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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 05:38

 

En France, 130 000 divorces sont prononcés chaque année. Il y a en gros 1,8 mariages pour 1 divorce. La courbe ne cesse de croître puisqu’on comptait environ 40 000 divorces en 1970.

 

C’est peu dire que le modèle n’est plus un modèle universel, ni même la référence. C’est un cas de figure parmi d’autres.

 


Il y a bien longtemps que, de par le monde, on réfléchit à d’autres manières de s’accoupler. A Mexico, par exemple, où 40% des mariages se terminent par un divorce et où les procédures juridiques sont extrêmement lentes, on a mis au point des mariages à l’essai, ce qui s’apparente à des CDD de deux ans. Des CDD renouvelables, fort heureusement pour les couples qui souhaitent durer.

 

L’Eglise catholique est fortement opposée à cette formule qu’elle assimile à un contrat commercial qui s’inscrit dans la culture du jetable.

 

En 2007, une députée allemande avait proposé une proposition similaire, refusée en bloc par le parti chrétien démocrate. Cela n’avait rien d’absurde puisque ce mariage CDD a cours en Iran et au Liban.

 

Les économistes Stefania Marcassa et Grégory Ponthière, ont publié, dans Population Review, un article qui étudie la pertinence des contrats de mariage courts par rapport aux mariages « CDI ». Sans a priori moraux ou religieux, évidemment. Ils ont examiné,  dans un contexte où le divorce coûte cher, le bien-fondé de la mise en place de contrats qui s’achèvent, à l’issue d’un terme prédéterminé, sans les dépenses conséquentes qu’entraîne une séparation. Le résultat des courses est que les contrats courts sont préférables pour les gens qui se marient, comme pour ceux qui ne se marient pas (union libre).

 

Dans l’esprit des législateurs du XIXe siècle, dans un pays comme la France, le mariage était un contrat comme un autre. A une époque où les femmes n’avaient pas, ou très peu, d’autonomie financière, elles s’engageaient à enfanter en contrepartie d’une protection et de la garantie de la fourniture de moyens de subsistance. Les femmes devenant plus autonomes,  le nombre des mariages a diminué tandis que celui des divorces a fortement augmenté. 

 

Ce sont aujourd’hui les femmes qui demandent le plus souvent le divorce : elles sont à l’origine des trois quarts d’entre eux. Autrefois, c’était l’inverse, parce que les femmes dépendaient économiquement, donc affectivement, des maris. Aujourd’hui, les trois quarts des femmes qui prennent l’initiative d’un divorce exercent une activité professionnelle. Dans plus de 80% des cas, elles obtiennent la garde des enfants et deux fois sur trois la résidence du ménage leur est attribuée.

 

A une époque où l’espérance de vie a considérablement augmenté, certains se demandent s’il est bien raisonnable de placer au-dessus de tout la valeur d’un engagement dans un mariage CDI.  En France, l’Eglise exige la vie commune jusqu’à ce que la mort sépare les contractants mais elle ferme les yeux sur les doubles vies et les guerres intestines dans les couples qui ne fonctionnent plus. Les féminicides, les violences physiques et morales quotidiennes sont rendus possibles, encouragées, par le mariage CDI.

Le mariage, ça bouge !
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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 05:32

 

Certains se sont étonnés de voir de hauts dirigeants d'Orange traînés en justice pour avoir été indirectement responsables de suicides de salariés, qualifiés de "mode" par l'un des responsables. Ces relations brutales ne datent pas d'hier. Par parenthèse, je ne suis pas trop inquiet pour ces cadres supérieurs : la Justice sera pour eux plus clémente que pour tel Gilet jaune qui a arraché un portrait du banquier éborgneur et noyeur dans un édifice public.

 

Dans les années 70, dans un département du sud-ouest qui m'est cher, le receveur d'un bureau de poste d'un village situé à une trentaine de kilomètres du chef-lieu, fut assassiné par des malfrats qui voulaient sa caisse. A l'époque, il pouvait y avoir ponctuellement beaucoup d'argents dans les recettes.

 

Le directeur général départemental ne se déplaça pas, prétextant un rendez-vous important avec une huile parisienne, et ne daigna même pas informer la famille. Il fallut que des salariés syndicalistes (CGT) se chargent de cette mission et accompagnent la fille du receveur sur les lieux du drame.

 

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air
 
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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 05:36

Une photo magnifique d'une mère allaitant son petit enfant. Avec cette mise en abyme merveilleuse de la vache et du veau.

 

Cette photo a été censurée des centaines de fois par Facebook.

 

Christine Laforet, qui l'a republiée, nous dit qu'elle représente l'amour maternel, la douceur, la sérénité. Trop violent pour des citoyens d'un pays qui a déversé des centaines de millions de tonnes de bombes de par le monde.

