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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 05:20

Un ami, ancien cadre de La Poste, me fait parvenir le témoignage suivant :

 

 

 

Je suis parti en 2003, avant que ne sévisse Didier Lombard. J'en ai un soulagement rétrospectif. J'étais ce qu'on appelle un “ cadre supérieur ” (certes peu payé). Mais j'aurais passé des moment difficiles car j'ai fait toute ma carrière à XXX et toute ma carrière dans le même service (pas des plus prestigieux, puisqu'il s'agissait de la logistique) et même toute ma carrière dans le même bâtiment !

 

 

Or, ne pas bouger, pour un cadre, c'était une tare rédhibitoire. Et on te le faisait bien comprendre. Tant et si bien qu'un jour une collègue a demandé : “ Si vous m'incitez à partir, vous consentez aussi à me payer mon divorce ? ” Parce que les séparations physiques, pour causes de promotion étaient parfois fatales aux couples...

 

 

 

 

Je m'étonne aussi que Lombard ne se soit pas reçu un pain sur la gueule. Dire que le suicide était une mode était une insulte aux morts, une provocation. Un ami de CHSCT (qui milite avec moi à Attac) a été le premier à dépendre un collègue qui s'était pendu dans le central téléphonique d'A. Quand tu écoutes les déclaration du PDG, il te vient des envies de meurtre. Mais ce même collègue m'a fait remarquer que Lombard n'était qu'à demi-coupable. Car qui lui a donné les ordres de “ nettoyer ” France Télécom ? Qui, sinon les politiques au pouvoir – et qui obéissaient aux ordres des banques, de l'Europe – qui, sinon Sarkozy et Fillon ?

 

Souvenir de Didier Lombard
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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 05:26

 

 

Le député européen du MoDem Robert Rochefort, interpellé fin août pour s'être masturbé dans un magasin de bricolage des Yvelines, a reconnu les faits et accepté la peine que lui proposait la justice. Il s'est réjoui d'une décision qui « fait du bien » (sic).

 

Robert Rochefort évitera un procès public. L’eurodéputé a fait le choix « (d’accepter) la peine proposée » par le parquet de Versailles dans l’affaire d’exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage de Vélizy-Villacoublay. La nature de cette peine pourrait prendre la forme d’une amende. La procédure le visant a donc « été classée sans suite », précise le parquet. Cette option est prévue par la loi et s’applique lorsque la personne a reconnu des faits. Elle lui permet d’éviter un procès public.

 

L’eurodéputé de 61 ans avait été interpellé à la fin du mois d’août après avoir été surpris dans un magasin de bricolage en train de se masturber à proximité d’enfants. Il avait reconnu les faits en garde à vue en expliquant avoir « besoin de se masturber » quand il « était en situation de stress ».

 

François Bayrou l’avait écarté du MoDem après la révélation de l’affaire. Il occupait le poste de vice-président du parti.

 

 


 

La vie sous le banquier éborgneur (10)

 

Les facteurs de Cherbourg (Manche) sont en colère ! Suite à une réorganisation, la distribution des colis ne sera plus assurée par les facteurs, mais par des sous-traitants. Les syndicats comprennent d’autant moins cette décision que le courrier a tendance à diminuer et celui de paquets à augmenter. La Poste préfère prendre des sous-traitants alors qu’il faudrait recruter des personnels statutaires. C’est tout un pan de l’activité postale qui disparait.

 

 

Le 12 mars dernier, Mediapart révélait que plusieurs « obligations de quitter le territoire français » (OQTF) avaient été délivrées, les mois précédents, à des personnes séropositives brésiliennes, souvent transgenres. Parmi elles, certaines vivaient en France depuis plusieurs années en bénéficiant d’un « titre de séjour pour raisons de santé ».

