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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 16:02

Par Pierre Verhas (Uranopole)

 

http://photo.lejdd.fr/media/images/politique/claude-gueant3/2152281-1-fre-FR/Claude-Gueant_pics_390.jpgL’ordinateur qui vous permet de lire les textes de ce blog, de recevoir et d’envoyer vos courriels, la chaudière qui chauffe et éclaire votre logement – quand vous en avez les moyens – la voiture, le train et l’avion qui vous transportent rapidement d’un point à l’autre du Globe, l’appareil sophistiqué dans un hôpital qui élimine une tumeur et vous sauve la vie, n’existeraient pas si, quelque part au Moyen Orient, durant le haut Moyen âge, un Arabe n’avait inventé le zéro. Savez-vous que Copernic a découvert sa théorie héliocentrique qui révolutionna le monde, grâce à sa connaissance des travaux d’un astronome persan et qu’à l’époque, les rares astronomes européens se référaient aux travaux de leurs nombreux prédécesseurs arabes, car ils furent les seuls avec les Chinois à étudier cette science ?

 

Pendant ce temps-là, l’Europe croupissait dans l’ignorance, la misère. La société était divisée en fiefs tenus par des chefs de bandes qu’on a appelé des « seigneurs » qui maintenaient la population dans l’esclavage et la terreur. La cohérence de ce système était assurée par une église prêchant une religion qui était un fatras de croyances superstitieuses qu’il était interdit de remettre en question sous peine des pires tortures et du bûcher.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:45

La photo ci-dessous a fait le tour de la toile ces derniers temps. Elle représente une foule d’ouvriers allemands faisant le salut nazi. Au milieu de cette masse, un homme reste immobile : August Landmesser. En février dernier, rendant compte du livre de Ian Kershaw sur l’opinion publique en Bavière sous Hitler (link), j’écrivais ceci :

 

 

« Allons-y d’une grosse banalité : ce qui caractérise une dictature, c’est qu’elle dicte. Elle a beau être aussi aboutie que possible, aussi totalitaire qu’espérée, elle ne convainc généralement qu’une minorité. D’où, par exemple, la surprise de Ceaucescu, hébété, tentant désespérément d’aligner trois phrases devant une foule hostile, ou encore celles de Ben Ali ou de Moubarak déboulonnés en trois coups de cuiller à pot. Lorsque l’on pense aux nazis, il ne faut pas oublier qu’Hitler et les siens furent minoritaires en voix lors de l’élection de 1933 qui leur donna le pouvoir et qu’ils avaient perdu des voix lors des élections de novembre 1932 par rapport à celles de juillet (2 millions de voix et 40 sièges). Jamais, même en Bavière, ce régime ne fut majoritaire dans l’opinion publique. »

 

         

http://www.fasena.de/courage/images/021.jpg

 

Cela dit, même si la classe ouvrière allemand ne s’est pas ralliée majoritairement à Hitler, il fallait une singulière dose de courage pour dire « non » de cette manière. Né en 1910, Landmesser travaillait dans les chantiers navals de Hambourg. Il avait été membre du parti nazi de 1931 à 1935 mais avait rendu sa carte lorsqu’il avait été condamné à deux ans et demi de prison (et avait naturellement été renvoyé du parti) pour avoir « déshonoré la race aryenne » (« Rassenschande ») en épousant une femme juive et en lui faisant deux enfants. Sa rébellion était, à la base, plus personnelle que politique. En 1938, trois ans après le début de leur union, sa femme Irma Eckler serait jetée en prison tandis que les deux enfants seraient séparés, l’un remis à sa grand-mère paternelle et l’autre à un orphelinat, puis à des parents adoptifs. En 1941, Landmesser fut libéré de prison. Il travailla alors dans une entreprise de transport. En février 1944, il fut incorporé dans un bataillon disciplinaire et mourut au combat au bout de quelques jours.

