Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 05:21

 

 

L’enseignement supérieur français est, depuis bien longtemps, un ventre mou qui ne fait plus peur à aucun dirigeant. On ne voit plus passer le moindre mot d’ordre réellement fédérateur, la moindre analyse globale des méfaits et des manquements du système. La vie syndicale s’est réduite à une peau de chagrin. La majorité des membres de cette élite de la nation restent dans leur coin en courbant le dos.

 

Heureusement, il reste à certains universitaires – de plus en plus nombreux car le conformisme est ravageur – une véritable Sierra Maestra, ce que les Britanniques appellent, avec l’accent, une cause célèbre : l’écriture inclusive, le vrai combat des enseignants et chercheurs du XXIe siècle.

 

Officiellement, l’écriture inclusive est illégale dans les textes administratifs. Cette interdiction n’est pas respectée par de nombreux présidents d’universités et doyens d’UFR. Cette barbarie langagière est naturellement possible dans les textes militants.

 

J’en ai un sous les yeux qui, peut-être plus que d’autres, m’a fait bondir. En provenance du CNESER, il prône un juste combat, celui d’universitaires turcs opprimés par le pouvoir d’Erdogan. Le problème est que la forme laisse à désirer. Comme tous les fanatiques, les praticiens de l’écriture inclusive travaillent comme des cochons. Non seulement ce qu’ils produisent est ridicule, mais ils passent eux-mêmes pour des gens ridicules incapables d’observer leurs propres règles ineptes.

 

Je cite le tract du CNESER, une vraie horreur.

 

 

Le CNESER soutient les collègues turc.que.s

 

Les élu.e.s du CNESER sont très touché.e.s par la situation dramatique que vivent nombre d’enseignant.e.s-chercheur.e.s turc.que.s résidant et enseignant en France, pour certain.e.s titulaires de la fonction publique d’État et pour d’autres bénéficiaires du Programme national d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil (PAUSE).

Actuellement condamné.e.s en Turquie ou en passe de l’être, sans procès équitable et uniquement du fait de leur engagement contre les violences et pour les Droits de l’Homme et les libertés, nos collègues sont dans l’impossibilité totale de retourner dans leur pays sous risque d’être immédiatement interpellé.e.s et emprisonné.e.s. […]

Les élu.e.s du CNESER apportent tout leur soutien aux collègues tur.que.s et à celles et ceux qui enseignent en France pour qu’elles et ils puissent se rendre dans leur pays sans être inquiété.e.s et, si tel est leur souhait, y retrouver un emploi, dans le respect de leurs droits et de leur dignité d’êtres humains.

 

Les élu.e.s du CNESER demandent à la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et au Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères de faire tout le nécessaire pour que les droits fondamentaux de nos collègues soient respectés en Turquie et que des observateurs français ou éventuellement internationaux soient présents lors des procès.

 

Unanimité des 24 votant.e.s

 

 

On remarque que turcs au pluriel donne turc.que.s ou tur.que.s. Sont évoqués les Droits de l’Homme, donc pas ceux des femmes. Des observateurs français sont requis, mais pas des observatrices. Accessoirement, le mot ministre ne prend pas de majuscule dans ce contexte.

 

Les fanatiques de l’écriture inclusive dans l’enseignement supérieur
Les fanatiques de l’écriture inclusive dans l’enseignement supérieur
Les fanatiques de l’écriture inclusive dans l’enseignement supérieur
Les fanatiques de l’écriture inclusive dans l’enseignement supérieur

 

PS : En matière de politiquement correct, le CNESER fait de plus en plus fort. Selon Mediapart, il vient de déjuger une université en donnant raison à une étudiante voilée qui avait refusé de laisser ses oreilles apparentes pendant une épreuve écrite : “ Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche a annulé une sanction visant une jeune étudiante en droit, musulmane, qui avait refusé de dégager ses oreilles durant toute la durée d’une épreuve en juin 2016. L’université de Bourgogne avait émis des consignes visant les étudiantes voilées. ”

 

Les religieux militants, musulmans ou autres, savent parfaitement utiliser les libertés formelles de la démocratie pour les retourner contre notre République.

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 16:36

 

 

Michel Marchand, dans Res Publica, conteste la réalité d’une crise migratoire en Europe. « Elle n’est ni massive, ni majoritairement clandestine comme le rappelle depuis plus de 10 ans François Héran, ancien directeur de l’Institut national des études démographiques et actuellement Professeur au Collège de France. En 2017, selon les données d’Eurostat, 650 000 demandes d’asile ont été déposées dans les pays de l’UE, marquant à une baisse de 43 % par rapport à l’année précédente. Les deux tiers des demandes d’asile se répartissent entre l’Allemagne, l’Italie et la France. Pour la même année, 120 000 demandes d’asile ont été enregistrées en France, environ 100 000 relevant de la procédure normale auprès de l’OFPRA et 20 000 relevant du règlement Dublin. En prenant en compte les « dublinés » requalifiés, la France a accordé la protection à 32 000 personnes. »

 

 

Le site CQFD fait s’exprimer des Gilets Jaunes de Perpignan, toujours aussi déterminés :

 

« Difficile de qualifier l’ambiance. Redynamisée, combative, fraternelle. Claude s’avance, tire le col de son maillot vers le bas et montre l’hématome auréolé de sang séché au-dessus de la clavicule : « Je me suis pris un tir de flash-ball, juste là ! » On imagine la balle déviée de quelques centimètres et explosant la trachée. « Je serais mort ! » diagnostique le quinquagénaire. Ailleurs, c’est Tom qui marche en grimaçant et en traînant les pieds. Il commente, laconique : « Grenades à tir tendu. Impossibles à éviter. »