 

Depuis 1998, il existe en France un dispositif garantissant l’accueil et la régularisation de personnes étrangères gravement malades et ne pouvant pas recevoir les soins adéquats dans leur pays d’origine. Chaque année, ce sont environ 30 000 personnes qui obtiennent cette « Carte de séjour vie privée et familiale pour soins ».

 

 

 

Les 82 wagons qui amenaient fruits et légumes de Perpignan à Rungis vont être supprimés et remplacés par des camions. 20 000 par an. Un autre exemple de la politique “ écologiste ” du banquier éborgneur.

 

 

 

Ils avaient...

25ans (interne, suicide)

44ans (vendeur en boulangerie)

52ans (Jérôme Amis, ouvrier)

54ans (ouvrier du BTP)

59ans (Hervé Tarride, agriculteur)

.?. ans (Miguel Silva, cheminot, suicide)

 

..et sont décédés cette semaine dans un accident du travail.

 

La vie sous le banquier éborgneur (10)
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 05:30

Je reprend ici un entretien, publié par le site Ballast, avec la fille de Zineb Redouane,  tuée par les “ forces de l'ordre ”.

 

Yeux crevés, mains arrachées, journalistes matraqués : c’est le bilan, en à peine deux ans, d’un président élu pour « faire barrage à l’extrême droite ». Et quand le pouvoir ne cogne pas, il ment. Il ment par la voix de son ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Lorsqu’un auditeur l’interpelle un jour de mars 2019, sur France Inter, et lui demande ce qu’il en est de Zineb Redouane — morte à Marseille le 1er décembre 2018 des suites d’un tir de grenade lacrymogène en plein visage —, le ministre répond : « Je ne voudrais pas qu’on laisse penser que les forces de l’ordre ont tué Zineb Redouane, parce que c’est faux. Elle est morte d’un choc opératoire après […] avoir, semble-t-il, reçu une bombe lacrymogène qui avait été envoyée, qui arrivait sur son balcon. » Puis il conclut : « Il faut arrêter de parler des violences policières. » À Marseille, nous rencontrons sa fille, Milfet Redouane. Avec d’autres, elle se bat pour que toute la lumière soit faite sur le décès de sa mère, qui fermait les volets de sa fenêtre pour se préserver des gaz que la police répandait sur les habitants, rejoints par des gilets jaunes et des syndicalistes, révoltés par la mort de huit personnes dans l’écroulement de deux immeubles de la rue d’Aubagne.

Comment fut tuée Zineb Redouane

 

Vous étiez au téléphone avec votre mère lorsqu’elle a reçu la grenade en plein visage…

 

J’ai assisté en direct à tout ça. On se parlait, on riait ensemble au téléphone ; elle m’a dit : « Attends, je vais fermer les fenêtres, il y a trop de gaz. » En tendant sa main vers la fenêtre, elle a croisé le regard de deux policiers armés — ça, elle me l’a raconté après. Et un d’eux a tiré vers elle. Le tir l’a atteint en plein visage, la grenade a explosé, ça l’a défigurée et fait saigner abondamment. Par voie de conséquence, ça a causé sa mort. Elle a vu le policier partir avec son collègue. Moi, j’étais au téléphone sans pouvoir rien faire, sans pouvoir lui porter secours. J’ai entendu ses cris… Heureusement, son amie Imen a pu l’aider par téléphone en appelant les pompiers, et la voisine est montée. Les pompiers ne sont pas intervenus tout de suite à cause de la manifestation — il a fallu les rappeler plusieurs fois pour leur dire que ma mère perdait du sang, que c’était urgent, qu’ils devaient venir à pied. Ils sont arrivés plus d’une heure après. Imen a attendu à l’hôpital de la Timone jusque 22 heures, avant qu’on lui permette de la voir, des points de suture à la mâchoire, tuméfiée de partout.

 

Elle parlait encore ?