 

La désormais très célèbre photo fut prise en une circonstance particulièrement symbolique, lors du lancement du trois-mâts barque (bateau école) Horst Wessel, le 13 juin 1936. Wessel fut, en effet, un des plus grands héros de la mythologie nazie. Membre de la SA, il fut abattu, à l’âge de 23 ans par un militant communiste lors d’un échange de coups de feu. Les nazis en firent un martyr. Trois ans auparavant, il avait composé un chant (“ Le drapeau levé ”) qui devint à sa mort l’hymne du parti nazi, puis celui du Reich, de 1933 à 1945 (le “ Horst-Wessel-Lied ”).

 

http://b.imagehost.org/0192/familia_landmesser.jpg

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 07:24

http://static.ladepeche.fr/content/photo/biz/2011/12/23/201112230078_zoom.jpgPar Sonia Mitralia, pour le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde

Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international, a été prononcé devant la Commission Sociale de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’est tenue le 24 janvier 2012 à Strasbourg sur le thème : « Les mesures d’austérité - un danger pour la démocratie et les droits sociaux".

 

Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.

Tout d’abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d’austérité plus que draconienne) s’avéraient efficaces à 100%, ce qui est d’ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c’est-à-dire au taux qui était le sien … en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé ! En somme, ce qu’ils nous disent maintenant cyniquement, c’est qu’ils ont détruit toute une société européenne… absolument pour rien !

Mais, comme si tout cela ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs – mais aussi pratiquement à tout le monde - exactement les mêmes politiques qu’eux-mêmes admettent qu’elles ont échoué. C’est ainsi qu’on est désormais en Grèce au septième « Mémorandum » d’austérité et de destruction de services publics, après que les six premiers ont fait preuve d’une totale inefficacité ! On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l’application de ces mêmes plans d’austérité draconienne qui aboutissent partout au même résultat, c’est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.

En réalité, des expressions telles que « austérité draconienne » sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce. Les salaires et les retraites sont amputés de 50% ou même, dans certains cas, de 70%. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l’école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines des milliers des SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20% de la population et 45% des jeunes (49,5% pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d’hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40%, qu’il faut payer très cher même pour accoucher, qu’il n’y a plus dans les hôpitaux publics des pansements ou des médicaments de base comme des aspirines. L’Etat grec n’est toujours pas capable, en janvier 2012 !, de fournir aux élèves les livres de l’année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants des maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l’Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments. Le nombre de tentatives de suicide s’accroît à une vitesse hallucinante, comme d’ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l’Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n’étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d’austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d’assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l’oppression patriarcale qui sert d’alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.

On pourrait continuer presque à l’infini cette description de la déchéance de la population grecque. Mais, même en se limitant à ce qu’on vient de dire, on constate qu’on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l’état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de ses citoyens et non pas au remboursement de ses dettes.

Comme le souligne la Commission du droit international de l’ONU à propos de l’état de nécessité : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État, de la même façon que pour un individu. »

Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n’est pas la leur pour plusieurs raisons.

Primo, parce que l’ONU et les conventions internationales -signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers- intiment à l’Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction.

Secundo, parce que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tout les attributs d’une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser. C’est d’ailleurs pourquoi il faudrait tout faire non pas pour empêcher (comme l’Etat grec le fait maintenant) mais plutôt pour faciliter la tache de la Campagne grecque pour l’audit citoyen de cette dette afin d’identifier sa part illégitime.

Notre conclusion est catégorique : la tragédie grecque n’est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l’annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C’est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix…

 

Photo : La Dépêche du Midi

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 15:50

 

 

http://cvuh.free.fr/IMG/arton119.jpg

 

 

http://www.camer.be/UserFiles/Image/Colonisation_Afrique1002013.jpg

 

 

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/avril/9/congo19051622.jpg

 

http://www.anticolonial.net/IMG/arton90.jpg

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:40

À mon corps défendant – c'est le cas de le dire –, je connais fort bien le CHU de Poitiers. J'y ai subi deux lourdes opérations et j'y ai passé cinq semaines de mon existence. Je peux dire que globalement, le personnel de cet hôpital est remarquable et très consciencieux. Notons bien l'expression "À titre pédagogique". C'est de l'autoritarisme mou. C'est de l'infantilisation. C'est assez répugnant.

