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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 05:23

Je ne sais trop si, de l’une à l’autre il n’y a qu’un pas, mais j’observe qu’on est passé de l’une à l’autre dans presque toutes les sociétés du monde. Les causes sont multiples et des sociologues ou des ethnologues auraient beaucoup plus à dire que moi.

 

Dans la violence, il y a l’idée de force, de contrainte, d’intimidation, de brutalité. La barbarie, c’est tout à fait autre chose. Pour les Grecs, étaient barbares ceux qui étaient incapables de parler leur langue. Il en est resté cette notion de manque de civilisation, et aussi de cruauté, lorsque plus rien ne retient l’individu qui agit de manière inhumaine.

 

Pendant longtemps, il n’y eut guère que Montaigne pour dénoncer l’usage pervers du mot barbarie : « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage ». Pour Balzac, la barbarie commençait dans les plaines du Danube. Pour la France colonisatrice, barbare avait à voir avec berbère, donc était synonyme d’Africain. 

 

Autant la force, la brutalité peuvent se concevoir dans certaines circonstances, autant la cruauté, donc l’humiliation, sont indéfendables. Or nous en sommes désormais là. Nous vivons actuellement dans un monde complètement éclaté, sans frontières physiques ou mentales, dans l’instantanéité d’un village global. Un président de la République se fait papouiller par deux éphèbes braqueurs, le monde entier en a connaissance dans les cinq minutes qui suivent. Comment une telle image peut-elle contribuer à civiliser des masses au bord de la rupture ? Une haute responsable allemande ouvre totalement les frontières de son pays, deux ans plus tard les prisons comptent près de cent nationalités. Donc des humains perdus, décivilisés, sans repères, des hommes sans femmes, loin de leur culture, lâchés dans l’univers carcéral, c’est-à-dire dans l’univers le plus individualiste qui soit.

 

Selon Jérôme Fourquet, un des responsables de l’IFOP, nous vivons dans une « société d’archipels ». L’hétérogénéité des sociétés européennes, pour ne parler que de celles-là, est non seulement économique (avec des écarts de plus en plus vertigineux entre une petite minorité et la majorité), mais aussi culturelle et ethnique.

 

 La France républicaine a longtemps résisté au modèle ethnique anglo-saxon qui a fini par s’imposer dans les faits et dans les têtes. On n’emménage plus dans un quartier en fonction de sa situation ou de sa joliesse mais en se posant la question de savoir quelle ethnie y est majoritaire, avec quelles règles, explicites ou implicites.

 

Le capitalisme financier veut tout cela : des communautés éclatées au-delà de toute solidarité, la compétition dans tous les domaines, une société sans acquis ni conquis, un monde où le seul critère est la valeur marchande d’individus qui ne se pensent plus qu’en opposition aux autres.

 

Nos sociétés ont toujours connus leurs lots de marlous. Aujourd’hui, ils sont désormais beaucoup plus nombreux, systématiquement armés – d’un couteau de cuisine ou d’une Kalachnikov – et ils avancent sans peur d’un lendemain impensé par eux, en bandes ou en loups solitaires (au Royaume-Uni, une attaque à l'arme blanche a lieu toutes les 14 minutes, 250 affrontements de bandes rivales à Paris en deux ans). Ajoutons qu’ils sont souvent armés d’un téléphone portable, la barbarie étant d’autant plus terrorisante qu’elle est filmée.

 

Les médias ne relatent pas tous les actes de barbarie, ce qui peut se comprendre. Y a-t-il des critères de tri de ces informations qui font froid dans le dos ? Difficile de se prononcer. Quelques exemples d’une barbarie normalisée très révélateurs de l’état de décivilisation où nous sommes. Des faits ayant eu lieu ces deux derniers mois.

 

Récemment, en Isère, un garçon de 18 ans, handicapé, malheureusement en rupture d’avec sa famille, a été violé par cinq jeunes de son âge, dont l’un était son ami. Avant cela, ils l’avaient jeté tout nu dans une piscine, lui avaient écrasé des cigarettes sur le corps et l’avaient frappé à coups de chaise.

 

En septembre dernier, de jeunes Havrais se battent à 200 mètres d’un commissariat. Des spectateurs aux anges filment pour Snapchat.

 

Après avoir accouché à la maternité du CHU de Reims, une jeune femme est menacée de mort par un groupe de huit adeptes du vaudou. Dans sa chambre d’hôpital. La voisine de chambre parvient à prévenir son ami. Qui a toutes les peines du monde à entrer dans la chambre. L’un des vaudouistes frappe la voisine d’un coup de coude à la tempe et projette contre un mur le bébé dans son berceau. On sait que, tout comme les écoles, les hôpitaux ne sont plus des espaces sanctuarisés. En Allemagne, des employés d’hôpital dénoncent régulièrement les agressions et les menaces de mort dont ils sont victimes. Ils sont insultés, traités de nazis par des patients armés de couteaux. Des ambulanciers demandent des interrupteurs d’urgence pour alerter la police.

