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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:24
http://www.cagou.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/73787.jpgPhilippe Arnaud relie astucieusement (et dialectiquement) deux informations très signifiantes :

 

- Ce matin, au journal de 7 h de France Inter, j'ai entendu deux informations que les journalistes, jusqu'à maintenant, n'ont pas cherché à rapprocher (en dépit de leurs évidentes ressemblances). Ces informations sont :

 

1. La critique de personnalités politiques et de médias étrangers (allemands, belges et américains) sur Nicolas Sarkozy, disant que celui-ci fait une campagne d'extrême droite, certains allant même jusqu'à l'appeler "Nicolas Le Pen".

 

2. L'annonce que, dans les élections primaires du Parti républicain aux États-Unis, le candidat "modéré" Mitt Romney n'était arrivé que troisième aux scrutins de l'Alabama et du Mississippi, derrière les deux candidats ultraconservateurs Rick Santorum et Newt Gingrich.

 

- Quel est le rapport entre les deux ? Celui-ci : dans les deux pays, le parti de droite dominant (UMP en France, Parti républicain aux États-Unis) est tiraillé entre une pulsion centriste et une pulsion extrémiste de droite. Certes, la situation n'est pas tout à fait la même : en France, le candidat de droite est au pouvoir, alors qu'aux États-Unis le Parti républicain est dans l'opposition et n'a pas encore choisi son candidat. Aux États-Unis, la modalité du tiraillement est que les élections donnent tantôt l'avantage au candidat "modéré", tantôt à l'un de ses rivaux ultraconservateurs. En France, la modalité du tiraillement est que le candidat Sarkozy tantôt durcit sa position en matière d'immigration, de "laïcité" ou de politique pénale, tantôt fait une annonce "sociale" en direction des plus pauvres ou à l'encontre des plus riches...

 

- Une autre ressemblance est celle-ci : aux États-Unis, les candidats républicains, outrageusement favorables aux riches, se lancent néanmoins à la tête des accusations d'enrichissement malhonnête, de spéculation, d'exploitation des plus pauvres. En France, le candidat Sarkozy, bien qu'également très ami des riches (et même des très riches) propose

parfois des mesures fiscales (certes fort modestes) à l'encontre de ces très riches. Tout se passe donc, dans les deux pays, comme si les candidats de droite, en dépit de leurs tropismes ploutocratiques, se rendaient tout de même compte de l'aversion de la majorité de la population envers les grandes fortunes...

 

[Il me revient à l'esprit une image : lorsque j'étais plus jeune, un de mes proches m'amenait parfois faire un tour à moto. Et il me prévenait : "Dans les virages, je vais me pencher près de la chaussée. Même si cela te fait peur, penche-toi dans le même sens que moi. Ne cherche pas à te redresser, sinon on va dans le mur !". Je me demande si cette loi de physique élémentaire ne pourrait aussi s'appliquer en matière électorale : à vouloir attirer simultanément deux électorats dissemblables, voire opposés, ne risque-t-on pas aussi "d'aller dans le mur électoral" ?].

 

- Autre information, marginalement liée à la précédente. Il y a quelques jours, le magazine américain /Forbes /donnait, comme tous les ans, sa liste des personnalités les plus riches du monde. On avait donc, en 1re position, le Mexicain Carlos Slim, en 2e et 3e positions, les Étatsuniens Bill Gates et Warren Buffett, et, en 4e position... le Français Bernard Arnault !

 

- Mon observation à ce sujet est celle-ci : l'information a été donnée (en particulier sur France 2 et sur France 3) sans commentaires, mais avec des vues filmées de Bernard Arnault (alors que Bill Gates et Warren Buffett n'étaient figurés qu'en photo), et elle a été donnée comme si, sur ce point, elle représentait une fierté pour la France. Elle a été donnée comme si on annonçait que la France était le deuxième concepteur au monde de microprocesseurs ou le deuxième titulaire de médailles Fields (ce qui, en passant, est d'ailleurs la vérité). J'ai donc eu l'impression que les journalistes tiraient quelque fierté qu'un Français "batte un record" dans ce domaine, comme si ce "record" était censé témoigner, indirectement, de la bonne santé économique du pays, de son dynamisme, etc.

 

- Il est significatif, au demeurant, que l'on mette ainsi en avant, annuellement, ce classement, mais jamais celui du coefficient de Gini. [Le coefficient de Gini est un indice, étalonné de 0 à 1, qui donne la distribution des revenus à l'intérieur d'un pays. Le 0 représente l'égalité parfaite et le 1 l'inégalité totale. Dans ce classement, établi sur 124 pays, le pays le plus égalitaire figure en premier (et c'est le Danemark). La France figure au 16e rang, les États-Unis au 74e, et le Mexique... au 109e].

 

Philippe Arnaud

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:27

Par Michel Collon   

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-02/2010-02-11/article_grece.jpg

Les médias nous mentent sur les Grecs. Comment ? En recopiant sans aucune analyse critique ce cliché de Merkel et Sarkozy : « Les Grecs ont vécu au-dessus de leurs moyens ». Double manip : 1. « Les » Grecs, ça n’existe pas. 2. Les donneurs de leçons sont en réalité les coupables.