 

C’est un fait : les Gilets sont remontés comme des coucous. Soudés en un nerf de bœuf. Des vieux militants libertaires observent, ébahis, ce regain de fierté inattendu. L’un susurre à l’autre : « Incroyable, c’est une véritable sécession. » Comme un fait exprès, quelqu’un propose que la prochaine AG se tienne non plus à l’abri des murs de la Maison du peuple mais sur le rond-point où tout a commencé : « Les Gilets jaunes, c’est avant tout un combat de visibilité. » La stratégie élyséenne – bastonner et déférer du manifestant en masse pour émietter le mouvement – a eu beau clairsemer les rangs des manifestants, celles et ceux ne lâchant pas l’affaire font montre d’une détermination qui laisse sans voix. Sandrine avoue avoir pleuré de trouille au cours d’une charge dans une manif à Toulouse. Foutue par terre, tâtonnant dans la purée des gaz, elle doit à un black-block d’avoir été remise sur pied et mise en sécurité. « J’y retournerai », promet-elle d’un ton placide.

 

 

Selon L’Obs,l’Alabama prépare une loi totalement réactionnaire sur l’avortement : « Le Sénat de l’Etat de l’Alabama a adopté ce mardi 14 mai le projet de loi le plus restrictif des Etats-Unis sur l’avortement, prévoyant notamment de lourdes peines de prison pour les médecins pratiquant des interruptions volontaires de grossesse.

 

Le texte, que le Sénat a transmis au cabinet de la gouverneuse républicaine de l’Etat en vue de sa promulgation, ne prévoit même pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Les médecins pratiquant l’avortement seront passibles de peines de prison de 10 à 99 ans, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d’« anomalie létale » du fœtus.

 

Revue de Presse (282)

 

Pour compléter l’article de Maxime Vivas de la semaine dernière sur France Télécom, je citerai la sociologue du travail Danièle Linhart sur le site Á l’encontre : « Auparavant, France Télécom était réputée pour ses prouesses technologiques, il y avait une fierté à travailler là. Brutalement, cette société a pris un virage commercial. Une entreprise publique est passée à la gestion du privé. Mais comment faire pour que les fonctionnaires aient envie de partir ? Cette réponse a été trouvée par l’encadrement : les mettre suffisamment mal à l’aise pour qu’ils comprennent qu’ils n’ont plus leur place.

 

Dans la seconde moitié des années 1990, j’avais assisté à un séminaire de cadres et l’un d’entre eux m’avait confié: «Vous savez ce qu’est mon travail ? Je suis là pour produire de l’amnésie. Pour que les agents oublient leurs valeurs professionnelles et de service public. » J’ai demandé : « Comment fait-on pour produire de l’amnésie ? » « C’est simple, m’a-t-il expliqué, on bouge tout, tout le temps, on casse les habitudes de travail. »

Partager cet article
Repost0
13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 04:57

 

Quitte à le faire rougir de la tête aux pieds, je suis dans l’obligation de citer Maxime Vivas du Grand Soir, dans un article visionnaire de 2009 sur les dérives capitalistiques de France Télécom, ce service public qui rapportait beaucoup d’argent avant sa privatisation : « L’actuel patron de France Télécom a sans doute sa part de responsabilité dans la vague de suicides, mais il n’est pas le seul. Il a suivi la voie mortifère où les salariés sont vus comme des citrons ou des fourmis à affoler à coups de pieds pour qu’elles s’agitent. Les personnels, sans qui l’entreprise n’est rien, figuraient et figurent dans des dossiers noirs étiquetés : « sureffectifs », « coûts à résorber », « postes à supprimer », « mutations d’office », « commercial ». J’extrais de mes archives un numéro spécial du journal « L’Autan » que le syndicat CGT des télécommunications de la Haute-Garonne avait édité pour dénoncer ces dérives en octobre 1990. On y lit que la direction sise à Blagnac venait de signer un contrat qui lui coûta 2 millions de francs (304 898 euros) avec deux joyeux drilles, beaux parleurs qui se faisaient fort de modifier l’état d’esprit de 6000 agents en deux jours de stage. En fait, les malins allaient former 20 animateurs de France Télécom qui auraient ensuite à appliquer la méthode aux autres avec les documents fournis (vendus !) : cassettes vidéo, transparents, stylo spécial, un livre écrit par les deux génies et un test permettant en quelques réponses de se classer soi-même dans un des 4 types de personnalités existants (4, pas un de plus). Un syndicaliste curieux découvrit que cette merveille d’introspection moderne était déjà utilisée dans l’armée étasunienne en 1928.

 

Le contrat comportait une règle idiote à laquelle il était pourtant impossible de déroger, le directeur national, ayant grade d’Ingénieur Général, y veillant personnellement : les formations devaient avoir lieu hors de la région d’affectation des personnels. Des milliers d’agents, souvent « volontaires-désignés-d’office », parcoururent la France en tout sens, les Marseillais visitant Brest, les Bordelais fonçant à Strasbourg, les Lillois découvrant Bayonne. Le chassé-croisé entraîna la perte de dizaines de milliers d’heures de travail et des millions de francs de dépenses supplémentaires, nullement inutiles pourtant, auraient dit ceux qui pensaient que la mobilité forcée doit s’apprendre assez tôt afin que chacun accepte demain une mutation tous les trois ans avec un minimum de pendaison sur les lieux de travail. »

 

 

