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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 05:01

Un peu de rêve et de douceur dans ce monde de brutes.

Lucy in the Sky with Diamonds
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 05:29
Un baiser entre homos ?

Pas du tout : au péril de sa vie, un ouvrier électricien sauve un de ses camarades électrocutés. Photo de Rocco Morabito (1967).

Un baiser entre homos ?
Un baiser entre homos ?
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 05:33
Un enfant propre sur lui...

Assurément, mais c'est surtout un extraordinaire joueur d'échec de huit ans qui ne craint pas la difficulté (qui “ est présent lorsqu'il y a un challenge ”,  dirait l'inénarrable Patrick Montel).

Un enfant propre sur lui...
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 05:24
John Lennon signe un autographe

Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il le signe à Mark Chapman qui va l'assassiner dans quelques heures.

John Lennon signe un autographe
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:15

On peut tout faire dire à une photo. On peut tout cacher grâce à une photo.

 

Regardez ce jeune Allemand (vraisemblablement communiste), tranquillement appuyé contre un mur. Nous sommes en 1919, lors de la tentative du parti communiste bavarois de prendre le pouvoir.

 

Mais comme toutes les photos contiennent une part de mensonge, nous sommes peut-être dans une reconstitution d'exécution.

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Et voici maintenant la photo dans son intégralité :

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Je n'avais, pour ma part, jamais vu un fusillé attendre la mort avec autant d'aplomb.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 05:53

Issu d’une famille noble de Gaule, Julius Sacrovir était né vers 10 avant Jésus-Christ à Autun (Augustodunum). En 21, la colonisation romaine devient franchement insupportable. À la tête d’une armée de 40 000 hommes, Sacrovir s’attaque à l’occupant. Mal lui en prit, comme le raconte Tacite :

 

« …Sacrovir, monté sur un superbe cheval, rappelle en vain les anciens triomphes des Gaulois, des désastres dont ils avaient accablé les Romains, combien leur liberté serait accrue par leur succès et leur servitude par la défaite? Néanmoins, l'inquiétude s'était glissée dans les rangs. Aux légions frémissantes, Silius se borne à rappeler les faciles victoires remportées sur les Trévires, les Séquanes, et à ces cités encore redoutables d'opposer les milices qu'une richesse et une civilisation plus raffinées rendait impropre à la résistance. Un instant retardée par les crupellaires [gladiateurs] mis en première ligne contre lesquels s'émoussait le fer des javelots, l'action devint générale. Les légionnaires s'armant les uns de haches et de marteaux, les autres de crocs et de fourches coupées dans les forêts voisines, enfoncent avec entrain cette muraille d'hommes qui, une fois à terre, ne pouvaient plus se relever… »

 

Les gaulois furent écrasés. Caché dans une habitation isolée dans la campagne près d'Autun, il se suicida en se poignardant; ses compagnons firent de même après avoir mis le feu à l'habitation qui leur servit de bûcher.

 

(Subtractio)

 

En finir ! (78)

 

Né en 1827, Takamori Saigo était issu d’une modeste famille de Samouraïs. Par hostilité à l’Occident, il s’oppose au shogunat. Quand les Occidentaux débarquent au Japon en 1868, il provoque un coup d’État qui restaure l’autorité impériale avec Meiji. Las ! Le nouvel empereur est encore plus favorable aux étrangers.

 

Saigo fonde une école privée. Lui et ses disciples prennent le contrôle de la région de Kagoshima. Les conseillers impérieux lui proposent de rentrer dans la capitale. Il refuse et se rebelle avec 40 000 hommes qui, avec leurs seuls sabres, vont s’attaquer aux 70 000 soldats de l’armée munis de pièces d’artillerie et de fusils. C’est un massacre (15 000 morts, 25 000 blessés). Saigo est lui-même blessé et décide de se faire seppuku le 14 septembre 1877. Cette fin inspira à Mishima son roman Chevaux échappés.