 

 

Manip n° 1. Parler des Grecs en général comme si c’était une seule catégorie, une seule classe. En cachant les faits suivants : 1. Les armateurs grecs, multimilliardaires contrôlant 16% de la flotte mondiale, ne paient jamais aucun impôt et l’U.E. n’y touche pas. 2. L’Eglise orthodoxe, principale propriétaire de terres et de richesses touristiques du pays, a également échappé aux impôts. L’U.E. n’en dit rien. 3. Selon le commissaire UE Bolkestein, « une grande partie de la population grecque est paresseuse ». De même, selon Merkel, les Grecs prendraient trop de vacances et partiraient trop tôt à la pension (déclaré à Meschede, le 17 mai 2011). Ouh, la menteuse ! Les Grecs ont sept jours de vacances de moins que les Allemands. Et ils arrêtent de travailler en moyenne à 61,9 ans, soit un mois plus tard qu’en Allemagne. Conclusion : « Les Grecs » se divisent en deux. Les Grecs comme vous et moi. L’UE veut leur imposer des salaires de 650 - 800 euros par mois, des pensions de 450 € et des hausses de taxes. Tout profit pour l’autre sorte de Grecs, les 1%, qui gagneront encore plus de milliards, et les planqueront à Londres, à Berlin ou dans les paradis fiscaux.

 

Manip n° 2. Merkel et Sarko se présentent en généreux humanitaires soucieux de sauver les Grecs. C’est le coup du pompier pyromane. Qui a, en été 2009, au plus fort de la crise, forcé le gouvernement grec à débourser 2,5 milliards € pour six frégates françaises ? Sarkozy. Qui leur a fourgué six sous-marins pour 5 milliards € ? Merkel. Ajoutez 400 millions pour quinze hélicoptères de combat du franco-allemand EADS, et vous arrivez à 7,9 milliards € gaspillés ! Alors que la Grèce occupe déjà la cinquième place au palmarès mondial des plus grands acheteurs d’armes conventionnelles. Merci l’Otan !

On parle de la « corruption grecque ». Fort bien. Que va faire l’UE contre Siemens qui a distribué des pots-de-vin à tour de bras pour acquérir une position de monopole aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004 ?

Autre silence complice. Qui a truqué les comptes de la Grèce pendant dix ans afin qu’elle puisse entrer dans l’euro ? Les banquiers de Goldman Sachs. Qui vient-on de placer à la tête de la Banque Centrale Européenne ? Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs durant ces manipulations comptables !

 

Comme dans tout grand conflit, la question clé est : à qui profite le crime ? Le « plan de sauvetage » de la Grèce

vise en réalité des objectifs cachés 1. Les Grecs d’en bas se serreront la ceinture pour rembourser aux banques franco-allemandes une dette qui n’a profité qu’aux Grecs d’en haut. 2. On va privatiser au maximum pour obliger la Grèce à céder les morceaux intéressants de son économie : eau, gaz, télécoms, port, aéroports, Loterie nationale, armements… 3. Nous contribuables européens, allons payer « un plan de sauvetage » afin que les banquiers ne perdent pas un sou sur leurs prêts frauduleux et malhonnêtes.

 

En quoi ça vous concerne ? C’est très simple. Si on réussit (mais il y a là-bas une fameuse résistance), si on réussit à faire travailler les Grecs pour des cacahuètes, on viendra vous dire : « Tu veux garder un boulot, ? Il va falloir être compétitif face aux Grecs ! » Pigé ?

 

Voilà ce que j’ai appris – et d’autres choses encore – en découvrant cette semaine l’excellent « Comment osent-ils ? », de Peter Mertens. Sous-titre : La crise, l’euro et le grand hold-up. Ce livre est depuis plusieurs semaines numéro un des ventes en Flandre, et voici que sort la traduction française. Investig’Action publie en exclusivité le chapitre Grèce d’où j’ai tiré ces infos surprenantes. Les autres chapitres analysent le pseudo « miracle allemand », le programme de Sarkozy, le retour du nationalisme, les problèmes de la Belgique et la nécessité de développer les débats de société. Un livre passionnant, que je trouve indispensable pour quiconque va subir la crise… L’économie, ça n’est pas compliqué en fait, et c’est trop important pour la laisser aux mains des soi-disant « spécialistes » qui ont fait faillite.

 

 

(http://www.michelcollon.info/)


 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 15:55

http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/files/2009/05/medium_point_d_exclamation.1243605319.jpgPierre Verhas a un gros avantage sur nous : il nous observe depuis la Belgique, sans pour autant être un évadé fiscal (son blog, Uranopole, est ici et dans mes liens : link ).


Il est mal vu de prédire une défaite en pleine campagne. Cependant, je suis convaincu qu’il est nécessaire d’analyser dès maintenant une défaite logique, implacable, mais qu’on ne veut pas voir, ni admettre.