 

Dans ce même pays, un homme âgé de 36 ans, en fauteuil roulant, a été sauvagement agressée, par derrière, dans un bus. Sans aucun motif apparent. La victime a tenté de se défendre. Elle a alors reçu plusieurs coups de poing au visage. L’assaillant est parti sans autre forme de procès. Toujours en Allemagne, un homme de 36 ans a été sauvagement attaqués par quatre adolescents originaires d'Afghanistan et d'Iran. Frappé au visage après un différend verbal avec l'un de ces ados, puis piétiné.

 

Selon France 2, les agents de la RATP, qui sont parmi les rares liens entre le centre des villes et les “ quartiers ”, ont fait l’objet de 24% d’atteintes physiques (insultes, coups de poing, crachat) de plus en 2017 qu’en 2016. Simplement parce qu’ils demandent que les billets soient validés.

 

Á Tours, un quadragénaire handicapé monte dans le tram. Il reçoit sans raison des gifles, des coups de poing, des coups de pied au visage, sur le corps. Son nez est cassé. Une caméra vidéo témoigne d’une violence « inouïe », selon le rapport de police. L’agresseur avait déjà été condamné à neuf reprises.

 

Dans le Val-d’Oise, un ado de 17 ans subit un assaut à coups de béquilles et de boules de pétanque. Les agresseurs, au nombre d’une dizaine, sont mis en examen pour tentative d’homicide.

 

Á Privas, en Ardèche, un handicapé est passé à tabac par trois agresseurs. Á Metz, un homme de 20 ans est tabassé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Á Toulouse, dans le quartier Arnaud-Bernard, haut lieu de la vente de drogue, des policiers sont agressés au couteau, au révolver et à l’eau bouillante.

 

Dans le Gard, un homme de 22 ans prend en  stop une femme de 39 ans. Ils passent cinq heures ensemble, à dîner et se promener. De retour de la balade, il se saisit d'une dague de chasse qu'il garde dans la portière de sa voiture. Il poignarde la femme à mort. Il explique aux policiers qu'il n'avait rien contre cette personne : “ Je lui ai dit que c'était juste pour ma découverte personnelle. Je l'ai frappée plusieurs fois, à la carotide, à la tête, puis au cœur. Quand j'ai pensé qu'elle était morte, je suis reparti. Je l'ai fait pour l'expérience, pour savoir ce que cela fait d'ôter la vie. Il y a plusieurs années que j'avais envie de savoir. ” Il n'a pas pu dire aux policiers quel était le prénom de la victime.

 

Dans le Nord, une mère en fauteuil roulant et son fils, également handicapé, sont agressés verbalement par un homme d'une vingtaine d'années. Il insulte le gamin, se moque de lui et tente de le frapper. Le mère tente de le repousser, il l'extirpe de son fauteuil roulant et la jette au sol avant de lui donner des coups de pied dans le dos et de s'enfuir.

 

Á Neuilly, deux gosses de 14 ans se jettent sur une nonagénaire et lui arrachent son collier après l'avoir plaquée contre un grillage. Ce type d'agression de personne très âgée est de plus en plus fréquent.


 

De la violence à la barbarie

 

En Grande-Bretagne, des viols de jeunes Anglaises par des hommes d’origine pakistanaise ont toujours lieu. Á Telford, une ville autrefois ouvrière du Shropshire qui a connu quarante années d’agressions sexuelles, les violeurs – au nombre d’environ 70 – se promènent librement. Rares sont ceux qui ont été condamnés, généralement à des peines plutôt légères. Le procureur (Crown Prosecution Service) a cessé de poursuivre les principaux suspects. Pas de vagues. Ne pas braquer les communautés les unes contre les autres.

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 05:29
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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 05:39

J'ai passé les deux premières années de ma vie dans un coron semblable à celui-ci (1948-1950).

 

 

Au nord, c'était les corons ...

Puis, j'ai vécu dans un coron amélioré. Et enfin dans une maison “ normale ”, avec l'eau chaude, les toilettes dans la maison, une baignoire sabot et un bout de jardin.

 

Au nord, c'était les corons ...

 

La totalité de ce reportage magnifique (“ Les mineurs, la vie dans les corons ”) est à découvrir sur Facebook ici.

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 05:11
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
Pour votre sécurité, encore !
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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 05:43
Impérialisme et pragmatisme britanniques

 

 

1903. Année de naissance de George Orwell. Dans la perle des colonies de l'empire britannique (où Orwell est né), une vieille femme véhicule un commerçant anglais.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 05:48

Mes poumons de récent septuagénaire en savent quelque chose. Et même quand il m'arrive de pédaler une heure dans le célèbre Parc de la Tête d'or, situé dans le quartier le plus bourgeois de Lyon, censément poumon de la grande ville, je le ressens encore.

 

Le magazine « Bonheur et santé » publie un classement des dix villes les plus polluées en 2018 : Le secteur de Lyon/Villeurbanne arrive en tête.