 

Pudibonderie et censure zuniennes
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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 05:33

Menacé par une petite douzaine de CRS, un citoyen a préféré se jeter à l'eau. Dans la France d'avant, les forces de l'ordre, policiers, gendarmes, avaient le devoir de porter secours aux citoyens. Pas sous le banquier éborgneur ... et noyeur. Ce citoyen a été repêché par d'autres citoyens, non sans mal. C'est alors que les CRS l'ont pris par le collet et l'ont plaqué au sol.

 

On atteint des sommets dans l'ignominie.

 

Ci-dessous, le témoignage de la victime du forfait.

 

 « Je restais sans bouger et je cherchais un ami à moi lorsqu’un CRS a dit : "Bah tiens, toi tu vas venir avec nous." Ils étaient cinq, tous la matraque à la main. Je lui ai répondu que non, je n’ai rien fait. J’ai reculé, je me suis retourné et j’ai vu cinq autres CRS. J’étais alors encerclé et par peur de me faire frapper, j’ai sauté sans réfléchir. Déjà dans l’eau, à un moment j’ai paniqué. J’ai cru que j’allais me noyer. Une fois sorti de l’eau. Ils m’ont plaqué au sol et m’ont emmené avec eux. Ils m’ont mis par terre et beaucoup de CRS m’insultaient. Ils disaient "ça aurait été drôle que tu te noies" ou "bah alors t’as froid ?" en rigolant. Ensuite les pompiers sont arrivés. Ils m’ont emmené à l’hôpital. Une fois arrivé là-bas, j’ai remis mes affaires mouillées et j’ai pris la fuite avant que les gendarmes ne reviennent. »

 

La vidéo sur Facebook : https://www.facebook.com/bernard.gensane.1

Le banquier éborgneur est aussi noyeur !
Le banquier éborgneur est aussi noyeur !
Le banquier éborgneur est aussi noyeur !
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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 05:20

UNE COÏNCIDENCE TROUBLANTE

Steve est mort. Je pense à ses pauvres parents qui se rongeaient les sangs entre espoir fou et désespoir asphyxiant. Ton jeune est parti faire la fête et il ne reviendra jamais. Tout l’amour que tu lui portais te reste comme un douloureux membre fantôme. Le futur que ton gamin ouvrait pour toi a fondu dans le néant en un instant comme son pauvre corps.

 

Avec le décalage horaire et le temps des vérifications je réagis plus tard que vous. Tant mieux. J’ai eu le temps d’éteindre les aveuglements de la stupeur et de la sidération. A présent je lis qu’on ne « saurait établir de coïncidence » entre la disproportion de la charge de police et la mort de Steve. Ils nous diront ensuite, je suppose, qu’on ne peut établir de lien entre sa chute dans l’eau et sa noyade, non plus. Ces mots à eux seuls disent où est rendue la parole officielle dans notre pays. Les Castaner et Belloubet, les bras ballants, toujours prêts à justifier n’importe quoi, débitent leurs grosses ficelles pour gagner du temps et miser sur les dilutions de l’été.

 

Braves gens, tenez-le-vous pour dit. Il n’y aura pas de justice rendue. Ils sont tous là pour ça. Voilà ce qu’est devenu notre pays. Un pouvoir qui ne contrôle plus la police parce qu’il l’a sollicitée pour des tâches dont il ne veut pas assumer la responsabilité politique. Une police dont les syndicats menacent les juges sans que nul n’y voit rien à redire et surtout pas la ministre concernée Nicole Belloubet. Un magistrat qui avoue avoir menti pour ne pas embarrasser le pouvoir et sa corporation qui se tait avec application. Toute cette chaine de pouvoir aveuglée, arrête, garde à vue pour un oui pour un non, vend à la presse les comptes rendus d’audition et juge à la chaine des opposants de toute sorte : syndicalistes, militants écologistes, députés opposants. Tout se tient. Le régime fait tirer sur une femme de 83 ans au quatrième étage d’un immeuble, madame Zineb Redouane, éborgne 22 personnes et en mutile six autres. Et chaque fois, les mêmes ministres pitresques, Castaner et Belloubet, se sont contentés d’afficher leur mine perpétuellement hébétée de gens qui ne contrôlent plus rien et n’assument jamais rien.

 

Telle est la France aujourd’hui. Et bien sûr les procès politiques ne sont plus loin. En septembre ce sera celui des six Insoumis choisis au hasard parmi plus de vingt-cinq présents ce jour-là qui ont eu l’audace de vouloir surveiller une perquisition menée au mépris des règles de procédure, sur un motif politique fallacieux et avec des méthodes disproportionnées d’habitude réservées à la traque du grand banditisme. Telle est la France de Macron. Mais comme a dit le policier chargé de la perquisition chez l’insoumis Manuel Bompard : « on est mieux ici qu’au Venezuela ». Police politique et justice politique n’ont pas fini de faire des Steve mourants sans qu’on puisse « établir de coïncidences » avec les brutalités dont ils ont fait l’objet. Tel est devenu ce régime Macroniste qui a ouvert le cycle des violences et de la politisation de la police et de la justice et ne sait plus reprendre une responsabilité dont il a tant voulu se dédouaner.