 

Oui. Sans la voir de face, il n’était pas possible, d’après Imen, de s’imaginer la violence reçue : elle avait le visage déformé, je l’ai vu en photo. Les infirmières ont expliqué à Imen qu’ils étaient en attente d’un verdict du chirurgien pour une opération. À 4 heures du matin, elle a été transférée à l’hôpital de la Conception pour se faire opérer. Jusqu’au lendemain midi, elle était consciente. Imen a parlé avec le chirurgien, qui lui a expliqué la nécessité de l’opération : il y avait des risques d’étouffement, un déplacement de son maxillaire : son palais était en train de descendre. Elle est entrée au bloc à 14 heures. C’est Imen qui m’a appris son décès. Je n’ai pas pu le croire, jusqu’à ce que je la voie mise en cercueil… Ta tête n’accepte pas. Elle était consciente jusqu’à la dernière minute ! Et en colère contre les policiers. Elle se demandait quoi faire ! À son amie, elle a dit être capable de reconnaître le visage du tireur. Ma mère avait une très bonne vue. À 80 ans, elle ne portait pas de lunettes. Je suis arrivée en France en février [2019] : je veux vraiment savoir la vérité, mettre la lumière sur le décès de ma mère. Je n’ai rien contre personne, mais je crois que c’est un droit de savoir la vérité. Son décès m’a choqué, je n’arrive toujours pas à réaliser. La manière dont elle est décédée, tout le silence qui règne autour de cette histoire, ce n’est pas normal. Ce silence est complice à mes yeux.

 

 

Comment était-elle, votre mère ?

 

Elle ne passait pas inaperçue, tout le monde l’aimait. Elle était très généreuse, et présente pour son entourage, ses voisins. En venant à Marseille, j’ai découvert beaucoup de choses que je ne savais pas sur elle, sur ses liens, ses amitiés ici. Je ne réalisais pas qu’ici aussi, en France, elle était respectée. Ma mère était une personne très aimée, cultivée. Elle parlait volontiers de politique, de religion, de société. Elle aimait même le foot ! C’était une bonne vivante, elle aimait beaucoup rire. On avait programmé beaucoup de choses pour cette année. La façon dont elle est partie est anormale. Elle avait longtemps travaillé ici, avec mon père ; ils étaient arrivés dans les années 1980, ils avaient travaillé dans des hôtels, des librairies. Quand mon père est mort à Marseille, ma mère a géré l’Hôtel Européen plusieurs années après. Puis elle a tout vendu, et loué un appartement. Elle avait un statut de résidente en France et faisait des aller-retours entre la France et l’Algérie, pour des soins. Ça faisait cinq ans qu’elle habitait cette adresse. Elle était revenue en France en septembre 2018 pour des rendez-vous, et devait rentrer à Alger le 7 décembre : elle a dû rester à cause d’un souci d’électricité à gérer dans sa maison.

 

Comment êtes vous entrée en contact avec le Collectif du 5 novembre, qui lutte aux côtés des habitants délogés ?

 

Quand j’ai créé la page de soutien, Flora Carpentier — de Révolution Permanente — m’a contactée dès le premier jour. Ils ont été les premiers à parler du sujet sur leur page. Elle m’a beaucoup aidée et m’a présentée à des personnes du collectif à Marseille, qui nous soutiennent aujourd’hui inconditionnellement dans ce combat. Nous avons aussi eu beaucoup de soutien de gilets jaunes et de personnes mutilées pendant les manifestations. J’étais très émue à la Bourse du Travail de Paris.

 

Un « combat », c’est désormais le mot…

 

Je commence à réaliser que ça va être un long chemin, pas facile. Il va falloir avoir du courage et de la force. Elle me manque : j’essaie de tenir, mais parfois je flanche.

 

Qu’espérez-vous, vous et ceux qui vous épaulent ?

 

 

Nous voulons la reconnaissance du crime qui a eu lieu. Il est indigne de parler de la « santé fragile » de ma mère. Bavure ou tir volontaire : ce doit être reconnu. Ma mère a croisé le regard de celui qui a tiré, je le redis. Je ne vais pas la démentir. Elle n’avait aucun intérêt à mentir.