L’anticapitaliste, hebdomadaire du NPA, estime que « la liberté de manifester n’est déjà plus un droit à défendre, mais à reconquérir. À Paris et ailleurs, beaucoup se posent la question : pourra-t-on encore, demain, manifester en France ?Si la question peut paraître provocatrice ou excessive, elle est bel et bien dans l’air du temps, et l’on ne peut guère douter de la sincérité de celles et ceux qui (se) la posent, et des craintes bien réelles que ressentent un nombre croissant de gens qui n’osent plus descendre dans la rue alors que, dans un autre contexte, ils et elles viendraient grossir les rangs des manifestations du samedi. Contrôles préventifs, violences policières, utilisation d’armes mutilantes, condamnations judiciaires, législation anti-manifestation : force est de constater que ces éléments ne font pas que s’additionner, mais forment, ensemble, un système cohérent, dont la finalité, malgré l’affichage sécuritaire, n’est autre que de décourager le plus grand nombre de participer à des manifestations. Lorsque l’on regarde le chemin parcouru au cours des 5 dernières années, on ose à peine imaginer ce que pourrait être la situation dans 5 ans si le rouleau compresseur n’est pas stoppé… »

 

 

Je ne saurais terminer cette revue sans une petite échappée concernant le prénom du dernier bébé Royal, Archie. Il s’agit du diminutif d’Archibald, qui signifie “ très audacieux ”. “ Archambaud ” est une version française de ce prénom. Chrétien vivant en Afrique du nord, Archibald y subit le martyre pendant la persécution de Genséric, roi des Vandales, au Ve siècle. Les Archibald se précipitent à corps perdu, non pas dans l'action, mais dans un dynamisme frénétique où ils subliment leurs instincts. Alors, hyperactif, le prinçounet ?

 

Revue de presse (281)
Partager cet article
Repost0
6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 04:56

 

Le site Bolivar Info revient en détail sur les sabotages dont a été victime le Venezuela récemment : 

 

« Le vice-président pour le secteur de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Jorge Rodríguez, a fait savoir mardi que 5 personnes ont été arrêtées et 19 autres identifiées et recherchées comme responsables des attaques du Système d'Electricité.

 

Lors d'une conférence de presse donnée au salon Simón Bolívar du palais de Miraflores, le vice-président a déclaré que pendant ces 2 dernières années, « plus de 50% des plus de 500 sous-stations électriques ont été sabotées » à cause d’incendies provoqués, des actes destinés à endommager les interrupteurs et les transformateurs, le vol de câbles de cuivre et d'autres actions destinées à affaiblir le système de façon permanente.

 

Plus de 280 incendies de forêts sont survenus tout le long des 35 000 km de lignes électriques que compte le Venezuela : « « Sur ce réseau, ils ont perpétré ce que l'histoire appellera l'attaque terroriste le plus brutale et la plus criminelle contre un peuple. »

 

Après avoir rappelé qu'il y a eu 2 grandes attaques du complexe hydroélectrique Simón Bolívar (l'attaque informatique des 7 et 9 mars et les attaques mécaniques et physiques des 25, 26, 27, 28 et 29 mars), il a révélé qu'il y avait eu 45 attaques de moindre importance dont une tentative pour déclencher des incendies de forêt mais qu'on « a pu affronter et vaincre ces terroristes. »

 

 

Comment miner la capacité de résistance des salariés, se demande Le Monde Diplomatique :

« À chaque gouvernement ses remises en cause sociales. Prochaine étape : les retraites. La réforme prétend établir un régime universel, mais elle bouleverse la philosophie du système. Les salariés risquent de devoir choisir : partir à la retraite avec une faible pension ou rester en activité avec l’espoir de recevoir un peu plus.

 

Avec la loi travail concoctée en 2016 par Mme Myriam El Khomri, les lois puis les ordonnances imposées par M. Emmanuel Macron (2016-2017), le recours aux conseils de prud’hommes, chargés de juger les litiges liés au travail, a encore baissé : 127 000 saisines en 2017, contre 187 651 en 2014. Et ce n’est pas, on s’en doute, parce que les conflits ont disparu. Plusieurs facteurs expliquent ce retrait.

 

En hausse constante, les ruptures conventionnelles individuelles se substituent tout d’abord à la démarche prud’homale. En 2018, selon les chiffres du ministère du Travail, 437 700 d’entre elles ont été homologuées, soit une hausse de 3,9 % par rapport à 2017, qui avait déjà vu leur nombre grimper de 8 %. Or ces ruptures conventionnelles sont souvent négociées selon les minima légaux, le coût financier de la rupture étant reporté de l’employeur vers Pôle emploi, qui verse des indemnités de chômage. Le gouvernement a amplifié ce mouvement en créant les ruptures conventionnelles collectives ; soixante ont été signées en 2018.

 

 

Également dans Le Monde DiplomatiqueSophie Eustache explique pourquoi les « patientes informées » sont des bonnes affaires : « L’émergence des sites grand public sur la santé, au début des années 2000, promettait la démocratisation de l’information médicale et l’émancipation de la tutelle du médecin. Mais les « patients informés » – des femmes, pour la plupart – représentent aussi une mine d’or pour les annonceurs et les industriels. Doctissimo, le leader du secteur, a été racheté par TF1 en octobre 2018. »

 

 

Enfin, dans Le Grand Soir, Craig Murray et Naomi Wolf se demandent où est « le mandat d’arrêt suédois » de Julian Assange : « La Suède a eu sept ans pour achever l’enquête. Cela fait plus de deux ans qu’ils ont interviewé Julian Assange à l’ambassade équatorienne. Ils ont eu des années pour recueillir toutes les preuves et préparer les accusations.

 

Julian Assange n’a jamais été accusé de quoi que ce soit en Suède. Il était simplement "recherché pour interrogatoire". Il est désormais évident qu’il n’y a jamais eu la moindre intention de l’inculper de quoi que ce soit en Suède.