 

Le 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy, dit le kleiner Mann, sera réélu de justesse. François Hollande n’a aucune chance de l’emporter. Pourquoi ? 

 

Tout d’abord, il faut tenir compte de la sociologie et du rapport des forces politiques en France. La droite (de l’extrême-droite au « centre ») est largement majoritaire en France. La gauche (de l’extrême-gauche en passant par le Front de gauche, le PS, aux écologistes) ne totalise que quelque 40 % de l’électorat, en se basant sur résultats des derniers scrutins municipaux, régionaux et partiels. Et c’est un homme de gauche qui le dit : Jean-Luc Mélenchon.

 

Ensuite, la stratégie de Sarkozy commence à porter ses fruits. Depuis sa première campagne présidentielle, il a œuvré pour qu’il n’y ait personne à sa droite. C’est ainsi qu’il fait reprendre pour son compte et sans vergogne par ses sbires les thèmes les plus nauséabonds de l’extrême-droite. Ce sont ses collaborateurs qui sont éclaboussés et ainsi, le petit Nicolas peut tenir des discours réactionnaires sur la question de l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Il a fait détourner l’attention par cette grotesque affaire de la viande « halal ». Dans tous les cas, la gauche est tombée dans le piège (sauf Mélenchon qui a parfaitement compris qu’il ne faut pas s’enferrer là-dedans) par ses indignations aussi vaines que temporaires. Dans la stupide polémique sur les « civilisations », la gauche s’est laissé prendre : elle s’est attaquée à Guéant, un sous-fifre. Il fallait frapper le vrai patron, c’est-à-dire le kleiner Mann en personne. Enfin, en faisant pression sur les maires, le camp Sarkozy va empêcher Marine Le Pen de récolter les fameuses 500 signatures. Ainsi, l’extrême droite éliminée laisse le champ libre à l’UMP et à Sarkozy. 

 

Sarkozy a dès lors toute liberté pour imposer les idées ultralibérales devant un adversaire PS qui ne sait pas sur quel pied danser. L’abstention des Socialistes sur le MES (Mécanisme Européen de Stabilité – voir Uranopole link ) va coûter un maximum de voix à Hollande.

 

Les actes et les discours du PS et de François Hollande sont flous et incohérents face à un adversaire qui les déconcerte en attaquant successivement de front, puis en passant par des phases de blues savamment programmées. Un exemple est donné aussi par la proposition de taxer à 75 % la tranche de revenus annuels supérieure à un million d’Euros. Si l’idée en soi est bonne, dans une campagne électorale, cela a un aspect trop technique pour être compris ! Il eut mieux valu insister sur une répartition plus juste de la charge fiscale par quelques slogans bien sentis dans les médias et des explications plus élaborées dans la presse écrite, par exemple. À force de vouloir tout justifier, on crée la méfiance et l’incompréhension.

 

En outre, quelle pensée véhicule le PS ? À force de compromis, on en arrive à habiller le libéralisme auquel les Socialistes de « gouvernement » se sont ralliés dans un discours de gauche. Le social-libéralisme est la pensée dominante et, forcément, entraîne des incohérences. Ainsi, où est la cohérence entre proclamer au Bourget que le principal adversaire est la finance, et ensuite dire à la City de Londres que l’on restera dans le système actuel ?

 

Un autre exemple : Terra nova, le fameux « think-tank » proche de la mouvance libérale du PS, souhaite que le Parti se détourne des couches populaires pour puiser son électorat dans les couches marginales et les fameux « bobos ». Cela est aussi un indice inquiétant de la dérive de cette formation. Le PS n’est plus le parti du monde du travail et il n'est pas non plus celui des classes moyennes.

 

Un autre point faible de la gauche est sa division. Elle est double : la division au sein du PS et celle entre les différentes sensibilités de la constellation de gauche. Quand Sarkozy prétend que le PS a Hollande, mais aurait souhaité DSK, il a raison. Bien que François Hollande ait remporté les « primaires » avec brio montrant ainsi qu’il a une forte base populaire au sein de la gauche, le PS ne s’est pas mis en ordre de marche derrière lui. Sa rivale, Martine Aubry, qui reste la patronne de la rue de Solferino, ne se mobilise guère derrière le candidat désigné.

 

Ensuite – et c’est essentiel – il n’y a pas d’accord préalable entre les différentes formations de gauche, comme en 1981. François Mitterrand avait réussi à créer un rapport de forces en sa faveur. Celui-ci n’existe plus aujourd’hui. La tentative de rapprochement avec les écologistes a échoué et le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon  a été laissé de côté. Or, il est fort probable que celui-ci représentera, au terme du premier tour, une force sur laquelle Hollande devra compter.

 

La droite, elle aussi, est divisée, mais Sarkozy a réussi à ramener au bercail les « brebis égarées » comme Borloo, Boutin et Morin. L’UMP est ainsi reconstituée et le kleiner Mann dispose à nouveau de son rouleau compresseur.

