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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 06:27

En ce temps-là, les ceintures de sécurité n'existaient pas et les routes à trois voies – très dangereuses – étaient considérées comme une avancée importante. Il y avait très peu de limitations de vitesse, mais déjà on traquait les conducteurs imprudents. La tacatacatique du gendarme...

 

Celui-ci essaie de se cacher derrière un gros tronc d'arbre et il doit donner l'impression, pour les automobilistes qui arrivent dans sa direction, de faire ses besoins.

 

Le bon temps, n'est-ce pas ?

 

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (2)
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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 06:22

 

 

Daniel Royo a créé un groupe Facebook sur la période 1940-1960. L’idée – très bonne – est de déposer des souvenirs, personnels ou pas, sur ces vingt années. Forcément, les principaux contributeurs sont des gens de ma génération, qui n’ont pas connu la guerre, sauf à la marge, et qui ont vécu le redressement économique, la croissance, d’abord difficile dans les années cinquante, puis soutenue dans les années soixante.

 

La couleur dominante des commentaires est : « c’était mieux avant ». Bien sûr nous n’avions pas le chauffage central, les toilettes étaient au fond de la cour ou sur le palier, il n’y avait que trois fromages dans les épiceries du nord de la France où je résidais (Bombel, Camembert  gruyère … et petits-suisses), les instits nous tapaient sur les doigts avec une règle, maman ne travaillait pas car elle élevait quatre enfants, mais nous étions plus heureux, moins tendus, sans la crainte du chômage. La vie était supportable car nous savions nous contenter de peu et parce que l'avenir de nos enfants serait meilleur que le nôtre.

 

Cette usine à trier les souvenirs s’appelle la nostalgie. Cette reconstruction du passé nous fait par exemple oublier que l’alcool faisait des ravages, qu’un mari qui battait sa femme (ou ses enfants) n’était pas un monstre et qu'il avait ses raisons, que dans les écoles il y avait des poux, du rachitisme, de la gale, de la tuberculose, des hernies inguinales, que plusieurs centaines de milliers de femmes avortaient clandestinement chaque année. Et je ne parle pas des sept morts dans le village de mes grands-parents (où il n'y avait pas l'eau courante) lors de l'épidémie de poliomyélite en 1955.

 

La nostalgie est devenue une démarche compensatrice au milieu des graves difficultés qui disloquent notre société. Comme si, il y a soixante ans, il n’y avait pas de classes, et de luttes des classes. Mes contemporains de Facebook oublient les guerres d’Indochine et d’Algérie et ils occultent les névroses familiales, les secrets de famille, les héritages sanglants.

 

Étymologiquement, la nostalgie est une souffrance : algos est le mot grec pour douleur et nostos signifie le retour. La nostalgie est donc le regret d’un monde perdu, la mélancolie face au désir impossible d’un retour vers un passé qui agit comme un charme, une jouissance aux portes d’un tourment, d’un deuil. Depuis le XVIIeme siècle, les Allemands utilisent le mot Heimweh, quand les mercenaires suisses de l’armée de Louis XIV souffraient du mal du pays. Des Allemands d’aujourd’hui souffrent d’Ostalgie car ils regrettent, non pas l’Allemagne de l’Est dans sa globalité, mais les aspects positifs de son organisation socio-politique à jamais perdus au nom de la “ liberté ” et de l'intégration dans l'Europe capitaliste.

 

Aucune “ belle époque ” ne fut belle pour tout le monde.

 

Je me souviens parfaitement avoir dévoré le très beau livre de Simone Signoret qui me sert de titre. En se retournant vers son passé intense, flamboyant, mais parfois dramatique, elle se préparait à sa fin, en tant qu’actrice et en tant que femme, alors qu’elle n’avait que 54 ans à la parution de l’ouvrage. Nous sommes plus âgés que Simone Signoret à l’époque. Écoutons-la nous empêcher de sombrer dans le passéisme, dans le sentiment délicieux d’un manque et celui, aigre, de nous retrouver dans un présent qu’on ne peut quitter. C’est un peu ce que, à leur manière, les colons portugais appelaient saudade, tendus qu’ils étaient vers la conquête du monde tout en regrettant leur pays d’origine. De même, le blues est né de l’impossibilité d’un retour.

