorisent plus tout et n'importe quoi. Souvenons-nous de la réaction du peuple espagnol – pourtant majoritairement légitimiste – face aux exploits cynégétiques du vieux roi et de sa bonne amie. Le futur roi Guillaume est un sémillant jeune papa qui tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Pas comme son grand-père le duc d'Édimbourg, sur qui nous reviendrons car il le mérite. Ni comme son frère cadet Henri de Galles  (Harry pour les dames).

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 11:48

Le Grand Soir a tout récemment publié ce texte savoureux de TGB, inspiré par la décision ignoble du maire d'Angoulême (après de nombreux autres maires de France) d'empêcher les clochards, mendiants et autres miséreux (j'ai expulsé l'acronyme "SDF" de mon langage) de s'assoir sur certains bancs publics de sa ville.

 

Xavier Bonnefont, maire UMP d’Angoulême a un foutu talent. C’est Marcel Duchamp revisité, Magritte réincarné, l’homme politique étriqué reconverti en génie de l’absurde.

 

Oui, une société productiviste qui invente le banc sur lequel il est interdit de s’asseoir ne peut que mériter le respect. Marque lucide d’une civilisation à son apogée ; matérialisation de l’intelligence humaine, dans toute sa quintessence.

 

Déjà en termes économiques c’est prodigieux. Non seulement on produit des bancs, mais ensuite on produit du grillage pour annuler le banc. Faire et défaire étant toujours faire, ça ne peut que mériter le respect.

 

Dans ce registre visionnaire et d’envergure on pourrait facilement décliner le concept et imaginer d’interdire la route aux véhicules, le train aux voyageurs et concevoir un téléphone qui n’appelle personne comme exposer un plug anal géant qu’on ne peut se carrer dans l’oignon.

 

Le boulot sans salaire mais avec expulsion existant déjà.

 

Car il est évident que dans l’histoire du banc, le problème central EST le SDF. Pas la société, ce monde sans pitié qui en fabrique par paquets de mille, pas la cause du désastre social mais bien sa conséquence directe : le pauvre.

 

Faites disparaître le pauvre et vous aurez éradiqué la misère. CQFD.

 

Car toute personne rationnelle et logique vous le dira : si vous voulez supprimer un problème il suffit d’en faire disparaître les conséquences, d’où l’invention de l’homo politicus, cet animal pragmatique de l’hyper compétitif libre et non faussé.

 

Oui s’attaquer aux symptômes paraît autrement plus urgent que de s’attaquer à la maladie.

 

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                                                            Oeuvre de Jeppe Hein

Inventer un banc sur lequel on ne peut s’asseoir c’est comme inventer un monde dans lequel on ne peut ni vivre ni survivre mais où l’on rassure les marchés : le capitalisme.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 06:40

Ne soyons pas alarmistes mais lucides.

 

Récemment, les États-Unis, le Canada et l’Ukraine, ont voté contre une résolution de l’ONU condamnant la glorification du nazisme. Les membres de l’Union européenne se sont abstenus. 

 

La passivité de l’Union européenne face aux nazis, aux cryptos nazis et aux sympathisants nazis quand ils tiennent le haut du pavé ne doit pas surprendre. Un tropisme d’extrême droite s’est installé sur un vieux continent dont on aurait pu penser qu’il était vacciné contre la barbarie fasciste. Parmi les signes qui ne trompent pas, la création d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes destinée à réprimer brutalement toute contestation populaire ne laisse pas d’inquiéter dans un ensemble qui compte des dizaines de millions de chômeurs et de pauvres.

 

Le rapport de forces mondial est malheureusement très clair. En mai 2013, la banque JPMorgan Chase – qui, comme Warren Buffet, sait qui a gagné la guerre des classes – pouvait se permettre de demander l’abrogation des constitutions démocratiques établies en Europe après 1945. La banque enjoignait l’Europe d’éradiquer les droits sociaux, les droits des travailleurs, leur liberté d’expression en particulier. La « mondialisation libérale », c’est aussi cela. Supprimer l’expression démocratique pour que les grandes banques, les fonds d’investissements puissent spéculer et engranger. L’austérité n’est pas une fatalité ou une douloureuse nécessité mais une arme pour faire taire les oppositions à l’hyperbourgeoisie.