  

En dépit des sondages – on peut se demander dans quelle mesure ils ne sont pas manipulés – la droite a toutes les chances de l’emporter le 6 mai prochain. Il reste une seule chance : un accord réel, c’est-à-dire pas seulement de désistement, mais de programme, entre Mélenchon et Hollande, sans cela, je crains fort avoir raison.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 06:34

http://a1.idata.over-blog.com/300x300/4/12/01/02/marc-fiorentino.jpgContrairement à ce que son nom pourrait indiquer, Marc Fiorentino n’a rien d’un Florentin. D’ailleurs, il est né à Tunis en 1959. Il ne pratique pas l’art de l’esquive. Il avance à visage découvert et vous rentre dedans.  Lorsqu’il s’exprime, en tant qu’expert, dans les nombreux médias qui l’accueillent, il ne cache pas sa qualité de banquier et d’homme d’affaires. Pas comme certains autres évoqués tout récemment dans les pages de ce blog (link). À l'inverse de Daniel Cohen, il ne fait pas dans la dentelle social-libérale. Pour lui, le magazine économique étatsunien Forbes est trop à gauche tandis que la tranche d’impôt à 75% de Hollande est « confiscatoire ».

Fiorentino, qui donne également des chroniques à La Tribune et à BFM-TV intervient une fois par semaine dans le journal de midi de Canal +. On connaît « l’esprit » Canal : de la distance, du second degré, de l’humour bobo. Sur le plateau, les collaborateurs d’Ali Baddou disposent d’une sonnerie (un buzzer, comme on dit) qu’ils peuvent actionner lorsqu’ils estiment que Fiorentino aurait fait un bon conseiller économique de Pinochet. Et ils ne s’en privent pas.

Le problème que cet individu me pose n’est pas là. Après tout, la présence d’un économiste d’extrême droite dans une émission globalement de centre gauche n’est pas choquante en soi, d'autant qu'il ne se cache jamais derrière son doigt. Mon questionnement est : pourquoi Canal + est-il allé chercher, parmi tant d’autres, une personnalité de cet acabit ?

Fils d’ouvrier, Fiorentino a passé son enfance dans une HLM. Après des études plus qu’honorables, il a travaillé pour des banques d’affaires étatsuniennes en Europe durant une quinzaine d’années avant de créer sa propre société de bourse, Euroland Finance en 1999, puis, en 2007, Allofinance.com, un site de conseils (gratuits) en investissements financiers. Le but de ce site est, selon les dires de Fiorentino, d’espérer « gagner la confiance de nos utilisateurs grâce aux informations que nous leur fournirons sur les produits de gestion. Nous espérons à long terme que, rassurés par notre transparence, ceux qui veulent investir le feront par le biais de notre fonds. » Euroland Finance, qui dispose du fonds d’investissement Best of France, intervient dans l’ingénierie financière et sur les marchés dérivés. La totalité de son chiffre d’affaires est réalisé en France.

Le chroniqueur Fiorentino est le spécialiste des prévisions à l’emporte-pièce. Ainsi, en octobre 2008, il déclare que « la crise financière a touché le fond ». Le 15 mars 2011, Laurent Mauduit, un chroniqueur sérieux pour sa part, contrait dans les colonnes de Mediapart ce fantaisiste au sourire carnassier :

« J'ai révélé que la société de bourse présidée par Marc Fiorentino, Euroland Finance, avait fait l'objet le 8 janvier 2009 d'une sanction lourde de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le 9 juin 2008, l'AMF a publié la condamnation à un avertissement et une sanction de 100 000 euros à l'encontre d'Euroland Finance, d'une part, et à un avertissement et une sanction de 50 000 euros à l'encontre de Marc Fiorentino d'autre part. La sanction était motivée en ces termes :

« On notera que cette décision, outre qu’elle se prononce sur divers griefs relatifs à l’obligation d’information du public et à des opérations d’initié, sanctionne l’entreprise d’investissement EUROLAND FINANCE et son dirigeant, tout d’abord, pour n’avoir pas pu justifier de la réception d’un ordre de vente de titres, ensuite, pour avoir agi contre l’intérêt d’un de ses clients, enfin, pour avoir exercé sans agrément une activité de placement. À ce propos, la Commission des sanctions précise qu’une opération de placement de titres est réputée avoir été faite auprès du public dès lors qu’ont été prospectées des personnes qui n’appartenaient pas à la clientèle du prestataire de services d’investissement. »

Lors de l'enregistrement [de l’émission “ Café Picouly ”], tenant à la main la délibération de l'AMF, j'avais dit à Marc Fiorentino qu'il était juge et partie ; qu'il était donc en conflit d'intérêt et donc très mal placé pour donner des conseils de placement désintéressés à ses lecteurs ; et d'autant plus mal placé que sa société venait faire l'objet de cette sanction. J'avais aussi précisé que cette sanction avait fait l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat, qui n'avait pas encore abouti. » (link)

 