 

Conclusion : on peut établir une coïncidence entre la façon dont Castaner et Belloubet dirigent leur ministère et la multiplication des actes de violences policières et judiciaires dans le pays. Une coïncidence troublante compte tenu de la question qu’elle pose : est-ce encore un État de droit que la macronie ?

 

Mort de Steve : un texte de Jean-Luc Mélenchon
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:15

 

Ainsi donc, je viens de passer trois jours sur les gradins surchauffés de la piscine de Pierrelatte pour apprécier les très bonnes performances de ma fille Rébecca et de ses collègues de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. J’avais choisi un hébergement dans la petite ville voisine de Bourg-Saint-Andéol, de l’autre côté du Rhône, en Ardèche. J’ai passé deux nuits très reposantes dans l’hôtel Le Brin d’Olivier (publicité gratuite).

 

Entrer en voiture dans Bourg-Saint-Andéol ne m’a pas vraiment posé de problème. En sortir, la première fois, m’a pris trois quarts-d’heure et m’a occasionné une légère panique car je risquais de rater une prestation de Rébecca.

 

Á Bourg-Saint-Andéol, rien à voir avec les pharaons ou Hausmann. Beaucoup plus modestement, la municipalité a décidé d’aménager une route passante sur environ 100 mètres et d’instituer deux ou trois sens uniques. Ah, le sens unique ! L'apanage des vraies grandes cités. Tout comme les ralentisseurs dont les deux tiers dans cette ville ne servent à rien. Seulement, dans une bourgade de 7 000 habitants coincée entre le Rhône majestueux et une grosse colline très pittoresque, le moindre changement dans le système de la voirie est redoutable. Il peut vous falloir accomplir trois kilomètres pour franchir une distance de 200 mètres. Mais dans un gros village où certaines rues ont été conçues au moyen âge pour le passage de brouettes, où de charmantes placettes sont interdites aux voitures et où il fait 40° à l’ombre, on a vite fait de ressentir que Kafka jouait petit bras. Surtout dans la mesure où, nulle part, la municipalité n’a installé le moindre panneau provisoire du style “ Déviation Pierrelatte ”. Mon GPS connut l’affolement et faillit rendre l’âme car il n’avait pas été conçu pour suppléer les carences de la municipalité bourguesane.

 

Je connus heureusement un instant de grâce. Après avoir marché une bonne demi heure dans un cagnard historique à la recherche du seul restaurant ouvert (le dimanche est sacré à Bourg-Saint-Andéol), je m’affalais épuisé à la terrasse ombragée d’un petit resto tenue par des dames (en Ardèche, les hommes sont plutôt chasseurs). Á la table voisine, trois jeunes femmes et un jeune homme parlaient de musique classique. Il me fallut moins d’une minute pour comprendre qu’ils étaient de la partie et qu’ils avaient été les élèves d’Alfred Brendel chez qui ils avaient suivi une classe du maître quelques semaines auparavant. Ils avaient quitté un Brendel de 88 ans encore vaillant dans un très grand moment d’émotion.

 

Des élèves d’Alfred Brendel à Pétaouchnoque-sur-Rhône (non, vous ne me ferez pas écrire « au milieu de nulle part » – in the middle of nowhere) ! Par parenthèse, l’expression anglaise est une pure horreur : comment peut-on être au milieu de nulle part ? Comment peut-on être des personnes précaires dans un hors-lieu indéfinissable ? Je m’immisçai dans leur conversation en leur disant qu’une chose m’énervait autrefois chez Brendel, l’un des plus grands pianistes de la deuxième moitié du XXe siècle (ses lieder de Schubert avec Dietrich Fischer-Diskau ou son Concerto Jeunehomme sont des sommets) : quand il sortait un disque, on pouvait lire “ BRENDEL ” en Times 72 et, en dessous, Chopin, Beethoven, Mozart en Times 10. L’une des quatre jeunes artistes corrobora mes dires en se souvenant des couvertures des 33-tours de ses parents. Elles me confirmèrent – mais je n’avais pas besoin d’être rassuré – que Brendel comme maître était un homme généreux, au service de la musique et non de sa personne et un pédagogue hors pair. Ce, malgré une surdité gallopante.

 

Bref, j’avais bien fait d’avoir tourné dans Bourg Saint-Andéol comme un cochon d’Inde dans une boîte à chaussures et je me promis de revenir plus tard, quand les services de la voirie se seraient calmés, dans ce très charmant lieu de notre belle France.