 

Pour que l’ordre règne, pour que le capitalisme puisse mener sa guerre en paix, l’Union européenne s’est donc dotée d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes, une gendarmerie européenne plus connue sous le nom de EuroGendFor. Elle est basée en Italie, à Vicence. Sa langue de travail est la langue des Parties mais, dans les faits, le Wall Street English.

Union Européenne : la dérive fascisante

On ne pourra pas éternellement jouer à faire revoter les peuples qui ont mal voté ou à contourner des référendums par des voies législatives honteuses. La démocratie formelle étant régulièrement bafouée, les expressions populaires seront de plus en plus radicales, violentes, désespérées. D’où la nécessité de prévoir des moyens de répressions coordonnés, européens quoi !

 

En 1935, Georgi Dimitrov définissait le fascisme comme la dictature terroriste ouverte de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste monopoliste. Il distinguait le fascisme de la dictature réactionnaire classique, l’élément discriminant étant le modernisme et le caractère de masse. On verra plus tard Franco désarchaïser l’économie espagnole avec les technocrates de l’Opus Dei, et surtout Pinochet être le premier expérimentateur des idées de Hayek et de Friedman. En tout état de cause, pour la bourgeoisie, le fascisme est le moyen le plus sûr de spolier les travailleurs, ce que mes concitoyens héninois finiront peut-être par comprendre.

 

Selon ses statuts, l’EuroGendFor, seule ou conjointement avec d’autres forces répressives, doit être capable d’effectuer toutes les missions de police durant toutes les phases d’une opération de gestion de crise. L’EuroGendFor peut être subordonnée à des autorités civiles ou militaires. Il est fait appel à elle pour des missions de sécurité et d’ordre public ;
 pour surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien ;
 pour surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement ;
 pour effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes ;
 pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics.

 

Comme le jour viendra sûrement où les Grecs en auront assez de s’entendre dire par les Allemands qu’ils prennent trop de vacances, où les Français seront lassés d’entendre ces mêmes Allemands critiquer leurs services publics « pléthoriques » ou d’entendre les Britanniques leur reprocher leur code du travail trop rigide, une saine colère risque d’exploser. D’où la nécessité de déployer cette force européenne, pensée par l’ancienne ministre de la Défense Alliot-Marie après les batailles de rue dans les « quartiers » en 2005.

 

L’EuroGendFor cumule les fonctions de police, police judiciaire, gendarmerie (armée) et services secrets. Dans son langage, réprimer des révoltes se dit garantir la « sécurité en territoires de crise européens ». Plus cette police européenne sera nombreuse et compétente moins les États auront à utiliser leurs propres forces de répression.

Union Européenne : la dérive fascisante

C’est le Traité de Velsen (septembre 2012) qui règle les interventions d’EuroGendFor. Un « conseil de guerre », sous forme de comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE participants, décide de la stratégie d’intervention. La troupe peut être mise en marche soit sur demande, soit après décision de l’UE.

 

« EuroGendFor » est une troupe policière paramilitaire et des services secrets. Ne peuvent rejoindre EuroGendFor que les États disposant d'une police à statut militaire (la grande majorité des pays européens, donc). Elle unit tous les pouvoirs et moyens militaires, policiers et de services secrets qu’elle peut exercer en collaboration avec des troupes nationales de police et d’armée, après être mandatée par une cellule de crise interministériel dans chaque lieu pour la lutte contre des troubles, contre des révoltes et contre de grandes manifestations. Le ministère fédéral de la Défense a salué l’EuroGendFor en ces termes : « Police ou Armée : Une gendarmerie européenne promet la solution. »

 

De même que l’armée française affiche des slogans particulièrement creux (« Devenez vous-même », « Pour moi, pour les autres, s’engager »), que l’armée britannique met l’accent sur la formation des esprits (« Mind the gap »), la devise de la gendarmerie européenne est très rassérénante : « Lex Paciferat » (la loi apportera la paix). Cela dit, même si ses soldats doivent respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent, tous les bâtiments et tous les terrains pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles, y compris pour les autorités nationales. Mais, pour les responsables européens, ne pas devoir utiliser leurs propres forces de répression sera un atout, d’autant qu’on imagine mal les « eurogendarmes » retourner leurs fusils contre leurs supérieurs.