Le classement élaboré par le magazine Bonheur et Santé précise les types de pollutions et prend en compte la qualité de l’air, de l’eau et des sols. Ainsi Lyon Villeurbanne (Rhône) arrive en tête du classement, en grande partie à cause de la pollution de ses sols. Bonheur et Santé  compte 2 millions de m² de friches industrielles contaminées au plomb, au chrome ou aux hydrocarbures : « on dénombre 66 sites classés pollués dont certains dangereux », est-il précisé. Par ailleurs, Lyon est l’une des villes françaises où les seuils de particules fines sont les plus élevés. « Elle a connu plusieurs épisodes de pics de pollution en 2017 malgré certaines mesures. Par endroit, on retrouve également des traces d’arsenic et de fort taux de nitrates dans l’eau », indique Bonheur et Santé. La ville de Villeurbanne, dans la métropole lyonnaise, est également pointée du doigt pour atteindre « des seuils critiques en ce qui concerne les taux de dioxyde d’azote et de particules PM10 ».

Paris est la ville la plus polluée en matière de qualité de l’air

Vient ensuite Marseille (Bouches-du-Rhône), avec 50 sites classés sensibles et 2 sites classés dangereux en cas d’accident. «  Marseille, en plus d’une pollution classique liée au transport routier, connaît de forts taux de pollution liés au transport maritime, sans compter les incidents liés aux carburants », précise le dossier. La cité phocéenne enregistre ainsi le plus fort taux de particules fines dans l’air. En cause notamment : la faible offre de transports en communs propres (une seule ligne de bus électrique), et l’absence de mesures incitatives en cas de pics de pollution. Paris arrive en troisième positions de ce classement avec une concentration de 35 µg/m³ de PM10enregistrée en 2015, alors que le seuil réglementaire français s’élève à 20 µg/m³. « La plus récente étude de l’OMS la classe première ville française polluée en matière de qualité de l’air, et 17e ville à l’échelle du monde », précise Bonheur et Santé.

La capitale française est suivie par la ville de Roubaix (Nord) dans ce classement, avec 38 sites contaminés au plomb et aux hydrocarbures et un taux de particules fines au-dessus des normes. En cinquième position se situe Strasbourg (Bas-Rhin) avec 40 sites pollués. Viennent ensuite Lille (Nord), Nice (Alpes Maritimes), Grenoble (Isère), Reims (Marne) et Le Havre (Normandie).

A noter que la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) enregistre un record de concentration de particules fines dans l’air, avec 36 µg/m³.

Le magazine cite néanmoins cinq villes ayant de faibles taux de pollution : à savoir, Vannes, Limoges, Brest, Pau et Perpignan.

 

Source

Lyon : la ville la plus polluée de France
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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:39
Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
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Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
Pour votre sécurité, les petits moutons !
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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 06:05

Un témoignage d'organisateur de randos en région parisienne :

 

Je me suis rendu ce matin à la gare du Nord pour acheter par anticipation mon billet de train pour Orry la Ville. Grand bien m'en a pris car dans le genre galère et ubuesque, ce n'est pas mal !

 

Pour faire court et simple, bien qu'Orry la Ville soit accessible par le RER D, la ville est en tarification grande ligne, donc on oublie le pass Navigo. Il faut donc un billet grande ligne, disponible notamment en billeterie automatique, mais qui, par définition, ne donne pas accès au réseau RER. Cherchez l'erreur.

 

Après renseignement pris auprès d'un agent SNCF, il faut effectivement, en sus du billet, se rendre aux guichets, en surface, pour demander une contremarque qui, elle, permet d'accéder au RER... (la contremarque n'est pas disponible en billèterie automatique). Vous me suivez toujours ?

 

Oui mais actuellement, en raison de travaux et de sur-fréquentation estivale de la gare, les quelques guichets en surface sont pris d'assaut. Il y avait ce matin un délai d'attente d'environ 45 minutes.

 

Bref, on oublie Orry la Ville que l'on devait rejoindre demain et que l'on reprogrammera ultérieurement mais en organisant un covoiturage.

Donc, demain, chamgement de programme : je vous propose un autre circuit que nous avons délaisé depuis 2 ans : St Sulpice de Favières. L'itinéraire permet de découvrir cette superbe église des XIII et XIV siècles ainsi que le château de Segrez (du XVIII). Cette balade de 15 kms part de de la gare RER de Lardy et se termine à celle de Breuillet.

 

RDV à la gare d'Austerlitz pour emprunter le RER C (ELBA) de 9 H 02 qui nous amènera en gare de Lardy à 9 H 46. On se retrouve juste avant les guichets donnant accès aux voies de départ.

 

Désolé pour ce changement de programme de dernière minute.

 

Excellent weekend à toutes et tous,

 

M.