 

Les Bourguesans sont facétieux
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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 05:28

 

Après avoir écouté “ Tutto va bene quando facciamo l'amore ” de mon ami et vieux camarade Alex Rossi, des esprits chagrins m'ont dit : “ il ne s'est pas trop fatigué au niveau des paroles. ” Je leur ai répondu qu'Alex, musicien professionnel ayant travaillé avec Dick Rivers ou Jean-Jacques Goldman, avait derrière lui une œuvre importante, même si elle n'était pas très connue. Comme ce récit inspiré par Bukowski et publié par le magazine Gonzaï.

Le 9 mars 1994 décédait le plus bukowskien des Charles. Pour fêter les 24 ans de ce retour à la poussière, Alex Rossi vous offre une nouvelle initialement publiée dans le recueil collectif "Demande à Bukowski", en 2008. Où il est question des souvenirs de l'auteur le jour de la mort de Hank, mais aussi de poing américain et d'errances à Paris. Ou dans le corps des étudiantes en fac de lettres.

Quand les flics m’ont invité à vider mes poches, je n’avais presque rien, plus un rond, juste une cassette audio de mes chansons que je gardais en permanence sur moi, au cas où, et Women de Bukowski c’est tout.

Avant qu’ils ne me flanquent tout comateux en cellule de dégrisement, j’avais passé la journée à pleurer et à boire, à pleurer un peu et à boire beaucoup. Le matin même, je venais de prendre de plein fouet la mort de Bukowski via France Info (oui, je me réveille ou me couche tous les matins avec France Info), ce qui me laissa pour une fois sans érection. J’en avais mal au bide et tout ce qu’elle a trouvé à dire c’était : «Oui bon c’était quand même pas Dostoïevski!». Petite conne, me suis-je dit, mais je n’avais pas envie de la ramener.

Bukowski est un des mecs qui m’a sorti de mon adolescence merdique, d’un avenir tracé par des adultes qui n’en avaient plus, de la colle à rustine mais aussi des petites bourgeoises provinciales auxquelles nous roulions des pelles et mettions des doigts le mercredi après-midi. Ce qui, je reconnais n’était pas franchement le pire.

 


La première fois que j’ai lu ses poèmes, je m’en souviens très bien, c’est Pierre qui me les a tendus ou Philippe peut-être. Pierre et Philippe de 10 ans mes aînés, j’avais 15 ou 16 ans. Ils étaient tous les deux issus de cette génération qui avait pris la vague Punk en pleine gueule. Les grands frères spirituels et spiritueux que je n’avais jamais eus puisque j’étais unique comme fils: «Tiens petit écoute ça et tu verras… tiens petit lis ça, si tu veux…». En un temps record, le Velvet Underground, Hemingway, Lou Reed, Georges Bataille, (désolé la liste n’est pas exhaustive), Bowie, Henri Miller, The Clash, Walt Whitman, Patti Smith, Louis Calaferte, Mickey Rourke, Carver, The Buzzcocks, Marquis De Sade, John Fante, Gainsbourg, T-Rex, Bukowski et j’en passe, squattaient ma tête en pension complète, elle était prête à exploser, ne demandait que ça. «S’il te plaît, dessine-moi la panthère des Stranglers». Mais je n’étais pas le Petit Prince.

 

« On ne choisit pas sa famille » me direz-vous, « surtout la mienne » me répétais-je. Famille fan de Dallas et d’exploits sportifs en tous genres (je déteste Gérard Holtz depuis). Et donc, pour fuir ce mortel ennui, je m’enfermais des heures dans ma chambre avec Journal d’un vieux dégueulasse plutôt que de tondre le gazon de la maison, quand je n’arrachais pas les fleurs exotiques fraîchement plantées par mon beau-père, tellement j’avais la tête ailleurs. Et tant pis si je me prenais des baffes de ses mains de rugbyman, à force je ne sentais plus rien. J’étais comme une herbe folle dont le mari de ma mère voulait se débarrasser, couper ras pour que rien ne dépasse, c’était ça ou une tête au carré:

«Ma mère me frappait, le soleil me frappait, la lune me frappait, les flics me frappaient, le monde entier me frappait, je frappais ma mobylette.»

Jusqu’au jour où je fis le mur en sautant par la fenêtre pour ne plus jamais revenir. Le risotto de ma grand-mère m’accueillit à bras ouverts.

 

 

Parfois en pleine nuit, on prenait la caisse de Pierre ou de Philippe, on la remplissait de bières, de livres, de leur fiancée du moment, de compilations de cassettes pour s’arrêter dans un champ sur les hauteurs de la ville. L’autoradio recrachait Love is lies des Buzzcocks à plein volume tandis que je déclamais haut et fort des passages de L’amour est un chien de l’enfer. J’étais ivre de tant de liberté. C’était le pied, le paradis Au sud de nulle part, même si à vol d’oiseau on était assez loin des palmiers de San Pedro.