La neige n'excuse pas les absences au CHU de Poitiers

Les salariés qui n’ont pas pris leur service, lundi, ne seront pas payés. “ A titre pédagogique ”, explique la direction. Colère des syndicats.

De nombreux agents n'ont pas pris leur service à cause des intempéries.De nombreux agents n'ont pas pris leur service à cause des intempéries.

La décision de la direction a jeté un froid, mercredi, au centre hospitalier universitaire de Poitiers. Par la voix des cadres dans les différents services, les salariés ont appris que les absences de la journée de lundi seraient considérées comme injustifiées malgré l'enneigement exceptionnel du réseau routier du département.

« Notre directeur général a peut-être les textes pour lui mais il fait de l'abus de pouvoir », s'indigne Évelyne Tagault, la secrétaire générale de FO Santé. « Habituellement, dans ces conditions, la direction décompte une RTT, un jour de congés annuels ou une récupération d'heures supplémentaires… Tout le monde a des jours en retard à prendre à l'hôpital ! » Ses collègues de la CGT font d'ailleurs remarquer que le centre hospitalier de Poitiers est le seul de la région à « sanctionner » ainsi les personnels absents.

Retenue sur salaire

« Il est normal que les personnes qui ne sont pas venues travailler aient une retenue sur salaire si la neige est le seul motif invoqué », explique Séverine Masson, la directrice des relations humaines du CHU. « Cet événement météorologique était prévu, tout le monde avait eu le temps de s'organiser en conséquence dimanche pour être présent à son poste lundi même avec deux, trois ou quatre heures de retard. » La direction précise que cette décision a été prise « à titre pédagogique ». « Si cela devait se reproduire en 2012, que les salariés sachent que cela n'est pas tolérable. Les agents hospitaliers ont une activité dans laquelle il ne peut pas y avoir de rupture de service », insiste la DRH en assurant néanmoins que les absences de lundi n'ont pas empêché le bon fonctionnement de l'établissement : « Aucune intervention programmée pour un patient n'a dû être annulée mais certains agents ont été obligés de prolonger leur service. » Alors qu'un « recensement exhaustif des agents absents » est en cours, la représentante de Force ouvrière regrette que les dirigeants n'aient pas été sensibles aux « routes impraticables, véhicules endommagés, transports scolaires interrompus et gardes d'enfants ». La direction du CHU qui emploie 6.000 personnes répond être avant tout « attachée à garantir l'accueil, la prise en charge et le traitement des patients ».

Baptiste Bize (La Nouvelle République)
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:30

Par Romain Lamel pour Le Grand Soir


http://24heuresactu.com/wp-content/uploads/2011/09/francois-hollande.jpg

Le candidat socialiste prétend que son adversaire est « le monde de la finance ». Un regard attentif sur le parcours de ses plus proches conseillers et sur le contenu de ses 60 propositions démontre que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le favori des sondages s’inscrit dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens.


Dimanche 22 janvier, dans son premier grand discours de campagne, au Bourget, François Hollande a déclaré : « Dans cette bataille qui s’engage, mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire c’est le monde de la finance. ». Il a accusé cet ennemi d’avoir « pris le contrôle de l’économie ». En tant que militants révolutionnaires nous pourrions nous prendre au jeu et nous réjouir d’une telle prise de conscience de la part du candidat du premier parti d’opposition en ces temps incertains de crise économique. Il réveille toutefois des souvenirs douloureux chez les camarades un peu plus âgés : difficile d’oublier les diatribes de François Mitterrand contre « les forces de l’argent » qu’il entendait « défier le regard clair », contre « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ». Au regard des trahisons passées, le nouveau candidat socialiste présente-t-il plus de garanties que son prédécesseur ?