Pas facile de randonner quand c'est la saison...
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 06:32
 
 
Je ne suis pas nutritionniste. J'avoue que j'avance empiriquement dans ce domaine pour me protéger, et surtout protéger mes enfants, contre les offensives désastreuses des industriels de la malbouffe.
Ici, un article de Pierre Bazin du site Resistance Inventerre .
 
C’est malheureux, mais les recommandations des nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens. Pourquoi ? Parce que l’alimentation est au cœur d’intérêts politiques, industriels et financiers puissants ! Voyez plutôt les 8 énormes mensonges qu’on entend quotidiennement dans les grands médias… et qui nuisent gravement à votre santé. 
Mensonge n°1 : Buvez un bon jus d’orange le matin !
La plupart des gens s’imaginent que les jus de fruit sont bons pour la santé. Et le très officiel Programme National Nutrition Santé (PNNS) les conforte dans cette erreur. Pour ces « experts », un verre de jus « compte » comme une portion de fruit. Ce n’est pas seulement faux: c’est dangereux. Car un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un Coca Cola, avec les mêmes effets désastreux sur votre santé.
Pour les chercheurs de l’Université de Harvard, les boissons sucrées (sodas ET jus de fruits) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer [1]. Car le sucre est l’ennemi numéro 1 de votre santé. Les Français consomment 17 fois plus de sucre aujourd’hui qu’au 19ème siècle. Et comme par hasard, cette nouveauté a coïncidé un peu partout avec une augmentation vertigineuse de l’obésité, du diabète et de la quasi-totalité des maladies modernes.
Le pire est le fructose ajouté, que l’on trouve dans les pâtisseries mais aussi la plupart des produits industriels, sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ». Quant au sucre de table, composé à 50 % de fructose et à 50 % de glucose, il faut savoir qu’il est la nourriture privilégiée des… cellules cancéreuses ! Plus vous consommez de sucre, plus vous risquez de déclencher un cancer… et de l’alimenter.

Voilà pourquoi il est si important de réduire au maximum sa consommation de sucre, y compris celui des jus de fruits, même s’ils ont été soigneusement pressés par vos soins. Et ne croyez surtout pas que manger un fruit entier équivaut à boire du jus de fruit. D’abord parce que le jus empêche de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous avalez. Saviez-vous qu’un seul verre de jus contenait le sucre de deux oranges ? Et que pour produire 1 seul litre de jus, il faut 2 à 3 kilos d’orange ?
Et surtout, les fibres du fruit ont l’avantage de « ralentir » le passage du sucre dans le sang. Lorsque le fruit est réduit en jus, sans les fibres, il augmente brutalement votre taux de sucre sanguin et force votre pancréas à injecter une dose massive d’insuline pour rétablir la situation.
Résultat : au bout de deux heures, c’est l’hypoglycémie. C’est la fameuse fringale de 10-11h, après un petit-déjeuner sucré. Au bout de quelques mois, c’est la prise de poids… Et au bout de quelques années, c’est l’ensemble de vos cellules que vous endommagez. Voilà l’effet que les sucres « rapides » produisent sur votre organisme… Et le pain n’y fait pas exception :
Mensonge n°2 : Le pain complet est la base d’une alimentation santé
Ah, le pain complet, les céréales complètes, voilà qui sonne « sain », n’est-ce pas ? Malheureusement, les choses ne sont pas si simples. Les nutritionnistes recommandent le pain complet car il contient une dose correcte de fibres et des vitamines (contrairement au pain blanc, très pauvre nutritionnellement).
Mais c’est loin d’être un aliment irréprochable. Le pain complet contient beaucoup de gluten, de sel et de pesticides (lorsqu’il n’est pas bio). Et contrairement à ce qu’on croit trop souvent, c’est un « sucre rapide ». On le sait grâce à la mesure de son « index glycémique », qui reflète la rapidité avec laquelle les aliments augmentent votre taux de sucre sanguin. Eh bien l’indice glycémique du pain (blanc ou complet) est très élevé (71), et même légèrement supérieur à celui du sucre de table (67) [2] !
Lorsque vous mangez du pain, votre taux de sucre dans votre sang augmente brutalement, et comme on l’a vu avec le jus d’orange, cela finit par dérégler votre appétit, favoriser le surpoids et accélérer le vieillissement de vos cellules. Choisir des aliments à indice glycémique bas est donc un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé… et votre tour de taille.
Si vous tenez à votre pain quotidien, préférez le pain complet au levain (bio), qui a l’avantage d’avoir un indice glycémique un peu plus bas. Mais ne croyez surtout pas que le pain complet, ou les céréales complètes en général, sont des aliments indispensables à une alimentation « santé ». Vous trouverez davantage de bonnes fibres et de vitamines dans les légumes.
Quelques précision fournies par une correspondante : Le blé complet est très indigeste et n’est pas préférable au farines blanches. L’idéal serait de consommer des farines semi complètes en ce qui concerne le blé et bio bien évidemment. Car en fait la farine complète contient le péricarpe qui est l’enveloppe externe du blé et qui va absorber les minéraux présents dans l’intestin. La farine semi complète elle en est débarrassée tout en contenant les autres enveloppes riches en fibres, nutriments, oligo-éléments.
De bonnes variétés de blés, non transformées et cultivées adéquatement ( sans apport azoté durant la croissance) permettent d’obtenir un blé qui contient un gluten bien plus digeste et bien moins nocif. Bref le gluten n’est pas mauvais en soit mais que c’est l’industrialisation faite autour du blé qui en à modifié la nature, le rendant nuisible à nos organismes.