 

 

La nostalgie n’est plus ce qu’elle était (1)

Jusqu'à l'âge de sept ans, tel fut mon bain hebdomadaire (en semaine, une bassine dans l'évier). Rapide, l'hiver. Ma zigounette à la vue de tous. En 1955, mes parents purent se payer, dans une petite maison, une salle de bain minuscule avec une baignoire à sabot. Quel progrès ! J'apprécie les douches à l'italienne...

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 06:17

"La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer."


Le 30 mai 1917

Léonie chérie,

 

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

 

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

 

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

 

Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins ? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie.

 

Le 16 avril, le général Nivelle a lancé une nouvelle attaque au Chemin des Dames. Ce fut un échec, un désastre ! Partout des morts ! Lorsque j'avançais les sentiments n'existaient plus, la peur, l'amour, plus rien n'avait de sens. Il importait juste d'aller de l'avant, de courir, de tirer et partout les soldats tombaient en hurlant de douleur. Les pentes d'accès boisées, étaient rudes .Perdu dans le brouillard, le fusil à l'épaule j'errais, la sueur dégoulinant dans mon dos. Le champ de bataille me donnait la nausée. Un vrai charnier s'étendait à mes pieds. J'ai descendu la butte en enjambant les corps désarticulés, une haine terrible s'emparant de moi.

 

Cet assaut a semé le trouble chez tous les poilus et forcé notre désillusion. Depuis, on ne supporte plus les sacrifices inutiles, les mensonges de l'état major. Tous les combattants désespèrent de l'existence, beaucoup ont déserté et personne ne veut plus marcher. Des tracts circulent pour nous inciter à déposer les armes. La semaine dernière, le régiment entier n'a pas voulu sortir une nouvelle fois de la tranchée, nous avons refusé de continuer à attaquer mais pas de défendre.

Alors, nos officiers ont été chargés de nous juger. J'ai été condamné à passer en conseil de guerre exceptionnel, sans aucun recours possible. La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. En nous exécutant, nos supérieurs ont pour objectif d'aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance, je ne crois pas qu'ils y parviendront.

 

Comprendras-tu Léonie chérie que je ne suis pas coupable mais victime d'une justice expéditive ? Je vais finir dans la fosse commune des morts honteux, oubliés de l'histoire. Je ne mourrai pas au front mais les yeux bandés, à l'aube, agenouillé devant le peloton d'exécution. Je regrette tant ma Léonie la douleur et la honte que ma triste fin va t'infliger.

 

C'est si difficile de savoir que je ne te reverrai plus et que ma fille grandira sans moi. Concevoir cette enfant avant mon départ au combat était une si douce et si jolie folie mais aujourd'hui, vous laisser seules toutes les deux me brise le cœur. Je vous demande pardon mes anges de vous abandonner.

 

Promets-moi mon amour de taire à ma petite Jeanne les circonstances exactes de ma disparition. Dis-lui que son père est tombé en héros sur le champ de bataille, parle-lui de la bravoure et la vaillance des soldats et si un jour, la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple est réhabilitée, mais je n'y crois guère, alors seulement, et si tu le juges nécessaire, montre-lui cette lettre.

 

Ne doutez jamais toutes les deux de mon honneur et de mon courage car la France nous a trahi et la France va nous sacrifier.

 

Promets-moi aussi ma douce Léonie, lorsque le temps aura lissé ta douleur, de ne pas renoncer à être heureuse, de continuer à sourire à la vie, ma mort sera ainsi moins cruelle. Je vous souhaite à toutes les deux, mes petites femmes, tout le bonheur que vous méritez et que je ne pourrai pas vous donner. Je vous embrasse, le cœur au bord des larmes. Vos merveilleux visages, gravés dans ma mémoire, seront mon dernier réconfort avant la fin.

 

Eugène ton mari qui t'aime tant.

 

(publiée par LR Leucart sur Facebook)

Lettre d'un poilu à sa femme
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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 06:25

 

Je tiens cette histoire du Daily Mail. Les crimes de Jack l’Éventreur ne sont rien en comparaison de ce qui est arrivé à une gamine de 14 ans à Blackpool en 2003.