Les amitiés douteuses de Hollande

Une analyse simple du parcours des membres de l’équipe de campagne du président de la région Corrèze laisse présager le pire. Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat socialiste, est vice-président du Cercle de l’Industrie, un lobby patronal français auprès des institutions européennes qui a coutume d’avoir un vice-président de « gauche » mais aussi, pour faire bonne figure… un vice-président de droite. Parmi les conseillers économiques proches du candidat on peut remarquer des personnalités comme Elie Cohen, administrateur des firmes EDF, Energies Nouvelles, Steria et Pages Jaunes ; Jean-Hervé Lorenzi, administrateur de BNP Paribas Assurances et de la Compagnie financière Edmond de Rothschild ; Jean-Paul Fitoussi, administrateur du trust financier italien Intesa Sanpaolo, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding ; Emmanuel Macron, actuel associé-gérant de Rothschild & Cie Banque ou encore Stéphane Boujnah, patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander. Depuis des décennies, depuis sa scolarité à HEC et Sciences Po, François Hollande fréquente les plus hauts dirigeants économiques tels que Henri de Castries, actuel PDG d’Axa ; Jean-Marc Janaillac, directeur général développement du groupe RATP ou encore André Martinez, responsable mondial hôtellerie de Morgan Stanley Real Estate. Les diatribes anti-finances du favori des sondages semblent étranges pour un candidat doté d’un tel entourage.

Rapide retour sur les 60 propositions : sympa avec les patrons…

Si l’on se penche sur les 60 propositions, celles-ci révèlent que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le programme économique du candidat socialiste s’inscrit davantage dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens qu’en rupture avec « le monde de la finance ». Les aides aux entreprises, sous forme d’exonérations d’impôts ou de subventions directes, fil rouge de la politique de tous les gouvernements, de gauche comme de droite, depuis trente ans, se poursuivraient en cas d’élection de François Hollande à l’Elysée. L’objectif déclaré est de favoriser l’emploi en offrant des cadeaux toujours plus importants aux entreprises. Inutile de constater que la courbe ascendante du chômage et de la précarité depuis trois décennies prouve la pertinence de telles initiatives…


En implorant le patronat de maintenir les emplois, les différents gouvernements grèvent le budget de l’Etat sans parvenir à leur objectif déclaré initial mais en revanche renfloue ses caisses de largesses publiques en tout genre. Ainsi, au nom de son « contrat de génération », le favori des sondages souhaite offrir 2,3 milliards d’euros aux entreprises par le biais d’exonérations d’impôts en échange d’un CDI pour un jeune et du maintien de l’emploi pour un senior. Pour « aider l’industrie et la relocalisation de la production » le candidat socialiste propose un nouveau cadeau de 2,5 milliards d’euros. Les entreprises de moins de 5 000 salariés (nous sommes loin de l’image de la-petite-entreprise-dont-le-patron-travaille-beaucoup-et-n’arrive-pas-à-payer-ses-charges-à-la-fin-du-mois) recevraient quant à elles 2,3 milliards d’euros par le biais d’une réforme du taux d’imposition sur les sociétés. Un dernier petit cadeau supplémentaire sera réservé aux seules PME par le biais d’un crédit impôt recherche de 200 millions d’euros. Au total, ces trois mesures rapporteraient aux entreprises 7,3 milliards d’euros ; un total bien supérieur au milliard d’euros supposé de la fameuse taxe Tobin autour de laquelle médias et hommes politiques s’agitent depuis plusieurs semaines.

… plus vache avec le service public

Si François Hollande s’avère généreux envers le secteur privé, les services publics n’auront pas droit aux mêmes égards. La création de 60 000 postes dans l’Education Nationale, un temps envisagée, puis conditionnée à la courbe de la croissance refait maintenant surface, mais à condition que « le nombre de fonctionnaires n’augmentera pas » durant son mandat. Ainsi l’argent que donnera le gouvernement de la main gauche à l’Education Nationale sera repris de la main droite aux hôpitaux, aux transports et aux services sociaux. 2,1 milliards devront être économisés par des réductions de postes dans des services publics déjà mis à genoux par la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux de Nicolas Sarkozy.