 

C’était juste une époque où on parlait sans complexe de losers, de losers magnifiques, une époque où le mot winner n’était pour moi qu’une sous-marque de sweat-shirt ou de paire de baskets à la con. Mais stop la nostalgie! Comme disait mon grand-père qui venait de Campomolino : «La nostalgie c’est pour les fascistes!»

Quand j’ai commencé à écrire des poèmes de jeune homme avant de passer à la chanson pour plaire aux filles, Hank me suivait partout, ou plutôt c’est moi qui essayait de le suivre, jusqu’à Montpellier où je partis à la fac de cinéma pour Faye Dunaway et De Niro mais surtout pour ne rien foutre. J’épiais chaque sortie ou réédition en poche de Charles, j’attendais ça avec la même impatience que la bourse universitaire dont je bénéficiais tous les trimestres grâce au divorce de mes parents. Je la claquais en disques, verres, verres pour filles et livres. Oui j’attendais Charles comme un type au bord d’une falaise qui avait envie de vivre et dieu sait que j’en avais envie.

Bukowski toujours sur ma table de chevet quand je faisais l’amour avec une étudiante en lettres modernes, toujours dans une main quand mon colocataire le faisait dans la pièce d’à côté, tandis que de l’autre je me masturbais.

Bukowski m’a poussé à écrire, n’importe quoi, n’importe qui, mais toujours écrire :

«La cloison tremblait/La maison chantait/Des p’tits cris montaient/Partout résonnaient/C’étaient tous les soirs/Moi seul dans le noir/J’caressais l’espoir l’idée de les voir/Lui était sur elle/Elle était sous lui/Elle elle s’appelait Annabelle et lui s’appelait Henri…»

 

 

Des textes de chansons dérisoires où je fais mourir des types, baiser des couples, de bons prétextes pour raconter des histoires. Et qu’importe si c’est rock ou pas, si je flirte avec la variét’ ou pas : «l’important c’est la chanson » me glissa Patrick Eudeline.

 

Un répertoire de femmes fatales, de messalines, où le désir, la passion et l’instinct jouent un rôle décisif sur des mélodies en boucle dans la bouche :

«J’ai roulé des hommes dans la farine/J’ai payé la somme que l’on devine/Eraflé des corps jusqu’à l’échine/En posant le pied sur quelques mines/J’ai planté un homme pour une fille/Vous pensiez que je partais en vrille/Caché dans Sodome tapi sous les ruines/En attendant que dorme la concubine/Comme une fleur du mal couchée dans le val sur l’épine dorsale/Et quand elle se taille perd dans la bataille deux ou trois pétales comme une fleur du mal…»

Tous les gens que je connais qui écoutent du rock en long et en large ont lu Bukowski. Ses histoires collent à la peau comme les médiators aux doigts du rock’n roll, ses phrases sont des gimmicks, des riffs ravageurs, ses nouvelles sont 3 minutes 30 de chansons parfaites qui vous traversent  la tête, vous bottent le cul  pour remonter jusqu’au coeur! Vous ne trouverez aucune issue de secours si votre cerveau est en flamme, juste une envie folle de sombrer corps et biens dans le sexe de votre femme! Imparable.

Cela faisait à peine un an que je vivais à Paris, j’étais monté pour elle qui habitait un charmant 2 pièces à Ménilmontant. Ses parents payaient le loyer et je sortais beaucoup. Les bars kabyles saturaient de mecs comme moi jusqu’à 2 heures du matin, des artistes en devenir avec des milliers de projets à rêver debout. Une vraie marée noire qui noyait son QI et les cacahuètes dans la bière bon marché. Je partais 36 fois aux chiottes en écrasant une fois sur deux un cafard en travers de mon chemin. Un an déjà et une centaine de fêtes plus loin où nous étions rarement invités mais on y rentrait quand même, où l’on se faisait virer avec pertes (pour nos hôtes) et fracas (pour nous).

Le jour ou plutôt en fin de journée, j’envoyais des cassettes de chansons aux directeurs artistiques de la place de Paris. Je rêvais de signer chez Virgin, le label le plus classe des années 80 qui abritait ce qui se faisait de mieux en pop française: Daho, Louise Féron, Les Rita Mitsouko, Taxi Girl, Graziella De Michele ou le Cheyenne Autumn de Murat… On me renvoyait en personne des lettres de refus très polies le mois suivant: «Ce n’est pas ce que nous cherchons en ce moment bla bla bla…». Ça tombait bien, moi aussi je me cherchais, alors j’écrivais deux fois plus :

«Lucioles et pâquerettes sous la lune éveillée/carrioles que je guette au bord de la chaussée/ça roule comme des bêtes ça frôle le bas côté/et la roue de la charrette est venue me chercher/sous un semi-remorque je suis passé près de chez toi/sous un semi-remorque j’vais y passer ça va de soi/à demi-mort dans le décor/à demi-mort dans le décor si près de toi…».

