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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 10:34

En 1936, la firme Guiness s'apprête à inonder l'Allemagne nazie de sa bonne bière. A cette fin, elle prépare une campagne publicitaire (“ C'est le moment de boire une Guinness  ”).

Si on buvait une Guinness ?
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:56

Des travailleurs d'avant les luttes syndicales, des travailleurs livrés pieds et poings liés au patronat voyou, sous l'œil indifférent des politiques.

 

Les photos qui suivent ont été prise par Lewis Hine, sociologue et photographe. Aux États-Unis, vers le début du XXe siècle. Elles auraient pu être prises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et dans bien d'autres pays.

 

Je les adresse à ceux qui pensent que les luttes syndicales ne servent à rien, alors qu'elles ont grandement fait progresser la cause de l'humanité. Et, à un degré moindre, à ceux qui, syndicalistes, pensent que le syndicalisme n'est pas, n'est plus, un sport de combat. Ils sont malheureusement de plus en plus nombreux, jusque dans les organisation qui, dans leurs statuts, prônent la transformation sociale.

Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz
Des travailleurs chers à Gattaz

PS : un lecteur instituteur me remet en mémoire ce très beau poème de Victor Hugo :

 

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
« Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! » 
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? Que veut-il ? »
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 06:37

 

Jacques Drillon est linguiste, stylisticien, musicien, écrivain. Un homme de culture au sens parfait du terme. Il a publié récemment un texte aussi savoureux qu’argumenté : “ Non, défendre la langue Française n’est pas réac . ”

 

J’ai adoré. En particulier, ce passage : « La soif d'anglais, c'est le syndrome du crocodile, cousu sur les polos des banlieusards ou les chemisettes des bourgeois, et qui signifie seulement: vêtement cher. En être ou ne pas en être, là est la question. Voyez la hâte piteuse avec laquelle nous avons dit Beijing pour Pékin. Comme nous aimons perdre ! Comme nous aimons notre servitude ! Quelle fierté nous tirons de notre propre abaissement ! Comme elle était heureuse, Christine Ockrent, de pouvoir interroger en anglais Shimon Peres, qui parle parfaitement le français ! Quelle impatience dans l'humiliation ! »

 

Effectivement, beaucoup, chez nous aiment perdre, jouissent de perdre, appellent, sinon l’humiliation, du moins la soumission intéressée, cette inclinaison totale du corps quand la tête touche le sol, que les Chinois (patience, on va revenir à la Chine dans un instant) appellent « kowtow » (叩頭), un vocable qui est passé dans la langue anglaise au XIXe siècle, quand les Anglais s’occupaient beaucoup de la Chine.

 

Je voudrais insister ici sur l’adoption, via les desiderata de l’empire étasunien, de l’orthographe « Beijing » en lieu et place de Pékin. En soi, cette adoption n’avait rien de scandaleux : Composé de (běi, « nord ») et (jīng, « capitale »). D’où 北京, « la Capitale du Nord », en opposition à l’ancienne capitale dans le sud du pays, devenue 南京 (nánjīng).

 

Pourquoi disions-nous « Pékin », au moins depuis le XVIIe siècle ? Parce que les Chinois ont changé la prononciation du terme en palatalisant le [k] devant un [i], ce qui a donné [], (noté j en pinyin, le système de transcription du mandarin depuis 1958). Les autres Européens avaient transcris comme nous : Pechino [pekino] en italien, Peking en allemand et en néerlandais, Pequim (prononciation semblable à celle du français) en portugais, par exemple. Jusque dans les années soixante, lorsque les Anglais nommaient la capitale chinoise, ils disaient « Peking » [pi:kiŋ]. Pour des raisons politiquement correctes, il a fallu, toute affaire cessante, passer à « Beijing ». Cette graphie fut reconnue par l’ONU, et par la France, alors que, normalement, en français, elle devrait se lire « béjingue », ou quelque chose d’approchant. Le politiquement correct connut néanmoins ses limites : Canton resta Canton et ne devint pas réellement Guangzhou. Bref : un joyeux bordel. D’ailleurs, s’il faut faire plaisir aux Chinois, cessons d’évoquer les Îles Paracels (probablement riches en pétrole et en gaz naturel), anciennes colonies française, et parlons de « Xisha ». Et tant pis pour les Vietnamiens qui rêvent de récupérer « Hoàng Sa ».