 

Santé ou non, ce n’est pas la question : la police doit être la seule à assumer sa mort.

 

C’est en effet une affaire de responsabilité à assumer. Il faut des démentis, de la lumière sur tout ça. On n’a reçu aucune excuse de personne. Aucunes condoléances pour une citoyenne de nationalité algérienne résidente à Marseille, qui a travaillé presque 40 ans ici en payant ses impôts… Si un citoyen français était touché de la même façon, et mort en Algérie dans le cadre d’une manifestation, il y aurait des réactions ! L’Europe exigerait des excuses, comme le Maroc a dû le faire dans le cadre de la mort de deux jeunes Européennes sur son sol ! Ma mère était quelqu’un, elle avait une place dans la société. Comment fermer les yeux ? Elle n’était pas dans la manifestation mais chez elle. Personne n’a cherché à savoir ce qui était arrivé à cette dame. Mais les condoléances, nous les avons reçues de milliers de Français, de toutes les régions du pays : des messages, des témoignages.

 

La mort de votre mère s’inscrit, en plus, en pleine répression du mouvement des gilets jaunes. On ne compte plus les blessés, les éborgnés, les mutilés…

 

En Algérie, les répressions policières existent depuis des années, mais c’est peut-être la première fois que ça se passe ainsi, en France… Il n’y a aucune sagesse, aucune dignité dans les déclarations qui sortent de la bouche des responsables. Ils n’ont aucune empathie, aucune honte. Ils continuent de dire que la police ne touche personne. Quand j’entends ça, j’ai envie de monter sur la tour Eiffel et de lui dire : Castaner, ma mère est morte à cause de vos armes ! Vous faites semblant !


 

 

Comment fut tuée Zineb Redouane

 

Vous avez fait le choix de changer d’avocat. Quelle tournure prend l’enquête, avec Yacine Bouzrou à vos côtés ?

 

On a commencé par démentir les premières déclarations du procureur, affirmant que la mort de ma mère n’avait aucun lien avec le tir reçu au visage. L’avocate précédente n’avait rien fait : aucune plainte n’avait été déposée, aucune enquête engagée. Je l’ai su par le juge. Le corps de ma mère autopsié a été laissé pendant 22 jours à la morgue, sans aucun motif, sans formuler de demande de rapatriement. Si je n’avais pas fait une demande par lettre, elle y serait encore. L’autopsie avait été faite. C’est une négligence de notre ancienne avocate. J’ai bon espoir en ce changement d’avocat. Je voudrais que l’histoire de ma mère permette de faire avancer l’interdiction de l’usage de ces armes. Quand on se renseigne, on voit que ce sont des armes vraiment dangereuses. Les utiliser sur des personnes qui manifestent sans rien dans leurs mains… D’autres habitants ont vu les policiers tirer sur les façades, alors que le tir doit normalement former une cloche, ne pas viser les habitations ! Ils n’ont pas le droit de tirer vers les façades et les fenêtres. Ce n’était pas un hasard.

 

Une dernière chose à dire ?

 

L’histoire de ma mère n’est pas compliquée, elle est même très claire. Celui qui veut vraiment le voir a juste à ouvrir les yeux. On va essayer de les ouvrir à ceux qui les ferment.

 

 

Photographie de vignette : Les Squales

Photographie de bannière : NnoMan

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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 05:39

 

 

En ce 27 avril, la manifestation à Lyon ne fut pas franchement massive. En revanche, la manif des flics, elle, fut grandiose. Lorsque l’on déploie des centaines de CRS et gendarmes mobiles, armés jusqu’aux dents, face à quelques centaines de manifestants qui marchent là où ils peuvent parce que quantités de rues sont bloquées, on voit bien de quel côté se situe la provocation.