De 2005 à 2006, Marc Fiorentino a également exercé ses talents à la Télévision française juive. De la poésie à l'état pur. Cette chaîne (« promise à tous », selon son slogan publicitaire ; Ah ! la terre promise...) était la première chaîne de télévision juive en Europe. Elle commença à émettre sur le câble de Noos le 14 mai 1998 et en clair sur le satellite Atlantic Bird d’Eutelstat. Durant sept années, la chaîne, qui produisait quatre heures de programmes par jour, fut reçue dans 70 pays. Son comité éditorial comprenait des noms prestigieux : Élie Wiesel, Jacques Attali, Joseph Sitruk. Son actionnaire de référence était Jean-Charles Naouri. La chaîne fut mise en liquidation judiciaire le 13 mai 2005. Le 21 septembre 2005, TFJ entra en bourse pour lever des fonds en vue d’une renaissance. Elle recruta de nouveaux animateurs, dont Bernard Sabbah et l’immense et zézayante ex-coco girl Sophie Favier. Fiorentino lança une nouvelle formule le 9 mars 2006 (ainsi, il supprima le logo de l’étoile de David) en soumettant la grille des programmes aux suggestions des téléspectateurs. Moins d’un an plus tard, l’entreprise déposa son bilan et cessa d’émettre.

C’est donc à ce banquier et entrepreneur sulfureux à la compétence douteuse que la facétieuse équipe d’Ali Baddou permet de donner des leçons d’économie et de géopolitique. Le 7 mai, Fiorentino annonçait que la France serait « attaquée ». En cas de Victoire de François Hollande, j’imagine (avec une victoire de Mélenchon, elle serait rayée de la carte). Mais attaquée par qui ? Les chars russes ? Que nenni : « Scénario-fiction ? Dès le lendemain de l'élection présidentielle, la finance se vengera. Et ce n'est que quand le nouveau président fera un discours « pour rassurer les marchés financiers », et qu'il suppliera Angela Merkel de l'aider en lui promettant de ne pas toucher aux traités que l'Allemagne interviendra. Écartons tout d'abord le volet politique de cette anticipation. Je n'ai aucune arrière-pensée politique. Je ne milite pour personne, ni contre personne. Je voterai blanc. Mais c'est une réalité. Le 7 Mai la France sera attaquée. Et mise à genoux. Dans la City et dans les plus grands hedge funds américains, c'est la veillée d'armes. On se prépare. Dans le calme mais avec une détermination froide et inquiétante.Il faut dire que depuis que l'Allemagne a mis la zone euro sous tutelle, les « spéculateurs » s'ennuient. »

Il s’en lèche les babines de cet attentat contre la démocratie, le commensal d’Ali Baddou. Il vote blanc car le suffrage universel est une chose tellement petite et méprisable. Et il aime tant les prophéties autoréalisatrices.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:08

J'ai lu récemment dans Le canard Enchaîné que le candidat Sarkozy avait accès aux fichiers des consulats pour envoyer sa propagande aux Français de l'étranger. Su le coup, je n'ai pas cru un mot de cette information. Comment un candidat modeste, normal et repenti aurait-il pu détourner ainsi de leur mission nos probes fonctionnaires du Quai d'Orsay ?


Patatras. C'était vrai.


P., une amie française de Côte d'Ivoire, a reçu à son adresse internet un tract électronique de “ La France Forte ” qui l'invite à "revivre le meeting de Bordeaux sur la République".


Et Mélenchon, et Hollande, et Poutou, ils ont accès à ces fichiers ?


 

http://nantes.indymedia.org/attachments/feb2012/une_france_forte.jpg

 

http://storage.canalblog.com/68/91/715266/72932199.jpg

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 06:47

Pour que les choses soient claires, pour savoir de quel lieu je parle, comme on disait dans les AG vincennoises du début des années 70, j’indique que mon moyen de locomotion favori dans Toulouse, ce sont mes pieds. Puis le métro.

 

Un quart de Toulouse est concerné aujourd’hui par des travaux très importants qui pourrissent la vie de 50 à 100000 personnes quotidiennement. Cela dure depuis un an, cela va encore durer deux ans pour, au final, une ligne de tramway riquiqui de 3km 800 (coût officiel : 120 millions d’euros ; combien au final ?).

 

En 2011, le Tribunal administratif de Toulouse ordonna l’arrêt des travaux de ce tronçon au motif qu’ils n’étaient pas d’intérêt général, dans la mesure où la circulation automobile ne serait pas réduite de manière significative. Le Conseil d’État a infirmé cette décision.