 

 

Je vous demande, moi, comment les Chinois nomment Paris, comment les Japonais se débrouillent de Buenos Aires, comment les habitants du Boutan (Bhutan ?) prononcent Ferkessedougou ? Vous savez comment les Flamands nomment Lille ? Moi, je sais, et cela n’a rien à voir avec « Lille », et grand bien leur fasse. Et au nom de quoi devrions-nous persister à dire « Londres » et non pas « Londonne » d’autant que le nom de la capitale anglaise vient du latin « Londinium » ? Dans la même veine, j’en ai ras le bol d’entendre parler des Emirati et des Qatari. Il s’agit de désinences anglaises reprises de l’arabe. Ou alors il faut désormais écrire « les Saoudi » et « les Algéri ».

 

Les Allemands nomment notre pays Frankreich (et non pas « Frantz »), ce qui est d’ailleurs un peu bizarre puisque « Reich » signifie empire, par extension royaume, domaine. Nous disons « Espagne » et non pas « Espagna ». Les Allemands ne se gênent pas avec « Spanien » (et tout se complique car, en hébreu, « séfarade » signifie « Espagne »).

 

Devrons-nous cesser de dire « Varsovie » pour quelque chose comme « Varchava » ? Moscou pour « Moskva », Prague pour « Praha » ? Les Anglo-Saxons (comme on dit, car très peu d’entre eux sont effectivement anglo-saxons) nous ont donc bassiné avec « Beijing » mais ils se sont bien gardés de toucher à « The Hague » qui, euphoniquement, n’a rien à voir avec l’original néerlandais. Ni à « Norway » (Norge, qui signifie – bien vu les Anglais – « le chemin du Nord »), « Finland » (Suomi), « Ireland » (Èire), « Wales » (Cymru). Devrons-nous cesser de dire « Lettonie » pour « Latvia » (comme les Anglais … et les Lettons) ? Allons-nous écrire « Chad » pour « Tchad », « Peru » pour « Pérou », « Ecuador » pour « Équateur » ?

 

Décidément, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 06:10

Dans le numéro de décembre 2014, Serge Halimi se met en quête de l’ « ennemi intérieur » : Dans la nuit du 25 au 26 octobre, une grenade offensive de la gendarmerie a tué Rémi Fraisse, un manifestant de 21 ans. Le gouvernement français a attendu deux jours avant de réagir. Il s’est montré plus prompt à saluer la mémoire d’un patron de compagnie pétrolière décédé dans un accident d’avion. De son côté, le président socialiste du conseil général du Tarn a jugé carrément « stupide et bête » de mourir pour des idées. A vrai dire, son idée à lui – achever la construction d’un barrage réclamé par les notables de son département – ne l’a jamais exposé au même type de danger ; elle vient même de favoriser sa réélection au Sénat. Néanmoins, il est désormais probable que la grenade tirée par les gendarmes aura également tué ce projet de barrage. En France, doit-on mourir dans une manifestation pour faire triompher ses idées ?

 

Encore un mode de fonctionnement néfaste qui nous vient du monde anglo-saxon : La charité contre l’Etat (Benoît Bréville) : Depuis trente ans, les gouvernements occidentaux usent de multiples artifices pour réduire leurs dépenses. L’un d’eux consiste à sous-traiter les services sociaux à des bénévoles et à des associations, tout en encourageant la charité privée. Si le Canada, la France et le Royaume-Uni, par exemple, suivent cette méthode, c’est aux Etats-Unis qu’on trouve le modèle le plus avancé. Désormais majoritaire au Congrès, la droite américaine en a fait un pilier de sa stratégie politique.

 

Un article très intéressant de Dominique de Villepin (si, si !) sur la diplomatie française qui « gesticule mais ne dit rien » : Iran, Syrie, Russie, Israël-Palestine : la diplomatie française semble s’être placée à la remorque des néoconservateurs américains. Réagissant de façon brouillonne aux événements les plus médiatisés, elle y répond par des interventions armées et des leçons de morale. M. Dominique de Villepin, qui inspira l’opposition de la France à la guerre d’Irak, récuse cette orientation générale. Et il suggère un autre cap. La France est mal dans sa peau. Elle est tentée de se détourner de la politique étrangère d’indépendance, d’influence et d’équilibre incarnée par le gaullisme, au profit de l’affirmation progressive d’une ligne militariste, moralisatrice et occidentaliste. Militariste, non tant parce que la France multiplie les interventions, en Libye, au Mali, en Centrafrique ou en Irak, car le premier mouvement peut être légitime, mais surtout parce qu’elle les mène en première ligne, parfois seule, sans réelle stratégie. Trop souvent, pour quelques heures, la certitude de l’impuissance laisse place, dans une étrange unanimité, à l’illusion de la victoire. Au scandale d’images intolérables, la logique médiatique substitue le spectacle de la guerre. La morale en est la justification. La panoplie de réponses aux crises se réduit au triptyque condamnation, sanction, exclusion. La morale remplit le vide laissé par la diplomatie, fragilisée en régime démocratique par la difficulté à accepter la raison d’Etat, le secret et l’affirmation d’intérêts supérieurs nationaux. Nous ne parlons qu’à ceux qui nous ressemblent et rejetons tous les autres – ainsi de l’Iran et de la Russie – au risque d’encourager une spirale d’isolement et une dérive autoritaire.