 

En particulier, les flics ont barré le pont qui mène au tunnel de Fourvière. Ce qui a forcément créé un immense embouteillage au nord et dans le tunnel, dans la direction Paris-Lyon.

 

Je m’installe quelques minutes à côté des CRS qui bloquent le pont. Je sens bien qu’eux- mêmes ne savent pas très bien quel est le sens de leur mission en cet après-midi, sous un ciel vraiment bas. Un couple d’Allemands, disons de mon âge, qui est descendu d’un des bateaux qui offrent des croisières de luxe sur le Rhône, me demande s’il y a des terroristes parmi les manifestants. Je ramasse le peu d’allemand qui me reste et leur balance :

 

« Der zweite Weltkrieg ist beendet » (la Seconde Guerre mondiale est terminée).

 

Des terroristes à Lyon ?
Des terroristes à Lyon ?
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 05:32

 

Supposez que vous assistiez à la finale de la Coupe de France de football au Parc des Princes. Imaginez qu’une demi-heure avant le coup d’envoi de la partie, puis pendant tout le match – mi-temps comprise – vous receviez dans les oreilles, tantôt les commentaires débiles d’un didgi (comme on dit) payé pour cela par la FFF, tantôt une musique assourdissante avec des basses à vous décrocher l’estomac, tantôt – le fin du fin – les deux à la fois.

 

C’est ce que j’ai enduré, plusieurs jours durant, dans la fort belle piscine olympique de Rennes, à l’occasion des championnats de France élite de natation.

 

Á ma connaissance, ce sport est le seul à éprouver une sainte trouille du silence. Un tel pandémonium sonore serait inconcevable à Roland-Garros, dans une salle de gymnastique ou de judo, lors d’un match de volley-ball, lors d’une épreuve de tir à la carabine, dans des régates.

 

Dans le monde de la natation, faut qu’ça gueule. Faut qu’un didgi balance dans le public des cadeaux à deux balles en criant « Faites du bruit », truc sonore (pardon : “ gimmick ”) qu’il a piqué à Nagui.

 

Mais, cette fois, nous eûmes droit à la totale. Normalement, la musique de boîte de nuit cesse durant les épreuves mêmes. Donc, pendant un 100 mètres, nous avons une minute de silence. Á Rennes, la musique n’a jamais cessé. Je me suis même demandé si, en un moment d’une petite trentaine de secondes, le didgi n’avait pas fumé la moquette quand il nous balança un court extrait d’une valse de Strauss dans la version originale et pas remixée, donc avec orchestre symphonique.

 

Une conséquence de ce bruit lancinant et insupportable est qu’il n’est pas possible de déposer des vidéos sur Youtube, sauf pour lecture privée. La raison de cette interdiction est que la bande son n’est pas libre de droit.

 

Vous connaissez mes qualités de père. Je vous propose Rébecca remportant la quatrième place de la finale B du 200 4 nages. En espérant que cela marchera...

 

 

 

https://youtu.be/plziHVJZtBQ?fbclid=IwAR0nDtH3jFASEoacOYE4JTp2RPpv8JPtMAceqZPhUvO_qlCiTGO807VIBxg

Natation et bruit
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 05:23

 

Juan Branco est l’un de nos rares auteurs radicalement de gauche. Il explique ici comment l’oligarchie française a tenté de lui mettre des bâtons dans les roues suite à la publication de son livre Crépuscule :

 

 

« La première tentative d'éviction de l'espace social bourgeois, "l'enquête" de l'Expressqui, suivant de quelques jours mon signalement par le pouvoir auprès de la justice, avait plongé dans les tréfonds de mon adolescence pour tenter de m'éliminer, n'avait rien donné.

 

Alors sont venues les salissures pures et dures. Après l'accusation en homophobie, puis celle encore plus risible de néofascisme, on a basculé sur la question de l'intégrité personnelle, ironisant sur le RSA, harcelant pour alimenter l'excitation, multipliant les rumeurs infondées.