Je me rappelle très flou, la nuit où je me suis fait exploser les dents du haut. Une virée parmi tant d’autres, je crois que nous étions 4 ou 5, à la sortie d’un bar à putes de Pigalle, on partait sans payer. Dix gars nous attendaient sans un mot. J’ai pris un coup de poing américain en pleine face en guise de présentation, KO couché trou noir direction hosto avec 2 dents en moins cisaillées de haut en bas.

 

 

J’avais dormi comme un bébé, je me sentais chez moi, mais c’était juste avant d’ouvrir les yeux car cette chambre n’était pas la mienne. Quand elle est arrivée elle n’a rien dit, juste un air écoeuré puis désolé à la vue de ma tête, j’en menais pas large quand elle m’a tendu son paquet cadeau: HANK : La vie de Charles BUKOWSKI par Neeli Cherkovski. Pas pu lui dire merci ni lui sourire à cause des points de suture cousus sur ma lèvre supérieure. J’engloutis cette vie en quelques heures, cette preuve d’amour (du moins je croyais) qui m’aidait à panser mes plaies. En écrivant ces lignes me revient comme un boomerang le poème de Linda, sa femme, page 268 (j’ai vérifié), tout est dit. Allez-y sur le champ chers lecteurs, c’est un ordre !

 

J’essayais de bosser dans le cinéma mais sans grande conviction, j’engrangeais les places de stagiaire, grouillât, chauffeur, larbin sur des films courts dont la carrière des réalisateurs le fut tout autant, mais aussi gardien de nuit, serveur, bref j’avais du temps pour lire écrire, chanter et écrire :

«Les boxeurs sont des chiens fous/Frappent leur visage d’enfants doux/Les boxeurs sont des amants saouls qui s’étreignent sur un lit chaud/Les boxeurs s’enroulent pour nous dans la nuit s’offrent en cadeau/Ils s’enfoncent des clous dans leur corps et saigne saigne la peau...».

Le vendredi soir après 2 heures, je traînais généralement au Globo (l’ancien Eldorado), un lieu bourré de filles avec ses lampions de baloche et sa musique aussi variée qu’une disco mobile de campagne. Ce soir-là, je buvais des verres à l’oeil avec Jean-Henri, réalisateur et prof de cinéma de son état (le meilleur). On sirote on sirote et je le branche sur la mort de Bukowski survenue la veille en comptant le décalage horaire : « Bukowski ? C’est ce que je vis tous les jours! Partons bouffer j’ai faim viens on en reparle après! » qu’il me répond. J’avais deux verres dans les mains.

Il zigzaguait sévère au volant de sa caisse les yeux comme des jumelles qui n’y voyaient pas à deux mètres et moi, à la place du mort. Il lui restait ce qu’il faut de lucidité pour s’arrêter aux feux rouges enfin, je croyais. Quand les flics nous ont embarqué dans le panier à salade je gueulais comme un veau qu’ils étaient en train de faire une grave erreur mais ils ne m’ont pas cru. Après la prise de sang l’affaire était dans le sac et nous au grisou, chacun dans deux commissariats différents.

Combien de temps j’y suis resté? Je n’en sais foutre rien! Huit heures peut-être mais très longues alors. J’étais sec des pieds à la tête surtout ma bouche, bordel que j’avais soif, d’eau et d’oasis sans dormir une seule seconde, tendus les nerfs. J’aurai bien voulu prendre un avion, décollé pour Los Angeles, assisté aux obsèques, soutenir sa femme Linda dans cette épreuve, boire des bières sur son canapé mais j’étais au trou et je n’avais jamais pris l’avion de ma vie.

Finalement je ramassais 500 francs d’amende pour ivresse manifeste sur la voie publique.

Je suis sorti, la pluie sur le visage et le crâne à l’envers sans un rond, avec mes lacets à moitié dans les trous, ma cassette de chansons dans une poche et dans l’autre…putain, les flics avaient gardé mon Women de Bukowski.

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:25

 

Une attaque contre les pauvres sans précédent, par le biais de l’assurance chômage. Les conditions d’accès sont durcies, la prolongation des allocations est rendue plus difficile. Mais – soyons équitable, comme on dit à la CFDT – l’indemnisation des plus hauts salaires est diminuée au bout de sept mois.

 

Ces mesures visent à réduire de 150 000 à 250 000 le nombre de demandeurs d'emploi et à atteindre 3,4 milliards d'euros d'économies sur la période 2019-2021.

 

Á partir du 1ernovembre 2019, il faudra avoir travaillé six mois sur les deux dernières années, au lieu de quatre sur les 28 derniers mois dans les conditions actuelles.