Le Monde Diplomatique (77)

Owen Jones explique comment le socialisme existe outre-Manche, mais seulement pour les riches : Selon la Cour de justice de l’Union européenne, un Etat peut restreindre les prestations sociales des migrants intracommunautaires « inactifs », soupçonnés de courir après les allocations – ce qui est qualifié de « tourisme social ». Une fois de plus, l’image du pauvre est associée à celle du profiteur. Une autre catégorie de la population bénéficie pourtant davantage des largesses publiques, comme le montre l’exemple britannique.

 

Serge Quadruppani revient sur le drame de Sivens (« Résistance dans la vallée ») : Tué par une grenade de la gendarmerie près de Sivens, le militant écologiste Rémi Fraisse s’opposait à un barrage emblématique d’une dérive productiviste. L’entêtement à défendre un modèle d’aménagement suranné se heurte à des mobilisations de plus en plus fortes, comme dans le val de Suse, en lutte contre le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin.

 

Laurent Geslin et Sébastien Gobert  sont inquiets quant au Donbass : De chaque côté de la ligne de front, l’arrivée de nouvelles armes laisse redouter une reprise des combats dans le Donbass. La victoire des partis ukrainistes à l’ouest et l’incapacité de la « communauté internationale » à rechercher un compromis poussent chaque camp à miser sur la force. Séparées de Kiev depuis six mois, les régions contrôlées par les rebelles s’organisent en ordre dispersé.

 

Pour Anne Frintz, La jeunesse burkinabé a bousculé la « Françafrique » : Fin octobre, quarante-huit heures de manifestations ont eu raison de la tentative du président Blaise Compaoré de se maintenir une fois encore au pouvoir. Son renversement ouvre une incertaine période de transition, observée comme un test dans toute l’Afrique. Rassemblés en masse pour défendre un Etat de droit et une meilleure redistribution, les Burkinabés espèrent l’organisation d’élections libres et incontestables.

 

Alain Vicky décrit une Afrique du Sud colosse économique aux pieds d’argile : “ L’Afrique du Sud dans la bulle de la consommation à crédit ” : Première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud est un colosse aux pieds d’argile. En août 2014, la faillite de l’African Bank Investments Limited (ABIL) a révélé l’hypertrophie du secteur des crédits à la consommation. Tout à sa folle quête d’un confort au-dessus de ses revenus, la nouvelle classe moyenne noire entraîne dans une dangereuse spirale spéculative une société gangrenée par les inégalités.

 

Selon Rafael Barajas et Pedro Miguel, le Mexique est d’abord victime d’un libéralisme totalement débridé : “Au Mexique, le massacre de trop ” : Trafic de drogue, assassinats, extorsion et, désormais, gestion portuaire… L’emprise des organisations criminelles sur l’Etat mexicain semble ne connaître aucune limite. Le massacre de quarante-trois étudiants au mois de septembre dernier a cristallisé la colère de la population. Rarement celle-ci était descendue aussi massivement dans la rue pour dénoncer l’alliance entre pouvoir politique et cartels.

Quand, dans un pays, un groupe de policiers arrête quarante-trois étudiants, les fait disparaître et les remet à un groupe criminel organisé lié à la drogue pour que ce dernier, en guise de « leçon », les assassine, un constat s’impose : l’Etat s’est mué en narco-Etat, un système où crime organisé et pouvoir politique sont désormais indissociables.

Quand ces mêmes forces de l’ordre mitraillent des étudiants, en tuent six et en blessent grièvement six autres ; quand elles s’emparent d’un de ces jeunes, lui arrachent la peau du visage, lui enlèvent les yeux et le laissent étendu dans la rue pour que ses camarades le voient, une autre évidence apparaît : ce narco-Etat pratique une forme de terrorisme.

Le Monde Diplomatique (77)

Très bel article de Laurence Campa sur Guillaume Apollinaire et ses peintres : Au début du XXe siècle, l’avenir paraît porteur de merveilles prométhéennes et de territoires nouveaux : premiers avions et premières projections cinématographiques, mais aussi découverte de l’inconscient par Sigmund Freud et de la relativité par Albert Einstein… Poètes et peintres entreprennent alors de se débarrasser des façons anciennes de raconter le monde, afin de libérer l’imaginaire.