 

Le militaire français Henri Rieunier raconta ainsi la fin du samouraï : « Cerné sur une montagne isolée avec 400 de ses partisans, par 7000 impériaux qui les ont traqués comme des bêtes fauves, et bombardés à outrance, il a péri avec ses plus fidèles serviteurs. On dit que Takamori Saïgo déjà aux mains de soldats impériaux qui le garrottaient, avait été, selon ses instructions, décapité par les siens, avant qu’on ait pu l’enlever vivant. Takamori Saïgo a été si vite surpris qu’il n’a pas eu le temps de se brûler la cervelle. »

 

La tête de Saigo fut envoyé à l’empereur comme preuve de la victoire sur la rébellion. Les aides Saigo furent massacrés dans la prison de Nagasaki.

 

(Pudor)

 

En finir ! (78)

 

Richard Chanfray, dit comte de Saint-Germain, défraya la chronique dans les années 70, faisant les choux gras de la presse à sensation de l’époque (on ne disait pas encore people) : France-Dimanche, Ici-Paris etc.

 

Il fait d’abord croire qu’il est la réincarnation d’un comte du XVIIIe siècle. Ce qui bouleverse la chanteuse Dalida (future suicidée), dont il devient l’amant. Pendant leur relation de huit années, Dalida va tenter de faire reconnaître les immenses dons cachés de Richard. Il enregistre en duo avec elle deux ou trois disques qui passent largement inaperçus. En 1980, il est l’un des interprètes du téléfilm de Roger Hanin Le Coffre et le revenant. Il rédige également des horoscopes dans des revues pour adolescentes.

 

Lui qui se prétend immortel se suicidera le 13 juillet 1983 en s’asphyxiant dans sa voiture en compagnie de sa dernière fiancée, Paula Guillez-Loos.

 

En 2005, France 2 programme un téléfilm consacré à Dalida, Dalida, le film de sa vie. Christophe Lambert tient le rôle du comte, qu’il évoque ainsi en marge du film :

 

« Richard Chanfray est issu d’un milieu modeste. Sa mère, femme de ménage, et son père, camionneur, il préfère les oublier. Tout comme il préfère enterrer l’adolescent délinquant qu’il a été. C’est un personnage paumé, excessif qui souhaite transformer sa vie misérable en un conte de fée. Ça, c’est admirable ! Tout le monde devrait cultiver ses propres rêves, même inatteignables ! Cet homme croit tellement en ses illusions qu’elles en deviennent réelles. Orlando [le frère de Dalida] m’a confié qu’il était doué en tout : capable d’apprendre le piano en un mois et d’en jouer comme un pro. Il passait aisément de la peinture à la sculpture… mais ne se donnait jamais vraiment à fond. Sauf lorsqu’il séduit Dalida, là il est à 1 000 %. On dit qu’il a été celui qu’elle a le plus aimé. Certainement celui qui lui a fait découvrir sa féminité. Il vendait la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Tout le temps ! C’était sa forme de mythomanie. Il inventait sa vie, entrait dans la peau d’un autre : le Comte de Saint-Germain, comme le ferait un comédien. Mais il souffrait d’un terrible manque de confiance qu’il masquait par un excès de vantardise et d’assurance. Ainsi, il pensait que tout lui était acquis. Il se mentait à lui-même. C’est un peu pathétique. Quand on veut jouer au play-boy, il faut en avoir l’humilité ! Cette insécurité l’angoissait tant qu’elle a fini par l’éloigner de tous et surtout de Dalida. »

 

(Pudor)

 

 

En finir ! (78)
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 05:41

Le suicide comme un doux pis-aller. Telle fut la fin du maréchal allemand Erwin Rommel.

 

On connaît son histoire, ses qualités, le complot raté contre Hitler qui fit exécuter 145 personnes. Vu ses états de service, Rommel a la possibilité d’échapper à l’opprobre en se suicidant. C’était cela ou un procès à huis clos avec une condamnation à mort à la clé. Par respect pour sa famille, on lui évite la Sippenhaftung, la responsabilité du clan, une pratique ancestrale chez les Teutons. La famille de Stauffenberg, qui posa la bombe, la subit de plein fouet : sa femme fut envoyée à Ravensbrück, son fils, qui combattait en Grèce, fut également déporté.