 

 

Quel est l’intérêt d’exiger qu’Assange soit extradé vers la Suède alors qu’il n’y a pas de demande d’extradition de la Suède ? À quoi cela sert-il d’exiger qu’il soit traduit en justice en Suède alors qu’il n’y a pas d’accusations ? 

 

 

La réponse est le silence.

Revue de presse (280)
Partager cet article
Repost0
3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 05:33

 

 

Je me souviens bien de son père, Pierre-Elliott. Premier ministre du Canada de 1968 à 1984. Brillant intellectuel, catholique pratiquant et mâle conquérant.  Sa liaison avec Barbara Streisand est restée dans les annales. Son fils Justin est Premier ministre depuis 2015, après une brillante victoire de son parti dans les élections législatives.

 

Le Canada compte 37 millions d’habitants. Trudeau et son gouvernement se sont lancés dans une ambitieuse politique d’immigration. En 2017, le pays a décidé d’accueillir un million d’immigrés, à raison de 300 000 par an. La plupart sont d’origine arabe et de confession musulmane. Il se glisse naturellement dans ce flot migratoire des musulmans intégristes pour qui la seule loi est la Charia mais qui savent profiter des libertés formelles du pays d’accueil. Plus multiculturaliste que Trudeau (catholique mais de manière moins ardente que son père), on meurt : surtout depuis qu’il s’est fait tatouer l’emblème d’une tribu autochtone sur son biceps gauche.

 

Pour Trudeau, tous les immigrés ne se valent pas. Ainsi, le leader indépendantiste catalan Carles Puidgemont est sûrement plus dangereux qu’un djihadiste de base. Trudeau lui a récemment refusé l’entrée dans le pays alors qu’il n’a jamais commis le moindre crime et qu’il a été élu président de sa province lors d’une élection transparente et démocratique.

 

Au Canada, le prosélytisme religieux peut s’exprimer en toute liberté, jusque dans la sphère publique. On a vu récemment Harjit Sajjan, né au Penjab en 1970, arrivé au Canada à l’âge de 5 ans, nommé ministre de la Défense nationale par Trudeau en 2015, expliquer dans une école à des enfants comment se couvrir la tête d’un turban sikh. Selon lui, « l'apprentissage de la religion et la culture de l'autre ouvre les esprits». Il faut dire qu’en matière de morale, Jarjit est un vrai exemple pour de jeunes enfants : soldat en Afghanistan, il a remis des prisonniers de guerre aux autorités afghanes, qui les ont ensuite torturés. II a également participé à des opérations illégales d’enlèvements ciblés et de transferts de prisonniers.

 

Le Canada ethnicisé de Justin Trudeau

 

Mine de rien, ce multiculturalisme, cet empiètement de la religion dans la sphère publique fascinent notre banquier éborgneur, d’autant qu’ils sont souhaités par le monde de la finance internationale. Mais ceux des dirigeants qui les ont réellement pratiqués, quand ils ne les ont pas eux-mêmes mis en œuvre, en sont revenus. Dès 2010, Angela Merkel, dès 2011, David Cameron, le Premier ministre britannique d’alors ont admis l’échec de cette politique. Ils ont reconnu que la politique de trop grande « tolérance » adoptée à l'égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales avait échoué.

 

Au Québec, le combat pour la laïcité se poursuit. Le 27 mars 2019, le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion a déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi sur la laïcité de l’État. Il propose ainsi une interdiction du port de signes religieux chez les agents qui incarnent l’autorité de l’État et qui exercent un pouvoir coercitif : les juges, les policiers et les procureurs de la Couronne. Si elle est votée, cette loi sera vraisemblablement taxée, au niveau fédéral, de discriminatoire, d’attentatoire aux droits fondamentaux des personnes appartenant à des minorités religieuses. En effet, la restriction faite au port de signes religieux contrevient au droit à l’égalité fondé sur la religion et le sexe, ainsi qu’au droit à la liberté de conscience et de religion, un droit protégé tant dans la Charte canadienne des droits et libertés que dans la Charte des droits et libertés de la personne.

 

Cette ethnicisation – comme celle de l'armée, par exemple, peut prendre des aspects effrayants. Voir ce défilé en armes de soldats sikhs commémorant la constitution de la communauté sikh au Canada en 1999.

 

On n’a pas fini d’entendre parler des turbans et des voiles dans la Belle Province…

Le Canada ethnicisé de Justin Trudeau
Partager cet article
Repost0
29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 05:12

 

 

Selon Libération, l’organisation d’opposition armée, qui vient de l’extrême gauche iranienne, a largement financé le parti d’extrême droite espagnol Vox à ses débuts. Itinéraire d’une formation prête à tout pour arriver au pouvoir.

 

On savait les Moudjahidine du peuple capables d’innombrables compromissions pour rester visibles sur la scène internationale et se présenter comme une alternative au régime de Téhéran, mais pas au point de soutenir financièrement une formation d’extrême droite espagnole qui honnit à la fois l’islam et le socialisme, ce dont la formation iranienne se réclame.

Il est vrai que depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003, qui lui accordait sa protection et lui permettait d’entretenir des bases militaires sur le territoire irakien et une armée de plusieurs milliers de combattants, l’organisation d’opposition armée au régime de Téhéran, issue de l’extrême gauche iranienne mais mâtinée d’islamisme, était en chute libre. Du moins jusqu’à la nomination de John Bolton, le conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, qui lui a redonné un second souffle.