 

Cela aurait pu suffire dans l'ancien monde, effrayant les grands éditeurs parisiens, de Laffont à Fayard (dont on appréciera la dernière compromission avec Emelien, et ce plan comm' délirant organisé avec Lagardère... pour rien). Mais cela n'a, cette fois, pas suffit.

 

A l'Elysée, d'où proviennent en fait ces rumeurs, l'heure est à la machination. La stratégie d'étouffement ne prenant pas, les faux comptes créés pour me harceler restant sans effet (coucou @winniah), le conseiller presse de Macron, commence à s'énerver. 

 

Leur obsession, s'assurer que l'ouvrage ne pénètre pas l'espace social bourgeois, quitte pour cela à tout détruire, commence à vaciller. La technique qui, depuis des décennies fonctionnait, l'omerta médiatique accompagnée de campagnes de dénigrement, se prend un mur violent.

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: le livre est un carton. L'ouvrage, enfin publié, arrive à point nommé pour faire jonction entre ceux qui ne supportaient plus d'être instrumentalisés et ceux qui sont enfin prêts à leur donner les clefs. »

 

 


 

La vie sous le banquier éborgneur (7)

 

C’est la fin d’une courte aventure à l’école élémentaire Georges Valbon de Bobigny. Ouverte à la rentrée 2014, la seule classe bilingue en langue des signes française - français écrit fermera ses portes en juin, sur décision de l’Education nationale. Cette classe bilingue LSF étant la seule du département, les familles seront contraintes de s’exiler pour permettre à leur progéniture de poursuivre leur scolarité.

 

 

 

Le constat est sans appel. La France est coupable de violations des droits de l’homme dans sa gestion des sans-abri, a déclaré, ce vendredi 12 avril, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit au logement, Leilani Farha, lors d’une conférence de presse. A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle cette juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’ONU dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France :

 

« En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques. »

 

 

L’infirmière secouriste Marion Dietrich a été rouée de coups lors d’une manifestation. Elle témoigne : 

«  Un policier m’amis à terre et m'a donné plusieurs coups de pied dans le dos et le ventre, puis j'ai reçu un coup sur le visage. Puis j'ai ressenti une très vive douleur derrière le crâne qui m'a fait tomber à terre, complètement sonnée. Le policier qui me frappait m'a attrapé par mon sac, et m'a traîné au sol alors que j’étais presque inconsciente. Il m'a jetée à terre en dehors du cordon de sécurité qu'avait formé ses collègues autour de nous... 


J'ai immédiatement été mise en sécurité par les gilets jaunes, et pris en charge par d'autres équipes de secouristes (j’en profite pour encore les remercier), on m'a emmenée au Quick (qui avait accepté de servir de QG des secouristes, merci à eux également). Je ressentais une vive douleur dans le dos, ma tête allait exploser, j'ai perdu connaissance quelques minutes, puis j’ai été prise en charge par les pompiers qui m'ont emmené aux urgences.


Au bilan, multiples contusions dans le dos et au ventre, fracture du nez, traumatisme crânien avec contusion cérébrale, plaie au crâne recousue. Plus de peur que de mal, mais un certains traumatisme d'avoir été tabassé de cette façon par des forces de l'ordre, alors que je n'avais absolument rien fait, que j'étais identifiée secouriste, et que j'étais au sol incapable de me défendre face à cet agent. »

 

 

PS : Je pars quelques jours mais le blog continue tout seul !

 

 

 

 

 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 05:26

Le 29 mars dernier, dans le quartier de Montaigu à Melun une fillette avait été blessée

de 2 tirs de flash-ball par des policiers qui tentaient de disperser un attroupement

hostile. Deux mois après,l’enquête de police confiée à la sûreté départementale est

bouclée et la procureure de Melun a classé le dossier sans suite. Le sort de cette jeune

victime, élève de CM2, vient rejoindre celui des multiples victimes des tirs de flash-ball,

blessées une 2ème fois par la justice après l’avoir été par la police.