 

Rommel, grièvement blessé quelques jours avant l’attentat, n’est pas concerné par les premières arrestations. Le 14 octobre 1944, deux généraux se rendent chez Rommel et lui indiquent que les officiers arrêtés après l’attentat l’ont désigné comme son instigateur. Après l’entretien, Rommel va trouver sa femme et lui dit : « Dans un quart d’heure, je serait mort. » Elle l’encourage à comparaître devant un tribunal légal. Hitler ne pouvait admettre une telle suite. Rommel monte en voiture avec les deux généraux et s’empoisonne en cours de route.

 

Son corps est amené dans un hôpital d’Ulm. Des médecins « concluent » à une thrombose coronaire.

 

La cérémonie funéraire à lieu le 18 octobre à l’hôtel de ville d’Ulm. Le maréchal von Runstedt, qui représente Hitler, prononce un discours où il est dit : « Son cœur appartenait au Führer. »

 

(Liberum mortis arbitrium)

 

En finir ! (77)

 

 

Un exemple patronal comme on aimerait en voir plus souvent, celui d’Antoine Roques. En 1968, son entreprise BTP à Toulouse, connaît de sérieuses difficultés. Le bon Antoine est amené à licencier 680 employés. C’était avant la « crise » et le capitalisme sans foi ni loi. Antoine se culpabilise comme un dératé. Le 15 février, à 58 ans, il se tranche les veines et se pend à l’espagnolette de la fenêtre des toilettes de ses bureaux toulousains.

 

(Pudor)

En finir ! (77)

 

 

Né en 1945, Leonard Ross était un surdoué de la finance. À 10 ans, il gagne 100 000 dollars au jeu télévisé “ The Big Surprise ” grâce à ses connaissances du marché boursier. À 11 ans, il récidive avec un gain de 64 000 dollars.

 

Il devient professeur d’université, chroniqueur au New York Times, conseiller économique du président Carter. Mais il est très dépressif.

 

Il demande à être lobotomisé. L’opération ne donne rien. À 40 ans, il se noie dans une piscine d’hôtel.

 

(Furor)

En finir ! (77)

 

 

« Suicidée » par le quand-dira-t-on. Professeur agrégé de lettres, Gabrielle Russier s’est suicidée à 39 ans après avoir été condamnée pour détournement de mineur, suite à sa liaison amoureuse avec un de ses élèves, Christian Rossi, âgé de 16 ans. Prompt à sauter sur ce type de fait divers, Cayatte tourna le film à très grand succès Mourir d’aimer (avec Annie Girardot). Aznavour tira également une chanson de ce drame.

 

Séparée de son mari, Gabrielle Russier vivait seule avec ses deux enfants dans un des quartiers nord de Marseille. Dans les manifestations d’après mai 68, elle retrouve son élève Christian Rossi., dont les parents (de gauche) enseignent à l’université d’Aix-en-Provence. Ceux-ci portent plainte pour détournement de mineur. Gabrielle est emprisonnée aux Baumettes le 14 avril 1969 pendant cinq semaines. Christian est alors à quelques mois de la majorité légale.

 

Elle est condamnée à un an de prison avec sursis et 500 francs d’amende (le procureur avait demandé 13 mois non anmistiables). L’université rejette sa candidature à un poste d’assistante. Elle se suicide au gaz le 1er septembre 1969. Elle est enterrée au Père-Lachaise.

 

Les parents de Christian Rossi font interner leur fils en hôpital psychiatrique. À sa sortie, il est recueilli par le pasteur Michel Viot.