 

La création de cette gendarmerie européenne sans état d’âme peut être replacée dans le contexte plus général du mercenariat. On peut se dire que, quand les Romains ont utilisé de plus en plus de mercenaires, ce fut le commencement de la fin de l’Empire …

 

PS : Les pays membres fondateurs de ce corps furent la France (Gendarmerie nationale), 
l’Espagne (Guardia Civil),  le
 Portugal (Guarda Nacional Republicana), l’Italie (Carabinieri), les
Pays-Bas (La Marechaussee royale – Koninklijke Marechaussee). La Roumanie a rejoint cette force d’intervention (Jandarmeria Romana). Sont partenaires : la Pologne (Gendarmerie militaire – Żandarmeria Wojskowa) et la Lituanie (Viesojo Saugumo Tarnyba). La Turquie a un statut d’observateur (Jandarma).

 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 06:11

Nigel Farage, le chef du parti d’extrême droite UKIP, descend d’un huguenot français et a du sang allemand dans les veines. Normal qu’il soit suspicieux des immigrés.

 

Il dit ne plus reconnaître un pays dans lequel il est de plus en plus difficile d’entendre des gens parler anglais.

 

Il assimile les immigrés porteurs du virus du sida à des meurtriers. Il estime par ailleurs que si la tuberculose se propage au Royaume-Uni, la faute en est aux immigrés d’Europe du Sud et de l’Est.

 

Selon Farage, le pays est victime d’une « vague de criminalité sans précédent » de la part des Roumains. 92% des délits commis contre les distributeurs de billets sont commis par des Roumains. Selon lui, ces derniers pénètrent dans le pays à raison de 10 000 par semaineEn revanche, Farage est favorable à une immigration irlandaise plus forte.

 

Les immigrés sont la cause du chômage des jeunes (22%). Il s’oppose aux prestations sociales pour les immigrés. Selon lui, la politique sociale en France est « du communisme moderne ». Il estime qu’en Grèce, Espagne et Portugal la révolution est pour demain et impliquera de nouvelles vagues d’immigration au Royaume-Uni.

 

Farage impute aux immigrés qui se ruent sur les logements sociaux (même ceux qui sont sans emploi et n’ont pas d’affiliation à la sécurité sociale) et … à « l’argent des Grecs » l’augmentation du prix de l’immobilier à Londres.

 

Farage estime que la montée de l’antisémitisme est due à l’influence des musulmans dans le pays.

 

Il est cependant un domaine dans lequel les immigrés « exotiques » trouvent grâce aux yeux de Farage : la nourriture, bien meilleure depuis qu’ils ont envahi le pays.

 

C’est amusant, mais je m’étais fait la remarque dans le dernier paragraphe d’un livre que j'avais publié en 1971. Farage avait sept ans. Le Farage de l’époque était Enoch Powell. Nettement plus sinistre, mais infiniment plus cultivé. Il fut nommé professeur de grec à l’université de Sidney à l’âge de vingt-cinq ans, déçu de ne pas avoir battu le record de Nietzsche, son idole, professeur à 24. Il connaissait l’urdu, le gallois et le portugais.

 

Farage est un ancien agent de change. Il a quitté l’école à l’âge de 16 ans. Autres temps, autre mœurs.

La faute aux immigrés, selon Nigel Farage
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 06:19

Tout ce qui est important pour la vie des Français, des travailleurs et des retraités en particuliers, et qui relève du pouvoir exécutif, est désormais conseillé, impulsé, décidé par Bruxelles.