Si on ajoute à cela l’affirmation du maintien du service minimum contre les travailleurs des transports publics, l’absence totale de proposition de revalorisation du SMIC, des bas salaires et des pensions, on en conclut assez clairement que ce n’est pas « le monde de la finance » mais « le monde du travail », le véritable adversaire de François Hollande. L’inverse est de mise également… François Hollande est un des adversaires du monde du travail. Le changement, c’est maintenant, à condition que nous nous organisions toutes et tous contre les politiques d’austérité du prochain gouvernement, qu’il s’assume de droite ou qu’il se prétende de gauche.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 15:22

Un hôpital grec sous contrôle populaire

 

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier. Voir le site: libcom.org

 

Hôpital de Kilkis © libcom.org

Hôpital de Kilkis © libcom.org

 

L'hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle populaire. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l'ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l'accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l'assemblée générale ».

 

Grèce

 

Les travailleurs de l'hôpital ont déclaré que « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

 

A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d'austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

 

La déclaration suivante a été diffusée par les travailleurs :

1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.

3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

4. La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

5. Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.

6. Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

     (a) la survie de notre hôpital

     (b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

    (c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne

    (d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

7. Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

8. Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu'à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous!

 

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

 

Nous appelons:

 a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

 b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,

 c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

 d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier. ■

 

Cet articles paru dans Libcom.org. Une autre action d'auto-organisation des travailleurs est en cours de préparation au journal Eleftherotypia qui emploie 800 personnes (Inprecor).

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:30

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/DAC%20Pierre%20-%20Les%20Francais%20....jpgLe couple Merkozy a donc accordé un entretien de conserve à France 2 et à la chaîne nationale allemande ZDF (deuxième chaîne de télévision publique du pays).

 

 

Yann Barthès et son Petit Journal, qui ne pratiquent pas forcément la manipulation des faits, nous ont proposé le 7 janvier une analyse de cet entretien – trop rapide à mon goût, mais c’est la loi du genre dans la chaîne du zapping.

 

La diffusion en différé de cet entretien permit plusieurs manipulations et nous laissa clairement apprécier la très haute considération dans laquelle nous tiennent les Allemands. Cela commença par la manière dont le journaliste allemand présenta à ses téléspectateurs notre présentateur mondialement connu outre-Rhin : « David Pujala ». C’est dire qu’il ne prit même pas la peine de lui demander simplement son nom. Ensuite, la chancelière et le kleiner Mann saluèrent les téléspectateurs. Angela le fit dans sa langue, pour les Français comme pour les Allemands. En bon admirateur de modèle étranger, le kleiner Mann salua en allemand les téléspectateurs de ZDF. On sait qu’en anglais, il est sublime. En allemand, il est indépassable. Pour dire Guten Tag, il ânonna un pénible Gouteune Tarte. À noter que l’entretien étant diffusé dans la soirée, il aurait dû saluer par Guten Abend. Seulement quatre syllabes étrangères, avec deux accents toniques (accents comment ?) au début des mots, cela dépassait ses compétences.

 

Par la vertu du montage, nous eûmes clairement deux entretiens différents. Dans celui de France 2, le kleiner Mann occupa l’espace sonore et visuel deux fois et demi plus longtemps que la chancelière. Dans celui de ZDF, la chancelière eut 30% de présence en plus que son collègue français. L’entretien “ français ” mit tout particulièrement l’accent sur les vertus des performances et du modèle allemand, le kleiner Mann passant pour le gouverneur, le Landeshauptmann, d’une province allemande. L’entretien “ allemand ” centra les problèmes sur l’euro et l’économie (l’émission s’intitulait pour les Allemands : « Que va-t-il advenir de l’euro ? »).

 

Et puis Pujala ne put s’empêcher de faire son numéro. Voulant faire oublier aux téléspectateurs français qu’il n’est qu’un petit toutou qui frétille de la queue devant son bon maître, il se permit de le relancer vigoureusement en le montrant du doigt et en lui coupant la parole : « Mais pour vous, ce soutien politique d’Angela Merkel… »). Cette interruption de Pujala fut enregistrée après l’entretien : dans la version allemande, il n’apostrophe pas le kleiner Mann. Le petit homme de France 2 est bien aussi grotesque que pitoyable.