 

Pour Le Grand Soir, Philippe Arnaud a revisionné le JT de 13 heures du 16 avril concernant l’incendie de Notre-Dame : « Bien que l’incendie ait touché un édifice religieux et non politique (comme le palais de l’Élysée), culturel (comme le Louvre), financier (comme la Bourse) ou un haut lieu du luxe (comme l’hôtel Ritz), j’ai néanmoins été frappé par le caractère paradoxalement a-religieux des commentaires. En effet, les termes qui revenaient périodiquement pour l’évoquer, étaient "culture", "historique", "histoire", "monument", "patrimoine", "destin français", "trésor", "icône", "rassemblement des Français", etc. Et nullement des termes religieux comme "sacrements", "foi", "grâce", "Incarnation", "péché", "Providence", "Révélation", "sacerdoce", "salut", etc.

Tout se passait, de fait, comme si ne subsistait plus, de la cathédrale, que sa fonction culturelle (comme s’il s’était agi de la destruction du musée du Louvre, du château de Versailles ou de la grotte Chauvet). Sa fonction proprement cultuelle semblait être passée su second plan, à la façon dont on parle du Parthénon, dont on imagine vaguement qu’il s’agissait d’un temple, mais sans plus savoir, au juste, quelles cérémonies il abritait. La fonction cultuelle de Notre-Dame n’avait plus alors qu’un caractère accessoire, dès lors qu’elle était estampillée "édifice religieux" par les guides touristiques ou les encyclopédies, comme les musées du Louvre, d’Orsay ou Beaubourg sont estampillés "édifices culturels", avec assez d’étoiles pour inciter le touriste à faire le détour. Ce caractère culturel a été renforcé par l’inévitable rappel du roman éponyme de Victor Hugo et de ses produits dérivés (films, comédies musicales) – et de la non moins inévitable référence au "kilomètre zéro" inscrit dans le parvis de Notre-Dame.

 

 

Selon L’Humanité, plusieurs associations et syndicats ont annoncé jeudi le dépôt d’un recours en Conseil d’État contre la multiplication par 15 ou 16, jugée discriminatoire, des frais d’inscription des étudiants étrangers non européens. Un tiers des universités françaises (25 sur 75) ont décidé de passer outre en usant de leur droit d’exempter 10 % des étudiants – UE et non UE – des frais d’inscription. Toutes ne pourront pas le faire, pour des raisons budgétaires – d’autant que leur décision risque de créer vers elles un flux d’étudiants étrangers, et que certaines en accueillent déjà beaucoup. Mais au moins, elles auront cherché à préserver « l’image et les valeurs de la France » qui sont la première des raisons pour lesquels de nombreux étudiants africains choisissent la France.

 

 

L’Humanité reprend le communiqué que le Secours populaire vient de publier suite au décès accidentel, à 93 ans, de son président Julien Lauprêtre : « Dès son arrivée en 1954, Julien et un petit groupe d’hommes et de femmes vont faire du Secours populaire, l’une des plus importantes associations de solidarité de notre pays. Très vite, il a compris que l’association avait tout à gagner à se recentrer sur son rôle d’association de solidarité plutôt que d’intervenir sur le champ politique. Il en a fait une association rassemblant toutes les bonnes volontés pour que se développe une solidarité populaire indépendante des pouvoirs établis, qu’ils soient publics ou privés, philosophiques, confessionnels, politiques ou syndicaux. »

Revue de presse (279)

 

PS : Je rappelle que cette revue de presse est d'abord destinée à l'émission “ Excusez-moi de vous interrompre ”, diffusée en direct le lundi à 17 heures par Radio Mon Païs. Mon collègue et camarade Francis Pornon qui, chaque semaine, propose une chronique sur l'histoire et les lieux de Toulouse, a proposé ce texte très émouvant sur la pharmacie Gensane-Bouthoumieux :

 

Il existe au coin de l’avenue de Muret et de la rue Roc, une pharmacie dite Gensane-Bourthoumieux, officine dont le nom est doublement évocateur. D’une part il résonne pour nous au studio car le patronyme Gensane est celui de notre chroniqueur de presse prénommé Bernard, lequel a quitté Toulouse et nous adresse régulièrement l’enregistrement de son texte fort compétent. Bernard me précise que les Gensane sont originaires des villages de Joch et Finestrer au pied du Canigou.

 

D’autre part le second patronyme est celui d’un autre pharmacien du même nom : Pierre Bourthoumieux qui fait l’objet de cette chronique en souvenir de la pharmacie qu’il tint sur la même avenue de Muret, un peu plus près de la place de la Croix de Pierre, au N° 122. J’ai eu la chance de rencontrer sa fille actuellement encore pharmacienne au N° 65, qui fit des études pour prendre la suite de son père malheureusement décédé alors qu’elle était toute jeune. J’inviterai prochainement cette dame à ce même micro et ensuite Greg Lamazères, auteur d’un livre sur son grand-père.

 

Le passant curieux peut s’arrêter avenue de Muret pour contempler la plaque apposée sur la maison où se situait la pharmacie du Bourthoumieux résistant, non loin de la plaque signalant que le rond point dit de la Croix de Pierre fut baptisé de même Pierre Bourthoumieux. Car il s’agit d’un homme ayant marqué de sa personne et son action la ville sous Vichy. Par ailleurs, né à Cahors où il passa son enfance, il se signala par son caractère et ses qualités sportives. Très doué pour le rugby, il fut sélectionné en équipe de France universitaire en tant que brillant trois-quarts centre de l’équipe de la faculté de médecine et de pharmacie de Toulouse.