 

Même si j’ai une ancêtre directe qui a vécu à Toulouse au XIIIe siècle (je dis cela pour mon compatriote ch’ti Guéant), même si je connais cette cité depuis 1955, je ne réside à Toulouse que depuis six ans. Il m’est donc difficile de pouvoir poser le problème en perspective, en diachronie, comme disent les linguistes. Gouverner, c’est prévoir. On ne se lance pas dans des travaux pharaoniques pour aujourd’hui ou pour demain, mais pour après-demain. Je ne saurais dire si un projet de tracé différent déposé par une association « apolitique » eût mieux convenu. Je me méfie de l’argumentaire développé par l’opposition de droite toulousaine : depuis la fin de l’ère Baudis, la droite est médiocre, au niveaux politique et gestionnaire. Je ne sais si, comme elle le dit, cette ligne ne sera jamais rentable. Mais comme je suis un chaud partisan des services publics, peu m’importe si UNE ligne, UN moyen de transport n’est pas rentable. Ce que je puis affirmer de la manière la plus catégorique et la plus tranquille, c’est que les 800 mètres empruntés par la ligne avenue de Muret ne serviront strictement à rien. En cinq ans, je n’y ai jamais vu le moindre embouteillage, même en cas d’accident de la circulation. Il faut dire que cette large avenue était desservie par deux lignes d’autobus. Lorsque le tramway y roulera, lorsqu’il poursuivra sur le pont Saint-Michel en monopolisant à chaque fois plus de la moitié de la largeur de ces voies, alors nous connaîtrons de sérieux problèmes de circulation.

 

Pour l'heure, l'Avenue de Muret est sinistrée. Les commerçants la quittent les uns après les autres. Les ravages avaient commencé avant les travaux du tramway, le jour où la Municipalité décida de rétrécir cette artère passante et vivante. C'est une manie à Toulouse : on diminue la largeur des avenues et on accorde aux bus (qui, parfois passent une fois toutes les quinze minutes) une voie au détriment des automobiles. Les édiles actuelles disent que la vie reviendra quand les travaux seront terminés, quand le tramway irriguera ce parcours. Le doute m'habite : on ne prend pas un transport en commun pour en descendre mais pour se rendre d'un point à un autre. Construire une ligne de tramway pour aller au Palais de Justice, c'est peut-être parier sur un afflux toujours croissant de futurs condamnés...

 

Puisque nous sommes dans les questions de voirie, restons-y encore un instant. J’ai dénoncé à maintes reprises dans ce blog l’implantation perverse, aléatoire, irrationnelle de ralentisseurs dans Toulouse et le Grand Toulouse. Le plus insensé étant celui d’Espanès, une commune de 265 habitants, situé à l’écart de toute route, où il ne passe personne (link). Cette région n’a pas le monopole du « gendarme couché ». J’étais récemment en Bretagne. À Rennes, je n’ai vu aucun ralentisseur. À Brest, où les rues sont généralement sinueuses, légèrement pentues et étroites, j’en ai subi des quantités. Jumelons rapidement Brest et Toulouse, et pleurons la capitale bretonne où des dizaines de piétons sont fauchés tous les jours à cause de l’impéritie des élus qui, comme ceux de Tours n’ont pas encore découvert le cassis, cette merveille de la civilisation (link).

 

Alors, promenons-nous rue Saint-Saëns, à Toulouse. On vient de la rue Fieux, elle-même étroite, on négocie un virage à 90 degrés, et l’on tombe, après une dizaine de mètres, sur un ralentisseur. Reconnaissons qu’il appartient à cette catégorie de cassis civilisés, pas trop élevés et qui ne gênent pas les cyclistes. Empruntons la rue jusqu’au bout. Elle est en sens unique, puis à double sens, puis à nouveau en sens unique. Comme on peut se garer des deux côtés de la voie alternativement, je défie Alain Prost de dépasser le 50 km/heure dans cette rue de 250 mètres de long.

 

IMG_4821.JPG

 

Malgré cela, l’autre extrémité de cette rue est agrémentée d’un volumineux « gendarme couché » alors qu’elle débouche sur une rue à angle droit.

 

IMG_4822.JPG

Pour compléter le tableau, notons à l’entrée de la rue une piste cyclable en sens opposé à celui des voitures. C’est la grande mode à Toulouse, comme cela l’a été récemment à Paris. Dans ce cas d’espèce, il s'agit d'un cadeau aussi idiot que superfétatoire et dangereux fait aux cyclistes (dont je suis), puisque, à 50 mètres de là, se trouve la rue Cahuzac, que l’on emprunte dans le sens opposé à celui de la rue Saint-Saëns.

 

À quelques encablures se déroule la route de Seysses. Bien droite, passante. Le soir, certains motocyclistes disposent de 500 mètres, sans feux, sans ralentisseurs, pour faire pétarader les moteurs. Ils ne se privent pas pour atteindre le 100 km/heure. Et puis pensons à la toute proche rue Gamelin. Bien droite, elle aussi. En bonne logique, il faudrait installer un ralentisseur fortement ventru en son milieu, juste devant l'usine LU. Les chauffeurs de camions de 30 ou 36 tonnes qui livrent et délivrent quotidiennement l'usine connaîtraient leur bonheur. Et puis ça leur apprendrait, aux petit-beurre, à être devenus yankee !

 

Avanti, Monsieur le Maire Cohen, encore un effort ! Tant qu’il n’y aura pas, dans toutes les rues de Toulouse, un cassis tous les trente mètres,  votre mission historique n'aura pas été parachevée.