 

Heureusement, ce grand moment d’histoire, annoncé de manière grandiloquente par la chaîne française, fit moins d’audience que l’entretien sur TF1 de la candidate à l'élection présidentielle Corinne Lepage qui plafonne actuellement à moins de 1% dans les sondages.

 

PS : Hier soir, Pujala interrogeait Hollande sur les propos de son camarade martiniquais Lechtimy à propos des dérives langagières de Guéant. Je peux vous dire qu'il était beaucoup moins obséquieux qu'avec le kleiner Mann. Si Hollande est élu président, va falloir que Pujala s'entraîne.

 

PPS : Comme j'aime la langue française quand elle est belle, je vous propose dans son intégralité l'intervention du député :


« Nous savions que pour M. Guéant la distance entre immigration et invasion est totalement inexistante et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique. Ca n’est pas un dérapage, c’est une constante parfaitement volontaire. En clair, c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade. M. Guéant vous déclarez du fond de votre abîme, sans remord ni regret, que toutes les civilisations ne se valent pas. Que certaines seraient plus avancées voire supérieures. » 

« Non M. Guéant, ce n’est pas « du bon sens », c’est simplement une injure qui est faite à l’Homme.

 

C’est une négation de la richesse des aventures humaines.

 

C’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations.

 

Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat. Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science du progrès ou de l’intelligence.

 

Montaigne disait « chaque homme porte la forme entière d’une humaine condition ». J’y souscris. Mais vous, monsieur Guéant, vous privilégiez l’ombre. »

 

« Vous nous ramenez, jour après jour, à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. Le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? »

 

« Il existe, M. le premier ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque, que vous tentez de récupérer sur les terres du FN [À ce moment-là, François Fillon se lève et part, suivi du gouvernement]. C’est un jeu dangereux et démagogique qui est inacceptable. Il existe une autre [France], celle de Montaigne, de Condorcet, de Voltaire, de Césaire ou d’autres encore. Une France qui nous invite à la reconnaissance, que chaque homme… » [M. Letchimy est alors coupé par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer].

 


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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 06:23

http://b.imdoc.fr/1/animaux/masse/photo/3134382313/5530579778/masse-recense-chiens-dangereux-img.jpg

Toujours aussi lumineux, le Bernard !


Il fut un temps où les gouvernements gouvernaient, y compris en matière économique et financière. Ils prenaient des décisions en puisant dans une panoplie de politiques dont les conséquences étaient généralement prévisibles. C’est le sens de la maxime dont on attchienribue la paternité à Emile de Girardin, journaliste français du XIXème siècle : « Gouverner c’est prévoir ». Qui pourrait dire aujourd’hui que cette affirmation a encore la moindre validité ? La crise de la dette publique qui affecte l’Europe en offre en tout cas un contre-exemple caricatural.


Les principaux dirigeants de la zone euro – Angela Merkel, Mario Monti, Nicolas Sarkozy, et accessoirement Mariano Rajoy – consacrent une partie croissante de leur temps à se rencontrer ou à se téléphoner pour tenter d’aboutir à des positions communes. Quand ils y parviennent, cette position est rapidement invalidée par la réalité. Tout simplement parce qu’ils n’ont plus aucune prise sur des mécanismes mis en place par les traités européens qu’ils ont eux-mêmes votés. Pour financer la dette publique – dont il faut en permanence rappeler que l’accroissement est largement imputable aux cadeaux fiscaux consentis aux catégories privilégiées et au sauvetage des banques privées -, ils ne peuvent faire appel à la Banque centrale européenne (BCE). Contrairement à la Réserve fédérale et à la Banque d’Angleterre, qui jouent le rôle de prêteurs en dernier ressort, la BCE ne peut avancer des liquidités aux Etats. Elle a seulement le droit de le faire aux banques privées. C’est absurde ? Certainement, mais alors il ne fallait pas voter le traité de Maastricht et celui de Lisbonne !