 

 

Pour Régis Genté , l’Asie centrale est « désunie » : Perçu comme un enjeu stratégique majeur, le contrôle des anciennes républiques soviétiques d’Asie a entretenu la rivalité entre grandes puissances. Mais la percée américaine ne semble que passagère, tandis qu’il est encore trop tôt pour dire si l’expansion économique chinoise bousculera les intérêts russes. Le plus grand risque pour les cinq pays de la région, repliés sur eux-mêmes, serait de ne plus susciter d’intérêt.

 

 

Chloé Maurel connaît les rêves de moins en moins secrets du patron du Medef : Ne plus avoir besoin de « motif valable » pour licencier, c’est le rêve de M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Pour assouvir cette demande, la France devrait dénoncer la convention n° 158 de l’Organisation internationale du travail, qu’elle a ratifiée en 1989. Lutter contre de tels reculs s’avère de plus en plus délicat pour l’agence des Nations unies.

 

 

Deng Xiaoping est devenu une vedette cathodique (Jordan Pouille) : Pour la plupart des Chinois, Deng Xiaoping reste le responsable communiste qui a ouvert le pays, l’orientant vers la prospérité et le capitalisme. Une figure que l’équipe au pouvoir entend valoriser ne lésinant pas à la dépense, elle a imaginé un feuilleton-fleuve salué par un certain succès populaire. Les téléspectateurs ont découvert un homme dans les divers aspects de la vie, loin de l’image habituelle du dirigeant-qui-sait-tout.

 

 

Camelia Entekhabifard pense que l’Afghanistan ne croit pas à la paix : Le départ de la quasi-totalité des troupes américaines et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) d’ici au 31 décembre 2014 marque la fin d’une intervention commencée il y a treize ans, au lendemain du 11-Septembre. Aucun des objectifs proclamés par Washington n’a été atteint : ni la démocratie ni la stabilité. Et les talibans menacent le fragile pouvoir installé à Kaboul.

 

 

Pierre Rimbert élabore un projet pour une presse libre : Alors que la presse française titube, l’exigence s’affirme d’un modèle radicalement différent. Quel serait son cahier des charges ? Produire une information de qualité soustraite à la loi du marché comme aux pressions du pouvoir, loger numérique et papier à la même enseigne, inventer un mode de financement solide et juste. Surprise, les outils nécessaires à la mise en place d’un tel système sont sous nos yeux.

 

 

«Il Manifesto  est en train de payer le prix de l’engagement (Dominique Vidal) : Revue puis quotidien-phare de la gauche italienne, « Il Manifesto » a traversé de nombreuses crises au cours de ses quarante-cinq années d’existence, mais n’a jamais perdu son indépendance à l’égard des partis politiques et des puissances d’argent. Le journal traverse une nouvelle période de turbulences : menacé par des liquidateurs judiciaires, il doit trouver 1 million d’euros s’il ne veut pas disparaître.

 

 

Laurent Kestel  revient sur le parcours de Doriot (“ Comment devient-on fasciste  ? ”) : Ouvrier métallurgiste et ancien dirigeant communiste, Jacques Doriot fonde en juin 1936 le Parti populaire français. Affirmant combattre tant le communisme que le capitalisme, tant Joseph Staline qu’Adolf Hitler, il finit parmi les ultras de la collaboration. Cette dérive d’un fasciste à la française passe néanmoins par quelques chemins inattendus.

 

 

Bruno Canard  dénonce l’irruption des militaires dans le domaine de la santé (“ Des treillis sous les blouses blanches ”) : Si la guerre est une chose trop grave pour être confiée aux militaires, selon le mot de Georges Clemenceau, on peut d’autant plus s’interroger sur leur irruption dans le domaine de la santé publique. Plus l’épidémie d’Ebola avance en Afrique de l’Ouest, plus les commentaires prennent des accents martiaux. Même le directeur des opérations de Médecins sans frontières, M. Brice De le Vingne, présente la lutte contre la progression du virus en Afrique occidentale « comme une guerre ». La presse se met au garde-à-vous : « Washington : branle-bas de combat contre Ebola », « Le monde est en train de perdre la bataille contre Ebola »... La couverture médiatique confirme la loi du nombre de morts au kilomètre : une personne contaminée à New York fera de plus gros titres que mille personnes décédées au Liberia. Un laboratoire devient une « salle de guerre ». Et, lorsque la flambée s’échappe d’Afrique, les militaires en treillis rejoignent sur les photographies médecins et soignants, dont les combinaisons de protection rappellent les équipements contre les risques nucléaires, biologiques et chimiques de l’armée...