Mensonge n°3 : Il faut manger « un peu de tout »

Combien de fois ai-je dû supporter cette vieille rengaine ? « Manger équilibré » ce serait tout simplement « manger un peu de tout ». Si l’on suit cette logique, cela voudrait dire qu’il faudrait manger « un peu de frites », « un peu de charcuterie », « un peu de viennoiseries industrielles », « un peu de pain blanc », « un peu d’huile de tournesol », « un peu de glace », boire « un peu de coca-cola ». Vous voyez le problème…
Manger « de tout » était un bon conseil quand toutes ces cochonneries n’existaient pas. Il était alors utile de varier les plaisirs au sein du cercle des aliments bons pour la santé (fruits, légumes, viandes, poissons, œufs, noix). Mais dans la jungle alimentaire que nous connaissons aujourd’hui, s’il y a une règle à suivre, c’est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises.
Manger « de tout » est d’autant plus inadapté qu’il existe des catégories d’aliments qui ne conviennent absolument pas à certaines personnes. Par exemple, les féculents sont bons pour les sportifs… mais désastreux pour les diabétiques. Le lait et le blé peuvent être consommés avec modération par ceux qui les tolèrent, mais doivent être évités à tout prix par ceux qui les digèrent mal. Ces derniers ne mangeront donc pas de « tout »… mais cela n’a aucune importance ! Car le lait ou les céréales ne contiennent aucun nutriment qu’on ne peut retrouver dans d’autres aliments (le brocoli contient plus de calcium que le lait)
Même les fruits peuvent être évités sans dommage pour la santé – du moment que vous consommez un maximum de légumes variés. Quant au régime végétarien, sans viande ni poisson, il est plus compliqué à équilibrer, mais pas impossible si vous avez une excellente connaissance de la nutrition !

Mensonge n° 4 : Surtout pas plus de trois œufs par semaine !

« Les œufs sont pleins de cholestérol ! Limitez-les au maximum, pour le bien de votre cœur et de vos artères ! » Et voilà comment un slogan sorti des années 1970 a privé inutilement des millions de personnes d’un des aliments les plus sains de la planète. Car cela fait maintenant des années qu’on le sait : le cholestérol contenu dans les aliments n’a aucune influence négative sur votre cholestérol.
La raison est simple : c’est le foie qui produit l’essentiel du cholestérol de votre organisme. Lorsque vous avalez du cholestérol contenu dans les aliments, le foie réduit d’autant sa propre « production ». C’est pourquoi vous pouvez avaler 3 œufs par jour sans que votre cholestérol (LDL) ne bouge d’un iota. Aucun risque, donc, pour votre cœur. Des études portant sur des centaines de milliers de personnes ont montré de façon répétée que ceux qui consomment beaucoup d’œufs n’ont pas plus de risque que les autres de développer une maladie cardiaque [3].
Face à cette avalanche de preuves, les autorités américaines ont fini par changer leur fusil d’épaule. Les nouvelles recommandations officielles, publiées en 2016, contiennent enfin, noir sur blanc, l’aveu qu’il est totalement inutile de réduire sa consommation d’aliments riches en cholestérol. Et cela tombe bien, car ce sont souvent des aliments extrêmement sains, comme les fruits de mer, le foie de veau (et autres abats) ou les sardines. Quant à l’oeuf, c’est un véritable « super-aliment » qui mériterait être consommé tous les jours.
Le blanc d’œuf est composé à 100 % d’excellentes protéines, idéales pour le petit-déjeuner. Et le jaune est rempli de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), d’anti-oxydants ainsi que de « choline », un nutriment rare qui protège votre mémoire. > D’ailleurs, saviez-vous à quoi la doyenne de l’humanité actuelle, l’italienne Emma Morano (116 ans !), attribue son incroyable longévité ? Aux trois œufs qu’elle mange tous les jours, depuis l’âge de vingt ans !