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:50

http://www.retourinternet.com/images/croissance-visibilite.jpgEntendu récemment sur les antennes de France Info un entretien avec une « entrepreneure avec un e à la fin du mot » (le féminin de preneur est preneuse, même pour celles qui n’ont pas de pénis). Une dame d’environ 60 ans qui s’était lancée dans le monde de l’entreprise en 1981.

 

Elle nous expliqua que quantités de ses congénères avaient envisagé, dès le 11 mai (date de mon anniversaire, les chiens !), de fuir le pays pour ne pas se retrouver écrabouillés par les chars russes. Et cette chef (cheffe ?) d’entreprise de nous expliquer que 81 avait été un « temps béni » pour ceux qui voulaient se lancer. « Les banques nous prêtaient de l’argent », dit elle, « même aux femmes ». Pensez donc, même aux femmes !

 

Bravo, me dis-je. Voilà une personne de droite (droite éclairée mais droite tout de même) qui a la reconnaissance du ventre.

 

Pour être tout à fait complète et objective, elle aurait dû ajouter que Mitterrand avait nationalisé les banques.

 

Depuis, trente ans de social-libéralisme de droite et de gauche sont passés par là.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:19

http://membres.multimania.fr/acfassurances/conseiller%20ACF.JPGJe souhaiterais rebondir ici à partir d'un article très tonique qu’Ariane Walter a livré récemment au Grand Soir : “ Socialistes, on vous hait ” (link).

 

Parmi les économistes qui conseillent le candidat socialiste François Hollande figurent Élie et Daniel Cohen. S’ils ne sont apparemment pas frères biologiques, ils sont frères en social-libéralisme. Comme Hollande depuis sa sortie de l’ENA.

 

Qu’est-ce qu’un économiste social-libéral ? C’est quelqu’un qui pense – avec Alain Minc, par exemple – que le système capitaliste a besoin de crises pour ses débarrasser des canards boiteux, et surtout pour revenir à ses fondamentaux qui sont, quoi qu’on en pense, bons. C’est quelqu’un qui va convaincre un Bérégovoy, ancien ouvrier fraiseur, cheminot, Résistant, que la déréglementation du marché des biens et la libéralisation du marché des services (financiers au premier chef) sont nécessaires à la croissance et à une harmonisation durable des économies européennes. C’est quelqu’un qui pense, comme Jacques Delors, ancien syndicaliste d’inspiration marxiste, employé à la Banque de France, que la financiarisation de l’économie n’a non seulement aucun impact sur le chômage mais que des millions d’emplois résulteront de la création d’une monnaie unique. Tous ces hommes qui viennent de la gauche, qui se disent des hérauts de la social-démocratie, estiment que le capitalisme d’aujourd’hui diversifie les risques, réduit les coûts, préserve la stabilité des sociétés.

 

Ces économistes, surtout s'ils sont "de gauche", sont fiers mais modestes quand même. Ils avancent masqués. C’est pourquoi Renaud Lambert, pour Le Monde Diplomatique, les a récemment qualifiés d’économistes « à gages » (link). À gages parce qu’ils donnent des gages à l’hyperbourgeoisie, et aussi parce qu’ils touchent des gages. Comme ils ne sauraient se satisfaire des 4 à 5000 euros que reçoit un professeur des universités en classe exceptionnelle, ces brillants esprits font des ménages dans les conseils d’administration les plus prestigieux. Pour des piges bien supérieures au salaire d’un fonctionnaire, même “ haut ”, ils conseillent les princes de la finance et des affaires (jetons de présence dans les entreprises du CAC 40 : 35000 euros par an). C’est à ce titre qu’ils besognent auprès des hommes politiques de la droite et de la gauche classique, de la Commission européenne, des banquiers, des patrons de choc qui délocalisent. Comme ce sont des drogués du travail, ils prennent le temps d’écrire des livres. Un Daniel Cohen en a troussé quelques uns, plutôt remarquables, dans le genre : Richesse du monde et pauvreté des nations, où il explique que la globalisation n’est certainement pas l’une des causes de la détérioration des termes de l’échange ; La Mondialisation et ses ennemis, où il distingue (mais je n’ai pas tout compris) la mondialisation réelle de la mondialisation virtuelle ; La prospérité du vice (plus de 100000 exemplaires vendus), où il présente quarante siècles d’histoire économique et où il explique le « vice » de la manière pas du tout fumeuse et pas du tout café du commerce suivante :

 

Le revenu par tête augmente, mais le bonheur par tête n'augmente pas dans la même proportion. Les enquêtes montrent que les sentiments de plaisir ou de frustration n'évoluent pas, malgré l'élévation du niveau de vie. Il y a deux explications possibles. L'une, c'est que la consommation est comme une drogue : elle fait plaisir au début, mais cinq ans plus tard l'effet est retombé. La seconde, c'est qu'on est heureux à concurrence de la comparaison avec ses voisins. Selon la phrase d'un humoriste anglais du XIXe siècle, être heureux, c'est gagner dix dollars de plus que son beau-frère. Dans ces conditions, comment voulez-vous que la société soit pacifiée ? (link)