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 06:48

Selon la revue de cinéma Première, Une ville polonaise a refusé de décorer une aire de jeux pour enfants avec l'effigie de Winnie. Pourquoi ?

 

Le conseil municipal de Tuszyn, vient de refuser de décorer un terrain de jeu pour enfants avec Winnie l'Ourson. Les édiles de la ville considèrent que l'ourson est le symbole d'une "sexualité ambiguë" et est "à demi-nu", en ne portant qu'un t-shirt rouge. "C'est complètement inapproprié pour les enfants", estime un conseiller municipal. "Il ne porte pas de pantalon ni de sous-vêtements parce qu'il n'a pas de sexe", s'emporte un autre. "C'est un hermaphrodite" (rappelons qu'un hermaphrodite possède bien des organes génitaux).

 

Alan Alexander Milne, le créateur de Winnie l'Ourson dans les années 20, serait sans doute le premier surpris de cette censure et de ces propos réactionnaires et violents. Devenu un personnage de l'écurie Disney, Winnie (dont le plus gros péché est son goût immodéré pour le miel et la procrastination) a eu droit à de nombreuses apparitions sur petit et grand. Qu’en sera-t-il en Pologne de Donald, Riri et Fifi qui ne portent pas non plus de pantalon ?

 

 

 

L’Humanité estime que la réponse des autorités étasuniennes aux manifestations de Ferguson est proprement militaire. Les Etats-Unis développent de nouvelles armes non létales qu’ils n’hésitent pas à déployer face aux manifestants.

 

Plus de 2000 soldats de la Garde nationale ont été déployés autour de Ferguson. Des militaires, en tenue de camouflage et armés de fusils d'assaut, ainsi que des agents du FBI, ont été mobilisés en renforts aux policiers. Un arsenal guerrier qui ne s’arrête pas là. Les soldats sont accompagnés de véhicules blindés, qui étaient utilisés en Irak car ils sont conçus pour résister aux mines. D’où leur nom d’ailleurs : MRAPs, Mine Resistant Ambush Protected Vehicles, véhicules d’embuscade résistants aux mines.

Mais c’est le déploiement de LRAD (Long Range Acoustic Devices) qui frappe le plus. Ce sont des canons à son, aptes à envoyer de manière très précise des ondes audio à plus de 8 kilomètres de distance, au dessus du seuil de la douleur. Jusqu’à 149 décibels, ces sons provoquent une violente souffrance, des maux de crânes terribles et entraînent un risque de dommages irréversibles. Utilisée pour la première fois lors d’une manifestation contre le G20 à Pittsburg en 2009, cette arme de répression a causé à une enseignante une perte d’audition irréversible, ainsi que des troubles de l’équilibre et des nausées permanents. Ce canon à son a été utilisé plusieurs fois à Ferguson depuis les premières manifestations en août dernier.  L’Etat du Missouri a acheté deux LRAD en avril.

 

Historiquement, nous rappelle Bernard Cassen sur le site de Mémoires des Luttes, la notion de réforme a été associée au progrès, à l’émancipation des travailleurs, à la conquête de droits. Aujourd’hui, à l’inverse, dans le vocabulaire de ce que l’on peut appeler l’Internationale néolibérale, le mot signifie en réalité « contre-réforme », c’est-à-dire démantèlement des services publics et de la protection sociale, privatisations, extension de la précarité baptisée « flexibilité », etc. Ce mot de « réforme », parfois complété par l’épithète « structurelle », revient de manière obsessionnelle dans le discours européen actuel, les gouvernements étant sommés par la Commission européenne de « réformer » toujours davantage. Avec les résultats catastrophiques que l’on connaît.

La transfusion de sens subie par le mot « réforme » a également dénaturé le mot « gauche », avec des conséquences encore plus graves. C’est en effet une catégorie politique structurante – dont les antécédents remontent à la Révolution française – qui se trouve privée de toute pertinence si l’on accepte que la social-démocratie fait encore partie de la gauche. En essayant de définir cette notion, Frédéric Lordon écrit que, en dernière instance, elle consiste en le refus de la souveraineté du capital. 
Or la construction européenne – œuvre conjointe de la social-démocratie et de la démocratie chrétienne – a sacralisé la liberté absolue de la finance qui se traduit symboliquement par l’indépendance de la Banque centrale européenne.