 

Mensonge n°5 : Remplacez le beurre par l’huile de tournesol
Priver les citoyens d’un « super-aliment » est dommage. Mais il est beaucoup, beaucoup plus grave de leur conseiller d’avaler un aliment toxique. C’est ce qui s’est produit dans les années 1970 (encore !), lorsque l’on a commencé à dire aux gens de remplacer les graisses animales, comme le beurre, par des huiles végétales, comme l’huile de tournesol ou de maïs. Or on sait aujourd’hui que ces deux huiles font partie des aliments les plus nocifs qui existent.
Le problème est qu’elles sont bourrées d’omégas-6, dangereux lorsqu’ils sont consommés en excès : ils augmentent votre risque de surpoids, de diabète… et de crise cardiaque [4] ! Etait-il au moins justifié de recommander de réduire les graisses animales, pour éviter de boucher les artères ?
Même pas. On s’est aperçu que le régime traditionnel des Eskimos (inuits) était composé presque exclusivement de viandes et poissons extrêmement gras comme le phoque, la baleine, le morse ou le renne… Et cela ne les empêchait pas d’avoir un des taux de maladie cardiaque les plus bas au monde ! En réalité, il n’existe aucun lien entre la consommation de graisses animales dites « saturées » et le risque de maladie cardiaque. C’est ce qu’a conclu le rapport de référence de 2010 sur le sujet, qui incluait 21 études et 347 000 personnes suivies.
Pour enfoncer le clou, deux chercheurs ont publié en avril 2016 les résultats d’une étude datant des années 1970, qui sont d’autant plus explosifs qu’ils ont été camouflés pendant près de 30 ans [5]. A l’époque, les chercheurs avaient sélectionné 9 000 personnes qui vivaient en établissement médicalisé, et dont ils pouvaient contrôler le régime alimentaire à 100 %.
Pendant des années, la moitié d’entre eux a suivi un régime alimentaire « classique », relativement riche en graisses saturées (beurre, fromage et viande). L’autre moitié s’est vu priver d’une bonne partie de ces graisses et, pour compenser, a consommé une dose importante d’huile de maïs. Eh bien au bout de cinq ans, les pauvres cobayes du deuxième groupe ont eu deux fois plus de crise cardiaque que ceux du premier (41 % contre 21 %) !
Voilà ce qui arrive quand on demande aux gens de consommer massivement des produits industriels (huile de maïs ou de tournesol) qui n’ont jamais fait partie du régime traditionnel d’aucun peuple sur la planète ! (les huiles d’olive et de colza, elles, sont consommées depuis des millénaires et sont précieuses pour la santé).
Les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation

 

Mensonge n°6 : les compléments alimentaires sont inutiles et dangereux
Quand on écoute les médias, les autorités ou les médecins, on a souvent l’impression que les compléments de vitamines, minéraux et autres micro-nutriments sont au mieux de la poudre de perlimpinpin, et au pire des poisons en puissance.
Il est vrai qu’il existe de véritables arnaques, particulièrement dans le domaine de la « minceur » : non, évidemment, vous ne perdrez jamais 5 kilos par mois en avalant des pilules ! Mais n’oublions pas que de nombreux médicaments ne valent pas mieux. D’après les Professeurs Even et Debré, plus de la moitié des médicaments vendus en pharmacie sont inutiles… avec des effets secondaires parfois effrayants.
Les compléments alimentaires, eux, sont inoffensifs dans l’immense majorité des cas. Et si vous les choisissez bien, ils peuvent faire une grande différence pour votre santé. Car contrairement à une idée reçue, il ne suffit pas de « manger équilibré » pour ingérer toutes les vitamines et minéraux dont votre corps a besoin. L’exemple le plus évident est la vitamine D. C’est une vitamine qui a la particularité d’être quasiment absente des aliments… et d’être synthétisée par notre organisme uniquement lorsque notre peau est exposée au soleil !
Et comme nous passons l’essentiel de notre temps entre quatre murs, il est très fréquent d’être en carence aujourd’hui. Selon une étude publiée en 2012, pas moins de 80 % des Français sont en déficit de vitamine D [6] ! C’est un chiffre dramatique quand on sait qu’une carence en vitamine D est associée à un risque plus élevé de mourir d’accident cardiaque, de cancer ou d’infection [7].
Voilà donc un premier complément alimentaire que presque tous les Français devraient prendre, tous les jours, la vitamine D ! Mais ce n’est pas le seul. Un effet pervers du développement de l’agriculture intensive est que les fruits et légumes sont désormais beaucoup moins nutritifs qu’avant. Des chercheurs ont calculé qu’une pomme d’aujourd’hui contient 100 fois moins de vitamine C qu’il y a 50 ans ! Et si vous voulez obtenir la même dose de vitamine A contenue dans une orange de la même époque, vous devez désormais en consommer 21 [8] !
Voilà pourquoi des nutritionnistes éminents, comme le professeur Willet de l’Université de Harvard, recommandent à tous, en plus d’une alimentation équilibrée, de prendre chaque jour un complément multivitamine de qualité.