 

(Impatienta doloris/pudor)

En finir ! (77)
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 05:24

Cette belle femme avait une tête qui inspira quelques grands intellectuels. Née en 1930, Évelyne Rey était la sœur de Claude Lanzmann. Dans Le Lièvre de Patagonie, celui-ci prend prétexte de la mort de sa sœur pour nous livrer un développement sordide : « Nous gardâmes Évelyne bien trop longtemps chez elle, près de dix jours, l’odeur douçâtre de son cadavre flottait dans la pièce, l’enterrement, ne pouvant pas avoir lieu en fin de semaine, fut repoussé au début de la suivante et les pompes funèbres durent armurer son corps d’un gilet et de jambières de glace. »

 

Claude fut l’amant de Simone, elle fut la maîtresse de Jean-Paul. Elle fut également l’épouse de Revzani. Elle joua dans Huis clos, dans Les Séquestrés d’Altona avec Reggiani.

 

Est-ce parce que les amours contingentes avaient fini par l’insupporter, elle se suicida aux somnifères le 17 novembre 1966 ?

 

(Impatienta doloris).

En finir ! (76)

 

 

Le roi d’Angleterre Richard II était un homme très intelligent, souffrant vraisemblablement de troubles de la personnalité. Préférant les arts aux combats, il chercha à mettre un terme à la guerre de Cent Ans. Pour des raisons complexes, Richard fut destitué par Henri de Bolinbroke. Il fut emprisonné au château de Pontefract. Shakespeare l’assassina dans la pièce qui porte son nom. De fait, l’ancien roi se laissa mourir d’inanition. Son calvaire se termina le 14 février 1400. L’ancien roi avait 33 ans.

 

(Jactatio)

En finir ! (76)

 

 

« Je serai un grand mort », avait annoncé Jacques Rigaux, poète dadaïste du fragment. Il était le fils d’un cadre du grand magasin Le Bon Marché. En 1916, il devance l’appel et s’engage dans l’armée. Il reste sous les drapeaux jusqu’en 1919. De retour à Paris, il devient l’ami de Drieu la Rochelle qui en fera le héros du Feu follet et de L’adieu à Gonzague. Il entre en contact avec le groupe Dada en 1920. Sans argent, il vit chez ses parents et consomme opium, cocaïne et héroïne. En 1922, il quitte les surréalistes.

 

En 1924, il rencontre Gladys Barber, une jeune étasunienne fortunée qu’il suit aux Etats-Unis. Ils se marient, mais sa femme le quitte au bout d’un an, ne supportant plus sa toxicomanie. Il rentre à Paris en 1928 et entreprend de se désintoxiquer. Il crée l’Agence générale du suicide pour garantir, « grâce à des dispositifs modernes une mort assurée et immédiate. » « Vous êtes tous des poètes et moi je suis du côté de la mort » n’était pas une rodomontade. Le 6 novembre 1929, il se tire une balle en plein cœur dans une clinique de Châtenay-Malabry.

En finir ! (76)

 

 

Né en 1931, l’acteur Jean-Claude Rolland avait une vraie gueule de cinéma. Il connut la gloire avec Les Grandes Gueules, de Robert Enrico et L’Espagnol, de Jean Prat, autre suicidé. En janvier 1967, il incendie l’appartement et la voiture de sa femme avec qui in est en instance de divorce. Incarcéré à la Santé, il se pend dans sa cellule la veille de la programmation à la télévision de L’Espagnol. Il avait 35 ans. Brigitte Fontaine lui dédia sa chanson “ Dommage que tu sois mort ” qui inspirera (comme on dit) Lou Reed, cinq ans plus tard pour son “ How Do You Think It Feels ”.

 

(Pudor)

En finir ! (76)
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 05:39

Le père de la Reine Élisabeth, George VI, souffrit, sa vie durant, d’une santé très précaire. Il bégayait, son corps était ulcéreux, ses poumons faibles, ses jambes rachitiques (en ce sens, l’acteur du film, Colin Firth, était bien trop baraqué). Est-ce parce que deux de ses arrières grands-parents (la Reine Victoria et le Prince Albert de Saxe-Cobourg et Gotha) étaient cousins germains ? Dans l’intimité avec sa femme, le pauvre George était, comme on disait pudiquement, « nerveux », si bien que la future reine mère dut être fécondée artificiellement à deux reprises, une procédure rarissime à l’époque.