 

Les conditions de « rechargement » des droits seront également durcies. Plus un demandeur d’emploi travaille avant d'atteindre l’épuisement de son droit à l’allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), plus il acquiert de droits à l’assurance chômage dans la durée. A partir du 1er novembre 2019, le seuil de rechargement sera rehaussé :il faudra avoir travaillé au minimum six mois, au lieu d'un seul actuellement, pendant sa période d'indemnisation pour pouvoir prolonger celle-ci de l'équivalent du temps travaillé.

 

Pour les salariés “ aisés ”, s’ils gagnaient plus de 4 5000 euros brut avant d'être au chômage, l’indemnisation diminuera à l'avenir de 30% à partir de sept mois sans emploi.

 

Bonus-Malus : plus les salariés d'une entreprise sont nombreux à s'inscrire à Pôle emploi, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. À l'inverse, plus une entreprise fera des efforts, plus ses cotisations vont baisser.

 

Pour l’immonde Christophe Barbier, ces mesures drastiques ne sont pas assez violentes car les chômeurs ont le droit de choisir leur travail. Qu’ils nous fassent donc des propositions !

 

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Le délinquant qui a fauché deux enfants d’origine turque (un tué, un blessé grave) et qui roulait sans permis au volant d’une voiture qui n’était pas la sienne après avoir refusé un contrôle de police, me semble être très emblématique de notre époque. Dans notre pays déglingué, des millions de gens n’ont plus aucun repère. On sort les couteaux pour un regard, on vend de la drogue à 12 ans, la conduite sans permis ni assurance est banale. Il n’y a plus de sentiment d’appartenance à une communauté nationale qui disparaît.

 

Ce chauffard criminel avait été en infraction à la législation sur les stupéfiants, avait déjà été condamné pour avoir roulé sans permis et sous l’emprise de stupéfiants (ce que tous ses voisins savaient). Au lieu de se retirer – justement – des voitures, au lieu de chercher du travail, il menait une vie de glandeur professionnel au sein d’une bande d’une vingtaine de trafiquants qui tiennent le marché du shità Lorient entre leurs mains (et qui l’ont certainement aidé dans sa cavale de neuf jours). Ce jour-là, comme les autres jours, il a considéré comme normal de rouler à vive allure sur une voie réservée aux bus. Il ne s’est, normalement pas, arrêté après avoir percuté une voiture à la sortie d’un rond-point.

 

 

Le parquet a, normalement, ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire aggravé », « blessures involontaires aggravées », « conduite sans permis en récidive », et « défaut d’assurance et de refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui ». Il risque 10 ans de prison. Il en fera 5 ou 6. Il sera condamné à des dommages et intérêts. Il est insolvable. Son permis de conduire lui sera retiré. Il n’en a pas.

 

 

 

La vie sous le banquier éborgneur (12)

 

Dans une optique que l’on peut qualifier de pétainiste, le banquier éborgneur a décidé d’embrigader la jeunesse. Un rassemblement du nouveau service national universel a eu lieu récemment à Évreux. Le prétexte étant l’inauguration d’une statue du général De Gaulle pour célébrer les 79 (sic) ans de l’appel du 18-Juin. Le soleil cognait. Le soleil tapait dur. 29 djeuns’ sont la centaine présents ont fait un malaise, tout comme la sénatrice Nicole Duranton. Une personne a été évacuée vers l’hôpital le plus proche. Les agents de sécurité ont commencé à rapatrier ceux qui se sentaient mal à l’intérieur du bâtiment. Personne ne s’est occupé d’eux.

 

Le lendemain matin, le maire de la ville, médecin-urgentiste de profession qui n’a pas fait grand chose pendant les faits, a indiqué à France Bleu Haute-Normandieque « deux ou trois [volontaires] ont été plus sérieusement touchés, dont l’un a dû être évacué ».

 

Le macronisme à l’état pur : de l’image, de l’esbroufe, un mépris souverain des gens.

 

 

 

Affaire Dettinger. Le juge des référés n’a pas donné suite à la demande de provision formulée par la famille du «boxeur de gendarmes», qui réclamait le versement des 145 000 euros récoltés pour le soutenir début janvier, après son interpellation pour avoir frappé deux gendarmes. L’affaire devrait être réexaminée le 9 décembre devant le tribunal de grande instance de Paris. La cagnotte de 145 000 euros, demeure bloquée par la plateforme de financement Leetchi, dont on sait désormais qu’elle est proche du banquier éborgneur. Cette plateforme a été sommée par la Justice de donner les noms des donateurs. Elle a obtempéré. Dans un courriel, un officier de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) a convoqué plus d'une centaine de donateurs pour venir témoigner.Ceux qui ne pouvaient pas venir se ont reçu deux questions auxquelles ils devaient répondre par écrit: « Pour quelles raisons avez-vous souscrit un don à la cagnotte Leetchi en soutien à Christophe Dettinger ? » et « À quelle date avez-vous souscrit et quel était le motif de la cagnotte sur le site ? ».

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 05:17

Elle intègrera le groupe dominante 200m et +.