Mensonge n°7 : Le « sans-gluten » est une mode stupide

On présente souvent le « sans-gluten » comme un « effet de mode », un « nouveau snobisme », voire même « un régime risqué ». Mon propre médecin m’a regardé avec pitié, il y a des années, lorsque je lui ai parlé d’arrêter le gluten. Pour la médecine officielle, si vous ne faites pas partie des 1 % de la population intolérante au gluten (maladie coeliaque), vous n’avez aucune bonne raison de vous en priver. Mais si vous écoutez les patients, vous entendez un tout autre son de cloche.
Ils sont de plus en plus nombreux à arrêter le gluten, et à témoigner du bien que cela leur a fait : fini les problèmes digestifs qu’ils traînaient depuis des années, fini les douleurs inexpliquées ou les fatigues anormales. Et pourtant, Dieu sait qu’il est pénible de devoir manger sans gluten 365 jours par an. C’est une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou l’orge, et que l’on trouve donc dans la plupart des pains, des pâtes, des sauces et des gâteaux.
Manger « sans gluten » est donc un parcours du combattant dès que l’on sort de chez soi et que l’on mange à la cantine, au restaurant ou chez des amis. Ceux qui suivent ce régime ne le font pas par gaieté de cœur, et encore moins par effet de mode… mais bien parce qu’ils en constatent les effets sur leur santé ! Et la science leur donne raison. Car le blé d’aujourd’hui n’est pas le même qu’au début du 20ème siècle. Par croisements génétiques, le blé moderne contient 42 chromosomes, là où le blé ancestral n’en avait que 14.
Et l’un des effets de ce blé « mutant »… est qu’il contient beaucoup plus de gluten qu’avant ! Or la gliadine du gluten produit un effet désastreux sur votre intestin : il le rend plus perméable, plus poreux [9]. C’est dangereux, car votre intestin risque alors de laisser passer dans le sang des fragments d’aliments, ce qui peut déclencher des réactions inflammatoires, des douleurs… et même des maladies auto-immunes. Voilà pourquoi tout le monde gagnerait à réduire sa consommation de gluten, y compris ceux qui le supportent très bien.
Le seul « risque » que vous prenez, c’est de vous priver d’aliments peu recommandables comme le pain, les pâtes et la plupart des produits industriels… et de devoir compenser ce « manque » en mangeant plus de fruits, de légumes et de bonnes graisses !

Mensonge n°8 : Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

Tout le monde l’a entendu au moins une fois : il faudrait manger « au moins 3 produits laitiers par jour ». C’est le conseil donné aux Français sans relâche depuis des dizaines d’années. Mais sur quoi repose-t-il vraiment… sinon sur l’influence du lobby laitier ?
On peut se poser la question quand on sait que les trois quarts de l’humanité ne possèdent pas l’enzyme permettant de digérer le lactose… et ne boivent donc pas la moindre goutte de lait à l’âge adulte. Sont-ils pour autant en mauvaise santé ? Pas du tout. Les Japonais vivent même plus longtemps que les Européens, sans le moindre produit laitier.

Mais ne manquent-ils pas de calcium ? Leurs os ne sont-ils pas fragiles ? Au contraire : ils subissent nettement moins de fractures que les scandinaves, qui sont pourtant les plus grands consommateurs de produits laitiers au monde ! En fait, la dose quotidienne de calcium indispensable à la santé de vos os est assez basse et très facile à atteindre sans la moindre goutte de lait.
Inutile, donc, de vous gaver de lait en croyant faire du bien à vos os. Et ce d’autant moins que les produits laitiers ont une face très sombre :
    • Le lait non bio contient de forts taux de pesticides ; >
    • Le lait de vache est riche en hormones bovines (œstrogène, progestérone et insuline) utiles à la santé du veau, mais inadaptées à notre organisme ;
    • Et de nombreuses études ont établi que les gros consommateurs de lait ont plus de risque que les autres de contracter un cancer de la prostate [10].
Et je ne vous parle pas des dégâts digestifs que peut causer le lait chez ceux qui le digèrent mal. Or les intolérants au lactose sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’imagine : en France, ils représentent environ 41% de la population !
Bref, ne vous forcez surtout pas à manger le moindre produit laitier. Et si vous les appréciez, essayez de ne pas dépasser une portion par jour, de privilégier le lait de brebis ou de chèvre… et de les choisir bio !
Un choix de vie saine…
J’ai essayé de rassembler pour vous les mensonges les plus criants, mais ce ne sont pas les seuls, hélas ! Et si vous pensez que cette lettre peut être utile à d’autres, n’hésitez pas à la partager autour de vous ! Car ne trouvez-vous pas qu’il est important d’agir contre une telle désinformation ? Le temps n’est-il pas venu de contrer la propagande d’industriels qui cherchent à nous vendre leur marchandise à tout prix, sans se soucier de notre santé ? N’est-il pas urgent de former une immense chaîne de solidarité et de VÉRITÉ sur l’alimentation santé ?
Xavier Bazin
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Sources :
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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 06:00

Robert Chaudenson est l'un des plus grands sociolinguistes français. D'un récent séjour à l'hôpital, il a rapporté deux désagréments : l'idée que le français tend à devenir pour lui une langue étrangère, et une maladie nosocomiale. Ce qu'il dit, par ailleurs, des relations médecins malades m'a été confirmé par plusieurs témoins : les médecins ne parlent plus aux malades et ne les palpent plus. Ils leur rendent visite et les consultent par le biais de leur tablette ou de leur ordinateur portable. L'excuse selon laquelle ils sont débordés, pour moi, ne tient pas. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère.