 

Sous l'autorité de son patron-voyou qui a organisé une évasion fiscale à très grande échelle pendant plus de vingt ans, Bruxelles est tout à fait favorable au crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Elle demande un accroissement de la réduction des cotisations patronales et, si possible, le maintien au plus bas niveau des salaires déjà les plus bas. Cela ne peut être réalisé qu’en diminuant la protection sociale.

 

Bruxelles est défavorable à la « rigidité du marché du travail ». Elle souhaite une « réforme » de l’assurance-chômage, une « libéralisation » du code du travail et des procédures de licenciements, une baisse des cotisations sociales et des prestations pour les chômeurs.

 

La Commission souhaite également une réduction des dépenses en matière de sécurité sociale : soins de santé, dépenses pharmaceutiques, ce qui contribuera à légitimer une médecine des riches et une médecine des pauvres.

 

Bruxelles veut supprimer tous les régimes de retraite spéciaux et « réformer » les régimes complémentaires. Alors que l’espérance de vie stagne, quand elle ne diminue pas, et que la productivité augmente régulièrement, la volonté est, par exemple, d’augmenter l’âge de la retraite et de supprimer les statuts des intermittents du spectacle et des employés de la SNCF.

 

Bruxelles s’est félicitée du « plan de simplification » cher à Hollande. Elle encourage à revoir les critères de tailles fixés dans la réglementation dans le but « d’éviter les effets de seuils ». Elle souhaite la pérennisation du crédit impôt recherche.

 

 

Bruxelles s’est réjouie de la réforme territoriale française qui va rendre possible une véritable mise en concurrence des régions, et qui vise à terme à la fin de la puissance étatique. Cette réforme réduira également les dotations de l’État. Les régions seront pilotées par Bruxelles et, l’État se désengageant, les inégalités interrégionales ne feront que croître.

 

Bruxelles souhaite que la France continue de s’engager hardiment dans la déréglementation de professions réglementées (taxis, notaires, pharmaciens) pour que celles-ci ouvrent leurs activités lucratives aux monopoles. Elle souhaite également qu’elle dérégule plus encore les horaires des commerces de détail et qu’elle supprime l’interdiction de vente à perte.

 

Pour ce qui est de l’énergie, chacun devrait être autorisé à vendre tout et n’importe quoi : il est bon que les gaziers puissent vendre de l’électricité, que les électriciens puissent vendre du gaz, que les postiers puissent vendre des communications téléphoniques et que les fabricants de serviettes puissent vendre des torchons. Ceci en permettant la concurrence « libre et non faussée » en provenance de l’Europe qui fera rouler les trains allemands en France et les trains français au Danemark.

 

A-t-on vraiment besoin d’un gouvernement pour appliquer tout cela ? Une bonne police et une bonne gendarmerie avec grenades devraient suffire à empêcher le peuple de s'égarer face à des gouvernants à bout de souffle et qui renient les rares promesses qu'ils s'autorisent.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 07:34

L'absinthe. La "fée verte", qui connut le succès que l'on sait au XIXè siècle (voir L'Assommoir de Zola, Van Gogh qu'elle ne contribua pas à calmer) fut interdite en France de 1915 à 2011. C'est d'ailleurs pour pallier cette interdiction que Jules-Félix Pernod créa le pastis en 1918. Il y a un peu d'absinthe dans la Jenlain, cette excellente bierre du Nord. Pour ceux qui n'en n'ont jamais bu, l'absinthe, c'est délicieux. Un peu fort, certes …

 

Les Kinder Surprise. Depuis 1938. Le Federal Food Dry and Comestic Act interdit «  la vente de toute sucrerie contenant en son sein un jouet ou tout autre babiole (“ trinket ”) ». Cela fait bientôt 80 ans que Ferrero essaie vainement de faire abolir cette loi.

 

La panse de brebis farcie. Le haggis, cher à Jacques Baudoin. Il est interdit de manger du poumon aux États-Unis car il contient trop de bactéries.