 

Á mon niveau, j’entends parler de gangs de violeurs britanniques d’origine pakistanaise depuis une trentaine d’années. La Justice ne s’est intéressée à ce fait de société qu’il y a environ 10 ans. Il ne fallait pas stigmatiser, enflammer les “ communautés ”, pour reprendre un concept officiel et désormais bien établi outre-Manche et qui infeste désormais la République française (de même, il ne faut pas faire de peine aux communautés pakistanaises établies sur le sol britannique en donnant l'asile à une femme condamnée à mort parce qu'elle avait bu l'eau d'un puits réservé aux musulmans).

 

Le fait que l’horreur se soit déroulée à Blackpool n’est pas neutre. C’est en tout cas ce que ressentent les parents de la malheureuse victime. Blackpool, c’est Merlimont au centuple : une station balnéaire du Nord de l’Angleterre où résident des ouvriers, des pauvres, des chômeurs, des victimes du libéralisme thatchérien et blairien. On peut en effet douter que ce summum du sordide ait pu avoir lieu à Torquay, par exemple.

 

Charlene Downes a disparu en 2003 et son corps n’a jamais été retrouvé. Par souci d’« apaisement », j’imagine, la police a décidé que l’enfant avait fait une fugue, comme l’ado de la chanson des Beatles “ She’s Leaving Home ”. Cette même police refusa de transmettre une photo de Charlene aux journaux ou à la télévision. Les parents durent attendre six semaines pour que les autorités consentent à rendre la disparition publique. Les médias évoquèrent ce fait divers pendant un jour ou deux puis passèrent à autre chose. De ce style, par exemple.

 

Il est quasiment certain que Charlene fut, des semaines durant, violée par une centaine de personnes avant d’être découpée en morceaux et consommée dans un restaurant kebab. La Police et la Justice eurent entre les mains un enregistrement de ces individus disant qu’ils avaient découpé l’enfant avant de la hacher menue et de la servir en kebab. Inculpés pour meurtre et cannibalisme, les deux serveurs du restaurant furent jugés et acquittés. Il fut en effet décidé qu’il s’agissait d’une « plaisanterie ». Pour leur incarcération préventive, ils reçurent plusieurs centaines de milliers de livres aux fins d’indemnisation. 

 

Pendant ce temps, les parents de Charlene et son frère sillonnaient la région et distribuaient des tracts pour tenter de retrouver leur fille et sœur par leurs propres moyens. Une partie de l’opinion publique s’en prit aux parents, soupçonnés d’avoir eux-mêmes fait disparaître leur fille. Á la même époque, la police – jusqu’à trente inspecteurs de Scotland Yard – enquêta pendant des mois sur la disparition au Portugal de la petite Madeleine McCann, une enfant d’un milieu favorisée, volatilisée le 3 mais 2007 au Portugal. Cette enquête, infructueuse, coûta des millions au Trésor public.

 

En 2014, donc onze ans après la disparition, la police offrit 100 000 livres de récompense à qui ferait avancer l’enquête.

La disparition d’une gamine de Blackpool : l’horreur
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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 04:40

 

On se souvient de ce très beau film japonais de 1983. L’action se déroule dans un village pauvre vers 1860. Selon la coutume ubasute (« abandonner une vieille femme », en japonais ), les habitants arrivant à l’âge de 70 ans (je ne vise personne, regardez-moi) s’en vont mourir volontairement au sommet de la “ Montagne aux chênes ” (Narayama), aidés par leur fils aîné. L’héroïne de ce film, âgée de 70 ans, possède toutes ses dents, qu’elle va consciencieusement casser sur un rocher afin de plus pouvoir manger de viande et donc coûter moins cher à sa famille avant de préparer son départ vers le sommet enneigé de la mort.

 

Lorsque le film est revenu dans les salles en 2018, Le Monde a fort à propos titré « La Ballade de Narayama, l’humanité primitive ». Et bien grâce au capitalisme financier qui gouverne la planète, nous y sommes de nouveau, en particulier dans la Grande Bretagne thatchéro-blairien.

 

Un article de Metro News a récemment raconté pourquoi et comment un vaillant soldat de la Deuxième Guerre mondiale âgé de 95 ans doit vendre sa maison pour payer les soins de sa fin de vie. Bob Frost a survécu à une blessure occasionnée par un tir de balle nazie alors qu’il était en mission comme artilleur arrière dans un avion de la RAF. L’administration britannique va l’achever.