Une consultation, immédiate et complémentaire, de Google m'a permis toutefois en la circonstance de découvrir que : « Le GHS est le pendant tarifaire [sic ?????] du GHM* (groupement homogène de malades). A chaque GHM correspond plusieurs GHS, compte tenu des niveaux de sévérité [re-sic] des prises en charge. Le GHS est facturé en remboursement des prestations d'hospitalisation mobilisées lors du séjour du patient. »  

Cela dit, le but est, en termes plus clairs, de moduler le tarif de l'hospitalisation en fonction des soins nécessités par le traitement du malade, ce qui après tout n'est pas sot et assez logique, même si la chose pourrait être formulée plus clairement et surtout appliquée, on va le voir, de façon plus sérieuse.

Ce qui est plus curieux et que s'ajoutent à ce GHS, outre le forfait journalier, modeste et légitime, (20 € par jour), des honoraires de médecins qui sont bien entendu, et légitimement aussi (en principe du moins comment va le voir) variables en fonction de l'état de santé du malade et des soins qu'il reçoit (en ce qui me concerne j'étais ainsi catalogué, de façon aussi laconique que mystérieuse, "risque 10, ex zéro"). Mystère....??? Les voies du moderne Esculape sont  impénétrables ! 

Pour ce bref séjour en clinique figuraient donc, dans les frais relatifs « à ma dernière hospitalisation », les prestations versées à trois médecins, ce qui m'a un peu étonné car aucun médecin ne m'avait examiné ni même réellement entretenu. On trouvait ainsi dans la facture :

Un cardiologue M.B. ( "Lclé : ATM, CS, MCS, MPC" . Mystère??? ) figurait là, pour un total de 44,26 € (j'incline à croire que le sigle CS équivaut à consultation, sans en être sûr pour les raisons qui vont apparaître immédiatement). J'avais "entrevu" effectivement ce médecin, passé au pied de mon lit durant au maximum une à deux minutes et j'ai peine à croire qu'une si brève rencontre puisse cette considérée comme une "consultation". Pour ATM, MCS et MPC , autre mystère.... 

En revanche, puisque nous sommes enclins à méditer sur le vocabulaire médical, je crois avoir mieux compris l'usage qu'on fait, plus généralement, du mot « visite » ce dernier terme n'impliquant pas en quoi que ce soit ni la durée ni la nature de ladite « visite » ! Dire bonjour, de l'entrée d'une pièce est bien, en fait, une VISITE !

Les deux autres médecins dont les prestations figuraient dans mon relevé de frais sont le docteur EH pour deux "visites" (siglées respectivement G et HS) et facturées pour 48 € et le docteur C.G. pour trois visites (siglées CS pour les deux premières et ATM  pour la troisième) au total facturées pour 82,48 €.

Ce cas dernier cas est le plus pittoresque ! En effet, si le premier de ces deux médecins, le jour de mon arrivée avait bavardé quelques minutes avec moi, sans jamais examiner l'opération dont j'avais fait l'objet et l'infection en cause, je n'étais pas le moins du monde concerné par les «VISITES» du second médecin qui s'occupait en fait de mon voisin de chambre et qui ne s'est approché que de son seul lit pour le saluer et ne m'avait même pas regardé ce qui est peu courtois pour une visite ! Mieux encore je pense donc qu'une "VISITE", si brève qu'elle soit dans une chambre à DEUX lits, compte toujours DOUBLE ! Comme pour les ambulances !!!!

Pour faire court vu la loi du genre, je n'ai donc en rien été concerné véritablement par ces prétendues « visites » facturées (simples ou doubles) et je ne puis que m'interroger sur la gestion de toutes affaires, si compliquées dans leurs formulations et si loin des faits eux-mêmes dans leurs réalités.

J'ai d'ailleurs pu en cette circonstance vérifier que l'étymologie du nom des fameuses maladies « nosocomiales », si courantes de nos jours et dont j'ai été moi-même victime, demeure presque inconnue de beaucoup (y compris dans les milieux médicaux eux-mêmes où l'on en nie d'avance l'existence). Il ne s'agit en fait nullement du nom d'un organe ou d'une fonction, comme c'est souvent le cas dans les maladies. Le terme vient tout simplement du grec "nosokomion" qui signifie simplement « hôpital ». La maladie nosocomiale est donc celle que vous rapportez de l'hôpital où vous étiez venus vous faire soigner pour autre chose !

 

Source

Du vocabulaire médical français, par Robert Chaudenson

 

PS : Pour la route, en Italie par exemple, deux photos du viaduc de Gênes trois semaines avant la catastrophe :

Du vocabulaire médical français, par Robert Chaudenson
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