 

 

 

Vers 20 heures, alors qu’elle revenait tranquillement de chez une copine, la fillette

a été frappée de deux tirs successifs de flash-ball. L’un l’a touchée à la jambe et

l’autre dans le dos. Sa grande sœur de 14 ans qui l’accompagnait raconte :

« J’ai vu plein de fumées et j’ai commencé à courir avec ma petite sœur,

qui a commencé à se plaindre d’avoir mal. Elle est devenue toute bleue et toute violette. ».

En raison de ses blessures, elle a subi 21 jours d’incapacité totale. Mais là ne s’arrête

pas le préjudice. Sa mère qui a porté plainte explique que depuis ce jour-là,

sa fille « fait des cauchemars toutes les nuits et qu’elle doit la conduire chez le psychologue ».

« C’est une affaire qu’on suit de très près », « Les policiers et la famille de la

victime vont être entendus » avait assuré la procureuse de Melun, Béatrice

Angelelli. Aujourd’hui, le « verdict »est tombé : classement sans suite. Un nouveau coup

très lourd porté à la fillette et à sa famille quand on sait le rôle que joue

dans la reconstruction psychologique la reconnaissance du statut de « victime ».

Cette issue de l’enquête n’a cependant rien de rare. Déjà en2014, Mediapart 

avait réalisé unrecensement des ravages causés par les tirs de flash-ball et de

l’impunité qui en résulte dans la plupart des cas, qu’il s’agisse de « bavures »

ou d’intention volontaire : « Selon notre décompte, depuis 2004, plus d’une

trentaine de personnes ont été grièvement blessées par des lanceurs de balle

de défense en France. Parmi elles, quatorze ont perdu un œil. Et un homme

est décédé à Marseille en décembre 2010. Mais de non-lieux en relaxes,

seuls deux policiers et un gendarme ont été condamnés. »

Toutes les astuces juridiques sont bonnes pour protéger les forces répressives

de l’Etat des rigueurs de la justice : éviter les assises comme ce fut le cas

en 2015, pour ce policier marseillais auteur d’un tir de flash-ball mortel,

traduit devant le tribunal correctionnel au lieu de passer aux assises comme

le demandait le Parquet. Invoquer la « légitime défense » méthode très

fréquemment utilisée et acceptée. Recourir à des peines symboliques assorties

de sursis. Sans parler des témoignages arrangés entre collègues flics ou des PV

mensongers comme l’a reconnu en 2015, le gardien de la paix à propos du tir

qui avait grièvement blessé au visage Rachid Tidjani.

 

Texte repris du blog Révolution permanente

 

 

Une fillette de 11 ans blessée par deux tirs de LBD n’obtiendra pas justice !
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 05:23
L'irréparable ne se répare pas

 

La sculpture éborgnée le 1er décembre 2018 est réparée. Ces deux manifestants pacifiques sont mutilés à vie.
 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 06:23

Coco Chanel (qui aimait tant les nazis mais c'est un autre débat) l'avait magistralement formulé : la mode c'est ce qui se démode. Il en va par exemple des barbes de trois jours des trentas et quadras de la macronie. Il y a actuellement une tendance lourde chez les jeunes grandes pianistes classiques, c'est de jouer quasiment à poil.

 

J'avais déjà repéré Lola Astanova.

 

Voici maintenant la Chinoise Yuja Wang dans des effets de cuisses qui ont fait retourner dans sa tombe la veuve de l'ancien président Mao.

 

Cela me fait regretter de ne pas avoir vu Rubinstein en short !

Jouer Chopin à poil
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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 06:31

C'est là qu'on voit que les Français sont vraiment et durablement dans la pauvreté. La photo n'a pas été prise chez Hediard mais à la devanture d'un Leaderprice, supermarché "populaire".

La pauvreté est là pour durer
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