 

Délaissant bientôt le ballon ovale et, poussé par ses tendances démocrates et humanistes, il organisa dans son quartier toulousain de la Croix-de-Pierre une association et un terrain de basket sous la bannière du club de l’ « Emancipatrice toulousaine », mouvement laïque correspondant à ses idées. Dans le même temps, il fonda une coopérative de produits alimentaires à destination des familles des ouvriers de la Cartoucherie et de l’Onia (devenue par la suite AZF).

 

Ce sont ses activités politiques qui le rendirent en quelque sorte immortel. En effet, il fut un tribun et journaliste socialiste connu et apprécié avant de verser dans la Résistance où il s’engagea de bonne heure dès 1940 sous le pseudo de « Bonnard » aux côtés de Raymond Naves et il intégra le réseau de renseignements Froment qui deviendra par la suite le réseau Brutus. Repéré par la Gestapo en 1943, il quitta Toulouse pour le Lot où il participa à la création des maquis paramilitaires Vény, avant d’être grillé à Toulouse et de filer sur Lyon ou, malheureusement, il fut arrêté un an plus tard avec ses camarades pour être envoyé dans les camps de la mort d’où il n’est naturellement pas revenu, quoique sa famille n’ait reçu un avis de décès que par défaut.

 

Cette évocation d’un militant socialiste résistant de la première heure dans le quartier est émouvante pour moi qui vécus aussi mon enfance tout près de la Croix de Pierre et dont le père, résistant aussi, était plutôt compagnon de route du Parti Communiste. Mais comme on sait, les résistants étaient clandestins et fort discrets, si bien que je ne sais pas qu’ils se sont connus.

 

Je l’ai annoncé, nous aurons parmi nous prochainement la fille Bourthoumieux qui, orpheline de bonne heure, est restée fidèle aux idées de son père et sait raconter ce qu’elle a vécu auprès de lui, ainsi que Greg Lamazères, son petit-fils qui fut journaliste à TLT, la chaîne de télévision où il m’invitait régulièrement, et surtout qui fut l’auteur d’un livre préfacée par l’ancien Premier ministre Pierre Mauroy : Pierre Bourthoumieux, vie et mort d’un résistant socialiste toulousain.

 

Á l'occasion de la parution en 2011 du livre de Greg Lamazères Pierre Bourthoumieux, vie et mort d’un résistant socialiste toulousain (préface de Pierre Mauroy), j'avais rédigé cette recension.

 

Partager cet article
Repost0
15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 02:34

 

 

Le Grand Soir a toujours soutenu Julian Assange de manière indéfectible. Suite à l’arrestation de ce héros de la liberté et de la démocratie, il vient de publier plusieurs articles. Je cite tout d’abord celui de Jonathan Cook qui, en quelques lignes, expose le fond du problème : « Dès qu’il a demandé l’asile, Assange fut présenté comme un hors-la-loi. Son travail en tant que fondateur de Wikileaks – une plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l’histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus sombres des secrets les mieux gardés dans les profondeurs de l’État profond – a été effacé de l’histoire. »

 

Je cite également celui celui de John Pilger : « L’image de Julian Assange traîné hors de l’ambassade de l’Equateur à Londres est emblématique de notre époque. La force contre le droit. La brutalité contre la loi. L’indécence contre le courage. Six policiers malmenant un journaliste malade, ses yeux plissés contre sa première lumière naturelle depuis près de sept ans.

 

Que ce scandale se soit produit au cœur de Londres, dans le pays de la Magna Carta, devrait faire honte et mettre en colère tous ceux qui craignent pour nos sociétés "démocratiques". Assange est un réfugié politique protégé par le droit international, le bénéficiaire de l’asile en vertu d’une convention impérieuse dont la Grande-Bretagne est signataire.

 

Mais au diable tout ça. Laissez entrer les voyous. Dirigée par les quasi-fascistes de l’administration Trump, en collaboration avec l’Équatorien Lenin Moreno, un Judas latino-américain et menteur qui cherche à camoufler l’état moribond de son régime, l’élite britannique a abandonné son dernier mythe impérial : celui d’équité et de justice.

 

Le crime d’Assange est le journalisme : demander des comptes aux rapaces, dénoncer leurs mensonges et donner aux gens du monde entier les moyens d’agir avec la vérité.

 

L’arrestation choquante d’Assange est un avertissement pour tous ceux qui, comme l’écrivait Oscar Wilde, "sèment les graines du mécontentement [sans lesquelles] il n’y aurait pas de progrès vers la civilisation". L’avertissement est explicite à l’égard des journalistes. Ce qui est arrivé au fondateur et rédacteur en chef de WikiLeaks peut vous arriver dans un journal, ou à vous dans un studio de télévision, ou vous à la radio, ou vous qui diffusez un podcast. »

 

 

Revue de presse (278)

 

Une fois n’est pas coutume, je reprends une information du site internet de BFM-TV. Emilie Loridan, mère de deux enfants de 6 et 8 ans, s'est donné la mort dimanche dernier après avoir lancé plusieurs appels à l'aide. La jeune femme ne s'en sortait plus financièrement, après avoir perdu une allocation pour sa petite fille trisomique.

Elle se disait « fatiguée », « à bout ».

En mai dernier, dans les colonnes de La Voix du Nord, Emilie Loridan avait lancé un appel désespéré pour tenter de débloquer sa situation. Maman de Nolan, 8 ans, et Lylou, 6 ans, elle ne travaillait plus depuis la naissance de sa fille souffrant de trisomie. N'étant « disponible que de 9 heures à 16 heures », la jeune femme, dont la fille est scolarisée en Belgique, ne touchait plus que le RSA.