 

Ce surdoué qui aime « raconter des histoires » pour expliquer l’économie (on image Marx dans le story telling !) conseille-t-il Hollande (après Aubry) en tant que professeur à l’École normale supérieure où tant que senior adviser de la Banque Lazard, cet établissement aux murs capitonnés d’où il a aidé la Grèce à renégocier sa dette souveraine ? Le conflit d’intérêts était tel que le président de l’Autorité des marchés financiers, le hollandiste et furieusement social-libéral Jean-Pierre Jouyet, débauché par Sarkozy en 2007, lança cet avertissement sans frais (et sans grande conséquences) :

 

« Je conçois que quand vous conseillez la Grèce, vous avez intérêt à avoir une banque publique européenne qui émette des euros obligations pour aider les Grecs. (...) Si j’étais conseiller du gouvernement grec et payé par eux, je plaiderais aussi pour qu’une banque publique émette des obligations aux fins de financer la Grèce. »

 

Daniel Cohen a toujours consulté sans ménager sa peine : les Nations Unies, la Banque mondiale, la Banque de France, le ministère des Finances français, le gouvernement bolivien, l’Union européenne, DSK.

 

Aux dirigeants socialistes qui, depuis Jospin, ne savent plus ce qu’est la classe ouvrière et qui observent la classe salariale se désagréger sous les coups de boutoir du CAC 40 et de la Commission européenne réunies, il explique qu’il est illusoire de se croire à équidistance du monde ouvrier et du capital parce que les capitalistes ne jouent plus le jeu. Quelle surprise !

 

Cela fait bientôt trente ans que Cohen copine avec Jeffrey Sachs, le brillantissime professeur de Harvard, concepteur-projeteur de la “ thérapie de choc ” qui consiste à privatiser en un tournemain les entreprises et le service public et à libéraliser le commerce extérieur. Ce qui fut fait, par exemple, en Bolivie, en Pologne et dans l’ex-URSS (2600% d’inflation en 1992).

 

Daniel Cohen préside le Conseil d’orientation scientifique de la Fondation Jean-Jaurès, émanation du PS. Il y côtoie Aurélie Filipetti, Benoît Hamon, Pascal Lamy,  le vice-président Europe de la Banque Lazare, le Président-directeur général de BNP-Paribas Personal Finance.

 

Z’avaient qu’à pas être ouvriers, les ouvriers.

 

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:10

Tout part en fumée : la zone Euro contraint une ville d’Espagne à cultiver de la marijuana (Le Grand Soir)


RT

Une ville d’Espagne "moribonde" qui souffre d’un chômage massif essaie d’enrayer son déclin économique de la seule manière dont elle dispose : en cultivant de la marijuana. Le fait que l’Espagne en arrive à prendre des mesures aussi désespérées est-il un signe de ce qui attend l’Europe à mesure que la crise s’aggrave ?




Blottie aux pieds du Serra De Cardo en Catalogne, Rasquera paraît être un lieu de vie idéal. Mais frappée par la vague de chômage qui a englouti la zone Euro, Rasquera souffre d’un taux de chômage de plus de 20%.


Pour essayer de retenir les jeunes de cette petite municipalité, le Conseil Municipal de Rasquera a voté mercredi la location d’un terrain à une association de cannabis de Barcelone pour faire pousser de la marijuana.


Le projet "marie-jeanne pour survivre" est pour le moment un cas isolé mais Rasquera pourrait être le symbole du profond malaise qui est en train d’envahir toute l’Européen.


Le taux de chômage des 17 membres de la zone Euro atteignait 10,7% en janvier, le plus haut niveau de toute son histoire.


Avec plus de 23 millions de chômeurs dans la plus large Union Européenne, on ne peut que s’attendre à encore plus d’austérité.


D’autant que l’ombre menaçante d’une faillite grecque plane sur les économies terriblement endettées de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie.


Et comme l’Espagne a le taux de chômage le plus élevé de la zone Euro, un taux de 23,3%, on peut se demander s’il faut mieux faire encore des coupes dans les services sociaux à cause du manque d’argent ou s’il faut autoriser les fermiers à faire pousser du hachish pour survivre ?


De telles questions montrent que des jours étranges attendent la zone Euro de plus en plus menacée par le spectre de l’effondrement.


Pour consulter l’original : http://rt.com/news/spain-town-marijuana-farming-697/


Traduction : Dominique Muselet pour LGS

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:27

Dans l'Aisne, le kleiner Mann a dit : "le premier sujet de préoccupation des Français, le premier sujet de discussion [il s'est repris], hein, j'parle sous vot' contrôle, c'est la viande halal.


Ce propos (de bon sens, bien sûr), est bien la preuve que tout se construit, comme la "beauté" de la "Première dame de France".


Dessin de Baudry pour Rue 89.


 

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