 

Le Petit chaperon rouge. Pas pour ses connotations sexuelles mais parce que la petite fille porte une bouteille d'alcool dans son panier. Ici, d'autres classiques interdits, pour un temps, aux États-Unis.

 

Le foie gras est interdit en Californie. Mais il n'est pas interdit de se gaver de Burgers.

 

L'abattage des chevaux dans tous les États-Unis et leur consommation dans l'Illinois et en Californie.

 

La balle au prisonnier dans le New Hampshire car c'est un sport “ intimidant ”.

 

Après l'assassinat d'un enfant de 12 ans qui jouait bêtement avec un pistolet en plastique, on peut penser que ces jouets seront interdits avant les vraies armes de la mort qui tue.

Aux États-Unis, on interdit …
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 11:27

On se les encadre et on retient bien leur nom.

 

L'Assemblée nationale a voté, ce mercredi 26 novembre, sur une proposition de résolution "visant à réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France. Le texte était présenté 40 ans jour pour jour après l'ouverture des débats sur la loi Veil, le 26 novembre 1974. 

143 députés ont voté pour, sept contre, donc cinq élus UMP : Xavier Breton, Nicolas Dhuicq, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson et Olivier Marleix. Les quatre premiers faisaient partie des plus farouches opposants au mariage pour tous.

Deux autres députés ont voté contre : l'UDI Jean-Christophe Fromantin et l'élu d'extrême droite Jacques Bompard.

Gilbert Collard, député affilié FN du Gard, s'est quant à lui abstenu.

Sept députés hostiles au droit à l'IVG
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:37

Je hais cette phrase de Pétain : « Français, vous avez vraiment la mémoire courte ». Un avertissement lancé par ce collaborateur égrotant qui a senti que l’opinion publique avait commencé à se détourner de lui. Heureusement qu’il lui restait – n’est-ce pas Zemmour ?, la tâche de sauver des Juifs.

 

De toute façon, si les Français ont la mémoire courte, ils ne sont pas les seuls au monde. Et puis l’enseignement de l’histoire, de plus en plus congru, y est sûrement pour quelque chose. Un enseignement qui ne hiérarchise plus et qui ne met plus en perspective.

 

Cela dit, je suis tout de même un peu étonné – voir les sondages – par l’engouement que suscite Alain Juppé dans la population. Dans les médias, c’est normal. Les « idiots utiles » ont toujours besoin de se mettre une personnalité de droite sous la dent. On les a vus aux basques de Balladur, de Villepin, de DSK, à la recherche du meilleur serviteur de l’hyperbourgeoisie. Tous ont sombré. Même s’il est plus malin que la moyenne (« le meilleur d’entre nous », pas vrai ?), à la place de Juppé, je me méfierais.

 

Juppé part avec un gros avantage. Il a face à lui, non pas Hollande, mais Sarkozy. Un type usé qui n’est plus que la caricature de la caricature qu'il était déjà, qui est redevenu le simple apparatchik qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être, qui se contredit tous les deux jours en raclant ce qu’il y a de plus âcre dans l’opinion publique de droite et d’extrême droite. Il suffira donc à Juppé de ratisser plus large vers le centre (d’où son rapprochement avec Bayrou) pendant que Sarkozy s’efforcera en vain de capter un électorat fermement acquis à Le Pen. Face aux gesticulations du kleiner Mann, Juppé va la jouer tranquille, solide et cohérent. Entre un anxiogène bling-bling et un vieux sage rassurant (l’âge va devenir un atout), les Français de droite – et ceux perdus pour la gauche – n’hésiteront pas.

 

Mais, bon sang de bonsoir, comment les Français peuvent-ils s’emballer pour un tel politique ?