 

Il est très peu vraisemblable que George VI ait eu, avant ou après son couronnement, une sexualité débridée. Idem pour sa fille Élisabeth II.

 

En revanche, le prince Charles, héritier naturel du trône, a connu de nombreuses aventures, semble-t-il toutes hétérosexuelles. Né en 1948 (grand année !), il épousa en premières noces, en 1981, Lady Diana Frances Spencer (pur produit de l’aristocratie britannique), dont il divorça en 1996 (ils s'étaient séparés en 1992). Lady Diana mourut tragiquement un an plus tard après avoir révélé par le menu à quel point Charles l’avait trompée pendant le temps des fiançailles et celui de leur vie de couple. En secondes noces, Charles épousa en 2005 l’amour de sa vie : Camilla Rosemary Shand Parker-Bowles, d’un an son aînée. Camilla est d’une noblesse beaucoup moins établie que Diana. Avec Diana, Charles avait eu deux fils, l’aîné Guillaume (William) étant l’héritier direct du trône.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)

On peut noter que, dans l’histoire de la monarchie, le prénom Charles ne porte pas chance. Charles 1er fut décapité en 1649. Charles II fut exilé pendant 18 ans. Si le prince Charles règne (sa mère semble immortelle), il est possible qu’il change de nom. Tout comme son ancêtre Victoria, qui s’appelait Alexandrina, Édouard VII, qui s’appelait Albert Édouard, ou George VI qui s’appelait Albert.

 

Avant de se marier à l’âge de 33 ans, Charles a eu une vie affective bien remplie, avec des femmes diverses, variées et toutes dotées d’une vraie personnalité. Au premier chef Camilla Parker Bowles, fille d’un officier reconvertie dans le négoce du vin, avec qui il ne put se marier pour des raisons d’étiquette. Camilla convola avec un officier à qui elle donna deux enfants avant de divorcer en 1995.

 

Pour se consoler de cet amour impossible – et pour d’autres raisons sans doute – Charles fréquenta Dale Elizabeth “ Kanga ” Tryon, femme d’affaires, épouse du baron Anthony Trion. Amie, amante, on ne le sut jamais vraiment. En tout cas confidente : « la seule femme qui m’ait compris », dira Charles.  Gentil pour les autres ! Dale mourut à l’âge de 49 ans d’une septicémie.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)

Le prince connut de près Caroline Zevenbergen, la fille de l'éditeur Mark Longman. Et puis Laura Jo Watkins (épouse Kauffman) qui, parce qu’elle était catholique, n’aurait pas pu l'épouser. Elle réside aux États-Unis.

 

Lady Angela Nevill fut également proche du prince. Elle était la fille du secrétaire particulier de Philippe d’Édimbourg. Elle est aujourd’hui une marchande de tableaux très prospère.

 

Charles fréquenta quelque temps Lady Jane Grosvenor (j’adore ce nom très chic qui est une déformation toute bête de « gros veneur »). Elle était la fille du 5ème duc de Westminster (1ère fortune de Grande-Bretagne, 10 milliards d’euros, possède une bonne partie du centre de Londres). Lady Jane épousa le duc de Roxburghe qui mourut en 1990, puis le banquier Ned Dawney.

 

Lady Camilla (décidément !) Fane fut proche du prince Charles. Fille du 15ème comte de Westmorland, responsable des écuriées de la reine, elle épousa Howard Hipwood, l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre de polo.

 

Rosie Clifton connu Charles en 1973. En 1975, elle épousa Mark Vestey, dont elle eut quatre enfants.

 

Fille du duc de Northumberland, Lady Caroline Percy connut brièvement le prince Charles. Ainsi qu’Andrew Parker Bowles quand celui-ci tentait de séduire Camilla qui n’avait d’yeux que pour l’héritier du trône (du Racine !). Caroline épousa le comte Pierre de Carbarrus (un patronyme qui fleure bon le Béarn) en 1974.