Ce faisant, elle a puissamment contribué, dans les faits, à la disparition de toute différence entre la droite et la gauche dite « de gouvernement » avec un double résultat : d’une part, en menant des politiques que pratiquement rien ne distingue de celles de ses adversaires proclamés, la social-démocratie fait la preuve de son inutilité politique et électorale et se condamne au déclin, voire à la disparition ; d’autre part, elle discrédite pour l’opinion l’idée de gauche elle-même, les citoyens mettant dans le même sac tous ceux qui se revendiquent d’elle.

 

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 06:12

Ce, de manière tout à fait officielle, comme en Grande-Bretagne, par exemple, qui a – libéralisme oblige – quelques longueurs d’avance sur nous. Les universitaires strasbourgeois responsables de cet enseignement et des recherches qui les accompagnent estiment porter une bonne parole, au point qu’ils n’hésitent pas à réécrire l’histoire : « Avec la finance islamique, la crise financière de 2008 n’aurait pas pu se produire. »

 

Un mot de rappel, tout de même, sur ce qu’est la charia, ou charî’a, un vocable que ces universitaires orthographient parfois à l’américaine (soyons Wall Street) : « sharia ». Il s’agit d’une doctrine révélée – si les mots ont un sens, le contraire d’une science – qui s’inscrit dans le respect de la loi de Dieu. La charia codifie la vie publique et privée des musulmans, individuellement et en société. En Arabie saoudite, terre sacrée de l’islam, la charia édicte que le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine de mort.

 

 

Il a donc été créé à Strasbourg un diplôme, dénommé – continuons à être Wall Street – « Executive MBA Finance Islamique » (coût des études : 5 500 euros  par an) dont les objectifs sont l’acquisition de « compétences techniques en finances, en droit et management adaptées aux besoin des entreprises internationales, cabinets d’avocats ou établissements bancaires, de développer l’analyse critique grâce à des enseignements de synthèse (études de cas, simulations, salle de marché) et de sensibiliser à l’importance d’un savoir-être et de connaissances spécifiques liées au modèle de développement de la banque et de la finance islamique dans les pays où celles-ci évoluent (Afrique, pays du Golfe, d’Asie du Sud Est, Europe). »

 

Deux petites remarques sur ce programme. Acquérir des compétences n'est pas acquérir un savoir qui, seul, permet l’analyse critique, la réflexion, le recul. Depuis trente ans, la politique scolaire et universitaire des gouvernements de droite et solférinien repose fondamentalement sur ce postulat. Par ailleurs, je ne voudrais pas me mêler du cursus des facultés de droit, mais qu’ont ces établissements à voir avec des simulations boursières, des mises en scènes de salle de marché ? Quid des facultés de sciences économiques où l’on peut s’adonner à ces jeux de rôle ?

 

À Strasbourg, nous sommes en Alsace. Pas en France de l'intérieur, comme disent les Alsaciens. Nous sommes dans une région concordataire, une exception à la séparation des Églises et de l’État (un État laïc – il y en a très peu dans le monde – se constitue, se pense hors de la religion, sans la religion). Le régime concordataire organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite. L’État salarie les ministres de ces confessions. Le culte musulman n’est pas reconnu par le concordat. Néanmoins, les mosquées peuvent bénéficier de fonds publics, ce qui est impossible dans le reste du territoire national. Les responsables catholiques, protestants et juifs sont favorables à l’intégration de l’islam dans le concordat car cela renforcerait leur statut particulier par rapport au reste de la métropole.

 

L’Alsace est donc hors laïcité. J’évoque cette donnée parce que, pour ces enseignants et chercheurs, la laïcité, telle que l'a conçue la France républicaine, est présente à tous les étages. Pour être combattue, car elle n'est pas une vertu mais un vice, à tout le moins une gêne révélatrice au sens photographique du terme. Loin d’être un motif implicite dans le tapis, elle est une obsession. En témoigne l’éditorial programmatique de la revue de ces chercheurs (en finance internationale, ne l’oublions pas), Cahiers de la finance islamique n° 2.

 