A ce contexte difficile, en mai dernier, la Caisse d'allocations familiales lui annonce qu'elle ne pourra plus lui verser l'allocation pour sa petite fille trisomique. Le père des deux enfants vivant et travaillant en Belgique, c'est à la Belgique de payer. Depuis deux mois, elle percevait donc 398 euros – sensiblement la même somme qu'en France – mais cette aide, ne venant plus de la CAF, était désormais considérée comme un revenu.

Emilie Loridan perd alors le RSA. Ses revenus passent de 1 125 euros à 690. « Je ne m’en sors plus du tout », confiait-elle au quotidien local en mai dernier. « En plus, ils me demandent de rembourser ce que j’ai perçu au RSA depuis deux ans. C’est dingue ». Expliquant son cas à la CAF, la mère de famille obtient pour seule réponse un encouragement à demander une pension alimentaire au père des enfants. 

La jeune femme se tourne alors vers la ville. La mairie l'aide à chaque fois pour obtenir un logement adapté à sa situation familiale. Elle se rend au centre communal d'action sociale d'Armentières, où elle réside à l'époque avec ses deux enfants. Inscrite à l'épicerie solidaire, elle est suivie par un travailleur social. Elle prend également contact avec le Défenseur des droits.

Ces derniers temps, cette maman désespérée ne répondait plus à son travailleur social, ni aux services sociaux. « Ce qui est arrivé est dramatique », concède la directrice générale des services adjointe d'Armentières. Sa famille a remercié ceux qui avaient tenté d'aider la jeune femme. Emilie Loridan sera inhumée samedi à Armentières. 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 05:00

 

 

Le site Respublica nous remet en mémoire la personnalité extraordinaire de Gerda Taro : «  …. Née, d’une famille juive en Galicie en 1910, elle ressent très tôt l’antisémitisme, rejoint Paris en 1934, fréquente les écrivains antifascistes exilés, y fait la rencontre d’un très jeune photographe, André Friedmann, juif comme elle. Particulièrement douée, elle apprend avec lui la photographie, et lui trouve le pseudonyme de Robert Capa. Tous deux couvrent les manifestations qui donneront naissance au Front Populaire. 1936 : Guerre d’Espagne; leurs photographies les font connaître dans le monde entier, mais toutes sont signées d’un seul nom : Capa. Or Gerda, jeune femme indépendante, talentueuse autant que courageuse, est la première femme reporter de guerre : Madrid, Malaga, Valence, Cordoue, elle photographie la guerre dans toute son horreur, le peuple souffrant, la mort. Pour témoigner, elle affronte tous les dangers. Au front, elle prendra tous les risques et mourra à Brunete, écrasée sous les chenilles d’un char de combat, en juillet 37. Toutes ses photos  seront mélangées à celles de Capa, qui en 1940 fuit à son tour le fascisme ; 3 000 négatifs sont abandonnés dans son atelier, puis transportés dans une valise au Mexique, retrouvées 60 ans plus tard mais toutes signées de Capa. Irme Schaber, la biographe de Gerda Taro, a exhumé et identifié quelques 300 photographies où éclate le talent de Gerda Taro, enfin réhabilitée. »

 

 

 

Revue de Presse (276)

 

Le Monde nous fait découvrir qu’avec l’application de rencontres Tinder il y a de l’algorithme dans l’air : « Le succès de Tinder s’est construit sur une interface ludique pour smartphone. Un compte Tinder s’ouvre en quelques minutes, souvent à partir d’un profil Facebook, et en remplissant des critères apparemment simples (photos, âge, intérêts, ville). Une fois ce compte ouvert, quelques critères de recherche (âge, sexe, degré de proximité géographique) suffisent à se lancer dans la grande roulette des autres profils disponibles. Lorsqu’ils défilent, un coup de pouce (swipe) sur la droite ou la gauche détermine si on « aime », ou non, la personne présentée dans son appli. Si deux personnes font un swipe right (coup de pouce à droite) sur leurs profils respectifs, c’est le « match », et la conversation peut s’engager.

 

Mais cette simplicité est aussi trompeuse. Comme de nombreuses applications sociales, les informations présentées à l’utilisateur sont personnalisées. En fonction des critères de recherche évoqués plus haut, mais aussi, en fonction d’un algorithme basé sur plusieurs types de données censées optimiser les rencontres. C’est ce que Tinder appelle sa « recette secrète ».

 

 

 

Marianne nous explique qui sont les technocrates qui dirigent la France : « Ils ne sont pas élus, pourtant ils sont omniprésents dans la prise de décision publique. Avec Emmanuel Macron au pouvoir, les technocrates vivent un âge d'or, au point d'éclipser des politiques de plus en plus marginalisés.

 

Le grand public ne connaît pas Nathalie Loiseau. Mais, dans le petit milieu des hauts fonctionnaires français, celle qui vient d'être propulsée à la tête de la liste macroniste pour les élections européennes du 26 mai est une rock star. Diplômée de Sciences-Po et diplomate de profession, la désormais ex-ministre des Affaires européennes a navigué pendant vingt-cinq ans de postes en ambassade en postes de direction au Quai d'Orsay, en passant par le cabinet d'Alain Juppé en 1993. Elle a aussi dirigé l'ENA sous le quinquennat Hollande, ce qui faisait d'elle « la mère supérieure des technocrates », a rappelé sur France Inter son ancien collègue Jean-Christophe Rufin. Au passage, l'ex-diplomate et écrivain n'a pas manqué de dézinguer sa désignation : « C'est vraiment tout ce qu'on reproche à l'Europe : la technocratie à l'état pur ! »

De fait, la désignation de « Loiseau la techno » agit comme un révélateur : en Macronie, ce sont eux qui ont le pouvoir. Les hauts fonctionnaires vivent un âge d'or. « Macron était leur candidat. Ils se retrouvaient parfaitement en lui »glisse un énarque sorti récemment dans la « botte », ces meilleures places qui assurent de belles carrières à de jeunes ambitieux comptant à leur actif plus de dissertations que d'expériences de terrain.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 06:18

Ravalement d'un grand immeuble lyonnais. L'entreprise pose un immense cache en toile, fixé sur une armature en métal, pour protéger les passants des projections diverses. Le travail est très bien fait. Classique.