Reste donc, comme seule possibilité, le recours aux marchés financiers, à des taux prohibitifs pour les Etats les plus vulnérables (28 % pour les bons grecs à 10 ans !). Conséquence : la spirale infernale plans de rigueur/récession/ diminution des rentrées fiscales/ augmentation de la dette/ nouveaux plans de rigueur, etc. Et qui détermine les taux d’intérêt exigés par les investisseurs ? Le jugement des agences de notation, chiens de garde des marchés, par les « notes » qu’elles donnent aux Etats. D’où les efforts désespérés des gouvernements pour donner des gages à Standard & Poor’s (S&P), à Moody’s ou à Fitch Ratings. Nicolas Sarkozy a poussé le ridicule, sinon l’indécence, jusqu’à qualifier de « trésor national » non pas la démocratie ou le respect de la volonté populaire, mais la note AAA de la France !


Il arrive que les chiens de garde mordent la main qui les caresse dans le sens du poil. C’est ce que S&P vient de faire en dégradant d’un cran la note de la France, et de deux crans celles de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal. En ce qui concerne la France, ce camouflet s’accompagne d’un cours d’économie à l’usage des nuls : « Un processus de réforme fondé sur le seul versant de l’austérité budgétaire risque de se vouer lui-même à l’échec, la demande intérieure chutant parallèlement aux inquiétudes croissantes des consommateurs sur la sécurité de l’emploi et de leurs revenus, minant les recettes fiscales des pays ». En d’autres termes, une récession est bien plus dangereuse que l’augmentation des déficits. S&P condamne ainsi – comble de l’humiliation - les plans de rigueur qui avaient pourtant été mis en place à seule fin de lui complaire !


Impuissants face à la BCE, prisonniers des contraintes de la survie de la zone euro, et rabroués par des marchés financiers auxquels ils avaient confié leur salut, les gouvernements font penser à des mouches qui se heurtent aux parois d’un bocal dans lequel elles se sont elles-mêmes enfermées. Mais qui osera faire sauter le bouchon de ce bocal ?

 

http://www.medelu.org/La-morsure-du-chien-de-garde


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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:00

http://www.pageblanche-leblogdesseniors.com/wp-content/uploads/2011/05/Humour-sondages.jpgLu sur le Blog de Jean-Luc Mélenchon (la vice-présidente de l'Ifop n'est autre que Laurence Parisot, présidente du Medef) :


Que s’est-il passé dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 janvier ? Selon l’IFOP, la structure de l’électorat du Front de Gauche a en effet complètement changé en l’espace d’une journée. Cet institut publie un sondage sur les intentions de vote tous les soirs à 18h. Le 30 janvier, l’IFOP annonce 8% d’intention de vote pour le Front de Gauche et le lendemain 7,5%. Mais ce qui est intéressant, c’est de regarder le détail de ces intentions de vote. Le 30 janvier, l’IFOP annonce que 2% des moins de 35 ans voteraient pour le Front de Gauche. Le lendemain, ils seraient le double, 4%. Les « inactifs hors retraités » – selon la dénomination de l’IFOP – étaient 3% à voter pour le Front de Gauche le lundi, puis 7% le lendemain. Le Front de Gauche réalisait un score honorable dans l’agglomération parisienne avec 9% le lundi, mais le lendemain les parisiens n’étaient plus que 5% à voter pour le Front de Gauche. L’IFOP a poussé le vice jusqu’à nous annoncer mardi que seulement 1% des ouvriers voteraient pour le Front de Gauche…


L’IFOP annonçait pourtant une semaine auparavant, le mardi 24, que 13% des ouvriers voteraient pour le Front de Gauche. Heureusement, selon l’IFOP, la classe ouvrière change rapidement d’avis et le Front de Gauche réalisait de nouveau un bon score à la fin de semaine avec 12%, le vendredi 3 février. Si l’on en croit l’IFOP, le score total du Front de Gauche ne varierait quasiment pas, quant bien mêmes les intentions de votes d’une des catégories sociales les plus nombreuses du pays baisseraient ou augmenteraient de plus de 10 points. Comme l’a fait remarquer le Canard enchainé, IFOP est aussi l’anagramme de «OPIF».

 

Cela explique bien des choses.

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