Comme ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, je ne peux passer sur le fait que ce texte, qui a été longuement pensé, lu et relu, est, dans la forme, insupportable, parfois incompréhensible, très imprécis et parsemé d’anglicismes (oublions que les noms d'un des membres les plus éminents de son comité de rédaction, ainsi que celui de l'université où il exerce, sont mal orthographiés). L'éditorial commence par cette phrase étrange : « Trop souvent, les opposants à la finance islamique invoquent la violation du principe de laïcité ». Hormis le fait qu’on a rarement assisté à des manifestations nourries d’opposants à la finance islamique, dans les rues ou ailleurs, l’auteur veut peut-être dire qu’il existe éventuellement des opposants à l’enseignement de la finance islamique. La réponse, nous dit-il, « dépend de la manière de concevoir la laïcité. » Comme nous ne sommes pas, avec cet éditorial, dans un discours scientifique, il y a forcément les bons et les méchants. Les sectaires et « nous ». Nous qui « optons pour une conception libérale ». Pourtant, ces juristes devraient savoir que l'on n’« opte » pas pour une conception de la légalité. On se soumet à la loi, ou pas. Et que veut dire libérale ? Quand l’auteur avance que « l’État ne doit pas croire en une religion », il décrit la situation d’avant la République, quand la France, fille aînée de l'Église catholique, était une monarchie de droit divin. Un peu comme les monarchies de type absolu ajourd'hui : l'Arabie saoudite, le Qatar, Brunei, Oman, le Swaziland et … le Vatican. Et que vient faire le verbe « croire » dans ce débat ? L’État doit accepter « la diversité́ des cultures, des croyances, des ethnies. » L’éminent juriste semble ne pas savoir que la République française ne connaît pas les ethnies.

 

Selon ce texte, « le citoyen français » (non, la loi s’applique également aux étrangers résidant sur le sol de France) « peut aspirer à une vie […] temporellement et spirituellement assumée notamment en matière commerciale ». Que signifie ce charabia qui agglutine le temporel, le spirituel et le commercial ? « La laïcité ne peut pas être, selon cette approche, un obstacle à la combinaison de la liberté de religion et la liberté d’entreprendre […]. » En quoi un chercheur universitaire devrait-il se préoccuper de l’accouplement entre la liberté de religion et la liberté d’entreprendre ?

 

Puis le juriste mélange tout : il est « évident [sic] que les autorités publiques [?] aspirent à accueillir la finance islamique [vraiment ?], la France se montre inconfortable [notez l’anglicisme hideux] face au symbole de l’appartenance de la gent féminine [Ah, la gent féminine !] à l’Islam. » Nous y voilà. Il fallait bien, dans une revue consacrée à la recherche en matière de finance internationale, que l'on parle de la burqa : « C’est au tour des femmes qui portent la burqa dans la voie publique de raviver les sentiments dits laïcs. » Dans la République française, la laïcité n'est pas affaire de sentiments, qui ne sont pas plus « dits » laïcs que l’auteur ne se dit musulman.

 

Plus bas, l’auteur revient aux moutons de la finance islamique : « nous regrettons qu’il n’existe pas, cette fois-ci, de commission spécialisée sur la finance islamique. Il en va de la sécurité juridique des transactions bancaires et financières islamiques. » Peut-être, mais en quoi une « commission spécialisée » (à quel niveau, parlementaire, gouvernementale ?) pourrait-elle, légalement, protéger les transactions islamiques ?

 

 

 

Les autorités doivent, selon l'auteur, instituer « un régime spécial ». Y aura-t-il demain un régime spécial pour les finances juive, athée ou auvergnate ? Les autorités doivent accepter la mise en place de « Sharia Board » (sans « s »). En d’autres termes des comités qui certifient la conformité des transactions par rapport à la charia et qui garantissent que les produits financiers sont totalement islamiques. Selon le Financial Times, ce type de comité n’est même pas présent dans tous les pays musulmans. Mais, pour nos Strasbourgeois, il conviendrait qu’il en existât un en France de toute urgence. Le FT précise par ailleurs – Marx aurait envisagé cette dérive – que les spécialistes en matière de finance islamique sont peu nombreux par rapport à la demande très importante (241 institutions financières islamiques). Des problèmes de confidentialité sont donc apparus et, concomitamment, des questions de conflits d’intérêt : des spécialistes sont membres d'établissements financiers rivaux ou actionnaires d'établissements qu'ils sont censés contrôler.

 

L’auteur nous rappelle que, lorsqu’elle était ministre de l’Économie, Christine Lagarde s’était montrée favorable à l’établissement d’institutions financières islamiques en France, en bafouillant son franglais (pas par incompétence linguistique mais parce qu'elle sentait bien qu'elle évoluait en terrain miné, aux limites de la légalité républicaine) devant les caméras d’oumma.tv. En bonne libérale, elle prônait un certain « pragmatisme » en la matière. Qui ne serait pas allé jusqu'à l’acceptation de conflits d’intérêt, tout de même ? En revanche, elle garantissait « l’absence de prélèvement à la source, la déductibilité, la neutralité fiscale, des éléments sécurisants pour favoriser la finance islamique. » Ainsi que la technique du “ mourabaha ” pour contourner la règle des intérêts dans la finance non “ charia-compatible ” : une banque achète un bien puis le revend  par tranches à un client en intégrant au prix de revente le coût du financement, les intérêts se faisant dès lors très discrets.