 

Née en 1950, Lady Bettina Lyndsay, fille du comte de Crawford, épousa le banquier Peter Drummond-Hay en 1975.

 

Fille du duc de Grafton, Lady Henrietta Fitzroy épousa l’avocat Edward St George en 1979. Sa mère est une amie proche de la reine.

 

Fille de Lord Manton, Fiona Watson ruina ses chances d’intégrer la famille royale en posant pour Penthouse. Elle épousa l’homme d’affaire Mark Swinfen Cottrell en 1978.

 

Georgiana Russell épousa la baron Sir Brooke Boothby en 1976. Elle exerce comme psychothérapeute.

 

Fille du marquis de Lothian, Lady Cecil épousa Donald Cameron of Lochiel en 1974.

 

Sœur aînée de Lady Di, Lady Sarah Spencer eut une brève liaison avec Charles en 1977. Elle affirma un temps avoir eu des “milliers de petits amis”. Elle épousa Neil McCorquodale, dont elle eut trois enfants.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)

Susan George débuta dans la vie comme actrice à l’âge de quatre ans. On n’a pas oublié la scène de viol dans Les Chiens de paille de Sam Peckimpah. Elle tourna également dans Amicalement vôtre et dans la célèbre série télévisée Eastenders Elle fréquenta le prince en 1978. Elle épousa l’acteur Simon MacCorkindale en 1984. Celui-ci mourut en 2010 d’un cancer. Elle est aujourd'hui productrice et élève des chevaux arabes.

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)

Cousine de Samantha Cameron (l’épouse du Premier ministre), Davina Sheffield ruina ses chances quand il fut révélé qu’avant Charles elle avait eu une brève liaison avec un dénommé James Beard. Elle vit dans le Yorkshire avec son mari Jake Morley.

 

Pour beaucoup, Lady Jane Wellesley (fille du duc de Wellington) fut la première à tenir la corde en 1973. Intelligente et belle, elle surprit en déclarant qu’elle n’avait pas du tout l’intention d’être reine. Elle vécut longtemps avec l’homme politique travailliste Melvyn Bragg. Elle est réalisatrice de films.

 

Née dans la bierre, Sabrina Guiness connut Charles en 1979 après avoir fréquenté Mick Jagger, Jack Nicholson et Rod Stewart (qui avait bien connu Susan George). Son premier échange à Balmoral avec le prince Philip est resté dans les mémoires. Comme elle se plaignait d’avoir rejoint le château dans un véhicule qui ressemblait à un panier à salade, le prince répondit : “Vous vous y connaissez en paniers à salade, non ? ”.

 

En photo, avec Charles et, un peu plus tard, avec le dramaturge et scénariste Tom Stoppard.

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)
Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Écosse) (17)

Petite-fille du comte de Mountbatten, Lady Amanda Knatchbull était cousine du prince. Celui-ci la demanda en marriage en 1980 (Charles ne voulait pas convoler avant lâge de 30 ans). Il avait discuté de cette possibilité dès 1974 avec la mère de la jeune fille de 17 ans sans en parler à l'intéressée. Amanda a épousé le promoteur Charles Ellingworth en 1987.

 

En 1980, Charles demanda à l’écossaise Ann Oates (Anne Avoine, donc) de devenir sa femme. Il fit l’objet d’une fin de non-recevoir. Elle déclara avoir été très mal traitée lors d’un bal donné en l’honneur de la reine mère. Elle se maria et divorça deux fois.

 

FIN

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 05:32

 

Edward VIII régna peu de temps (du 20 janvier au 11 décembre 1936) mais vécut longtemps (1894-1972). Il aima beaucoup.