 

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, des responsables politiques modérés (centre gauche, centre droit) ont, inspiré par J.-M. Keynes, mis sur pied une des législations sociales les plus progressistes au monde dont tous les résidents sur le sol britannique ont profité en temps de paix. Ainsi, je me souviens m’être rendu vers 1970 chez un médecin “ Service national de santé ” pour un soin mineur, sans décliner mon identité, sans prouver que j’étais assuré social dans mon pays et sans débourser le moindre penny. Thatcher et Blair étant passé par là, ce sont désormais les malades et les vieillards qu’on assassine.

 

Les services de santé du Kent viennent d’informer Robert Frost qu’il allait devoir apporter son écot pour les soins qui lui sont prodigués. Comme il n’a pas un sou vaillant devant lui, il va être amené à vendre la maison de 350 000 euros qu’il espérait léguer à ses enfants. Le Service national de santé a précisé à Bob Frost qu’il avait vécu trop longtemps et qu’il allait désormais cesser de rembourser ses soins. J’imagine que Bob est en retraite depuis une trentaine d’années et qu’il est temps pour lui de se casser les dents pour ne plus manger de viande. Depuis fort longtemps, les retraites statutaires des britanniques sont deux à trois fois inférieures aux retraites françaises.

 

Bob n’est pas un malade imaginaire : il soufre actuellement d’une infection rénale et d’une pneumonie. L’administration, qui le couvrait jusque là à hauteur de 5 700 euros par mois (les remboursements ne sont pas “ bar ouvert ” chez les Grands-Bretons) va mettre un terme à cette gabegie.

 

Si par malheur le banquier de Rothschild est réélu, nous serons logés à cette enseigne avant dix ans.

 

 

PS : je serai absent quatre jours mais le blog continue sans moi. La magie ...

 

La Ballade de Narayama, tous les jours en Grande-Bretagne
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 06:21

J'espère que cette vague folle l'emportera très loin...

Une “ vague folle ” pour Rébecca Gensane
Une “ vague folle ” pour Rébecca Gensane

Photos Jean-Luc Guégan, Lyon Natation Métropole.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:22

 

Après 50 ans de cotisations pour moi et mes quatre enfants, j’en viens à me demander à quoi sert la MGEN.

 

Autrefois, cette mutuelle, fondée par des instituteurs syndiqués (à l’époque ils l’étaient presque tous) après la Deuxième Guerre mondiale, offraient des prestations bien supérieures à celles des autres mutuelles. Puis elle s’est placée dans une bonne moyenne. Aujourd’hui, nombre de ses prestations sont inférieures à celles des autres mutuelles. Ainsi elle fait toujours semblant de ne pas comprendre l’utilité – pour la santé des personnes et pour le budget de la nation – de l’ostéopathie, qui prévient avant de guérir et n’enrichit pas les laboratoires pharmaceutiques qui, de fait, ont la haute main sur notre pays. Les soins des ostéopathes sont remboursés au lance-pierres.

 

Alors qu’il y a trente ou quarante ans je conseillais à tous les collègues qui me demandaient mon avis d’adhérer à la MGEN, aujourd’hui, je leur suggère de faire des testes comparatifs sur internet et de choisir comme bon leur semble. Demain, peut-être, leur dirai-je : « Fuyez ! »

 

Ce billet est motivé par le fait que je dois subir des soins dentaires. Cela faisait pratiquement 10 ans que je n’avais quasiment rien coûté à la Sécu et à la mutuelle. Ce qui est heureux pour un homme de 70 ans qui, contrairement à beaucoup de ses contemporains, n’a, par exemple, aucune astreinte quotidienne médicamenteuse. Je dois donc passer quatre fois chez le dentiste, non pour me faire blanchir ma dentition en vue du tournage de mon prochain film à Hollywood, mais parce mes dents, qui sont solides et saines, se déchaussent. Il me faut donc subir un « surfaçage radiculaire dentaire sur un sextant » (sic).

 

Á Lyon la majorité des praticiens sont en dépassement (généralement en secteur 2), à commencer par mon médecin de famille. Ce n’est pas le cas de mon dentiste, dont les honoraires sont frappés au coin de la modération.

 

Il m’empêche qu’il m’a proposé un devis de 750 euros que j’ai moi-même soumis à la MGEN. Réponse : montant du remboursement Sécu : 0, montant du remboursement MGEN : 0. Une lettre anonyme non signée, sans un mot d’explication.