 

C'est une grande joie pour Rébecca, une expérience nouvelle et très stimulante. Des exigences aussi !

Rébecca Gensane admise au Pôle de natation de Font-Romeu

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 05:30
 

Je reproduis ici un texte de l'association Charlotte Mathieu Adam. Rédigé en mémoire de Charlotte Landais, tuée par un chauffard le 22 décembre 2012.

 

Après 6 ans 5 mois et 5 jours d'attente

 

- 4 procès au pénal, 

 

- une instruction encore en cours et une mise en en examen contre l'établissement de nuit ayant permis aux chauffards de notre fille de s'abreuver encore et encore, avant de prendre le volant d'une voiture qui deviendra une arme par destination,

 

Et c'est donc plus de 6 longues années après le drame que le tribunal de Montpellier examinera nos préjudices lors d'une audience d'un procès civil qui aura lieu le 27 mai prochain. 

 

Après la peine immense de la perte de notre être cher, de notre fille, à jamais disparue pour sa famille et ses amis, la double peine des procès au pénal et de l'enfer de cette justice qui broie et anéantit les rescapés du massacre routier,

 

et bien nous voilà donc au moment d'évoquer le "prix" à mettre sur notre douleur, un "prix" sur la souffrance endurée, et à endurer.

 

Une douleur constante, quotidienne, qui ne vous quitte jamais, qui vous réveille la nuit, qui vous poursuit ou que vous soyez.

 

Tout cela lors d'une audience civile attendue depuis une éternité.

 

Une audience qui durera tout au plus.... une heure.

 

Alors que notre calvaire se prolongera lui..... toute une vie.

 

Verrons-nous donc arriver lors de ce procès la triple peine ? Celle qui saccage un peu plus le moral, qui enfonce encore un peu plus, qui donne raison à la négligence, à l'immoralité,
à l'irrespect ?

 

Nos demandes ne feront par revenir Charlotte, mais nous, ce que l'on exige, c'est la reconnaissance de notre souffrance à la hauteur de ce que l'on endure.


Et cela, ça n'a pas de prix.

 

Et puisque nous étions obligés de nous pencher sur la question, nous avons pris connaissance avec horreur et dégoût qu'un "barème", une "grille", " un chiffrage" était communément appliqué à cette souffrance.

 

Il nous a semblé important que vous soyez au courant de ce que peuvent endurer les victimes par ricochet, et d'apprendre comment notre Etat considère "nos cas".

 

On apprend que perdre un enfant "vaut" entre 20 000 euros et 30 000 euros, mais que s'il était majeur et parti de la maison, ce serait plus 20 000 que 30 000 car il s'éloigne du domicile familial, donc d'après leur logique, on doit sûrement moins "l'aimer" !

 

Idem pour les frères et sœurs : un frère ou une sœur de la victime qui côtoyait celle-ci au domicile familial se verra "attribuer" 12 000 euros, mais si la victime est partie pour étudier, ou vivre ailleurs, et bien le frère ou la sœur ne percevra plus que 8000 euros !


En résumé de ce macabre montage de nos assureurs pervers et perfides, plus on s'éloigne du domicile familial, plus on rompt l'amour et le lien de parenté avec sa famille !


Inutile de vous expliquer notre réaction devant tout cela..

 

On apprend donc aussi qu'il y a une certaine "omerta" une "gêne" de notre justice sur la question. 

 

La souffrance d'une mère et d'un père pour la perte de leur enfant vaut donc, d'après le pseudo barème couramment établi 20 000 euros !


Mais qu'à contrario, en creusant la question, la souffrance morale de Mr Bernard Tapie vaut elle 45 millions d'euros dans l'affaire Crédit Lyonnais ( jugement rendu en 2016) !

 

A vomir, on vous laisse juges..

 

En lien avec ce sujet, la note de presse ci-jointe illustre parfaitement le malaise, et le manque de considération de nos pouvoirs publics à l'égard des victimes des chauffards de la route qui perdent un enfant ou un proche, le décalage et l'irrespect de nos dirigeants capables d'attribuer des sommes faramineuses injustifiées en laissant "des miettes" aux oubliés que nous sommes.

 

Alors pas seulement pour nous, mais pour la reconnaissance de toutes les victimes, espérons que le tribunal prendra en compte notre souffrance à sa juste valeur.

 

La vie d'un enfant n'a pas de prix, mais le devoir de notre société et de nos dirigeants est un devoir de décence, de soutien et de respect envers ses victimes.

 

D'autant plus qu'à la lueur de notre combat, nos responsables ne sont pas en mesure de prévenir, de sanctionner, et d'anéantir ces chauffards qui brisent des vies et des familles entières.

 

Anne Pineau
Stéphane Landais

 

Association Charlotte Mathieu Adam
https://www.charlotte-mathieu-adam.org/

 

 

Combien vaut un enfant tué par un chauffard ?
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