 

Revenons brièvement sur son parcours. En 1986, Juppé, qui a su habilement louvoyer entre Chirac et Balladur (« Je soutiens Édouard Balladur mais je suis fidèle à Jacques Chirac »), est ministre délégué au Budget, ministre de l’Économie, des Finances et de la Privatisation, également porte-parole du gouvernement. Il met en œuvre une baisse de la fiscalité, en particulier la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes. Il fait passer l’impôt sur les sociétés de 50 à 42% et supprime la taxe sur les frais généraux. En contrepartie, si je puis dire, il abaisse les différents taux de TVA. Aux entreprises, il offre par ailleurs la loi dite « Aicardi », ce que les spécialistes appellent le « rescrit fiscal ». Ce procédé, inspiré de nos voisins britanniques, permet au contribuable de consulter l’administration à propos du montage juridique – forcément original et favorable à ses intérêts – qu’il souhaite mettre en œuvre, et de se mettre à l’abri d’une éventuelle poursuite.

 

Lors de la deuxième cohabitation, Juppé, ministre des Affaires étrangères, joue un rôle indéniablement positif dans le processus d’Oslo. En 1995, Chirac le nomme Premier ministre. Dans son discours d’investiture, Juppé assure que son objectif prioritaire est – vous l’auriez deviné – l’emploi. Dans un premier temps, il féminise le gouvernement. 12 des 43 membres, dont 4 ministres de plein exercice et 8 secrétaires d’État, sont des femmes, que les médias surnomment, de manière un peu sexiste, les « juppettes ». Lors du second gouvernement Juppé, elles sont toutes virées, six mois plus tard, à part quatre d’entre elles. La féminisation chiraco-juppéiste montrait ses limites.

 

Juppé est rattrapé par une première affaire, dans laquelle il ne sert pas de paravent à Chirac mais où il est pleinement responsable. En janvier 1993, Philippe Lafouge, délégué général au logement à Paris, et qui a lui-même bénéficié pendant des années d’un bel appartement loué à prix d’ami, rédige, pour Alain Juppé, adjoint aux finances de la ville, une note sur le loyer fixé pour un appartement municipal rue Jacob. Lafouge propose 6913,28 francs pour 88 m2. Juppé corrige : « Arrondi à 6 000 francs ». Le futur locataire n’est autre que son fils Laurent. Juppé va justifier cette baisse par le « souci d’éviter un dérapage généralisé des loyers de la ville de Paris. » Un avocat d’à peine trente ans conseille l’Association de défense des contribuables parisiens : Arnaud Montebourg qui estime que l’homme politique confond intérêt public et intérêt privé. Il demande au procureur de Paris, Bruno Cotte (qui n’est pourtant pas un tendre : en 2002, il rejettera la requête en révision du procès d’Omar Raddad, puis en 2004 celle de Cesare Battisti), de poursuivre Alain Juppé. Une semaine plus tard, un temps record pour la justice, Cotte estime que Juppé n’a commis aucun délit d’ingérence puisqu’il n’avait aucun intérêt personnel dans l’attribution du logement de son fils. Pour que son fils se sente bien dans cet appartement, la Ville de Paris fait procéder à 381 390 francs de travaux. À ce moment précis (janvier 1993), rien n’indique qui sera le locataire des lieux. Mais en avril, une note du chef de cabinet de Jacques Chirac, à la Mairie, indique à Lafouge: « J'ai l'honneur de vous informer qu'il y a lieu d'attribuer le logement de trois pièces de 88m2 situé au troisième étage de l'immeuble communal rue Jacob à Paris VIe à M. Laurent Juppé. »

 

En quelques mois, la popularité de Juppé passe de 63 à 37%. Les Français ont peut-être la mémoire courte, ils ne sont en rien des blaireaux. Comme il n’est guère dans la nature de Juppé d’avoir tort et de faire preuve de souplesse, il déclare, on s’en souvient : « Je suis droit dans mes bottes et je crois en la France ».