 

 

 

PS : À la tête de cet enseignement et de ces recherches, le professeur Michel Storck. Il se trouve que j’ai connu Michel vers la fin des années 70, en Côte d’Ivoire où il enseignait à la Faculté de droit. C’était un jeune homme très sympathique, très fin, toujours prêt à rendre service. Nous avons, lui et moi, bourlingué en pays dogon dans ma robuste 504. Puis, nous nous sommes perdus de vue. Je ne pensais pas que nos parcours divergeraient à ce point.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 10:24

Incompétence, volonté de nuire, mépris du consommateur ? Tout cela à la fois, dirais-je.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 07:18

Sculpture de Michael Murphy à Grand Rapids, dans le Michigan.

Le pays des cow boys
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:36

Comme tous les ans, une grande roue s’est installée Place Bellecour à Lyon.

 

Quand j’étais jeune et beau, les grandes roues s’appelaient « grande roue ».

 

Celle-ci s’appelle « Europa Rad ».

 

Dans un premier temps, je suis confondu par ce globish. « Europa » n’est pas de l’anglais. Peut-être de l’allemand, de l’italien, de l’espagnol. Je me demande si « Rad » est une allusion au latin « radius », rayon de roue.

 

Alors, je me rends sur internet. Qui me donne la solution. Il s’agit d’une roue allemande (« Rad », en allemand), propriété de l’entreprise Kipp and Sohn : Kipp et fils. Notez bien le « and » et non « und ».

 

J’ai alors déroulé leur texte de présentation en français. Et ce ne fut pas triste :

 

 

La "Europa Rad" fait partie des commerces de transport primes sur les places des fêtes de l'Europe : Une grande roue impressionnant, dans le monde entier plus grand transportable avec les gondoles ouvertes et tournantes. Un commerce de transport des générations, mais aussi et justement à cause des gondoles tournantes un favori de la jeunesse, pratiquement le défi pour chaque place des fêtes. Malgré la grandeur imposante de cette grande roue de pointe de 55 mètres, cela a besoin d'une place de panneau relativement petite.

 

La symbiose de la nostalgie et de l'époque moderne fascine et exige de la même manière des hôtes et organisateurs. A la grandeur et à l'équipement ainsi que la lumière et décoration, Knowhow technique était aussi mis que la technique d'environnement moderne ou organisation de couleurs créative

 

La "Europa Rad" fait partie des commerces de transport primes sur les places des fêtes de l'Europe : Une grande roue impressionnant, dans le monde entier plus grand transportable avec les gondoles ouvertes et tournantes. Un commerce de transport des générations, mais aussi et justement à cause des gondoles tournantes un favori de la jeunesse, pratiquement le défi pour chaque place des fêtes. Malgré la grandeur imposante de cette grande roue de pointe de 55 mètres, cela a besoin d'une place de panneau relativement petite.

 

La symbiose de la nostalgie et de l'époque moderne fascine et exige de la même manière des hôtes et organisateurs. A la grandeur et à l'équipement ainsi que la lumière et décoration, Knowhow technique était aussi mis que la technique d'environnement moderne ou organisation de couleurs créative.

 

Les possibilités d'engagement pour la "Europa Rad" vont au loin sur des frontières de place des fêtes. Les concepts de manifestation modernes incluent régulièrement la roue spectaculaire à ses planifications, prennent en considération la "Europa Rad" à la conception de manifestations attirantes.

Méprisons la langue française (32)
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 06:54

Les publicitaires ont réussi le tour de force de nous faire croire que leur marchandise était nécessaire et évidente. Ceux de ma génération ont connu l'époque où il y avait dix fois moins de publicité dans les rues, donc dans l'espace public, qu'aujourd'hui. Et l'on ne s'en portait pas plus mal. Dans des pays semblables au nôtre, je pense au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à l'Autriche, le champ de vision est beaucoup moins pollué, agressé qu'en France.

 

Et puisqu'il faut appeler un chat un chat, la pub dans les ville, c'est Decaux : une entreprise richissime dont les bénéfices ont triplé en sept ans et qui marche la main dans la main, depuis plus de trente ans, avec la Chiraquie. Decaux peut aujourd'hui tenter de justifier l'injustifiable (" les pauvres Grenoblois vont perdre 600 000 euros par an ! "), il a voué sa vie professionnelle à ce clan de la droite française, même s'il a su trouver toutes sortes d'accommodements avec des Solfériniens.

Publicité : prendre le problème à l'envers
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