 

Mais dans le monde d'aujourd'hui, il faut faire fric de tout bois. Sur ce cache, on appose une pub pour la marque de vêtement Zalando. Sous cette pub, on peut lire : “ Les recettes perçues par le propriétaire du monument pour cet affichage sont affectées au financement des travaux ”.

 

Mais qui paye la pub ? Les consommateurs, les clients, nous donc. Cavanna disait que la pub rendait con. Au point de financer des travaux d'un propriétaire privé.

 

On attend de la pub sur du papier Q et on aura fait le tour de la question.

Aidez moi à comprendre
Partager cet article
Repost0
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 06:28

 

 

Marianne retrace longuement le parcours de Raphaël Glucksmann : « Ce passé d'adhésion au libéralisme que le parti socialiste traîne comme un boulet, Raphaël Glucksmann le partage. Si l'on fait l'inventaire des casseroles de l'essayiste en matière de subversion à droite, on trouve toute une argenterie. Fils d'André Glucksmann, chantre des "nouveaux philosophes" antitotalitaires dans les années 1970, Raphaël a un temps hérité de son père l'atlantisme, l'adhésion à l'économie de marché et le néoconservatisme en matière de politique étrangère.

 

En 2006, il participe à un événement d'Alternative libérale, petit parti qui propose tout bonnement de mettre fin à la Sécurité sociale. Edouard Filias, fondateur du mouvement, le présente alors comme "futur candidat" aux législatives. Sur les vidéos exhumées par le site Les Crises, Glucksmann est enthousiaste : « Moi, j'ai toujours été séduit par la philosophie libérale (...) ». « J’étais sur une position de libéralisme libertaire, de gauche libérale, plaide-t-il aujourd'hui . J’ai évolué sur ce point parce que je n’avais pas encore réalisé, comme toute cette gauche libérale avant la crise de 2008, à quel point le néolibéralisme a fracturé la société ».

Glucksmann a soutenu Nicolas Sarkozy en 2007. A l'époque, il grenouille dans tous les cercles néoconservateurs qui défendent la politique d'ingérence américaine à l'étranger : l'ONG Etudes Sans Frontières (où il fréquente Romain Goupil et Bernard Kouchner), la revue La Règle du jeu fondée par Bernard-Henri Lévy, le Cercle de l'Oratoire, think tankde soutien intellectuel à la guerre en Irak et sa publication Le Meilleur des mondes… A cet activisme théorique, Glucksmann joint la pratique : après sa rencontre en 2004 avec l'homme politique Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie entre 2004 et 2013, il devient son conseiller officiel en janvier 2009. Et épouse Ekaterina Zgouladze, ministre du gouvernement. Quels conseils Glucksmann a-t-il donné au pouvoir géorgien de l'époque ? Difficile de le savoir, mais on sait quelle a été la politique de Saakachvili : libéralisme économique effréné, alignement fidèle sur les positions des Etats-Unis dans le but d'une adhésion à l'Otan et… répression autoritaire des opposants, dans une Géorgie alors minée par la corruption touchant le pouvoir. Glucksmann et son épouse d'alors ont dû quitter la Géorgie en catastrophe en 2012.

L'Ukraine est alors le lieu des nouvelles pérégrinations de Raphaël Glucksmann. Fin 2013, Ekaterina Zgouladze et l'intellectuel s'impliquent dans le mouvement Euromaïdan en Ukraine, et encouragent la révolution qui finit par renverser le pouvoir en place l'année suivante. La femme de Raphaël Glucksmann devient ministre du nouveau gouvernement, quand Saakachvili fait son retour en Europe pour prendre la tête d'une province ukrainienne dans un pays en pleine guerre avec le voisin russe. Quant à Glucksmann, il joue à nouveau un rôle de conseiller au sein du mouvement pro-Europe ukrainien, qui compte notamment des activistes d'extrême droite appartenant au parti Svoboda, très actif dans la révolution Maïdan.

La première épouse d'André Glucksmann

La première épouse d'André Glucksmann

 

Le blog Communistes analyse un nouvel aspect du discours de la classe dominante : la terreur climatique. La fin du monde est annoncée , « il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard » nous dit-on. Des manifestations sont organisées partout, la jeunesse est honteusement manipulée pour la « bonne cause » avec le soutien des gouvernements et des partis politiques toujours prêts à dévoyer le débat.Ces opérations manipulation n’ont qu’un but : exonérer le capital de toute responsabilité.Personne ne parle des conséquences des délocalisations industrielles où les productions doivent faire parfois trois fois le tour de la terre pour être livrées.

Si la planète est en danger il faut la débarrasser du principal responsable qui pour le profit impose sa loi en utilisant tous les moyens. La course effrénée au profit capitaliste entraîne des conflits, des guerres, des destructions partout. Qu’en disent les écolos et tous les bien-pensants qui grenouillent autour de ces questions ? Silence… Les armements utilisés seraient-ils bons pour la planète ? Réchauffement climatique ? Un seul moyen pour refroidir la planète et la rendre vivable : se débarrasser de celui qui la met en danger : le capital.

Partager cet article
Repost0