 

L’impopularité croît avec le tristement célèbre « Plan Juppé » de « réforme » de la Sécurité sociale défendu à l’Assemblée nationale le 15 novembre 1995. Ce plan annonce un allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités pour les fonctionnaires afin de l'aligner sur celle du secteur privé déjà « réformé » en 1993, l'établissement d’une loi annuelle de la Sécurité sociale fixant les objectifs de progression des dépenses maladie et la mise en place de sanctions pour les médecins qui dépassent cet objectif, l'accroissement des frais d’hospitalisation, des restrictions sur les médicaments remboursables et le blocage et l'imposition des allocations familiales versées aux familles avec enfants les plus démunies, enfin l'augmentation des cotisations maladie pour les retraités et les chômeurs, ainsi que le gel du salaire des fonctionnaires. Pour sa part, Juppé va bénéficier dans le même temps, en toute légalité, d’une retraite à 57 ans et demi (comme Claude Goasguen). La réaction populaire ne se fait pas attendre. Malgré le soutien de la CFDT de Notat (la future présidente du Siècle est systématiquement favorable au nivellement par le bas), les mouvements de grève de novembre et décembre 1995 font plier le « droit dans ses bottes » qui cède sur l’extension au régime public des mesures décidées deux ans plus tôt par Balladur pour les retraites du secteur privé.

 

Juppé poursuit les mesures de privatisation entamées en 1986 : Péchiney, Usinor-Sacilor, la Banque française du commerce extérieur, la Compagnie générale maritime, les Assurances générales de France, Bull, d’autres encore. 40 milliards de francs tombent dans l’escarcelle de l’État. Juppé, « le meilleur d’entre nous », le plus intelligent, décide de vendre au groupe Daewoo (qui se porte fort mal) Thomson Multimédia, l'un des fleurons de l’industrie française, pour 1 franc après recapitalisation par l’État. Thomson Multimédia détient alors les brevets et licences de la totalité des supports numériques sur disque (CD, CD-Rom, LaserDisc, DVD, disques magnéto-optiques, disquettes) qui rapportent un énorme paquet de royalties. Heureusement, la vente n’a pas lieu.

 

Juppé a également dû quitter son propre appartement, bien sûr loué à un prix d’ami. Le procureur de la République de Paris, l’incontournable Bruno Cotte, a considéré que le délit de « prise illégale d'intérêts » était établi. Ce dernier annonce cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé libère les lieux. Le procureur général près la cour d’appel de Paris, Jean-François Burgelin, publie alors un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, affirmant que l’infraction n’est pas constituée et qu’elle est de toute façon prescrite. Juppé déménage.

 

 

En 1999, va lui tomber dessus l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. La magouille vient de Chirac, mais Juppé va tout organiser et tout couvrir. Il est mis en examen pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. La justice considère que Juppé est au centre d’un système d’emplois financés par la mairie de Paris et des entreprises souhaitant passer des contrats publics. Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité. La cour juge qu’il a « délibérément recouru à des arrangements illégaux » pour favoriser son parti, que la nature des faits était « contraire à la volonté générale exprimée par la loi » et qu'il avait « trompé la confiance du peuple souverain ». La condamnation est inscrite à son casier judiciaire. Juppé interjette un appel suspensif. La cour d’appel réduit la condamnation à 14 mois de prison avec sursis (un président de la République condamné à 14 mois de prison !), mais, surtout, elle ramène l'inéligibilité à un an. Ce qui n’obère pas sa carrière politique.

 

La cour d'appel indique : «  Il est regrettable qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l'occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s'est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l'ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire.  »

 

Le bouc émissaire, sûrement pas. Un organisateur complice qui a mis ses très grandes « qualités intellectuelles » au service de la corruption, cela ne souffre aucun doute. Chirac, pour qui Juppé a peut-être payé, sera condamné à deux ans de prison avec sursis en 2011. Malgré, nous disent les médias, sa très grande popularité dans l’opinion publique française.

 

Juppé démissionnera de son mandat de maire de Bordeaux, puis sera réélu dans un fauteuil après un an d’enseignement au Canada et des mois de « tentation de Venise ».

 

Le privatiseur, le casseur de Sécu, a adopté ces dernières années un profil plus centriste : contre le bouclier fiscal, pour la taxe carbone, contre la déchéance de la nationalité française.

 

Posture…

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