 

Dans les années vingt, il fut un coureur de jupons invétéré, au point que le Premier ministre Baldwin s’en inquiétait quasi publiquement. Edouard affectionnait tout particulièrement les femmes mariées. Son père était inquiet de voir accéder au trône un fils aussi immature : « Je prie Dieu que mon fils aîné [Édouard] n’ait jamais ni femme ni enfant, et que rien n’empêche Bertie [le futur George VI et Lilibet [la future reine Elisabeth] d’accéder au trône ! »

 

Parmi les femmes mariées qu’Edouard recevait en sa résidence de Windsor, pas de secrétaires ou de femmes de ménages. Mais Freda Dudley Ward (qui n’évoqua jamais sa relation de 16 ans avec le prince, maîtresse puis amie), une héritière du textile. L’actrice Jane Birkin est la fille d’un de ses cousins germains. Ou Lady Furness, l’épouse d’un lord, qui fut actrice et productrice de cinéma. C’est elle qui présenta à l’héritier du trône son amie étasunienne Wallis Simpson, roturière et divorcée une première fois. Edouard en fit immédiatement sa maîtresse, ce qui rendit le roi et son épouse Mary furieux. Ils refusèrent de rencontrer Wallis. Très dépitée, pour sa part, Lady Furness se jeta un temps dans les bras du prince Ali Khan.

 

Ci-dessous Edouard et ses deux maîtresses simultanées puis successives.

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Ecosse) (16)

On connaît la crise constitutionnelle provoquée par un roi qui préféra son amour à sa couronne. A l’intérieur du parti conservateur, à l’époque au pouvoir, l’un des rares soutiens du roi fut Winston Churchill (issu lui-même d'une famille où l'on aima sans vergogne). Edouard abdiqua. Son frère George VI lui succéda et lui accorda le titre de duc de Windsor. Edouard et Wallis convolèrent en France (le pays de l’amour, comme chacun sait), au Château de Candé à Monts, en Indre-et-Loire. Après ce mariage, Wallis reçut officiellement le titre de duchesse de Windsor, mais sans l’appellation d'« Altesse Royale ».

 

Le couple ducal s’établit en France, beau pays qu’il quitta néanmoins en mai 1940 lors de l’avancée des troupes allemandes pour s’établir en Espagne. Le couple revint en France après la guerre.

 

En 1954, le duc et la duchesse de Windsor s'installèrent dans une superbe résidence du bois de Boulogne et menèrent la vie oisive et luxueuse qui fit les belles heures de Paris Match, France Dimanche et Point de Vue.

 

Dire qu’Edouard eut des sympathies pour le régime nazi n’est pas lui faire insulte. Ainsi, dans ses mémoires, le journaliste, diplomate et agent secret Bruce Lockart écrivit : « Le Prince de Galles était très pro-Hitler et déclarait que ce n’était pas notre rôle d’intervenir dans les affaires intérieures de l’Allemagne, qu’il s’agisse des Juifs ou de toute autre chose. Il ajoutait que les dictatures sont très populaires de nos jours et que nous pourrions bien en avoir besoin en Angleterre d'ici peu. » (Sir Bruce Lockart, Diaries, Macmillan, 1973).

 

Ce n'est pas non plus lui faire insulte que de rappeler qu'Edouard aima aussi les hommes. A l'adolescence, sa grande proximité avec son cousin Louis Mounbatten était bien connue. Alors qu'il a 24 ans et qu'il prépare un long voyage, il donne ses instructions : « Durant tous mes voyages, Louis Mountbatten sera près de moi pour veiller à mon confort. Il devra toujours occuper une chambre – même petite – juste à côté de la mienne. » Louis, 18 ans, était officiellement l’aide de camp du prince.

 

Quand Mountbatten épouse Edwina Ashley, en 1922, le prince, qui avait toujours besoin d’un confidant, choisit Edward Metcalfe, responsable à la cour des activités équestres. Cette solide amitié dura jusqu’en 1925.  En 1924, alors qu'il accompagnait le prince à New York, Metcalfe perdit son portefeuille qui contenait de nombreuses lettres d’Édouard. Ces lettres tomberont dans les mains d’un journaliste américain qui attendra 1972 pour publier une biographie qui ne cachait rien de la bisexualité de l’héritier du trône d’Angleterre.

 

Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Ecosse) (16)
Maîtresses et amants des rois d’Angleterre (et d’Ecosse) (16)
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