 

Á Lyon, on ne peut correspondre avec la MGEN par courriel. Pour être heureux, restons barricadés, en plus d’être malotrus.

 

Si je ne me fais pas soigner, je serai contraint, à court terme, de me faire installer des fausses dents, et alors la MGEN se souviendra peut-être de cette note de blog.

 

 

PS : Ici un florilège de ce que pensent les internautes de la MGEN. Ils sont beaucoup plus sévères que moi.

 

La MGEN, une mutuelle comme les autres ? Ou pire … 

 

PS : suite à cette note, le président de la MGEN a pris la peine de me répondre ceci :

 

"J’aurais plaisir à connaître plus précisément le dossier que vous évoquez vous concernant afin de vous répondre également plus précisément et sans anonymat."

 

Il a entre les mains l'article ci-dessus et le formulaire anonyme et sans explications envoyé par la MGEN. Il n'y a rien d'autre dans le dossier.

 

Il n'est pas dans mes intentions de négocier le prix de ma santé. Je ne donne donc pas suite à sa requête.

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 05:22

 

Il y a une vingtaine d'années, ma femme était maître de conférences à l'Université de Tours (UFR de lettres). Une étudiante arrivait systématiquement en retard à son cours. Ma femme finit par le lui faire observer. L'étudiante se lève, quitte la salle et lance un tonitruant “ vous me faites chier".


Ma femme rédige un rapport pour le président de l'université.

 

Elle le fait passer, comme c'est la règle, par la voie hiérarchique. Elle se rend compte trois semaines plus tard que la doyenne de l'UFR a bloqué sa lettre. Elle demande à sa supérieure pourquoi elle s'est permis cette obstruction :

 

"Ne te plains pas. L'étudiante aurait pu te frapper".

#Pasdevague " VOUS ME FAITES CHIER ! "
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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 05:32

Cette brève note m'a été inspirée par deux photos de carottes qui m'ont rappelé mes vingt ans. Le prince Charles, qui a quasiment le même âge que moi, cultivait à l'époque des salades et des tomates. Et il leur parlait. Il n'a pas cessé depuis.

La fureur Végan : bon, d'accord, mais ...

 

Je veux croire que tous pleureront comme moi au spectacle de cet enfant carotte embrassant un père chéri destiné à un faitout de végans.

La fureur Végan : bon, d'accord, mais ...

 

 

J'ose espérer que les forcenés de la véganerie ne resteront pas insensibles face à cette scène déchirante d'un enfant carotte disant adieu à sa mère avant de partir à l'école maternelle...

La fureur Végan : bon, d'accord, mais ...
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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 05:31

 

Des bateaux de croisière luxueux font régulièrement escale le long des berges du Rhône à Lyon. Ils sont en majorité suisses et transportent généralement des Suisses, des Allemands et des Zuniens. Poids moyen des voyageurs : 110 kilos. Poids moyen des voyageuses : 80 kilos. Áge moyen : 70 ans. Hé oui, la retraite dans leurs pays ne se prend pas à 60 ans. Luxe, calme et volupté. Dans ce type de croisière, si vous avez une petite faim à 3 heures du matin, vous sonnez et, 10 minutes plus tard, il vous est servi un demi poulet froid (pourquoi demi ?).

 

 

J’espère que ces bateaux règlent une bonne taxe d’amarrage. Ils en ont les moyens et, comme tout navire de plus de 100 mètres immobile, ils polluent le fleuve plus que 100 000 pédalos.

 

 

Je l’espère aussi pour une raison que j’ai découverte ce matin. Il était environ 10 heures et un bateau étaient ravitaillé en nourriture. De deux camions frigorifiques allemands, des hommes déchargeaient deux à trois tonnes de nourriture et de boissons. Pas un gramme, pas un centilitre de ce qui est consommé à bord n'avait été acheté en France. Tout était surgelé : le porc venait d’Allemagne, ainsi que les légumes, le mouton d’Irlande, la bière d’Allemagne et des Pays-Bas. Et au lieu de se fournir chez les boulangers du coin, la compagnie maritime avait fait venir de Teutonie un ignoble pain chimique blanc.

 

 

Heureusement, de temps en temps, un ou deux passagers quittent leur chaise longue et vont boire un coup dans un bistro du cours Gambetta. Kolossale contribution au PIB de la France !

 

Les boat-people du port de Lyon
Les boat-people du port de Lyon
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